29 novembre 2007

Sabotage !

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Aujourd'hui j'ai été victime d'un sabotage odieux au bureau...

 

Après une longue matinée de droit civil avec mes première-année au cours de laquelle je leur ai démontré les limites de la théorie de l'abusus dès lors qu'on l'applique à la propriété foncière non bâtie (oué je sais, des fois je dis des trucs hypra intelligents que vous ne comprenez pas...), je revenai à mon bureau pour déposer mes affaires et me munissai de ma carte de restauration pour aller à la cantoche.

Alors que je fouillai dans la poche de ma veste pour en extraire le précieux césame sans lequel la gentille dadame de la cantoche me fait les gros yeux, je m'aperçu avec horreur que mon bureau avait été le cadre d'un acte de sabotage absoluement inqualifiable.

 

Les images parlent d'elles même : 

 


Bref vous l'aurez compris, le Tambour Major est de retour, aussi loufoque qu'auparavant. Hier soir, assomé de fatigue, je me suis couché à 21h45 pour me réveiller ce matin à 7h30... si ! D'un coup d'un seul ! Et cela faisait un sacré bail que je n'avais pas dormis aussi longtemps. J'avoue que j'en reprendrai bien un ptit peu mais hélàs je n'ai pas le temps en ce moment... Snif. Les vacances de nawouel approchent peu à peu. Courage !

Je profite aussi de ce billet du jour pour vous secouer un peu les puces : hormis Méchant Chimiste, personne à ce jour n'a daigné me faire parvenir la moindre contribution pour le Grand Concours Glukxonnien... Ben alors ? Kessivouzarrive ? Z'allez encore attendre le dernier moment, comme pour payer vos impôts ? Allez allez, on se motive, on pond une bonne grosse connerie dont on n'aura pas honte parce qu'avec toutes celles que je peux produire moi même il y aurait parfois de quoi s'enterrer en plein sahara. Nouck m'a certes averti qu'elle ne me fournirait rien mais je suis sûr qu'en la titillant un peu, on doit pouvoir la faire changer d'avis... hein ? Et noubliez pas les super-cadeaux promis... Je compte sur vous !

28 novembre 2007

Chûuuuuuuuuut !

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DORMIR !



Et ne me réveillez que demain.

27 novembre 2007

Fourbu...

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Harassé

Fatigué

Exténué

Vanné

Las

Epuisé

Ereinté

Brisé

Anéanti

Lessivé

Fourbu

Vidé

Claqué

Crevé

 

Moribond je suis !

 

Les étudiants m'ont littéralement meurtri...

 

je n'en peux plus...

 

....argh.... (râle rauque...)

 

et c'est pesque à l'agonie (si....) que je me penche sur le clavier pour écrire ces quelques lignes,

pour toi, public adoré.

 

[mode démagogie switched-off]

 

"Que m'est-il arrivé ?" vous demandez-vous sûrement, émus du drame Balzacien qu'est ma vie ce jours ci.

Pour faire simple, depuis hier et jusqu'aujourd'hui, j'étais chargé de faire cours à des fonctionnaires territoriaux de catégorie B sur un thème qui ne manquera pas de susciter tout votre intérêt : "cadre général de la responsabilité des agents sociaux et sociaux médicaux". Ca fait envie hein ? Au programme : l'organisation judiciaire, la responsabilité civile, la responsabilité administrative, la responsabilité pénale et la responsabilité professionnelle... Bref un programme gargantuesque, chacune de ces thématique pouvant faire l'objet d'un cours semestriel voire annuel.... et moi je disposais en tout et pour tout de 12h chrono pour relever ce défi de l'impossible - relevé avec un brio sans  égal, ce qui n'est pas pour vous étonner. En face de moi, 12 agents publics plus ou moins dissipés, bourrés de questions en tous sens... de vrais gamins !! Affreux... Bon, mais quand même très interressant, faut pas cracher dans la soupe. Je le referai avec plaisir, mais alors pas de la même façons. Ou alors, en prévoyant de dormir pendant 48h juste avant.

