31 mars 2008

Dénouement

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Bien chers lecteurs et amis qui me faites l'honneur de lire ce ramassis de billevesées oisives et  vaseuses,
l'heure est grave...
car j'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer.


Oui, je sens déjà monter en vous les larmes chaudes d'une émotion troublante qui envahit vos  sens, une de celles que l'on ressent à la perte d'un parent proche ou de son meilleur ami, une  de celles qui vous fait chavirer pendant quelques instants vers des horizons abrupts où les lois  de la rationalité n'ont plus guère cours, de celles qui manquent de peu à vous faire irrémédiablement basculer dans la plus noire des folies et en ont poussé plus d'un à s'arracher les yeux, à se bouffer la jambe, voire pire... écouter l'intégrale de Francis Lalanne.

Mais non,  non, NON, toi, lectorat adoré, garde ta dignité et ton calme, je t'en conjure...

Pour ménager davantage le suspens, accordez moi le temps de vous narrer plus en détails ce qu'il m'est arrivé ces derniers temps.

Tout remonte à septembre dernier. Des amis communs, une sortie en boite au bout de la nuit, des présentations avec un certain Laurent, une amitié naissante qui allait peu à peu grandir même si à l'époque je n'en savais rien, des "au revoir", "avec plaisir", "à bientôt", "on s'appelle"...

Quelques semaines plus tard Une rupture douloureuse qui me fait recroiser son chemin par le besoin d'exorciser ma douleur. Puis une nouvelle soirée qui sera suivie de beaucoup d'autres, des discussions... une proposition de vacances communes, j'ai dit oui sur-le-champ.

Bref, depuis début janvier j'ai en ma possession un billet aller-retour pour le Mexique et assister en VIP au Festival Français d'Acapulco qui a lieu cette semaine. Pourquoi VIP ? Tout simplement parce que Laurent, avec qui je suis censé m'exiler, est ni plus ni moins qu'un ami des directeurs dudit Festival et que nous logeons chez eux...

Et qui dit voyage à l'autre bout du monde dit nécessairement... passeport.

Voici presque une semaine, je me suis inquiété de mon passeport.
Celui-ci avait ses habitudes (me semble-t-il) sur une des étagères de ma bibliothèque, entre un vieil appareil photo et des chéquiers usagés.

Mercredi dernier donc, avant de partir au boulot, je regarde furtivement sur l'étagère afin de m'assurer qu'il est bien toujours là à m'attendre sagement. Ô stupeur... l'étagère comporte bien tout le petit bordel habituel, mais rien qui ressemble de près ou de loin à un passeport en cours de validité. Un coup d'œil rapide sur mon bureau très très bien rangé laissé à l'abandon, je remue un livre ou deux, regarde sous quelques piles de documents... rien. Etant donné que je suis déjà en retard, je remets mes investigations à plus tard et prend le chemin du bureau, prenant soin au passage d'alerter mes parents et de leur demander de regarder chez eux également. "Le premier qui le trouve prévient l'autre" me dit ma mère.

De retour le soir, après plusieurs heures à avoir méticuleusement inspecté chaque cm² de mon  bureau, vidé chaque étagère une à une, bouquin après bouquin, l'angoisse monte d'un cran : RIEN ! Chez mes parents, la chasse n'a pas été meilleure... et ma mère (jeminquiètedoncjesuis.com) commence à se faire un sang d'encre.

Pour me moquer et décompresser un tout petit peu, j'appelle Laurent et lui lance :

"Salut, j'ai une bonne nouvelle : je trouve plus mon passeport !".

Après quelques secondes de silence étourdi il me répond :

 "Bien !"... visiblement déstabilisé par l'info.

Le lendemain, jeudi, je demande à Christophe - qui, outre la profonde amitié que je lui voue ainsi qu'à son amie Madeline, a le bon goût de pratiquer entre autres exoticités, l'art de la radiesthésie à ses heures - de me donner un coup de main avec son pendule... sans succès.

Selon lui :
1/ Le passeport n'est pas dans l'appartement
2/ il n'est pas perdu mais égaré
3/ on peut le retrouver.
Moué... rassurant mais pas satisfaisant. Quand je vous parlais de moyens d'investigation de haute technicité, je ne vous mentais pas !!

