30 octobre 2007

De tout, de rien...

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Froid                                                                         

Torpeur de l'hiver

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ?               

Elles voguent au gré du vent

La nature est belle empourprée

Le soleil se cache pour mourir

                              Trouver du réconfort, à quoi bon ?

C'est beau la brume sur la campagne                                     

Et la douceur de la ville endormie

                                                   L'odeur du café chaud et le cliquetis de la cuillère dans la tasse

Le dire ? Ou se taire ? Qu'importe...

Promesses et espoir font vivre

Le monde nous appartient

                                                                                                                                                                                      Complicité

                                   Etats d'âme, et "Tadam", Hé t'as Dam, Etad Hame, Haie Tad Ah Mmmmmmmm

 

La vie est un palyndrôme qui nous regarde fixement

Quand l'eau devient du crystal et la pluie des fleurs de gel

 

Être ou ne pas être  ? Quelle question !

 


 

 

It's written in the stars it seems...

 

In the middle of nowhere.

27 octobre 2007

Le petit reporter

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Non, non, je vous rassure, ne partez pas tout de suite, il ne s'agira pas d'un hommage à Jacques Martin... non, rien de tout ça.

 

En fouillant dans ma bibliothèque je suis retombé sur un livre de poche "Le petit reporter" qui regroupe des extraits de chroniques du regretté Pierre Desproges.

Je me suis marré comme une mangouste hydrocéphale et ne résiste pas au plaisir de vous en  faire partager quelques courts extraits.

 


De brique

Pour démontrer à ses fans qu'il était doué pour le karaté, Elvis Presley s'est mesuré à une brique, sur une scène de Las Vegas. C'est la brique qui a gagné.

 

Alarme de crocodile

"Vous allez penser que je suis dingue, mais je vous jure que je viens de voir un crocodile traverser la rue" a dit un étudiant bouleversé au planton du commissariat de Columbia. En effet le jeune homme avait mal vu. Il s'agissait d'un simple alligator qui allait à la piscine.

 

A l'huile

Inlassablement, obscurément, et même l'été, tandis que leurs contemporains se bronzent avec insouciance, les savants du monde entier font avancer le progrès à pas de géant. Ainsi dans son petit labo d'Oklahoma City, le professeur D.C. Brooks vient-il de découvrir que l'huile de foie de castor pouvait soigner efficacement les crampes d'estomac des hippopotames. 

25 octobre 2007

Concours Glukxonnien

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Oyez Oyez Braves Gens, Gentes Dames zé Tristes Sires,


Tabour Major vous annonce la création d'un


Grand concours !!

Tadam Tadam Tadaaaaaaam

L'idée m'est apparue telle une évidence aristotélicienne : il faut !





Que faut-il me rétorquerez vous ?

Il faut connaître la suite de l'histoire de Pouppy le poulpe ménopausé et de Gaston la quiche lorraine mal cuite.



Pour celà, une seule solution :


A VOS CLAVIERS !


 Le but du jeu :



Trouver une suite logique (ahem) ou du moins cohérente (re-ahem) à l'amorce Glukxonienne mettant en scène Pouppy le poulpe ménopausé et Gaston la quiche lorraine mal cuite se menant une guerre sans fin sur l'inhospitalière et inconnue planète Glukxon 888.  (voir billet du 24 octobre dernier "Ca s'arrange pas").


Vous avez totale carte blanche. Bien évidemment il faut que ce soit drôle et un minimum loufoque.


Vos contributions d'une longueur maximale d'une page texte (times 12, interligne simple, marge 2,5cm) devront être envoyées au format word (surtout pas word vista... pensez à convertir) à cette adresse mail : tambour.major@yahoo.fr avant le ... allez soyons large, avant le 25 décembre 2007. Ca vous laissera un peu de temps pour paufiner votre bafouille (bon, moi j'ai écrit mon torchon en l'espace de 10 minutes chrono... sans l'aide d'aucune substance illicite, mon cerveau en produit déjà abondamment naturellement).


Le jury composé de moi même se réunira au lendemain des fêtes (entre deux cuites quoi) et décidera, de sa main innocente et de son esprit clairvoyant (méééééheu.... si je vous l'dis !), quel est le vainqueur.