Et puis comme ça ne suffisait pas, j'avais déplacé mes TD à la fac de droit pour les caler hier et aujourd'hui de 18h30 à 20h. Soit chaque jour 7h30 de cours. Ah, oui, détail amusant, les cours pour mes petits cadres B avaient lieu à l'autre bout de la ville : transport publics obligatoires à l'allée et au retour (hors de question d'y aller en voiture, le métro me conduisant à destination presque directement, pourquoi s'embêter sinon par pur mazochisme... oué, remarquez, vu comme ça, ça peut être tentant....). Donc, pour être sur place à 8h30, ben levage le matin à.. 6h30.... ouééééééé ! J'adore. C'est bien connu : le matin le Tambour Major faut rien lui demander avant 10H et un demi litre de café. Mais là, ben, super forme de bon matin, la patate et la banane. J'ai tout donné, et même au delà... Hé oui, je suis comme ça : ma conscience professionnelle me pousse à aller au delàu de ce que même un sur-homme peut endurer... Mais le Tambour Major (je devrais même dire Tambour Maximus si j'étais un peu orgueilleux) a ses limites et ce soir elles sont atteintes.

 

 

Voici que mes forces m'abandonnent, je vais bientôt rendre les armes... Je sens un froid glacial m'envahir. Le Tambour Major s'effondre sous le poids d'une incommensurable fatigue dont je serai remis demain matin, telle phoenix magnifique qui dort en moi.

 

 

Enfin, bientôt le week-end...

Aaaaaaaaaaaaah....  O joie indicible, réconfort de l'âme....

 

 

 

Hein ? Comment  ? Que dites vous ?!

 

 

Nous ne sommes que Mardi ............... ? Nooooooooooon..... c'est pas possib'........... 

 

Des vacances.... viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !!!!!!!!!!!!!!!

 

23 novembre 2007

Vendredi 23 novembre, 13h42... Tranche de vie.

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Il est 13h42, je suis à la Fac de droit, je viens de terminer mon repas composé d'une part de tarte aux courgettes et d'un excellent sandwich chèvre/coppa/tomate séchée, agrémentés d'un coka light et bientôt d'un café passablement buvable que les mauvais esprits qualifient de "mazout", mais qui a le mérite non négligeable de contenir une dose conséquente de caféïne bienfaisante pour ma tonicité.


Autour de moi des gens s'agitent, corrigent des copies, discutent  de tout et de rien.



"En fait, il faut passser pas Auch, et au lieu de prendre centre ville, tu prends la rocade"

(extrait d'une conversation à ma droite).



"La mythologie quoi ? Ah oué, à quelle heure ?"

(conversatoin téléphonique de la secrétaire)



Cet après midi, je dois aller à la catho pour bosser. J'ai notamment pour mission de rencontrer une responsable de comm' pour les forums étudiants. Ouéééé....


Après, ben je vais essayer de m'isoler pour bosser ma thèse. Je suis allé à la BU ce matin et j'ai ramené plein de bouquins formidables. Ouéééé .....


Ce soir à 19h je suis attendu pour une soirée raclette. Ouééé ....



"Ah si le gers c'est dangereux : t'as des melons qui traversent la route !!!

- C'est n'importe quoi ! le gers c'est pas dangereux, il suffit de savoir conduire"

(propos surréalistes tenus sous mon nez à l'instant)




 Bref, une journée palpitante.

Ouéé......




Tient, le Ptitcréole me fait coucou sur MSN



Moi je ne rêve que d'une chose pour cette après midi et le mois qui vient..




CA :








Et qu'on me foute la paix !

Vivement les vacances de noël.




Trop dure la vie...






20 novembre 2007

Et bon appétit bien sûr !

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Ce soir nous avons le plaisir de vous présenter une recette facile et légère qui saura égayer vos tables de fêtes et ravir vos invités...

 

 

Tarte fine aux foies de taupe meringuée

(pour 6-8 personnes)

 

Difficulté : ******          Prix : **********           Temps de préparation : ******

 

Originale et aux saveurs incomparables, cette tarte peut se servir indifféremment en entrée sur un verre de porto blanc, en plat principal accompagnée d'une salade de roquette au vinaigre balsamique millésimé, ou en dessert assortie d'un sorbet au kiwi.