De son coté, ma mère - transformée pour le coup en enquêteur hyper spécialisé que même chez NCIS ils n'en ont pas - passait la maison et ma chambre au microscope à balayage électronique, infrarouges, détecteurs de rayons gamma, spectrométrie artificielle, bref tout ce qui peut débusquer un passeport dans un rayon de 25 Km à la ronde avec une précision d'un quart de nanomètre. Bredouille. Ayant un peu voyagé par-ci par-là en début d'année, je prends même le soin de recontacter les divers hôtels dans lesquels j'ai séjourné, okazou ... Ils ne m'apporteront aucune réponse.

Nous sommes jeudi 27 mars, il est 17h45... je suis supposé décoller mercredi 2 avril à 7h du matin pour le Mexique et je n'ai pas de passeport.

L'angoisse totale.

Ayant prévenu mes secrétaires le matin, Valérie m'appelle et je lui raconte mes déboires. Elle me dit qu'il existe une procédure particulière pour obtenir un passeport dit "de secours". Aussitôt dit, me voici sur le Net : effectivement cette procédure existe. Elle nécessite d'effectuer une déclaration de perte ou de vol de passeport puis de faire une demande spéciale à la Préfecture qui me délivre le sésame sous 48h.

Il est 18h15, je file au Commissariat de l'Embouchure, situé à deux pas de chez moi, m'attendant à y passer une bonne partie de ma soirée. De toute façon, je n'avais pas le choix.

Chance ! 20 minutes plus tard c'est à mon tour.

La fliquette qui me reçoit me demande de quoi il  s'agit et je lui expose ma situation : j'ai perdu mon passeport et dois être à Acapulco dans 5 jours. Elle écarquille des yeux, au bord de l'évanouissement visiblement émue par le tragique de la situation, reléguant les femmes battues au rang des vulgaire tapages nocturnes. Je m'entends néanmoins répondre : "Ha oui, mais nous on prend pas les déclarations de perte, on ne prend que les déclarations de vol... il vous faut aller à la Mairie pour ça".

Je m'y attendais... Cette phrase terrible qui annonce bien des difficultés insurmontables : "Nan c'est pas moi, c'est l'autre..." Évidemment, à presque 19h les mairies sont fermées depuis longtemps... Sachant néanmoins que la réalisation d'un nouveau  passeport - fut il de secours - nécessitait un certain nombre de documents dont des photos d'identité, je me rendais au photomaton le plus proche pour me faire tirer le portrait.

De retour à la maison, je répertoriais tous les papiers nécessaires, le rangeais soigneusement  dans une pochette, me préparant à la folle journée qu'allait être mon vendredi. 

Au programme : aller à la Fac faire mes photocopies et imprimer mes billets d'avions à titre de justificatif de l'urgence, aller à la mairie pour procéder à la déclaration de perte et obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance, acheter un timbre fiscal à 30 €, puis me rendre à la préfecture avant que le guichet ne ferme (13h) pour constituer mon dossier. 
Après avoir souhaité une bonne nuit à mes contacts MSN, je me couchais pétri d'inquiétude.

Vendredi matin 6h, réveil ! J'engloutis un petit-déjeûner, embarque ma paperasse et fonce à la Fac.

7h57 : Arrivé sur place, je me rends compte que j'ai bien entendu pris le mauvais trousseau de clés... retour à la case départ, rentre à la maison. 

20 minutes plus tard, le photocopieur photocopie et l'imprimante imprime à tout-va.

8h30 : je suis à la mairie. Ma mission : obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance  (heureusement que je suis né à Toulouse !!) et procéder à ma déclaration de perte. Si l'obtention de la copie intégrale n'a soulevé aucune difficulté, la déclaration de perte fut une 
autre paire de manches.
"Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut  aller au Commissariat.


- Mais j'en viens du Commissariat ! Ils m'ont soutenu que c'est à la mairie de le faire...


- Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolée."
Vous avez déjà vu les 12 travaux d'Astérix ? Oui ? Ben moi je l'ai même vécu. Sur le coup j'ai cru revivre certains passages Kafkayens du "Château"... Bon, allez, je prends ma copie d'acte de naissance et file tout droit au Commissariat le plus proche qui, par un heureux hasard, se trouve exactement sur le trajet me conduisant à la Préfecture.