 Ce concours (gratuit) est ouvert à tout le monde... n'hésitez pas à en faire parler autour de vous. Vous avez sûrement des connaissances suffisamment barges pour se lancer corps et âme dans un truc aussi inutile. La ou les meilleures seront publiées ici même et recevront un ptit quelque chose (je sais pas encore quoi... je vais y réfléchir, mais préparez vous déjà au pire).


Les résultats seront promulgués le 31 décembre 2007 avant minuit.


Alors, prêts à relever le défi ?


 On ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non, non c'est bien plus beau lorsque c'est unutile !

E. Rostand. Cyrano de Bergerac 

Ca s'arrange pas !

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Personne n’a jamais entendu parler de la planète Glukxon 888. Personne, pas même le plus vieux des baroudeurs intergalactiques le plus chevronné. Elle ne figure sur aucune carte mère, et n’a jamais été recensée par aucun spacio-senseur stellaire au cours des derniers millénaires.

 

Et pourtant….

 

Et pourtant au fin fond de l’infini, à plusieurs milliards de giga-quarks à l’est de la plus éloigné des galaxies, au beau milieu d’un désert spatial qui effraierait même un Plutronien astigmate, la planète Glukxon 888 tourne sur elle-même telle une toupie esseulée.

Constituée d’une atmosphère qui détruirait toute vie organique connue, d’un sol acide gluant dont la radioactivité représente à elle seule le dixième de la radioactivité émise par l’univers au cours des derniers 14 milliards d’années, et dont la dureté relègue le diamant à de la margarine prête à tartiner, Glukxon 888 se veut le temple de l’inhospitalité.

 

Et pourtant…

 

Et pourtant, cette charmante planète sur laquelle un Zentradien n’aurait jamais posé un tentacule, non pas que les Zentradiens aient des tentacules – ce sont en fait des antennes dotés de mandibules urticants faisant également office d’estomac, bizarrerie anatomique dont ces étranges créatures sont coutumières – mais quand bien même les Zentradiens eussent-il été dotés de tentacules, il n’auraient jamais eu l’idée – il aurait fallu le leur suggérer d’abord tant ils peuvent manquer d’initiative – sauf à leur promettre en échange une pelleté pleine de minerai d’hydrogène effervescent, spécialité culinaire de la Constellation du Clou dont ils sont particulièrement friand, quoique ce minerais soit traditionnellement destiné à dissoudre les métaux dans les fonderies de la Regentia, sur cette charmante planète donc, régnaient sans partage une quiche lorraine mal cuite et un poulpe ménopausé surnomé Pouppy, mais personne ne sait pourquoi.

 

Pouppy et Gaston, car tel était le prénom de cette féroce quiche lorraine mal cuite, se livraient une guerre sans pitié depuis tellement de temps que ni l’un ni l’autre ne savaient vraiment pourquoi. D’ailleurs, avaient-ils jamais su pourquoi tout cela avait commencé ? Rien n’est moins sûr.

Selon certaines rumeurs non vérifiées, il se serait agit d’une vague histoire de synchrotron endommagé par suite d’une funeste avarie de galvatométron à hyrdocentrie paramétrée, une broutille quoi…

A moins que, selon d’autres sources tout aussi invérifiables, l’origine réside tout simplement dans une mauvaise blague sur la sœur de Pouppy et que ce dernier aurait mal pris, et suite à laquelle Pouppy, vexé comme seul un poulpe ménopausé Glukxonien peut l'être, aurait - à titre de représailles - atomisé d’un coup de plasmotron le yucca en antimatière tout neuf que Gaston venait de s’offrir.

 

 

 

...

 

 

 

Si vous voulez connaître la suite de cette merveilleuse histoire, ben vous n'avez qu'à l'écrire vous même...

 

 

moi je renonce !!

 

Allez, soyons fous, les meilleures seront publiées.

22 octobre 2007

Angoisse de la page blanche

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C'est assez étrange comme sensation. Ca ne m'était pas vraiment arrivé, j'étais toujours parvenu à trouver un subterfuge pour y remédier.



Mais là... non, je vois pas.

 

Je ne sais pas de quoi vous parler.