La saveur délicate des foies de taupes, qui peut faire d'abord penser à du poisson avarié macéré dans de la bile, est superbement mis en valeur par la crème délicatement ourlée de senteurs citronées. La texture horriblement granuleuse et astringeante des foies contrastera admirablement avec celle moelleuse et suave du foie gras.

Une alliance de Maître Queux !

 

 

Ingrédients :


- 500g de pâte feuilletée (à commander chez Pillon ou Faucher)

- 24 taupes adultes en bonne santé élevées au grain

- 200g de crème fraiche d'isigny à 30% de matière grasse

- 10 dl d'armagnac VSOP

- 2 dl de curaçao bleu

- 1kg de foie gras d'oie label rouge

- 2 oeuf d'autruche (en importation d'Australie)

- 200g de raisins de corinthe de qualité supérieure importés par avion

- 1 bon verre de sirop de canne extra vierge

- 500g de sucre blanc

- 400g de beurre de normandie fermier extra fin

- 200g de farine

- 1 citron non traité du Chili

- 20 cl d'eau de vie de poire

- Sel de guérande

- Poivre noir du Guatémala

Préparation :  

 

1/ Mettez les raisins de corinthe à macerer dans 1/3 de l'armagnac.

 

2/ Assomer les taupes à l'aide d'un maillet en bois et les dépecer soigneusement. Extraire délicatement le foie. Jeter le reste. On veillera à utiliser un petit couteau au tranchant précis, voire un scalpel. Vous éviterez d'exploser les taupes à l'aide d'un fusil de chasse : si la méthode est certes plus rapide, l'éparpillement inévitable de l'animal sur votre plan de travail ne pourrait guère convenir qu'à un hachi parmentier.

Nous vous recommandons de choisir les taupes bien grasses, au poil vif et luisant. Certains éleveurs jugent bon de leur sectionner les 4 pattes afin qu'elles engraissent plus vite. Nous ne saurions que trop mettre en garde notre aimable lectorat contre une pratique barbare d'un autre temps que nous condamnons sans retenue !

 

3/ Faites chauffer une sauteuse en cuivre et faites fondre un généreux morceau de beurre fermier frais. Dès qu'il dégage une douce odeur de noisette, faire poëler les 24 foies de taupes encore frétillants. Saler et poivrer. Ils sont à point encore rosés et que le sang perle lorsqu'on les pique avec une aiguille. Flambez au curaçao. Réserver.

 

4/ Découpez le foie d'oie en escalopes d'un bon centimère d'épaisseur et faites les saisir à feu très vif sans ajouter de matière grasse. Assaisonner ; ce mets de première noblesse n'a pas peur du poivre dont vous saurez copieusement le gratifier. Lorsqu'elles sont bien dorées ajoutez les raisins avec le jus de macération. Flambez. Réservez.

 

5/ Mettez le four à chauffer thermostat 7 ( 210 °C).

 

6/ Etalez la pâte feuilletée de sorte à obtenir une alloge d'un demi centimètre d'épaisseur. Fariner un moule à tartes de 30 cm de diamètre et y disposer l'allonge. Faire un bord et piquer le fond de la pate avec une fourchette.

 

7/ Faire cuire ce fond de pâte à blanc pendant 30 minutes. Ne pas démouler en fin de cuisson.

 

8/ Prenez les 2 oeufs. Séparez les blancs des jaunes. Réservez

 

9/ Dans une casserole en cuivre, faites fondre 200g de beurre. Faites un roux avec 200g de farine. Ajoutez les 2 jaunes et battez vivement avec une spatule en maintenant un feu très doux. Allongez avec le reste d'armagnac. Sucrez à l'aide d'un bon verre de sucre de canne. Parfumez avec le zeste et le jus d'un citron non traité.

 

10/ Montez la crème fraiche en chantilly très épaisse et incorporez là à la préparation précédente en soulevant délicatement la masse pour ne pas la faire retomber.

 

11/ Disposer uniformément les escalopes de foie, les raisins et les foies de taupe dans le fond de tarte précuit. Verser la préparation citronée sur le fond de tarte. Placer au frais pendant 3 heures minimum.