Il est 8h50... 

"Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut aller à la Mairie !


- Mais j'en viens de la Mairie ! Ils m'ont soutenu que c'est au Commissariat de le faire...


- Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolé " me répond un  gentil jeune homme en uniforme (toute ressemblance avec un dialogue ayant déjà été relaté dans ces lignes ne serait pas fortuite).

J'ai l'impression d'être pris d'étourdissements... S'ils s'y mettent tous, jamais je l'aurai ma déclaration de perte ! Bouhouhouhou....

Je pleure un peu de ma voix la plus mielleuse, minaude ce qu'il faut et au bout de quelques minutes. 
Il craque...

"Bon, je vais vous le faire, mais c'est pas à nous normalement de faire ce genre de chose"  grommelle-t-il l'air faussement bougon (pour faire plus vrai je pense), me tendant un formulaire jaune portant la mention suivante en haut : "Perte - Vol"...

Bref, qu'il s'agisse d'une perte ou d'un vol, vous l'aurez compris, c'est EXACTEMENT le même formulaire !! Alors pourquoi ils nous font chier bordel ?!

Je remplis consciencieusement le document que mon interlocuteur tamponne avec application.

J'en repasse une couche :

"Merci beaucoup, vous êtes bien aimable... blablablabla..." mais j'étais tellement content que je lui aurais presque fait des bisous ^^.

9h12 !! Il me reste encore à me procurer un timbre fiscal à 30€ puis à affronter la Préfecture

9h18, j'ai enfin trouvé un Tabac qui vend des timbres fiscaux.

9h27 j'entre dans la Préfecture. Et là... du monde du monde du monde... des centaines de personnes qui attendent et une file interminable pour l'accueil. Je m'en sortirai jamais ! La machine adminstrative infernale à assomer les gens est en pleine action : de sa lenteur hypnotique elle broie les esprits comme la meule broie le grain.

Soyons malins : lisons les panneaux ! Et hop, direction le 1 étage 1/2... (si si... je n'invente rien).

9h30 : je suis au service des passeports. Devant moi un monsieur fait une demande. La dame du guichet lui explique plusieurs choses auxquelles je ne comprends rien, mais prêtant l'oreille je l'entends dire "Les passeports d'urgence ? Non, c'est uniquement pour les personnes qui partent sous 48h... vous, vous partez dans 3 semaines, on va faire un passeport normal". Et là intérieurement je pousse un énorme


YEEEEEEESSSSSSSSSSSSS !!

Soulagé : je suis bien dans l'hypothèse  prévue !!

oui ouiii ouiiiii ouiiiiiii ouiiiiiiiiiiiiii !!!!!

(jubilation parocistique proche de l'orgasme)



Mon tour arrive. J'expose mon cas, lui donne tous mes papiers, remplis le formulaire et le lui  remets.

"Parfait, tout est en ordre" répond-elle. "La commission se réunit cet après midi, et si elle valide votre dossier, vous aurez votre passeport lundi matin. Appelez ce numéro avant pour savoir ce qu'il en est".


Je lui demande :

- Et vous pensez que j'ai une chance de l'obtenir ?


- Ca je ne sais pas monsieur.


- Mais objectivement, les chances pour que j'obtienne mon passeport...?


- Je ne sais pas monsieur. Tout va dépendre de ce que décide la Commission"


- ...
Comme elle a vraiment été très gentille et on ne peut plus agréable, je ne lui en veux pas pour cette non-réponse et m'en vais dignement en la remerciant.


Nous sommes vendredi 28 avril, il est 10h10 et je n'ai toujours pas de passeport...




Mais j'ai réussi à boucler en quelques heures seulement - au pas de charge - ce qui aurait du me prendre une matinée entière. Je suis épuisé, d'autant que mes nuits sont très courtes en ce moment. Aussitôt j'appelle notamment Laurent et mes parents pour les prévenir de mes démarches. Sauf que... tout était suspendu à la décision d'une obscure Commission.

Ce matin, lundi 31 Mars 2007, il est 9h.


J'embarque pour le Mexique dans moins de 48 heures


et je ne sais toujours pas si je peux partir.



Je me décide à appeler le numéro magique du service Passeports de la Préfecture.



