29 février 2008

Tempus fugit...

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Houlalala que ça passe vite une semaine !

 On se réveille le lundi et hop nous voici déjà propulsé au vendredi soir ! C'est terrifiant... Sûrement la contrepartie d'un agenda littéralement over-booké qui ne me laisse que mes soirées pour souffler un peu. Je ne m'en plains pas, je déteste sentir la pesanteur des minutes et le poids des heures qui ne passent pas, de celles qui semblent s'éterniser à loisir en particulier lorsque l'on est désœuvré Vous avez sûrement connu ces instants maudits où, reclus chez vous pour une raison x ou y, vous êtes contraints d'attendre inlassablement en n'ayant rien à faire de bien palpitant pour vous occuper :

- le chat refuse catégoriquement toute coopération féline et se terre sous le lit toute griffes dehors prêt à vous lacérer la main si vous vous obstinez à vouloir l'attraper,

 - tous vos amis sont au taff et aucun n'est disposé à vous répondre au téléphone ou par MSN,

 - la télévision distille des niaiseries d'une médiocrité ahurissante,

 - vous n'avez aucun DVD à vous mettre sous la dent ou votre lecteur s'est suicidé la veille au soir après de bons et loyaux services,

 - vous avez une tonne de linge à repasser/laver/étendre/ranger - une montagne de vaisselle à faire/essuyer/ranger dans la cuisine ;

- des mètres-cube de poussière amoncelée sur/sous/entre vos meubles et forme un tapis douillet qui transforme votre carrelage en moquette engoras, mais sincèrement c'est le cadet de vos soucis même si vous n'avez plus rien à vous mettre pour le lendemain / plus une seule assiette propre, et l'idée même d'entreprendre une quelconque tache ménagère vous provoque des migraines apocalyptiques ainsi que des sueurs dignes de la canicule de 2003,

 - hors de question de mettre le nez dehors parce qu'il fait un temps de chien à ne pas mettre un rhinocéros laineux dehors,

 - etc... liste non exhaustive.

 Bref, vous vous faites chier comme un rat mort et ne rêvez que d'une chose : que la pendule engloutisse d'un coup d'aiguilles magiques les x minutes/heures qui vous séparent de l'instant béni de la délivrance. 

Bon, j'avoue, j'ai depuis quelques temps trouvé un exutoire absolument formidable pour tuer le temps. Il s'agit de petites choses insignifiantes de premier abord mais qui, telles des éponges super-absorbantes, ont une faculté extra-ordinaire à engloutir vos minutes / heures / demi-journées / journées / semaines / mois / années / décennies... ad lib. 

Je veux parler des chronophages

 Mais cékoidonc un "chronophage" ? 

 Alors pour ceux qui n'ont pas fait Grec 1ère langue : 
 - Chronos : mythologie grecque, Chronos (en grec ancien Χρόνος / Khrónos) est un dieu primordial personnifiant le temps. Il apparaît essentiellement dans les traditions orphiques, et est confondu avec Chronos le roi des Titans dans les traditions tardives. C'est un être immatériel, apparu à la création du monde. 
Il est représenté sous les traits d'un serpent à trois têtes (une d'homme, une de lion et une de taureau) enlacé avec son épouse Ananké (déesse de la Nécessité, de la Fatalité) autour du monde-œuf. Ils sont censés entraîner le monde céleste dans sa rotation éternelle. Selon la cosmogonie orphique, ils seraient les géniteurs de Chaos et Éther. Dans la culture contemporaine, il est surtout connu pour être représenté sous les traits d'un vieil homme à longue barbe, vêtu d'une toge et tenant une faux, souvent aussi un sablier. En anglais, il est souvent surnommé sous cette forme Father Time ("Père Temps"). 
 - Phage : élément tiré d'une forme verbale grecque servant d'aoriste à ἑσθίω «je mange» et entrant dans la construction de termes savants appartenant au vocabulaire de la zoologie (entomologie surtout), de la biologie et de la médecine 
-phage est parfois en concurrence avec l'élém. -vore issu du lat. (carpophage/frugivore ; entomophage/insectivore; larviphage/larvivore) ou plus rarement avec -trophe (monophage/monotrophe; oligophage/sténotrophe).

