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  • 3 mai 2008

    L'angoisse de la page blanche

     

    L'angoisse de la page blanche...

     

    J'avais déjà fait état dans ces lieux de l'angoisse existentielle du blogueur qui voit son bébé  désespérément stagner faute de nouveau billet, mais surtout faute d'inspiration créatrice pour alimenter mot après mot, ligne par ligne, les petits ruisseaux de phrases qui forment au final le grand fleuve que l'on livre clé en main à nos amis et nouveaux venus toujours les bienvenus. Contrairement à certains que j’admire, je n’ai pas ce ressort littéraire fantastique qui leur permet, en  appuyant sur un bouton quelque part dans leur cerveau, de dévaler à pleins doigts la pente de leur clavier et de pondre sine die des articles aussi brillants sur le fond que sur la forme que l’on prend plaisir à lire et à communiquer à ses proches. Ce n’est pas non plus mon métier me direz-vous, ce n’est pas mon activité principale, le noircissement frénétique de mon écran  à grands coups de sottises insipides n’étant pour moi qu’un loisir et accessoirement une thérapie contre mes maux du jours, car, oui, je le concède volontiers, ces pages sont aussi quelque part l’objet d’une discrète mais efficace catharsis menée depuis maintenant presque un an, par petites phrases interposées, flagrantes ou insignifiantes...

     

    Point de thérapie aujourd’hui.

     

    Je me rends compte avec stupeur que je n’ai rien posté depuis une semaine, et encore mon dernier billet ne restera pas dans les anales de ce que j’ai pu produire de meilleur, il s’en faut de beaucoup. Non pas que j’aie la volonté de rédiger des trésors littéraires, mais disons que je déteste la jachère. J’y préfère largement les vastes prairies verdoyantes qui donnent faussement l’impression d’être totalement sauvages alors qu’elles font en réalité l’objet d’un savant et méticuleux entretien.

     

    Angoisse de la page blanche donc…

     

    A vrai dire je n’ai pas grand-chose à vous raconter de bien palpitant que vous ne sachiez déjà pour l’essentiel. Depuis mon retour du Mexique mes journées ont recouvré un certain calme étant donné que je n’ai plus à me préoccuper d’obtenir un passeport en moins de 48 heures ouvrées, ni à obtenir des documents administratifs que personne ne veut délivrer parce que personne ne se reconnaît compétent pour les réaliser alors qu’il leur suffit simplement de cocher une case en haut à droite du formulaire qu’ils ont bien en vue sur leur bureau, et d’y apposer sagement une signature corroborée par un coup tampon gentiment asséné d’un mouvement vertical du poignet. D’autre part, les cours à la fac de droit sont terminés, lundi les étudiants vont passer sur le grill des épreuves orales avant que de s’adonner avec joie aux plaisirs des épreuves écrites préparées avec le sadisme habituel des chargés de TD qui n’ont pour seule ambition que de faire exploser les statistique du taux de suicide chez les jeunes de 18-21 ans, c’est bien connu, à grand renfort de sujets ubuesques dans lesquels chaque mot constitue une mine antipersonnel susceptible de les envoyer sinon ad patres du moins à la seconde session d’examen. Les cours à la FLD ne sont pas encore finis, mais cela ne saurait tarder ; encore quelques jours à tenir avant d’être libéré. Ce ne sera pas trop tôt ! Je commence à en avoir ma claque de faire cours cette année.

     

    Ha, si, je note une bonne nouvelle : mon boulet a cessé toute communication depuis maintenant un mois alors que je m’apprêtais à faire ma valise pour le Mexique. Il était en train de me raconter son palpitant week-end chez tante Jeanne dans le Périgord où il a passé son dimanche à lire la biographie de Lady-Di à l’ombre d’un parasol lorsque, hasard providentiel, mon téléphone m’avertit d’un petit « bip-bip » caractéristique, que la batterie allait rendre l’âme dans  un bref instant. Je prévenais mon interlocuteur de cet incident technique à venir et de ne pas s’offusquer de la rupture de communication intempestive qui allait immanquablement se produire car elle n’était pas de mon fait. Il reprit le cours de son récit comme si de rien n’était, ne me laissant pas placer une phrase et ce qui devait arriver arriva : mon téléphone rendit l’âme dans un silence réconfortant. Je n’ai même pas eu le temps de lui rappeler que je partais en vacances pour 15 jours, je ne sais même pas s’il se rappelait que je le lui avais dit, accaparé qu’il était par le récit de son séjour périgourdin et de ses RTT. Depuis, rien ! … l’espoir fait vivre… je savoure mon bonheur car je sais que cette trêve ne durera pas. A moins que l’un d’entre-vous ne s’en soit chargé ?

    Mystère mystère.

     

    Mais savez-vous quoi ?

    C’est très bien comme ça !

     

    Dédicace à M.

    1 commentaire:

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