9h10 : occupé
9h12 : occupé
9h17 : occupé
9h19 : occupé
9h21 : occupé
9H23 : occupé
9h27 : Service des Passeports bonjour ?



C'est à ce moment précis que le drame s'est noué...
Partira ?


Partira pas ...?



- Oui bonjour, je vous appelle pour mon passeport, j'ai fait une demande d'urgence vendredi.
- Attendez je regarde...

Suspendu à mon téléphone, j'espérais que la réponse fut celle à laquelle je m'attendais.

 Et c'est là que l'annonce fut terrible :

- Oui c'est bon vous l'avez."


J'eus soudain l'impression que les lois de la gravité n'avaient plus cours. Aussitôt je prévenais Laurent, mes parents et un ami de cette nouvelle qui signifie une chose désormais certaine :


JE PARS AU MEXIQUE !
Yoooooooooooooooouuuuuuhooooooou !


La mauvaise nouvelle, puisqu'il y en a une, c'est que pendant 15 jours, vous serez privés de nouveau billet d'humeur de votre Tambour Major préféré. 15 Jours qui vous sembleront les plus ternes de votre existence. Certains d'entre vous se poseront des questions existentielles, oubliant leur tristesse dans l'alcool ou la drogue...

Mais je vous en conjure, soyez forts !

Je reviendrai !


 Plus Tambour-Majoresque que jamais !



Allez, plus qu'une journée à tenir !


Youtoutou... toutoutoulou...

Billet du soir...espoir.

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Un point sur la situation : Non, je n'ai pas retrouvé mon passeport. J'ai pourtant bien cherché partout, y compris dans les endroits les plus incongrus, à l'aide même de moyens technologiques de première catégorie (je vous raconterai en détail).

A ce jour je suis toujours bredouille !!

En dernier recours, j'ai fait les démarches vendredi matin (je vous raconterai aussi) afin d'obtenir un "passeport d'urgence" qui, s'il m'est octroyé, me permettra d'embarquer mercredi matin pour Acapulco. Réponse dans quelques heures...

 

Pour finir ce très bref billet - je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment, un ptit texte piqué chez ptitchef1972 (qui ne m'en voudra pas j'espère) et qui m'a beaucou inspiré, particulièrement en ce moment.

 

"Ne prenez rien pour acquis..., même pas pour une fraction de seconde!

Soyez reconnaissant pour chaque minute de votre vie.

 

La vie est trop courte pour se lever le matin avec des regrets,
alors, aimez les personnes qui vous traitent bien,
oubliez celles qui ne le font pas,
et croyez que chaque chose arrive pour une raison.

Si la chance se présente, saisissez-la.

Si ça change votre vie, laissez la changer.

Personne n'a dit que la vie serait facile,
ils ont seulement dit qu'elle vaut la peine d'être vécue."

 

 

27 mars 2008

A cran...

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Ce soir je suis à cran...

 

Figurez vous que dans une semaine tout pile je suis censé me dorer la pillule à l'autre bout du monde sur des plages de sable fin et participer à un des plus grands événements honorant la Francophonie en Amérique Centrale. Pas moins de 30.000 visiteurs sont attendus durant les 4 jours que durent le festival où vont se cotoyer stars du cinéma, chefs de renommée internationale, DJ's les plus en vue de la planète, réalisateurs, beau monde et froufrous, sur un fond de bulles et de petits fours du premier choix.

 

A cran.. L'exitation du départ me direz vous ?

 

Nan, pas du tout...

 

En fait, le départ est à ce jour un tantinet compromis. Non pas que je ne veuille plus partir, non non ! Pas maintenant ! Depuis octobre dernier que je fomente ce coup pendable, depuis début janvier que les billets sont réservés, ce n'est pas à l'avant veille (ou presque) de mon départ que je vais faire faux-bond à mon rêve.

Disons que la raison de mon désarroi est d'ordre administratif, avec une pointe de surnaturel. 