 

12/ Préparez une meringue italienne. Faites dissoudre 500g de sucre dans 150g d'eau tiède et faites un sirop. Mettez le à cuire à feu doux dans une casserole jusqu'au petit bouler (120°C). Pendant ce temps montez les 2 blancs d'oeuf en neige très ferme. La préparation doit collez au saladier sans tomber lorsque vous le renversez. Verser le sirop bouillant en filet sur les blancs sans cesser de fouetter à grande vitesse. Battre jusqu'à refroidissement. Réserver.

 

13/ Allumez le four en mode grill. Disposez la meringue sur la tarte à l'aide d'une poche à douille. Utilisez une douille cannelée de 12 ou, mieux, une douille à meringuer.

 

15/ Faites dorer la meringue sous le grill pendant 2 minutes. Pendant ce temps, faites boullir 20 cl d'eau de vie de poire dans une petite casserole. Sortir la tarte du four et flamber avec l'eau de vie de poire. Servir aussitôt.

 

 

Et bon appétit bien sûr !

 

 

 

 

 

18 novembre 2007

Métaphysique relationnelle

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Pourquoi ?

 

Pourquoi ai-je un sentiment mitigé de cette soirée qui avait tout pour être agréable mais durant laquelle je me suis contenté de faire bonne figure ? Pourquoi n'ai-je pas réussi à être moi même ?

 

Invité par deux amis que j'apprécie assez pour accepter leur invitation et leur faire l'honneur de ma présence à leurs cotés, je devais également à cette occasion revoir Julien et Claire que j'avais perdu de vue depuis de trop longs mois. Pour vous situer le personnage, Julien et moi nous sommes croisés longtemps à la fac sans jamais nous rencontrer et puis un beau jour, par l'entremise de fréquentations communes, nous avons été amenés à nous cotoyer quelques jours. Le contact a tout de suite été bon et 3 mois plus tard il me demandait d'être témoin à son mariage.

 

En fait, c'est la présence d'un sixième larron qui est la cause de ce malaise métaphysique. Je ne l'ai jamais vraiment apprécié, pour partie en raison de son coté pathétiquement paternaliste, pour partie en raison de son hermétisme à se dévoiler le plus simplement du monde et à cacher derrière une emphase inappropriée les vissicitudes de son existence au demeurant aussi peu rebondissante que celle de nous tous. Quelqu'un d'une étanchéité telle qu'il m'est rigoureusement impossible de dresser un simple portrait robot de ce qu'il aime et de ce qu'il n'aime pas...

Guillaume, puisque tel est son nom, je ne l'avais pas revu depuis assez longtemps pour me dire que ce n'avait été qu'une rencontre parmi d'autres et que la page était tournée ; que lui et son groupe d'amis, avec lesquels je n'ai jamais vraiment pu avoir d'accroche intellectuelle interessante, faisaient partie du passé, et que jamais plus je ne serai convié à une des ces soirées insipides durant lesquelles on est contraint de discuter avec tout le monde et de faire le gentil alors qu'on n'en a rien à cirer et que l'on sent pertinemment que cela est réciproque. Un univers dans lequel on ne se sent pas à sa place malgré quelques bon moments. Mais à présent j'ai vraiment envie de n'être qu'avec des gens auprès desquels je me sens bien, sans fioriture, en toute simplicité, sans prise de tête (il y en a, rassurez vous). Parce qu'il y a certaines personnes avec lesquelles on n'a pas envie de parler de soi ouvertement, de raconter sa vie, de partager certaines choses, tout simplement parce qu'on n'a pas envie, sans chercher plus loin. Les gens avec qui le feeling est bon ne posent pas ce genre de difficulté.

En revoyant Guillaume ce soir, inchangé, si ce n'est quelques kilos de plus, et égal à lui même, c'est, symétriquement, tout cet arrière plan que j'ai volontairement et méticuleusement fuit - ce qui m'avait effectivement permis de me dépétrer de ce lisier à force de silences ou de refus systématiques des sollicitations qui m'étatient adressées - qui a rejailli et refait surface. D'ailleurs il veut déjà que l'on se revoit à l'occasion du retour d'un autre ami, actuellement émigré en chine et qui doit faire halte à Toulouse en décembre. Je sais déjà que je n'irai pas.