Je n'ai rien à vous raconter.

 




Ben ouép... vous n'aurez pas droit à un petit billet sarcastique dans lequel je taperai à loisir sur la Coupe de Monde de Rugby et la fin pathétique de nos hatlètes déchus qui, n'en doutons pas, auront tôt fait de s'exhiber le cul à l'air pour un nouveau calendrier sur lequel s'extasieront  jeunes filles en fleur, des ados post-pubères en cours de recherche personnelle, et toute la faune gay friande de ce genre de bô-mecs pris dans des postures lascives à la limite du soutenable.

J'aurais pu, mais non.

 

J'aurais pu également taper sur les saoulards qui ont gueulé comme des putois le samedi soir où la france s'est qualifiée pour la 1/2 finale et allotir de noms d'oiseaux exotiques tous ces écervelés des hautes alpes qui ont passé une bonne partie de la soirée dans leur voiture à klaxoner à qui mieux-mieux et à beugler comme des forcenés.

Mais non.

 

J'aurais pu jeter mon dévolu sur le divorce de notre Président de la République dont toute la France semble s'émouvoir. A croire que cela va bouleverser la face du monde. Mais non... toute cette beaufitude me navre plus qu'autre chose et je pense avoir déjà perdu assez de temps en bavardage inutile sur ce sujet.

 

Vous n'aurez pas d'avantage droit à un compte rendu de mes activités professionnelles de Môssieur le secrétaire académique qui se la pète dans ses beaux costumes. Ben non... même pô. De ce côté là, tout va bien, sans anicroche ou anecdote interressante à vous narrer. Les étudiants sont contents, dynamiques, bosseurs, sympas, les profs sont satisfaits du travail effectué.

Non, rien à raconter là non plus.

 

Ma vie privée est également tout à fait sereine, ponctuée ça et là de soirées fort agréables. Je suis de mieux en mieux dans ma peau (il était temps vous me direz !), j'ai des amis formidables avec qui je m'entends bien... Rien qui me permette de rechigner ou de grongner. Bien au contraire. Or vous le savez, dire que tout va bien n'est jamais propice au croustillant.

Mon directeur de thèse est content de mon travail et m'envoie des mails en latin (on s'amuse comme on peut, que voulez vous !).

Mes semaines s'enchaînent à un rythme effréné, chaque journée est copieusement remplie. Délesté de mes activités paraistaires, je profite de mes soirées pour entretenir ma vie sociale et me reposer...

 

Bref, rien en ce moment qui prête au sarcasme. Triste non ? Ou peut être tant mieux au fond ?

A moins que ce passage à vide ne soit que la manifestation d'une fatigue générale qui appelle à d'avantage de repos ?

 

Allez, promis, je ferai mieux la prochaine fois.


17 octobre 2007

Le petit tailleur de pierres.

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Aujourd'hui je voulais vous faire partager ce conte tout simple entendu il y a 4 ou 5 ans sur France Inter, dans l'émission estivale de Noelle Breham "La situation est grave mais pas désespérée", pour les afficionados de cette station formidable.

Il était une fois, il y a bien longtemps,
dans une montagne fort éloigné qui touchait de sa cime le ciel et les étoiles,
un petit tailleur de pierres.

" Mon père, le père de mon père,
tous mes ancêtres, tous tailleurs de pierre…
être ou ne pas être…
perdu au fond de cette montagne ?
Pierres et obscurité, voilà mon lot…
Si j'étais le Roi, je pourrai quitter ma mine et mon marteau,
ma vie serait bien plus agréable.

Avant même de s’en être rendu compte
et d’avoir fini sa phrase,
le petit tailleur de pierre était devenu le Roi.

Devenu roi, il pavane sur son char à travers son royaume.
Ses sujet l'aiment et lancent des pétales de roses sur son passage
Les femmes se précipitent à ses pieds.
Du haut de son éléphant, il salut la foule qui l'acclame.

Mais, quelque chose le gène.
Quelque chose l'éblouit et l'empêche de profiter pleinement de son cortège.
Ce quelque chose, c'était le Soleil.
" Comment, le soleil est capable de perturber l'homme le plus puissant du royaume ?
Que ne suis-je le soleil !
Assurément, il est l’Aimé parmi tous."