 J'en ai laissé quelques traces sur ce blog dans deux sections dédiées et vous avoue que leur pouvoir de nuisance peut s'avérer tout à fait spectaculaire !

Bruno en a également fait les frais, je l'avais pourtant prévenu. Timmy qui s'ennuie en raison d'une jambe immobilisée va expérimenter la chose, mais il l'a cherché aussi ! 

 En quoi cela consiste-t-il exactement ? 

Ho en trois fois rien : contrer des invasions d'aliens à l'aide de tours de garde équipées de laser dévastateurs, résoudre des énigmes où il n'y a rien à gagner, carboniser les passants en se transformant en torche vivante, guider un petit triangle bleu dans un dédale de galeries en contrôlant la gravité... Rien de bien palpitant a priori me direz-vous. 

 Certes, certes... et l'esprit naïf vous cliquez sur l'un des liens, et insidieusement le piège se referme sur vous : vous êtes désormais condamné à passer une partie précieuse de votre journée le nez rivé sur l'écran à casser de l'envahisseur, à carboniser du quidam, à vous torturer les méninges des heures durant pour résoudre une énigme à deux balles... 

 Vous ne me croyez pas ? 
 Osez seulement essayer puis on en reparle !

22 février 2008

Digressions printanières.

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Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelques jours, ça sent le printemps. Les arbres dardent de petits boutons verts gorgés de sève prets à éclater au premier rayon du soleil, des odeurs doucereuses aguichent les narines les plus récalcitrantes. Les mimosas se sont parés d'or, exhalant des fragrances ennivrantes, de minuscules fleurs blanches maculent des arbres à l'écorce noire comme la mort et distilent de suaves senteurs qui tournent les sens... J'aime tout particulièrement cette période de l'année où peu à peu la nature renait du sommeil dans lequel le froid de l'hiver l'avait plongée. Bientôt le mois de mars et le véritable printemps qui se déploira tout en chlorophylle jusqu'à ce que Juin nous apporte l'été, ses senteurs fauves, ses lumières d'une beauté indicible aux extrémités du jour, que ce soit le faste d'un lever de soleil sur la campagne ou le porpre du couchant sur la brique qui embrase la ville. Et les nuits... Pour l'instant, tout n'est qu'en gestation, Dame Nature porte en elle un potentiel d'émerveillement à nul autre pareil. Véritablement commencent en ces jours les premières manifestations de ma saison préférée. Se balader en ville en ce moment est un ravissement.

Cela me fait penser à ces photos spectaculaires du Japon et de ses cerisiers en fleurs qui innondent le ciel de flocons légèrement rosés.  Ou encore ces dessins d'une stupéfiante simplicité et pourtant d'une invraisemblable complexité de réalisation qui demandent des années d'entraintement à l'artiste.

 


 

Une émission que j'aime particlulièrement est Tracks sur Arte. L'émission de l'art et de la culture un peu à contrecourant et underground qui montre la vraie vie artistique telle qu'elle se vit en Europe. Musique, expo peinture, photo, performances, architecture, tout y passe, sur un ton léger, vif et sérieux, servi par la douce voix  de Rebecca Manzoni (que l'on retrouve aussi sur France Inter.. quand la qualité s'exporte, je suis preneur !). La semaine dernière j'y ai croisé une artiste jusqu'alors inconnue de moi, Roisin Murphy dont vous entendez un extrait de son dernier album sur le lecteur WMP de ce blog.  