Rien ne m'oblige à donner une suite à cet épisode. Non, rien. Il n'y a pire sourd qui ne veut pas entendre...

Alors que le feu menace train de renaître de ses cendres, il pas besoin d'y apporter du bois pour qu'il se ravive.

 

Peut être me trouverez vous dur, méchant, cynique, et m'adresserez quelques vifs reproches sur la méthode ou la démarche.

 

Peut être...

 

De toutes façons, peu importe...

16 novembre 2007

Quelques zâneries

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Un petit pétage de plombs en guise de billet du jour.

 

AVERTISSEMENT :

 

- Nous nous excusons auprès de nos chers lecteurs pour le profond sentiment de consternation qui pourrait vous envahir à la lecture des lignes qui vont suivre.

- Ne pas administrer aux personnes sensibles

- Convient aux femmes enceintes

- Protège la couche d'ozone

- Ce billet n'est pas issu de l'agriculture biologique

- Ce billet est conforme à la norme A-457c bis §4-2alinéa 7 et 8 de la Convention de New York


Le chat miaule

 

Le chien aboie

 

La fourmie croonde

 

La pie rolyse

 

Le rat vit au lit

 

L'ara s'casse

 

Le mérou pête

 

Vous étiez prévenus.

 

Et n'oubliez pas le grand concours Glukxonnien jusqu'au 25 décembre !

 

 

12 novembre 2007

Tous les prétextes sont bons...

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Ce soir je n'avais pas envie de travailler.

 

Je suis CREUVE ! J'ai certes eu un week-end comme la plus part d'entre vous, mais il fut particulièrement dense, enchaînant les soirées (celle de vendredi a laissé de lourdes séquelles... celles (si si, je mets au pluriel) de samedi un peu moins... mais quand même, tout cumulé, ça fait pas beaucoup d'heures de sommeil...), un peu d'opéra par ici, deux messes à jouer par là, repas chez popâ moman le samedi et le dimanche midi... Bref, si j'aime glander, ce n'est pas de façon oisive. Mes journées sont tout sauf vides ! Et aujourd'hui je me suis enquillé 6 heures de cours en compagnie d'étudiants on-ne-peut plus vivant qu'il faut canaliser comme des primaires ; éprouvant ! Pour tout dire, j'ai même hésité à me rendre à la salle de sport, mais quand même, si, allez, zou, on passe devant donc on s'y arrête et on va transpirer bien sagement.

Mais tout de même, j'avais pas envie de bosser ce soir. Il me manquait juste un bon argument, un bon prétexte.

 

Un brin de bonne conscience me poussait malgré tout à ne pas sombrer dans une oisiveté morbide et j'envisageai (l'instant de quelques minutes d'égarement) de corriger des copies, les 5 ou 6 de la journée. Rien de mortel ni d'insurmontable.

Fort de cette bonne résolution, je prenai le chemin du retour qui me conduirait de la salle de sport jusqu'à mon petit chez moi douillet.

Après avoir préparé une rapide salade de fenouil et mis des gigolettes de lapin à cuire en compagnie de quelques navets et d'un verre de fond de veau, histoire que tout ça se sente à l'aise dans la cocotte, je m'installai sur le canapé, consultais mes mails et écoutais la météo télévisée.

Un rapide tour d'horizon du net, consultation d'un blog par ici, du Monde par là, puis j'ouvrai malencontreusement la page consacrée au programme TV du soir, me demandant avec lassitude (déjà !) de quelles insipidités télévisuelles mes concitoyens allaient s'abreuver alors que je m'affererais à mes scribouillages pseudo-juridiques.

Je passai assez rapidement sur TF1, France 2, France 3, Canal +, la 5°, lorsque mon attention  fut stoppée nette sur Arte... Noooon ! J'y crois pas ! Ce soir est diffusé un de mes films cultes : "2001 l'odyssée de l'espace".... Déontologiquement je ne peux pas ne pas regarder...

Ha bé, tient, le voilà mon prétexte pour pas bosser ! Et celui là il est en béton armé...

