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  • 4 décembre 2008

    L'Evangile du Monstre en Spaghettis Volant

     Le titre n'est pas de moi, mais il aurait tout à fait sortir tout droit de mon imagination débordante. Car vous n'êtes pas sans savoir, vous qui me lisez, ou toi lecteur d'un instant qui tombe sur ce blog parce que tu as entré « souberette en mal de sexe » dans ton moteur de recherche et que pour une raison que j'ignore tu t'es retrouvé ici (et rien que pour donner du grain à moudre à ces moteurs je vais lâcher quelques « bite, couille, nichons, chatte, baise » et un « grosse salope qui suce » et peut être même une « grosse chaudasse » ça vous fera les pieds et m'attirera des lecteurs !), vous savez, disais-je, qu'en ce domaine (celui de l'humour) mes neuronnes fusent à une vitesse qui ridiculise la lumière. Etant capable d'inventer une histoire à la con mettant en scène Gaston la Quiche Lorraine Mal Cuite et Pouppy le Poulpe Ménopausé, particulièrement friand de toutes les absurdités bien senties et décalées à souhait, vous comprendrez aisément mon émois lorsque je découvrais il y a un an environ le site de la Sainte Eglise du Monstre en Spaghettis Volant.

    Ce site merveilleux sur lequel j'avais dû pourrir une après midi de travail (que celui qui n'a jamais fauté me jette la première pierre) se voulait être une parodie de religion totalement délirante autour d'une divinité inédite : le Monstre en Spaghettis Volant. Il me semble qu'il y avait également une vague histoire d'huître anencéphale dont je ne me souviens plus le rôle.

    L'idée m'avait à l'époque séduit : parodier un peu toutes les religions en créant une nouvelle croyance totalement absurde – pas plus que celle des religsions « officielles » lanceront peut être certains esprits chagrin – selon laquelle le Monde aurait été créé par une antité révélée à la Sagesse des Hommes : le Monstre en Spaghettis Volant, qui, de son tentacule nouillesque, ferait la pluie et le beau temps sur ce bas monde.
    Je me souviens avoir beaucoup ri à l'époque devant mon écran d'ordinateur, peut être le contre-coup de mes lectures d'alors qui consistaient en des thèses de droit public guère distrayantes. Je vous laisse donc deviner ma joie lorsque, farfouillant dans les rayonnages de la bibliothèque d'une copine, je repérais un étrange bouquin argenté et qu'après l'avoir extirpé de sa niche, j'en lu le titre : « L'Evangile du Monstre en spaghettis volant ». Je ne pus résister plus de quelques jours avant que de m'en procurer un exemplaire, croyant passer un bon moment de fou-rire, ou de rire fou, tout est question d'interprétation.

    Sitôt rentré chez moi, j'ouvrais le bouquin à la première page et me lançais dans une lecture que j'espérais savoureuse.

    Hé bien, hé bien... j'avoue m'être forcé à aller au bout du bouquin, tant je déteste laisser une lecture en plan (le premier et dernier en date est « Le bruit le la fureur » de Faulkner... c'était il y a plus de dix ans) car je suis déçu déçu déçu... Voui !

    Pourquoi, me demanderez-vous...? Cela ne tient peut-être qu'à moi, mais l'absurde ne supporte pas la demi-mesure. Lorsque l'on se lance dans une vanne absurde, il faut jouer le jeu jusqu'au bout, avec tous les ingrédients qui sayent à la discipline, soit que l'on construise un raisonnement ad absurdo de toutes pièces, soit que l'on raisonne ad absurdo à partir d'éléments tangibles. C'est comme tout ce qui est kitscherie : cela n'a de sens que si l'on se donne les moyens de la démesure. A défaut, autant s'abstenir.
     
    L'ouvrage, je l'ai déjà exposé, propose une nouvelle doctrine éhontément farfelue, le Pastafarisme, fondée sur la croyance en un Monstre en spaghettis volant, alternative à Zeus, Dieu, Allah, et autre Être Suprème dont l'existence n'a à ce jour pas été rigoureusement démontrée. Car c'est là le point de départ de la réflexion de l'auteur : puisque toutes les religions reposent sur la croyance en un Dieu dont l'existence est indémontrable, pourquoi alors ne pas croire en un Monstre en spaghettis volant ? Certes, c'est assez séduisant, et avec un peu d'imagination et une bonne dose de folie, le résultat final promettait d'être excellemment gratiné. Nous dirons plutôt que le gratin est passablement fadasse, voire trop cuit.
     