L'émission présentait la belle sur scène lors d'un de ses derniers concerts quelque part en Europe, dégageant une vrai énergie à laquelle le public paraissait tout à fait réceptif. Après les six albums de Moloko, Roisin vient de sortir son deuxième disque solo « Overpowered », un hommage appuyé à la vie nocturne dans les clubs. Overpowered est à mon avis de loin le meilleur morceau de l'album que je n'ai pas encore pris le temps d'écouter attentivement. J'ai tout de suite accroché au son très "electro-club" un peu saturé qui tourne en boucle sur son déhanchement très cadré finalement. Et puis ma fois tout ça balance pas mal du tout, sans agressivité, c'est soigné, propre, la voix est agréable sans prétention ni vouloir en faire des tonnes... Berf, de la bombe atomique, en toute simplicité. C'est bien simple, j'ai écouté ça en boucle toute la soirée. C'est au moins aussi puissant que "Breathe" de TelepopMusic que je vous passais tantôt sur ce même blog. Hé non ! Il n'y a pas que Bach et Messiaen dans la vie, ce serait bien con de s'en priver...

21 Février, déjà ! Dans quelques semaine je m'envole pour de lointains horizons... si loin si proche ! Et dire que ce projet est en préparation depuis... novembre ! Et dans quelques semaine ce sera réalité... j'avoue avoir du mal à le réaliser encore mais mon emploi du temps ne me laisse guère le temps d'y réfléchir. Ca va me faire drôle de faire TD le mardi puis de prendre la poudre d'escampette le lendemain matin pour filer à 7000 Km de là ! Mais quelle exitation aussi... arf... D'ici là, j'ai un milliard de choses à faire, à prévoir, à anticiper, à décider, à vivre... Je ne sais plus me projeter dans l'avenir au delà de quelques jours. Je ne sais plus, ni ne veux plus : je préfère profiter du présent, il est tellement riche.

Vous aurez certainement noté le caractère quelque peu décousu de ce billet... oué, je sais, c'est pas bien, ma maman m'a toujours dit de ne pas le faire. Mais je suis un vilain garçon qui n'obéit pas toujours que voulez-vous !

19 février 2008

Quoi d'neuf ?

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Hé bien hé bien.... pas un mot depuis le 11 Février dernier... ce blog va bientôt tomber en jachère si cela continue !

Quoi vous dire ? Que j'ai été terrassé par un vilain virus qui m'a cloué au lit pendant presque trois jours avec d'effroyables maux de têtes doublés de courbatures assez peu aimables qui me donnaient l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur. M'enfin... à force d'aspirine et de vitamines, me voici à peu pris remis sur pieds même si ce n'est pas encore tout à fait ça. Je rentre de Lourdes, le miracle n'as pas eu lieu ! Tant pis.

 

Pas très locace ce soir... fatigué. Quelques relents de fièvre qui m'ennuient.

 

Je me rattrapperai.

De toute façons, je fais ce que je veux !

 

Ha si : "X" de clamp ça déchire, et "Naruto" c'est vachement bien...

12 février 2008

Le petit hérisson avec les épines à l'intérieur

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Attention, ce soir, je fais ma séance de psychothérapie en direct... Les vertus cathartiques de l'écriture...

 

Un petit hérisson avec les épines à l'intérieur...

 

L'image est pour le moins cocasse ! Imaginez un peu un hérisson qui se met en boule et hop, retourne ses propres armes contre lui-même... s'auto-perfore et se provoque d'atroces souffrances. 

Ridicule n'est-ce pas ?

 

Ce serai encore plus ridicule si ce petit hérisson avait la fâcheuse tendance de se complaire dans cet état là...

Totalement grotesque hein ?

 

Et pourtant, ce petit hérisson avec les épines à l'intérieur... c'est moi.

 

C'est comme ça que m'a baptisé un ami après une longue discussion à batons rompus comme j'en ai rarement eu, durant laquelle j'ai, chose rare, dit ce que j'avais vraiment à dire, histoire de régler leur compte à certains démons intérieurs qui refont surface périodiquement. Une assez longue explication bienfaisante de vidage de sac pour comprendre, faire le point et m'apercevoir que finalement, il n'y avait pas lieu de se prendre la tête, que ma réaction était nulle en fin de compte ... Bah oui... y'avait vraiment pas de quoi. Rien de très grave, mais je suis comme ça, incorrigible, même si je me soigne.