Ils vous est certainement déjà arrivé de chercher un objet pendant des heures, des jours, des semaines, des mois, sans jamais réussir à mettre la main dessus alors que vous saviez pertinemment  qu'il était là, quelque part, tapis dans l'ombre à épier le moindre de vos gestes et à se gausser en douce de l'infructuosité de vos investigations, menées pourtant avec la méticulosité de la police scientifique. Vous avez même transbahuté la moitié de votre appartement transformé pour l'occasion en un vaste bordel immonde, inspectant les moindres recoins, chaque cm², au microscope. Vous avez même demandé de l'aide à un de vos meilleurs amis qui est radiesthésiste à ses heures pour qu'il vienne arpenter votre parquet de long en large et en travers... en vain. Comme si de petits êtres maveillants avaient décidé de vous pourrir la vie de la plus vile manière qui soit : en jouant avec vos nefs jusqu'à ce que vous vous cogniez la tête contre les murs, qu'on vous interne à grand renfort de camisole de force et, qu'une fois libéré de cette névrose par l'administration de quelques substances chimiques vous ayant à moitié lobotomisé, vous vous rendiez finalememnt compte que le-dit objet perdu se situait tout juste sous vous yeux, que vous êtes passé 3948679 fois devant régulièrement, sans vous en être aperçu.

 

Pour reprendre le fil de mon billet, je suis donc supposé prendre l'avion merdredi prochain à la première heure direction le Mexique.

Enfin, normalement... 

Le seul hic est qu'à cette heure précise, je n'ai toujours pas mis la main sur....

 

 mon Passeport... !

Vous comprenez maintenant ?

 

Pour remédier à cette situation catastrophique, deux options à mener de front :

1/ continuer les recherches

2/ passer un vendredi pourri en vogant de mairie en préfecture afin de me procurer un passeport dit "d'urgence" qui me permettrait d'embarquer mercredi.

 

Sinon, bye bye le voyage, bye bye les billets (non remboursables...), bye bye soleil, bye bye plage de sable fin et tout le reste... Je vais enfin connaître les joies des 12 travaux d'Astérix ! Ouééééééé !

Je me disais aussi : trop simple ce voyage... ça manque de piment. Ben là, je suis servi !

 

Et si vous êtes vraiment sympas...priez St Antoine pour moi !

 


 

* * *



Ajout réalisé à 00:39

 

WANTED


DEAD OR ALIVE

10.000 € REWARD

21 mars 2008

Kendine iyi bak

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Ruzgar kadar serin
Deniz kadar derin
Senin en guzel yerin
O kara gozlerin

17 mars 2008

Overbooké

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Aaaaaaaaaaaarrgh !

 

Ne m'en voulez pas si je ne suis pas très locace en ce moment mais mon emploi du temps s'est soudainement accéléré depuis quelques jours : j'ai exactement 2 semaines pour accomplir le travail d'un mois. Ouééééééééé ! Aujourd'hui par exemple je me suis enquillé 8h de cours en quasi non-stop ! Inutile de vous préciser que je suis déjà dans un sale état. J'en connais un autre qui n'est pas gâté par son planning de dingue... - Pascal si tu me lis... ! Je compatis !! -

Chaque jours je reçois plusieurs centimètres kilos de copies à corriger. Ouééééééééé !

Pour résumer mes jours actuels et ceux à venir, je pourrais formuler le thème suivant :


Sachant que le Tambour Major corrige 2 cm de copie par jour en moyenne, et qu'il en reçoit au moins 3 cm dans le même temps, au bout de combien de jours croulera-t-il littéralement sous la cellulose ?







          • Réponse A : deux jours ?


          • Réponse B : un poisson ?


          • Réponse C : Obwan Kenobi ?


          • Réponse D : La réponse D ?

Mais après... mais après... C'est la fêêêêêêêteu !!

Donc ça me fait tenir malgré la fatigue qui se fait chaque jour plus pesante. Allez allez ! Motivé !

Et pour ne rien gacher, le moral est bon en ce moment. Et quand le moral va, tout va, c'est bien connu.

 

Voili voilou.

Allez, j'engloutis mon repas du soir et retourne à mes copies... erf.

 

 

Ha si, j'oubliais...

La vie est pleine de surprises.

15 mars 2008

Pensée du jour

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" On est tous pareils, alors acceptons nos différences ! "
















Bruno Salomone

13 mars 2008

La minute surréaliste de Tambour Major

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Vous l'aurez sûrement remarqué, j'ai un goût prononcé pour l'humour absurde et ce que nos congénères d'Outre-Manche appellent le "non sens" (à prononcer avec l'accent).

 

Aussi, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager une devinette qui m'a bien fait marrer ce midi :

 

Combien de surréalistes faut il pour dévisser une ampoule ?