    En effet, l'auteur s'attaque à du très lourd en voulant jouer avec les religions en employant leur propres armes : le recours à l'acte de foi et la négation de la démarche scientifique. Si encore Bobby (c'est le prénom de l'auteur) y mettait un peu du sien, l'ensemble aurait pu être digeste. Mais l'éccueil est de vouloir démontrer l'indémontrable en restant sur le registre du scientifique, comme si les religions l'étaient ! Aussi le lecteur est abreuvé de pseudo-démonstrations bancales (c'est voulu) mais qui ne font qu'à peine sourire, voire pire, ne soulèvent même pas d'engouement intellectuel. Et pourtant un tel sujet ouvre une matière quasi infinie. Je me référe souvent à un chef d'oeuvre de faux bouquin : le célébrissime « La Molvanie » édité chez Jetlag. Les auteurs ont réussi le pari de créer un faux pays, doté d'une vrai fausse culture, d'une histoire, d'un contexte, d'un folklore. Si tout y est lancé à la louche, on ri à gorge déployée plusieurs fois par page, de bout en bout. Or, rien de tout cela dans cet Evangile. En réalité, les pages les plus drôles (tout est ici relatif...) sont à la fin du bouquin : il s'agit de deux pages sur lesquelles sont résumées les croyances de cette nouvelle Eglise. Ce qui me pousse à croire que si le sketch est drôle condensé en une feuille A4, il l'est nettement moins délors que l'on cherche à le développer, parce que le gag se dilue et l'effet comique se perd. Comme quoi, les meilleures sont parfois les plus courtes.

    Vous l'aurez compris, je ne vous conseille pas ce livre que je n'ai pas aimé... Malheur pour moi, j'avais pris le soin d'en acheter deux, l'autre étant pour offrir. Si quelqu'un le veut, je le lui donne de bonne grace. Ce n'est pas le genre de cadeau que je tiens à faire à mes amis qui méritent mieux que ça...
     
    Cause double emploi
    Donne "Evangile du Monstre en Spaghettis Volant"
    Etat neuf
     
     

    5 commentaires:

    1. L\'idée semblait pourtant intéressante au départ ... Je me contenterais bien du lien du site si tu l\'as toujours?

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    2. chimiste-méchant4 décembre 2008 à 12:36

      Je pense que le propos de ce livre et de cette idée n\'était pas forcément la gaudriole pure, mais plutôt démontrer l\'ineptie des thèses pseudo-scientifiques des tenants de l\' "intelligent design", ceci afin d\'éviter qu\'on ne farcisse la tête des petits américains avec des histoires à dormir debout du genre Dieu créa le monde en 6 jours et prit son repos syndical le 7°.d\'où les tournure sans doute peu divertissantes, mais qui tentent - je l\'imagine et peut-être me trompè-je - de parodier les argumentaires fallacieux des enreligionnés fanatiques. Non ?

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    3. Dis donc méchant chimiste, t\'as quelque chose contre les petits américains ? :-)Ceci étant dit, mon cher Parrain, ce qui fut un mauvais livre devrait pouvoir également devenir sous ta plume gargantuesque et un petit peu la mienne, une murder party des plus déplacées... je sais que tu as une thèse à finir et moi un basement à peindre, mais si l\'idée te tente à un moment, garde toi ça derrière une oreille, je suis on ne peut plus preneur !!

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    4. @ Méchant Chimiste : certes c\'est bien l\'idée. Mais peut être manque-t-il une qualité essentielle à l\'auteur, que j\'appellerai le talent... @ Kingluther : pas de soucis !

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    5. Pas envie d\'être sérieuse ce soir. Semaine de merde. Tu parles du Monstre en spaguettis volant, moi je ne peux que t\'offir des raviolis.... Biiiiiiiiiiiisous à toi http://www.youtube.com/watch?v=-II0iJUFkVA

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