Alors... hop !

 

On peut résister à tout, sauf à la tentation.

Moi, je me fais pas prier !

9 novembre 2007

Tant va le staracadémicien à l'eau qu'à la fin il nous les brises

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Depuis quelques semaines...
...ça a recommencé...
...et ca va encore durer.

Nous sommes vendredi soir et déjà dans les foyers de nos chers contemporains, peut être même chez quelques uns de nos lecteurs, la petite lucarne est en mode "on" sur la première chaine de télévision française, TF1, pour suivre avec l'assiduité d'un bon élève, les aventures trépidantes d'anonymes dont le seul objectif pour les semaines à venir consiste en un challenge hors norme : remporter la Star Académie.

Oui, cela fait déjà la 7° année consécutive que TF1 réédite l'exploit de nous abreuver de jeunes braillards dont l'ambition démesurée est souvent inversement proportionnelle à leur talent.

Hier soir, après ma séance de correction de copies qui m'a conduit à une heure avancée de la soirée (mon horloge affichait "00:48" lorsque je levais le nez après avoir mis un poiint final à ma corvée), je décidais de faire un ptit tour d'horizon télévisuel avant d'aller rejoindre morphée. Ma télé s'est directement allumée sur la première chaine qui passait une rediffusion de la quotidienne de la Starac. Et là, j'avoue m'être fait prendre au piège comme un lapin de dernière couvée : j'ai regardé.

Pour ma défense, je plaiderai une intense fatigue physique et intellectuelle et les rares neurones encore en activité n'ont pas suffit à me faire rebrousser chemin. Je m'affalais donc passivement dans mon canapé et subissais, impuissant, les flots d'images staracadémiesques qui finissaient de me lobotomiser. Je m'attendais à un ennui profond pour ne rien vous cacher mais fus agréablement surpris.
Non, non, les candidats n'ont pas débattu de la critique de la pensée Kelsenienne ni même abordé la très interessante question des droits de l'homme baffoués à Dubaï au nom d'une honteuse vérité officielle. Non, rien de tout cela... Le jour où TF1 fera concurrence à Arte n'est pas encore arrivé, et il n'y a aucun risque à affirmer sans retenue que ce n'est pas demain la veille.

Mais alors, qu'est-ce qui a pu rendre cette émission si interessante pour l'auteur de ces lignes, cet être admirable dont les hauteurs intellectuelles ne font aucun doute ? (méééééééééheeeeeu.... )

 Hé bien, deux séquences d'une violence rare ont suffit à mon bonheur. Tout d'abord, un coup de bec asséné par le prof de sport qui, énervé par les absences chroniques de certains candidats aux cours qu'il dispense, leur a laché en pleine gueule " Vous êtes une bande de petits cons ". Pas moins... Violent, frontal, sans concession. Jouissif !
Quelques minutes plus tard c'était au prof de chant, une espèce de nounours placide et paternel qui, lui aussi exacerbé par l'attitude des candidats leur a simplement dit " vous me gonflez... " sans esquisser le moindre sourire pacificateur. Nettement moins choc, moins cru, mais dans sa bouche cela semblait être, dans son échelle de Richter à lui, d'une magnitude exceptionnellement élevée, frisant la masse critique.


Hé oui, car ils sont nombreux à s'estimer les élus d'un processus médiatico-mercanle titanesque dont ils ne sont qu'un pion sans importance, intervertible, jetable et remplaçable ad nutum,  et dont personne ne se souviendra d'ici quelques mois, retournant invariablement dans l'anonymat duquel ils n'auraient jamais dû sortir. En attendant ils nous cassent les couillles et les oreilles !

Certes, je ne suis pas obligé de regarder ni d'écouter... oui... c'est vrai. Mais un petit coté sadique chez moi me conduit inconsciemment vers ce programme que j'adore détester. Allez comprendre !

6 novembre 2007

Blagounette du jour

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Une petite blagounette, en fait une devinette, bien bien nulle...

 


- Quelle est la capitale de Tamalou ?

- Gébobola.

Oué.... affligeant n'est il pas ...?

 

 

Et hop, une seconde pour la forme :

 


- Comment en afrique appelle-t-on un nain qui porte une croix ?