 

 

 

Réponse : Un poisson

 

 

 


 

Etonnant non ?

 

"Ce n'est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l'imagination."


André Breton
Extrait du Premier manifeste du surréalisme

 
 

12 mars 2008

Incommunicabilité...

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Avez vous déjà eu l'impression de ne pas parler la même langue que celui ou ceux à qui vous étiez en train de vous adresser ? Cette impression étrange que vos mots leur sont impénétrables ? De ressentir la même chose qu'un chien qui aboie afin d'alerter d'un danger imminent et à qui son maître inconscient demande ce qu'il lui arrive ?

Coup sur coup, en moins de 24 heures, je viens de vivre par deux fois ces instants où l'on se sent seul au monde, cerné par l'incompréhension.

Hier soir tout d'abord avec des étudiants de Licence III lors du TD de 17 heures.

Nous étions en train de terminer la correction de l'exercice de la semaine précédente durant laquelle j'avais exposé les règles et revu les notions fondamentales en perdant prenant le temps de tout bien expliquer en grand professionnel que je suis, à grands coups de dessins et schemas en tous genres au tableau (oui, je suis le pro du schema). Nous reprenions donc le cours des choses là où nous les avions laissées sept jours plus tôt. La fin de l'exercice était d'une simplicité navrante dans la mesure où il s'agissait du même cas de figure que le cas précédent, avec une légère variante histoire de décliner les plaisirs. Un volontaire se désigne pour effectuer la correction, je l'interromps pour apporter une précision et refaire le point sur le mécanisme. Après quelques brèves explications, je scrute le regard de mon auditoire et, sentiment désagréable, lis dans leurs yeux un vide intersidéral traduisant soit un ennui profond, soit un dysfonctionnement cérébral anormal. Si la première hypothèse devait être radiée d'office - mes TD sont tout sauf ennuyeux, si vous en doutez venez y faire un tour - la seconde me préoccupait davantage étant donné que je mets un point d'honneur à ce que mes étudiants comprennent tout quitte à passer du temps sur une même question. Je m'adresse alors à eux et leur demande : "Ca va ? Vous suivez ou je vais trop vite ?". Et là, angoisse, si ce n'est le vrombissement d'une mouche et le cliquetis d'un capuchon de stylo, le silence que j'obtins en retour fut opressant. "Allo ? Il y a quelqu'un dans la salle ?" relançais-je en écarquillant les yeux. Quelques éléments de mon auditoire qui se terraient jusqu'alors le nez dans les copies ou le regard hagard, redressèrent timidement le buste et esquissèrent un sourire volontairement contenu ne laissant pas pour autant percer le mystère de leur for intérieur. Un brin agacé par ce comportement et cette placidité beauvine - à ceci près que l'on peut parfois lire un semblant de conscience chez une vache, ce qui n'est pas toujours le cas chez un étudiant - je harrangais : "Prenez du café avant de venir en TD, droguez-vous, fumez un beuz, ce que vous voulez !! J'ai connu des carcasses de boeuf autrement plus toniques que vous !". Oui, je sais, l'image de la carcasse de boeuf n'est pas très ragoutante mais ça m'est venu spontanément. Au départ je pensais parler de carcasse de porc - référence à une BD de Ralf Köning où une nana demande à son meilleur ami si par hasard son nouveau mec n'était pas totalement toqué et s'il ne bandait pas que vautré dans des carcasses de porc - mais en raison de la présence d'étudiants de confession musulmane, l'allusion au suidée m'est apparue inopportune. Enfin, toujours est il que ma diatribe eut l'effet escompté : les faire réagir. Ho, pas une réaction fulgurante, non, rien de tout cela. Disons que j'ai au moins acquis la certitude qu'ils étaient vivants. Voyant cela, je me dirigeai vers le tableau et, saisissant une craie de couleur, réalisais un magnifique Picasso-Matisse synthétisant avec majesté les mécanismes obscurs de la subrogation réelle de plein droit et de la subrogation réelle conditionnée avec remploi et financement mixte. Un chef d'oeuvre.