Notre jeune ami devint donc le soleil
tout simplement.

Et notre jeune ami découvrit le vrai bonheur.
Il était enfin heureux.
Ses journées étaient pleines de joie,
il se couchait langoureusement avec les amoureux,
frappait de toute son ardeur les carrosses des plus grands rois
et faisait mûrir les récoltes dans les champs.

Mais comme il se régalait à envoyer partout ses rayons,
il s'aperçut que ceux-ci étaient arrêtés par les nuages.
"Assurément, ce sont les nuages qui font le beau temps.
Ah, être les nuages,
pouvoir pour le regard des enfants pendre la forme d’un éléphant ou d’un lapin.
Pouvoir d’un simple geste,
occulter les puissants rayons du soleil…

Alors, il devient nuage.

Il survole le monde, court, répand la pluie,
fait de l’ombre aux paysans qui travaillent dans la plaine
et nargue le soleil rayonnant.

Mais soudain le vent se lève et disperse ce nuage.
"Ah, le vent arrive à disperser les nuages,
c'est donc lui le plus fort,
je veux être le vent" décide-t-il.

Alors il devient le vent.

Devenu le vent, il souffle de par le monde,
fait des tempêtes, des bourrasques, des typhons.
Il fait voler les feuilles mortes
et renverse les grands arbres qui ploient sous son souffle puissant et intarissable.

Mais tout d'un coup,
il s'aperçoit qu'il y a un mur qui lui barre le passage.
Un mur très haut et très dur.
Une montagne.
"A quoi ça me sert d'être le vent si une simple montagne peut m'arrêter ?
C'est elle qui est la plus forte " dit-il.

Alors, il devient la montagne.

Majestueux, il domine la vallée
et fait couler sur ses flancs les cascades d’eau qui abreuvent les villages alentours.
Sur ses coteaux fertiles poussent des arbres qui donnent des fruits exquis,
et de son front il arrête le vent et les nuages.

Mais, un beau jour, il sent quelque chose qui le tape.
Un petit cliquetis métallique venant de tout en bas,
du pied de la montagne…
Quelque chose de plus fort que lui,
qui le creuse de l'intérieur...

Ce petit cliquetis,
c’est le bruit du marteau d’un petit tailleur de pierre,
qui tape, tape, tape sur la pierre…



Bonne journée à tout le monde.

16 octobre 2007

Pas envie...

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Je ne veux pas travailler
Je ne veux pas déjeuner
Je veux seulement oublier
Et puis je fume

12 octobre 2007

De l'importance attachée aux petites choses.

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C'est bien étrange comment va la vie... Ruisseau intrépide qui butte sur la première pierre, elle rebondit et se fraie toujours un chemin parmi les obstacles, suscitant des remous inattendus et des revirements de situations auxquels on n'aurait jamais songé, ou du moins auxquels on n'aurait jamais eu l'audace de songer. Si vous rajoutez à cela une pointe d'insouciance, ou plus certainement d'optimisme, vous obtenez un cocktail décapant qui ravive votre quotidien.

 

Vous l'aurez compris, après quelques jours de downitude la semaine passée, me revoici au sommet de ma forme. Hé oui, je suis ainsi... toujours le moral en dent de scie... on ne se refait pas que voulez vous !

 

Pour conclure ce billet, un rien plus bref que le précédent, je voulais vous faire partager une petite fable qu'une amie m'a envoyé ce matin. Certains trouveront peut être un peu "cucu", qu'à cela ne tienne, ils n'ont pas besoin d'aller au bout. Quant aux autres, je vous laisse méditer.

 


Durant mon deuxième mois au collège, notre professeur nous a donné un petit examen surprise.

J'étais un étudiant consciencieux et j'ai répondu aisément à toutes les questions jusqu'à ce que je lise la dernière question :

Quel est le prénom de la femme de ménage de l'école ?

Il s'agissait certainement d'une blague.

Je l'avais rencontrée plusieurs fois.

Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine, mais comment j'aurais pu savoir son nom ?

J'ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse.

Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière question comptait pour la note de l'examen.

" Absolument " a répondu le professeur. "

Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens.

Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s'il s'agit simplement d'un sourire et d'un bonjour."

Je n'ai jamais oublié cette leçon.

J'ai aussi appris qu'elle s'appelait Dorothée

 

 

9 octobre 2007

Société Générale (pas de la pub !)

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 Bien étrange soirée que celle d'hier soir... mais j'ai adoré !

C'est l'histoire d'un mec qui est contacté en catastrophe à j-7 pour assurer un gros concert orgue et orchestre à la Basilique St Sernin parceque l'organiste initialement programmé est à la rue et "ne retrouve plus ses doigtés" (on a rarement trouvé un argument aussi nase... passons).

Et ce mec m'appelle pour faire son caliméro "aaaargh ... tu te rends compte ?? Monter le concerto pour orgue de Poulenc en 1 semaine à St Sernin avec juste 1 journée de répétition...!! C'est de la folie pure !". Oui, c'est de la folie pure. Mais quant on connait tout le talent de Mister Wood et sa rare pugnacité face aux défis les plus invraisemblables, et sachant en outre qu'il avait déjà donné le fameux (et magnifique) concerto de l'ami Francis voici déjà 3 ans, l'impossible prenait des reflets de potentiellement réalisable.

Hier, lundi 8 octobre, 18h30, la répétition générale commence. En bas, une partition entre les mains, armé d'un crayon, les charentaises à l'affut, j'écoute et scrute les équilibres. Oui, c'est une étape plus que nécessaire quant on sait la puissance étourdissante de l'orgue de St Sernin qui peut écraser à lui seul l'orchestre du capitole en jouant sur un simple bourdon... (j'exagère à peine). Je prends quelques notes ; rien de bien méchant à corriger : supprimer la bombarde 32' par ici, ouvir la boite par là, dégraisser légèrement le grand orgue sur 4 ou 5 mesures... La répétition s'achève, je sais où se trouvent les points faibles des interprètes et les endroits où il faudra être indulgent (le fameux accelerrando !!)

Après nous être réfugiés au St Sernin avec Stéphane, Matthieu, J.B. et Octavian - de passage à Toulouse pour une série de 2 concerts - et  avoir ingurgité pour ma part un rapide et passablement médiocre cassoulet réchauffé au micro-ondes (facturé 8 €... ahem...), je m'installe avec Octavian sur les inconfortables bancs de l'insigne Basilique. Nous arrivons tout juste à 20h30. La Basilique est pleine à craquer. il faut préciser à ce stade que tout un coté des bancs (soit exactement la moitié) a été réservé pour la Société Générale et ses clients/responsables/et tout ce qu'elle peut comporter comme nantis et planqués de toutes sortes. Bien grand mal leur en aura pris !!

Au programme : du Vivaldi (concerto en Mi), du Poulenc (concerto pour orgue en Sol), et un Requiem de Colliard en création, pour 2 voix, orchestre à cordes et harpe. Vivaldi restera toujours Vivaldi : de la fraîcheur, de l'inventivité, du ryhtme, du tonus, de la gaieté... Poulenc restera toujours Poulenc : l'esprit français, de la poésie, de l'humour, des harmonies d'une beauté indicible, des mélodies d'une simplicité rustique mais dotées d'une élégance toute particulière... 

Quant au Requiem... ben... comment dire...? J'ai bien apprécié un timide accord de sol majeur au début du dernier tiers de l'oeuvre (une coquille dans cet univers de dissonances ?) et surtout le silence de 2 secondes qui a suivi l'accord final (au delà de 47 sons, peut on encore appeler ça un accord ?). Et si c'est avec ce genre de prestation que l'on désire réconcilier le public avec la musique contemporaine... je pense qu'on n'est pas encore arrivés !! Fallait voir les têtes totalement dépitées... terrible. Autre signe révélateur : l'absence totale d'ovation (contrairement au concerto de Poulenc qui a littéralement fait un triomphe) mais bien une église qui se vide sans se faire prier ni demander son reste.

Ce n'était là, mais je l'ignorai à ce moment précis, que la première mi-temps de la soirée. Le meilleur était à venir, et j'avoue que la S.G. a bien fait son boulot pour réconforter ses petit protégés.