- Un nain powte cwoi.

 

Même pô honte !

 

 


Tûûûûûûûûûût.......

........tûûûûûûûûûûûût......

........tûûûûûûûûûûûûût......

 

3 novembre 2007

Le boulet

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Un boulet me direz-vous ?

 

On en a tous un... si si si... cherchez un peu. Je suis même certain qu'à la simple évocation du mot "boulet", rejaillit instantanément de votre inconscient le nom d'une au moins de vos connaissances, voire, pire encore, d'un de vos amis.

 

A quoi reconnait-on un boulet ?

 

Quelques rappels lexicographiques tout d'abord.

Au sens premier, le boulet désigne le projectile sphérique d'artillerie, en pierre ou en métal, utilisé avant l'invention de l'obus. A s'en tenir à ces premiers éléments, hormis les effets désastreux du boulet sur notre moral, cette définition ne nous aide pas des masses.


Dans un sens figuré, le boulet désigne la peine infligée aux forçats condamnés à traîner un lourd boulet attaché à leurs pieds par une chaîne. Nous y voici !

Dans un sens méthaphysique, le boulet désigne une contrainte, obligation pesante empêchant l'épanouissement de l'être. De plus en plus intéressant n'est-ce pas ?

 

Divers éléments permettent d'identifier notre boulet.

Le premier consiste en sa faculté hors du commun à vous saouler en un temps record par une conversation brillante qui tourne souvent à l'insipide et dont vous n'avez probablement rien à cirer. Pèle-mèle, et en ce qui concerne celui dont je m'affuble périodiquement par pure bonne conscience judéo-chrétienne, il s'agit invariablement (dans le désordre) de son salaire/de son augmentation, de ses RTT et de ses week-end avec pôpa môman dans le gers à tailler les rosiers (NDLR : notre boulet est un presque trentenaire), de son prochain weeke-nd dans le périgord chez son arrière grand cousine par alliance au 8° degré qui cultive des renoncules jaunes, de la "petite" - comprenez sa nièce qui a je-ne-sais-plus-quel-âge-et-dont-je-me-fous-éperduement, que je n'ai jamais vue sinon en photos dont je me fous comme de ma première couche - et enfin des derniers potins du PS sur l'UMP. Oui parce que le boulet est féru de politique, surtout quand les arguments lui tombent tout cru du ciel et qu'il n'est pas besoin d'esprit critique pour se forger sa propre opinion des choses. Autre sujet de prédilection du boulet (enfin, surtout du mien) la hausse des taux d'intérêt du Livret A, ou la baisse de la valeur de ses actions EDF qui lui fait perdre des plus-values non indexables sur les 4 derniers mois... Tout l'art du combat dans ce genre de situation tient en une endurance hors du commun et une capacité d'abnégation digne d'une béatification immédiate. Toute rencontre avec notre boulet recèle conséquemment des vertus expiatoires redoutables, tellement puissantes que même l'église catholique s'est refusée à les employer contre les hérétiques et relapses qui ont jalonné l'histoire de la chrétienté dès l'aube des premiers siècles. En principe, tout contact avec la bête vous conduit rapidement à une humiliation publique qui justifierait à elle seule un changement de sexe pour raison thérapeutique ou une demande d'asile politique au Liberia, ou à coté desquelles broyer un bloc de granit d'une tonne à l'aide d'un cure dent devient une activité follement distrayante.

Autre caractéristique de notre boulet : ses goûts de chiotte. Je ne prétends pas détenir les clés de l'esthétisme absolu, loin de là, mais revendique une certaine conception du bon goût. Je me souviens il y a un an, de passage dans l'appart de mon boulet, avoir discuté déco quelques (trops longs) instants... et mon boulet - que j'appellerai Alfred pour les besoins de la cause ( j'aurai pu vous dire qu'il s'appelle Cédric, mais là ce serait pas cool du tout parce que ce serait son vrai prénom...) - Alfred-Cédric donc de me dire "Ah oué, j'adore le mobilier contemporain, comme ma table basse..." Alors, pour vous situer, ladite table basse en fer forgé cérusé vert et plateau en verre, est aussi contemporaine que peut l'être du mobilier conforama. En fait, je pense après réflexion que dans son esprit, est contemporain tout ce qui a  été réalisé après le style régence... A mon avis, il n'est même pas envisageable de lui suggérer que le mobilier de LeCorbusier est maintenant somme toute classique, ou encore de lui faire découvrir Starck et ses accolytes. Quant à lui montrer des photos du Guggenheim de Bilbao...  son cerveau n'est pas encore prêt, sauf à le tuer net (LA solution me direz vous ?).