Normalement tout cela ne pose aucune difficulté particulière et classiquement les étudiants comprennent du premier coup sans qu'il soit besoin d'en repasser une seconde couche en TD. Etrangement cette année, rien à faire, ils ne voulaient rien entendre... Au moment où je pensais enfin être délivré de cette faille qui m'avait fait basculer subrepticement vers la 4° dimension, une étudiante (et après ça n'allez pas dire que je suis misogyne !) lève la main et pose la question qui tue : "Oui, mais monsieur, dans ce cas on peut pas utiliser la subrogation de plein droit ?" Aaaaaaaaaargh !! Comment dire ? Vous venez de passer 1/4 d'heure à expliquer que 1+1=2 et tout d'un coup on vous demande si ça peut pas faire 3... Garder son calme, on peut pas les frapper, ni les mordre, ni rien d'autre d'ailleurs, les châtiments corporels sont interdits par les conventions internationales même s'ils le mériteraient et la peine de mort a été abolie en 1981... On n'a pas droit aux 5% de pertes.... Je lui réponds avec toute la sérénité dont je suis encore capable - c'est à dire très peu - et lui fais remarquer que les dispositions du Code Civil sont à cet égard on-ne-peut-plus-claires pour ne viser qu'une seule hypothèse, c'est à dire exactement celle contraire à la situation qui nous occupe, et que par conséquent NON on ne peut pas utiliser la subrogation de plein droit dans notre cas.... A croire que certains sont plus cons que la moyenne. Ce serait bien ma veine tient ! Enfin, à force de schémas, de flèches, de couleurs, de questions et de ré-explications, ils ont fini par comprendre. J'espère ! Sinon ça va chier. Foi de Tambour Major ! 



L'autre expérience de Twilight-Zone est toute fraîche puisqu'elle date de ce matin avec des étudiants de première année.

Le sujet qui nous accaparait était celui - Ô combien passionnant - du sort de la bague de fiançailles en cas de rupture unilatérale de celles-ci. Oui, je sais, nous autres juristes avons des loisirs follement distrayants et il nous en faut peu pour nous amuser comme des petits fous, surtout lorsqu'il s'agit de vieilleries comme les fiançailles qui sentiront sûrement pour certains d'entre vous, la poussière et la France du XIX° siècle, même si je puis vous assurer qu'il n'en est rien et que cette coutume demeure vivace.

La question était de savoir si la gentille fiancée, que son vilain fiancé a plantée comme une idiote devant l'Autel le jour même des noces, pouvait se voir réclamer la restitution de la bague dont son promis l'avait gratifiée quelques mois auparavant en vue de convoler ensemble après passage devant monsieur le Maire.

Techniquement rien de bien compliqué, les solutions sont acquises depuis fort longtemps, la Cour de Cassation ayant posé les bases de sa jurisprudence dès les années 1830. Quand je vous parlais de vieilleries ! Bref, je pensais aller assez vite sur la question et boucler mon TD en temps et en heure. C'était sans compter sur l'extraordinaire faculté des étudiants à se masturber inutilement les méninges et de découvrir des problèmes techniques là où il n'y en a pas et là où il n'y en aura jamais parce que le bon sens - chose soit-disant la mieux partagée au monde selon l'ami Descartes qui n'a jamais dû enseigner à des 1ère année ! - dicte sûrement la solution élémentaire. Si encore cela n'était résulté que d'un problème de bon sens... Mais c'est qu'à cette difficulté qui n'a jamais rien d'insurmontable s'ajoutait celle - hautement plus redoutable - de l'incohérence de leurs propos. Je m'explique en vous citant textuellement un exemple de nos échanges :

- Oui mais là Monsieur.... si.... la rupture.... si.... si c'est elle....?

- Hein ? Qui "elle" ?

- Non, enfin, la bague.... si la rupture c'est elle ....? Enfin....

- Heu... que voulez-vous dire ?

- Ben la faute.... si c'est pas lui qui.... alors la bague....?

- ...................... (le chargé de TD avale un 1er doliprane)

- (un autre étudiant) Oui, si c'est elle, la faute...

- ...................... (le chargé de TD avale un 2nd doliprane)

- Enfin vous comprenez quoi...! Là, la faute c'est pas elle, donc la rupture et la bague.....

- ..... cet homme loyal, honnête et travailleur, vient de basculer sans s'en rendre compte dans la quatrième dimension.....

