28 juin 2007

Je vais bien : tout va bien.

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Après une semaine tout en sinuosités méandresques, voici une semaine gorgée d'ondes positives. Tout n'arrive pas par hasard : j'y ai ardemment oeuvré ces derniers jours.
Les difficultés qui paraissaient insurmontables trouvent une issue favorable, des amis, des retrouvailles dont je laisserai bientôt une trace, du tonus, et des bulles de champagne pour couronner le tout.
En plus, le soleil refait son apparition, ce qui n'est pas pour me déplaire et incite à la rêverie des randonnées estivales qui s'annoncent pour les week-end à venir : à nous lacs et vallées, sommets et falaises, immensités désolées de la montagne esseulée, nuits constellées d'étoiles riantes et lumières magiques des crépuscules érubescents.
Cela me permettra de couper, l'espace de quelques jours, avec ma thèse qui bon an mal an progresse néanmoins, et à laquelle je vais rester rivé tout cet été, histoire d'en mettre un grand coup.

"j'espérais des bains de soleil, des promenades infinies, du repos, des voyages, des aventures, des bohémienneries enfin"


Arthur Rimbaud

Lettre à Georges Izambard du 25 août 1870




Et bon anniversaire à Made !

22 juin 2007

Humeur vagabonde

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Pour faire court, cette semaine a été horrible.

Hé bien oui, cela arrive aussi aux plus grands, chacun a droit à son moment de faiblesse.

Moi, ce fut cette semaine.

Jours de déclin nauséeux où tout perd sens, où plus grand chose n'a d'intérêt, perte de repères, perte de confiance, perte de soi ... Même l'appétit me faisait faux bon, ce qui est chez moi le plus mauvais des signes.
Donc, pas un petit cafard que l'on chasse à coup de carrés de chocolat. Cette fois ci toute la colonie a rappliqué !!
Pour résumer mon état d'esprit, je vous renvoie à ces quelques vers :

Avril est de retour,
La première des roses,
De ses lèvres mi-closes,
Rit au premier beau jour,
La terre bienheureuse
S'ouvre et s'épanouït,
Tout aime, tout jouit,
Hélas! J'ai dans le coeur une tristesse affreuse!


Les buveurs en gaité,
Dans leurs chansons vermeilles,
Célèbrent sous les treilles
Le vin et la beauté,
La musique joyeuse
Avec leur rire clair,
S'éparpille dans l'air,
Hélas! J'ai dans le coeur une tristesse affreuse!


En déshabillé blanc
Les jeunes demoiselles
S'en vont sous les tonnelles
Au bras de leur galant,
La lune langoureuse
Argente leurs baisers
Longuement appuyés,
Hélas! J'ai dans le coeur une tristesse affreuse!


Moi je n'aime plus rien,
Ni l'homme ni la femme,
Ni mon corps, ni mon âme,
Pas même mon vieux chien;
Allez dire qu'on creuse
Sous le pâle gazon
Une fosse sans nom,
Hélas! J'ai dans le coeur une tristesse affreuse!

(Théophile Gautier)


Si en plus vous y rajoutez la magnifique mélodie que G. Fauré a composé, interprétée par Gérard Souzay, il y a carrément de quoi s'ouvrir les veines... (âmes sensibles s'abstenir, cette mélodie est fortement lacrymogène).

Bref, joie et gaieté régnaient en maître sur mon esprit malade (si si, je vous assure... si vous en doutez c'est que vous ne me connaissez pas) et malgré quelques heures de rémission, une opaque et inexpugnable noirceur revenait danser la lambada de plus belle.

Il me fallait réagir, prendre le taureau par les cornes (ou tout autre appendice susceptible de le mater) et ME SORTIR LES DOIGTS DU CUL, pour être vulgaire.

Heureusement, ce soir, 21 juin, premier jour de l'été, c'est aussi le fête de la musique.
Certes, de la musique j'en consomme des quantités difficilement admissibles pour un être normalement constitué, dans les styles les plus variables et les plus opposés qu'il soit (en ce moment par exemple j'écoute l'Ad Nos de Liszt par Robilliard à St Sernin). Je ne suis donc pas particulièrement sensible à ce genre de manifestation flasque et sans saveur particulière à mes yeux.
Néanmoins la proposition m'avait été faite la semaine dernière (oui, celle pendant laquelle je menais une guerre sans pitié contre des envahisseurs verts), à un moment où tout allait encore très bien (ce que j'ignorais), par des amis que j'avais envie de revoir. J'avais alors accepté sans réserve et dans le plus grand enthousiasme, ne me doutant pas que cette invitation serait ma planche de salut.