 

Je ne sais pas pourquoi je retombe toujours sur les mêmes travers, car depuis hier le petit hérisson avec des épines à l'intérieur est de nouveau de sortie. Peut être les rayons du soleil dont nous a gratifié le week-end l'ont ils incité à pointer le bout de son nez alors qu'il sommeillait depuis plusieurs semaines et que je ne lui avais rien demandé. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, à tous points de vue (enfin à quelques détails près mais dont je m'accomode) : après une semaine bien remplie, j'ai passé un très bon week-end (c'est surtout le end qui est important ici, vu que mon week-end a effectivement commencé samedi à 19h), revu des gens sympa qui m'ont fait rire, eu un dimanche agréable en bonne compagnie, bref rien qui ne cède le pas à la critique. 

 

Et pourtant ...

 

Et pourtant quelque chose en moi, un je ne sais quoi (est-ce si sûr ?) me procure un spleen indicible dès que mon cerveau n'est plus accaparé par le travail. Trop sensible, trop ceci, pas assez celà... écroché vif diront certains. Oui, il y a sûrement de cela... n'ayons pas honte, il n'y a aucune raison.

 

Petit herisson ... Mon cul ! J'ai terrassé des hydres autrement plus tenaces, c'est pas un petit animal insectivore à-la-con dont le passe-temps favori est de jouer à la roulette russe avec les automobiles sur nos routes départementales qui va dicter sa loi. Bon, pour l'instant c'est lui qui mène le jeu, un set à zero...

Sûrement je réfléchis trop, me pose trop de questions qui n'ont pas lieu d'être... Je me pose des questions, des tas de questions, sur les autres, sur moi, sur ceux qui me sont chers... Si seulement je pouvais débrancher tout ça, et profiter simplement, prendre les choses comme elles viennent, les unes après les autres. Car finalement, tout ça ne sert à rien. Mais les peurs et les angoisses sont tenaces ; j'ai encore du boulot, bien que je mesure le chemin parcouru depuis... depuis quelques temps.

 

Et faire du tri, du ménage... ces mots sont en vogue dans mon vocabulaire en ce moment. Se séparer du superflue, se recentrer sur l'essentiel, établir ses priorités, remettre son instinct en marche et garder le cerveau en action... à bon escient. Apprendre à me lacher davantage, à mordre la vie à pleines dents, et avancer encore.

 

Un jour quelqu'un m'a dit "on voit que tu es le genre de personne qui obtient ce qu'elle veut". Oui, sûrement...

Je m'égare de mon propos. Nous en reparlerons une fois prochaine, peut être.

 

Je termine ce billet accouché aux forceps (ça doit faire deux heures et des poussières que je suis dessus : je l'ai commencé en regardant Philadelphia sur M6 et l'achève en compagnie de Uggly Betty sur TF1). Je m'interroge sur l'intérêt de le publier, car après tout mes états d'âme n'intéressent personne et d'autre part le petit hérisson semble avoir eu peur de prendre un coup de pioche sur le coin du bec (oui, je sais : les hérissons n'ont pas de bec... vous vous ferez expliquer). En tous les cas, il semble avoir regagné son terrier.

 

Dors petit hérisson, dors. 

 

Je vous dois combien ?

10 février 2008

Un dimanche

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Soleil

Douceur

Un drame... il n'y a plus de café                                  

Coconing

Un appel

Un message

Musique

Errer

Prendre son temps                             

Le jour nous appartient 

 

Pensée du dimanche soir :

"Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls,

et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent quà fuir cette solidude."

Guy de Maupassant

8 février 2008

Le mot du jour

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CHOISIR

 

Un verbe terrible.

 

Parceque parfois il faut... pour de multiples raisons.

 

Je n'ai jamais su choisir. Et pourtant... c'est un exercice quotidien.

 

Aujourd'hui peut être plus qu'hier.

  * * *


 Prendre quelqu'un ou quelque chose de préférence à un(e) autre en raison de ses qualités, de ses mérites, ou de l'estime qu'on en a.


Ce moment est bien choisi

(Michelet, Journal, 1849, p. 24).

 

Lantier déclara (...) en choisissant les termes

(Zola, L'Assommoir, 1877, p. 600)


 

 En partic. Élire, prédestiner quelqu'un à Son service, remplir une fonction qui correspond à Ses vues.