Bin non, justement, JE NE VOUS COMPRENDS PAS LES LOULOUS ! Apprenez à faire des phrases cohérentes....!

A un moment, ils se sont mis à répondre par des verbes à l'infinitif. Si si, je vous assure. Je crois leur avoir répondu un truc du genre : "Vous savez un verbe à l'infinitif c'est pas tellement parlant, ça veut tout et rien dire. Vous allez voir : ajoutez lui un temps, un sujet et un complément, vous obtiendrez des phrases nettement plus palpitantes. Je sais c'est pénible mais ça rendra nos conversation autrement plus intéressantes".

Ce que je déteste par dessus tout, c'est bien la réponse monosyllabique "oui" "non" ou composée d'un seul mot qui ne veut rien dire "contrat", "volonté", "créancier", "ornithorynque", "phacochère"... Ca a le don de m'exaspérer. Bref, j'ai passé une bonne 1/2 heure sur un sujet totalement ringard - et surtout sans grand intérêt - là où je croyais expédier l'affaire en quelques minutes montre en main.

A bien y réfélchir, je me demande si finalement Michel Leiris n'avait pas raison :

"Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles."


Non ?

8 mars 2008

The Mask

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" Dr. Neuman,
you say that everybody
wears a mask?

That's correct.

We all wear masks,
metaphorically speaking.

We suppress the id,
our darkest desires...
and adopt a more socially
acceptable image."


The Mask - 1994
Script






7 mars 2008

Ombre

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Pensée du jour

Les indégivrables


 Dessin du 6 mars 2008
Xavier Gorce

4 mars 2008

Billet du jour....

4 commentaires
 

Argh....  je n'y arrive pas.

 

J'aurais voulu ce soir écrire un billet un peu sérieux sur "Les gens", une sorte de typologie des gens que l'on connait. Ca commençait par "Il y a ceux qui nous indiffèrent et dont le souvenir sera irrémédiablement estompé sitôt qu'on leur aura tourné le dos". J'avais écrit une dizaine de lignes que je trouvais particlulièrement médiocres et finalement insuffisamment mûres pour être couchées ici. Alors j'ai cliqué sur "annuler" et ma feuille à peine noircie a recouvré sa virginité. Ho ! Non pas que tous mes billets soient particulièrement soignés, longuement réfléchis, travaillés et polis avec la méticulosité des artisans du temps jadis qui ne comptaient pas leur sueur pour livrer la quintéssence de leur art. Non, je suis beaucoup plus expéditif et la majeure partie du temps ces bafouilles que vous me faites l'honneur de lire sont écrites d'une traite et suivies de nombreuses lectures et relectures afin de traquer la coquille indésirable ou la tournure maladroite. Le fond de mon propos lui, est fixé dès les premières minutes. Je réécris rarement mes phrases. J'aime leur spontanéité.

 

J'aurais également souhaité que ce billet soit léger et plein de fantaisie. J'aurais voulu vous raconter des choses légères et futiles qui ne demandent pas trop d'effort après une rude journée, vous parler à mots couverts de la pluie et du beau temps, vous faire partager quelques délires Tambour-Majoresques dont j'ai le secret. Par exemple vous raconter des histoires drôles comme celle des deux canards dans une mare. L'un des deux s'écrie "Coin coin coin !" ; et l'autre lui répond "tient, c'est bizare, j'allais dire la même chose". Mais le coeur n'y est pas et comme je suis une grosse feignasse je ne me force pas à écrire ce que mes doigts ne veulent pas extirper de mes méninges.

 

J'aurais peut être aussi voulu vous raconter mon après midi d'hier à l'opéra, la beauté des costumes, la somptuosité des voix, vous exposer l'ongéniosité de la mise en scène. Mais je n'y arrive pas non plus.

 

Bref, ce soir je ne vous parlerai de rien.

 

 

Ah si : Amédée refait une feuille après s'être terrée dans un mutisme végétal post-floraison. Elle vous passe le bonjour.

 

 

 

Et il y a ceux, rares, qui comptent plus que tout.

 

Ca c'était la fin du billet que j'avais commencé à rédiger sans le terminer. J'écris cette phrase pour la première fois. Je ne sais pas pourquoi, mais celle-là je tiens à la conserver, pour pouvoir la relire plus tard.

N'imaginez rien. Vous seriez déçus.