Quelques ruelles plus loin, dans l'ancienne et splendide chapelle des Carmélites, se tenait une petit sauterie du meilleur goût réunissant tout le gratin toulousain et Société Généralisain (mwé, ça existe pas comme mot... m'en fout !). Là, champagne à l'oeil, petits fours tous plus exquis les uns que les autres, fromages, mini-brochettes alla niponne avec une ribambelle de sauces étranges mais rudement bonnes, petits gâteaux... servis dans un superbe écrin de polychromie boisée (si vous connaissez pas " l’intégralité de la voûte et des murs de la chapelle des Carmélites est recouverte de peintures à l’huile créant des trompe-l’œil baroques d’un caractère exceptionnel. 


Ils sont dus en partie au peintre Jean-Pierre Rivals, qui s’inspira au XVIIe siècle de la chapelle Sixtine en reprenant des figures allégoriques de Vertus. Son successeur Jean-Baptiste Despax acheva cette œuvre considérée comme l’un des chef d’œuvre de la peinture toulousaine du XVIIIe siècle" dixit le site de la Mairie de Toulouse). Tout ça dans une foire de gens encostumés qui font mine de s'ignorer et pavanent hautainement en se donnant de l'importance. 

Revêtu de mon costume gris et beau comme un ambassadeur (oué ! si j'veux me lancer des fleurs, je le fais... et toc !), je paradais au milieu de tout ce petit monde accorte et courtois comme il se doit en pareilles occasions, échangeant quelques banalités autour d'un couteau à fromage. C'est dingue comme les masques peuvent tomber lorsqu'il s'agit de bouffe. On est bien tous les mêmes, d'autant que ce gentil monde avait bien besoin de se remonter après les agonies du Requiem infligé quelques instants auparavant. Je vais et viens d'un buffet à l'autre, un morceau de fromage par ici, un beignet de crevette par là, un verre de champagne au détour d'une mini-coupelle de cassoulet (si !! ), retrouve Francine et Patrice avec qui je tcharre un peu, dévergonde Matthieu qui s'empresse de massacrer un bloc de bleu d'Auvergne, trinque avec François ... la zénitude totale.

Finalement, ça a du bon le gratin, surtout quant on passe totalement inaperçu et que l'on regarde de l'extérieur, même si j'avoue m'être pris au jeu.

Quelques verres de champagne plus loin (combien au juste... ? 5 ? 6 ? Me souviens plus !!) et repus à satiété, notre fine équipe prit le chemin du retour tandis que les serveurs finissaient de nettoyer la chapelle. Il pleut. On se sépare au coin de la rue du Sénéchal sous une pluie battante. Je sens que mon pas n'est pas des plus sûrs... tant pis !

A quand le prochain ?

3 octobre 2007

Humeur du jour

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La vie ressemble parfois à la traversée d'un lac gelé par une  froide nuit d'hiver.

 

Il faut y avancer pas à pas, prêter attention à ce qui nous entoure, tendre l'oreille, avoir l'oeil.

Chaque pas fermement appuyé sur le sol, chaque mètre gagné est une victoire.

Parfois la glace cède pour des raisons que l'on ignore et l'eau perfide mord nos chairs d'homme jusqu'au sang. On se débat, on s'agite, on hurle, on se sort tant bien que mal de ce mauvais pas...

Il serait tentant et facile de s'apitoyer, de se lamenter, de rester assis le temps que ça passe, le temps que ça aille mieux, espérant que l'on va se réchauffer. Pourtant il nous faut vite reprendre la route, s'appuyer plus fort que jamais sur son baton de pélerin et aller de l'avant, coûte que coûte, même si la douleur nous nargue encore de ses mains caressantes, au risque de ne jamais se relever de ses étreintes mortelles et de s'endormir à jamais. Alors, on se relève, on souffre un bon coup, espérant que le meilleur est à venir, que la rive opposée approche, et l'on se remet tant bien que mal en marche, enrichi de ses erreurs, enrichi de ses expériences, enrichi de ce que l'on a connu et aimé.

 

toujours continuer

 

garder de cette odyssée tous les moments agréables

 

ne rien regretter

 

 

 

Merci à mes bâtons de pélerin