"Notre-Seigneur avait besoin d'un témoin, et j'ai été choisi, faute de mieux sans doute, ainsi qu'on appelle un passant"

(Bernanos, Journal d'un curé de campagne, 1936, p. 1168)


 Se décider, se déterminer entre deux ou plusieurs choses; opter pour un parti, pour une solution.

 


* * *

 

Ne pas choisir, c’est encore choisir.

Jean-Paul Sartre

 

* * *

 

La seule liberté que nous concède la vie, c’est de choisir nos remords.

Jean Rostand

 

* * *

 

Devine si tu peux ; et choisis, si tu l’oses.

Pierre Corneille

 

* * *

  

Choisir, c’est se priver du reste.

André Gide

 

* * *

 

 

Demeure seul, ou alors, si tu choisis l’amitié, accepte l’ami tel qu’il est.

Bachâr Ibn Burd

 

* * *

 


Le seul mauvais choix est l'absence de choix

Amélie Nothomb

 

* * *

 


L'homme est incapable de choix et il agit toujours cédant à la tentation la plus forte

André Gide

 

* * *

 


La nécessité nous débarasse de l'embaras du choix

Vauvenargues

 

* * *

 


Toute la vie est une affaire de choix.

Cela commence par "la tétine ou le téton ?"

Et cela s'achève par "Le chêne ou le sapin ?"

Pierre Desproges

 

* * *

 


Les maux qui dévorent les hommes sont le fruit de leurs choix.

Et ces malheureux cherchent loin d'eux les biens dont ils portent la source.

Pythagore

 

* * *

 


N'écoute que toi même.

Franz Hellens

 

* * *

 


A quoi bon vouloir devenir quelqu'un d'autre ?

Si nous sommes devenus nous-mêmes, c'est que les choix n'étaient pas si mauvais.

Tonio Benacquista

 

* * *


 

 

Mise à jour le 8 février à 10:25

 

 

 

 

4 février 2008

Week end

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Un week end tranquille comme je les aime, ça fait un bien terrible après une semaine rudoyante pour les nerfs (je ne vous la raconterai donc pas, elle a déjà été oubliée).
 
Samedi matin fut l'occasion d'une traque impitoyable contre la poussière qui se fait régulièrement une joie de s'accumuler sous le moindre centimètre carré de meuble en de petits nuages duveteux voletant au gré des courants d'air. Un grand coup d'aspirateur aura eu raison de ces envahisseurs disgracieux. Ensuite, séance élagage chez le coiffeur afin de défricher l'épaisse tignasse qui me faisait office de chevelure puis direction la salle de sport où j'ai une fois encore appliqué studieusement la fameuse théorie savamment mise au point par mes soins, celle dite de la douleur maximale qui se traduit pas la maxime suivante :
 
"Plus ça fait mal, ben... plus ça fait mal".
 
On dirait du Shadock ; ils ne l'auraient sûrement pas reniée.
L'idée : très simple. Vous avez mal partout ? Ben c'est qu'on peut aller encore plus loin. Maso moi ? Oui, sûrement. Et fou aussi. Mais ça, vous vous en doutiez déjà un peu. Non ?
Les jambes encore tuméfiées par une séance de squat rondement menée, je me dirige vers St Jérôme pour la messe de 18h15. Hop hop hop, on enchaîne les chants et les répons dans les tonalités les plus exotiques, passant allègrement d'à peu près fa majeur à environ sol mineur d'une phrase à l'autre... enfin, bref, 19h20 et me voici à Monop' pour faire quelques courses d'extrême urgence et remplir mon frigo à l’aide de quelques victuailles élémentaires pour tenir quelques jours encore. Moutarde, chutney, pâte de curry et wazaby ne nourrissent pas un homme… Alors un Tambour Major vous pensez !
Entre temps, un coup de fil de Laurent qui me propose une virée dans les bas-fonds de la nuit Toulousaine... Synchronisation des montres ! Rendez-vous pris à 23 heures...  De retour à la maison, je me pose un peu, échange quelques mots sur MSN avec Juju, réconforte Franky qui vient de rompre, fais un bisou à Orléans, et avale une plâtrée de légumes qui tenaient compagnie à une pièce de boeuf fondante à souhait. Un café, et zou, je file en ville rejoindre mon acolyte. Au programme : bars parallèles. Ce n’est pas encore une discipline olympique, mais on y travaille.
2H du matin, halte kébab rue de la colombette histoire de remettre l'estomac d'aplomb et de reprendre quelques forces avant l'étape suivante qui sera aussi la dernière de la nuit. C'est étrange comme tout d'un coup la rotation de la terre paraît évidente...
 