Malgré eux, les initiateurs de cette balade dans la faune Toulousaine afin d'aller écouter "Maya", le groupe de Yoann (un des mecs les plus barrés que j'ai jamais rencontré, au moins aussi fou que moi, c'est dire...) furent les artisans inespérés d'un regain d'humeur plus-que-vital.
Un grand merci à Anouck, Alex et Céline grâce à qui le spleen qui s'appesantissait sur mon quotidien s'est enfin envolé. J'ai vraiment passé une très bonne soirée en votre compagnie. Mieux : je me suis ECLATE, ça m'a fait un bien fou !!

Maintenant c'est davantage :

Je rêvais d'un autre monde
Où la terre serait ronde
Où la lune serait blonde
Et la vie serait féconde

Je dormais à poings fermés
Je ne voyais plus en pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité

Je rêvais d'une autre terre
Qui resterait un mystère
Une terre moins terre à terre
Oui je voulais tout foutre en l'air

Je marchais les yeux fermés
Je ne voyais plus mais pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité m'a alité

Oui je rêvais de notre monde
Et la terre est bien ronde
Et la lune est si blonde
Ce soir dansent les ombres du monde

A la rêver immobile
Elle m'a trouvé bien futile
Mais quand bouger l'a faite tourner
Ma réalité m'a pardonné

D'autant que demain c'est à moi à jouer à "SOS Amitié" et tendre la main à un pote à qui il arrive une bien triste histoire... Chacun son tour d'aider son prochain.

Enfin, un merci spécial à ceux - et quelqu'un en particulier qui se reconnaîtra - qui m'ont apporté leur soutien pendant ces quelques jours.

Et comme le chantait Dorothée (oui, je sais, la référence est nulle à chier....) :

"Tant qu'on a des amis,
Ca peut changer la vie
Ca peut repeindre en bleu
Tous tes jours malheureux
Tant qu'on a des copains
Pour nous tenir la main
On n'a jamais peur de rien."

14 juin 2007

Les envahisseurs...

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Les envahisseurs ont débarqué !
Si ! Je les ai vu !
J'ai même engagé à leur encontre une lutte sans merci à l'aide des armes bactériologiques les plus redoutables que notre chimie moderne ait jamais élaborées.

Tout a commencé il y a 15 jours.
D'abord insidieusement... une petite bébête a priori insignifiante qui court sur le rebord de la fenêtre. C'est joli les bébêtes, c'est rigolo, ça a plein de pattes et des antennes, parfois de gros yeux globuleux qu'on se demande ce bien ce qu'elles peuvent voir avec. Et puis si on les chatouille d'un peu trop près, zioup ! Ca file à toute allure, aussi vite que leurs paires de papattes le leur permettent.

Telle fut mon erreur : croire en l'innocuité de ce visiteur distrayant.

Depuis quelques temps en effet mon bouguinvilier - qui pour l'instant rechigne à produire la moindre fleur malgré tous les petits soins que je puis lui prodiguer, l'ingrat ! - mon bouguinvillier, disais-je, voyait ses feuilles maculées de petites taches brillantes, invisibles au premier coup d'oeuil. Etrange étrange...
Une rapide inspection du feuillage révéla la présence d'une multitude de bestioles verdâtres, solidement rivée aux extrémités bourgeonnantes et accaparées à je ne sais trop quel loisir.

D'un coup d'un seul, je me revis alors jouant de la pointe d'un crayon à papier avec l'étrange bestiole verdâtre.

Tout devint alors clair dans mon esprit : la chtite bébête, elle a littéralement colonisé mon bouguinvillier, s'aggrippant goulûment à ses branches et feuilles gorgées de sève savoureuse, le pompant inlassablement jusqu'à la moelle !! Non seulement elle, mais toute une armada de chtites-bestioles-verdâtres-à papattes de la pire espèce !!

L'ennemi en question ?
Un petit insecte de l'ordre des homoptères, de la famille des aphididés, le "Macrosiphum rosae", plus communément appelé "puceron des rosiers".

Ce matin, la traque a commencé...
Non pas au lance-flammes ou à la mine anti-personnel (bé oui... il ne s'agit que de pucerons... et il y a un bouguinvilier qui ne demande qu'à vivre dessous...), mais par vaporisation généreuse d'un cocktail spécial dédicace "Macrosiphum rosae" savamment concoctée par mon frangin qui s'y connait en matière de bestioles indésirables (et en bien d'autres choses aussi, mais ce n'est pas le lieu d'en parler, une autre fois peut être). Bon, il m'en a fait une quantité telle que je pourrai traiter tout le Jardin des Plantes avec... Mais au moins je suis armé en cas de récidive !

Fort de mon acte héroïque, il ne me reste plus qu'à laisser agir et voir - jubilation - les cadavres, que d'aucuns diraient excquis, verdâdres joncher le sol de mon balcon ; génocide qu'un coup de vent (ou d'aspirateur) aura tôt fait d'effacer la trace.