Autre argument plaidant en sa défaveur artistique, son inconsistance musicale totale...  Confondre Cécilia Bartholy et Arielle Dombasle vous y croyez ? Non hein ? Et pourtant... Connaissant mes goûts musicaux et notamment pour la musique classique, Alfred me sortit un beau jour : "Houlà, j'ai acheté un CD hier à la FNOUC, c'est génial ! Faut absolument que je te fasse écouter !!". Je lui demandais "Heu... c'est quoi ?" et lui, avec son enthousiasme de gamin de 5 ans et arborant le sourire diforme dont il détient le secret, articulant son cou tordu entre ses épaules osseuses me répondit "Ben tu verras !". Le lendemain, il débarque à la Fac avec son balladeur CD et entre deux cours insiste pour me faire écouter la chose. Il me passe les écouteurs et lance sa piste favorite. Aussitôt mes tympans sont agréssés par une cohorte de vociférations aussi insoutenables les unes que les autres, auxquelles se mèlent des rythmes aux accents vaguement techno honteusement commerciaux... Je m'empare du lecteur et m'empresse de cliquer sur "suivant"... Le répis ne fut que de courte durée (en fait le silence entre 2 plages). Je parcourai le CD en sautant de plage en plage, n'écoutant à chaque fois que les toutes premières secondes du massacre perpétré par un bourreau sans coeur ni voix (quant à parler de talent... je n'ai pas cette effronterie). Mon boulet, qui ne m'avait pas quitté des yeux une seconde, et toujours ce même rictus grimaçant aux lèvres, me demande, le regard pétillant : "Alors ..?" espérant sûrement que j'abonde dans le sens de ce qu'il concevait comme l'aboutissemet suprême de ce dont le génie humain était capable. Ma réponse fut, je le crains, un brin cynique, voire ironique (le lecteur de ces lignes n'en sera qu'à moitié étonné) et je pus lire dans ses yeux, non sans délectation, la déception qu'éprouve un petit enfant lorsque son grand cousin plus âgé lui révèle par pure méchanceté que le père noël n'existe pas... 

 

Mais, comment se débarrasser d'un boulet ?

1/ Certains ont mis au point une technique simple à base de napalm concentré : imbibez le boulet puis proposez lui une clope... Très pratique en hiver, veillez à réaliser loin de tout espace boisé comprenant des conifères (risques d'incendies de forêts).

2/ La noyade. Toujours efficace. Compter 0,5 Kg de lest par Kg de poids de corps. Le point d'eau doit être assez profond (2 mètres au moins).

3/ le petit coup derrière la nuque... rapide, indolore. Un grand classique.

4/ le "je préfère-pas", communément adpotée par un ami radiologue. Consiste à décourager passivement l'adversaire par un refus systématique de toute rencontre. Présente l'inconvénient majeur de ne pas éviter les coups de téléphone inutilement rasoirs.

5/ Bob, tueur à gage réputé de la ville rose. Fait payer néanmoins assez cher ses prestations. Discrétion assurée.

6/ l'affrontement direct : lui dire frotalement ses 4 vérités... inconvénient : demande une certaine dose de courage et de cruauté.

 

Pour conclure, il est une question à laquelle je n'ai toujours pas de réponse : pouquoi s'accroche-t-il ? Que se passe-t-il dans la tête d'un boulet pour qu'il s'obstine à ce point à nous pourrir la vie avec la meilleure volonté du monde et le plus grand désintéressement ? J'avoue mon impuissance face à cette énigme insondable de l'esprit humain... Je ne me perdrai pas en conjonctures. A l'impossible nul n'est tenu !