Quelques litres de bière plus tard, nous regagnons nos pénates pour une courte nuit de sommeil à une heure où les premièrs lève-tôt dessinent sur les façades des immeubles des grilles de mots-croisés géants que les rayons du soleil résoudront d’un coup lumineux de gomme .
 
Ce matin, réveil à 11heures. J'ai l'impression d'avoir une barre à mine enfichée dans le crâne. Putain... je ne pensais pas avoir bu autant. Et pourtant... ! Ce doit être les mélanges d'un peu tout qui ne m'ont pas réussi. J'avale mes vitamines, une douche et hop direction chez Bapz où Laurent m'attend pour un brunch so british.
Ma première tasse de café de la journée (… un moment inoubliable…), jus de fruit, scone tout frais, œufs brouillés, french fries, salade, fruits émincés… C’est vraiment bon. Le cadre est très cosy, l’ambiance conviviale et chaleureuse. « Un dessert ? » demande d’un air faussement naïf la serveuse ; je jette mon dévolu sur une orgasmique tarte tiède au chocolat, arrosée d’un second café bienfaisant, tandis que Laurent esquisse sur sa serviette en papier les schémas de la dernière ponction hépatique réalisée l'avant-veille.
Il est 14h25. Nous nous dirigeons vers le Capitole. Laurent se décide à entreprendre une séance de sport et je l’abandonne à son destin, m’apprêtant à affronter le mien : cet après midi j’avais rendez-vous avec « La Dame de Pique » de Tchaikovski d’après la nouvelle de Pouchkine.
 
                 
 
 
 
Il est 15h lorsque l’épais rideau rouge se lève et dévoile un décors de faïence blanche noyé par une lumière blafarde qui donne à la scène des airs d’hôpital.

 
Premier entracte. Je sors me rafraîchir un peu et décide de m’installer pour quelques minutes au Bibent où je me paie le luxe d’un cappucino à 3.90€… oué, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Mais la somptuosité des lieux l’emporte sur le rapt éhonté que constituent les prix pratiqués par l’établissement. On ne se rend pas impunément dans l’un des plus beau cafés d’Europe ! 16H30, la cloche retentit, le second acte commence. Si les chanteurs sont réellement excellents, la mise en scène en revanche laisse perplexe. On ne sort pas de ces lumières de mort et de ces décors de buanderie… ou d’hôpital psychiatrique, si l’on retient l’idée conductrice de la folie suicidaire.
 
 
 
Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris pourquoi une des scènes supposée se dérouler en extérieur au bord d’un fleuve, nous est ici présentée dans une gigantesque salle de douches publiques… Bref… Le troisième acte s’écoule, tout en douleur et en plaintes, et finit… mal, forcément. La folie du jeu aura eu raison de Hermann, la dame de pique triomphe d’outre-tombe. 18h45, le rideau tombe pour la dernière fois ce soir. On applaudit, on s’emmitoufle, on se bouscule…
 
Tiens, si je passais voir le Pascal à la salle de sport ? Allez, hop, un ptit coucou, on prend des nouvelles, « on reste en contact ».
 
A califourchon sur mon vélo dont l’état du pédalier me préoccupe depuis plusieurs mois déjà, je pourfends la nuit naissante.
 
Il est 23h52… je mets un point final à ce billet. Demain, les TD reprennent. Je suis fin prêt. J’ai décidé d’être imbuvable… ça va chier.
 
Vivement le week-en prochain…