11 juin 2007

Private Joke

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En exclusivité mondiale,

je vous présente le futur "must-have" de la scène musicale internationale...


La Girafe Sophie Fender


Spécial dédicace à Ptee

8 juin 2007

Escapade Nîmoise

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5 heures du matin . . . (oui oui, vous lisez bien, ceci n’est pas un trucage)

Il est tôt . . .


Très tôt . . .


BEAUCOUP trop tôt …

Et pourtant… je dois me lever !

Il me faudra encore un peu plus de 2 heures 1/2 de route pour aller jusqu’à Nîmes assister à un colloque sur « Le nouveau droit de la propriété publique » qui intéresse tout particulièrement mon sujet de thèse (un grand merci à J.-B. pour m’avoir indiqué l’existence de ce colloque).
Idéalement, j'aurais dû m'y rendre en train ; s'il y avait un train qui partait de Toulouse pour Nîmes à 5h45 du matin... "Mais non, il n'y a pas de train.
- Ha bon?
- Puisqu'on vous le dit....
- Ha bon."
Au programme de cette merveilleuse journée qui s’offre à moi, du droit public en veux-tu en voilà* : les mutations domaniales, la gestion domaniale, l’influence du Notariat sur la gestion du domaine public, le domaine public entre protection et valorisation... et plein plein d'autres sujets tout aussi palpitants les uns que les autres qui me mettent dans le même émois que des cannibales devant un buffet d'hommes-grenouilles. Bref, que du bonheur (non non, je suis sérieux là…).

5 heures 23 ...

Bon, faudrait pas trop tarder non plus.


Je suis le dauphin de la place Dauphine

Et la place Blanche a mauvaise mine
Les camions sont pleins de lait
Les balayeurs sont pleins de balais

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Les travestis vont se raser
Les stripteaseuses sont rhabillées
Les traversins sont écrasés
Les amoureux sont fatigués

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Le café est dans les tasses
Les cafés nettoient leurs glaces
Et sur le boulevard Montparnasse
La gare n'est plus qu'une carcasse

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Les banlieusards sont dans les gares
A la Villette on tranche le lard
Paris by night, regagne les cars
Les boulangers font des bâtards

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

La tour Eiffel a froid aux pieds
L'Arc de Triomphe est ranimé
Et l'Obélisque est bien dressé
Entre la nuit et la journée

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Les journaux sont imprimés
Les ouvriers sont déprimés
Les gens se lèvent, ils sont brimés
C'est l'heure où je vais me coucher

Il est cinq heures
Paris se lève
Il est cinq heures
Je n'ai pas sommeil


Je reprendrais bien un p’tit café moi….

Bien serré alors !

Non : un double !

* Nous rappelons à nos chers téléspectateurs que l'auteur de ces lignes est doctorant en droit privé et n'enseigne que le seul et véritable droit, le droit privé, mais qu'en raison du folklore ésotérique de son sujet de thèse, il est contraint - mais consentant - de se taper tout un pan de droit public, le côté obscur de la force...


7 juin 2007

Etat d'urgence

2 commentaires
Vision d'horreur ce matin en me levant (il y a 1/2 heure...). Mon frigo est... VIDE !! Hormis 2 citrons qui se battent en duel dans le bac à légumes, un pot de chutney à la mirabelle et un chrismass pudding qui attend son heure (oui, j'ai des amis bizzares qui offrent ce genre de chose : merci Mathieu !), rien de bien comestible à l'horizon. J'oubliais : 1 pot de moutarde,1 pot de pâte curry... et quelques bières.
Le congélo n'offre guère un spectacle plus réjouissant : du merlu, des cotes d'agneau, un sachet de persil haché, 1 bouteille de Smirnoff...
Mmpfffrrrr...
Ca sent l'expédition punitive chez Carrouf'....
Heureusement, l'honneur est sauf : j'ai 2 paquets de café tout frais acheté avant hier chez Bacquier....

Et tant qu'il y a du café, il a de l'espoir....

6 juin 2007

Lancement

3 commentaires
Bon, ça y est, après de nombreuses hésitations (j'le fais, j'le fais pas.... est-ce une bonne idée ??), je me lance, voici le premier billet de cette page perso. Passer ce cap est assez nouveau pour moi, étant de nature plutôt réservée, y compris avec mes amis les plus proches. Je fais ma vie, un petit bout dans la lumière, une grande part dans la pénombre, et le reste dans l'obscurité. Pourquoi ? Bé, parce que !
Je ne sais pas encore ce que ce blog va devenir, peut-être pas grand chose, ni le temps qu'il va exister, mais le premier pas est fait.

To be continued....