30 mai 2008

Blagounette

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Petite blagounette envoyée par Anouck ce matin :

 

Un soir, après bientôt 45 ans de mariage, un couple était au lit quand la femme sentit que son mari commençait à la caresser comme il ne l'avait plus fait depuis bien longtemps.
Il commença par lui titiller le cou, puis descendit le long du dos jusqu'au creux des reins. Il lui caressa les épaules, puis le cou, puis les seins et s'arrêta pile sur son bas-ventre.
Il entreprit alors de placer sa main sur l'intérieur de son bras gauche, effleura encore une fois son sein, sa hanche puis parcouru sa fesse et sa jambe gauche jusqu'au mollet. Puis il remonta à l'intérieur de la cuisse et s'arrêta tout en haut de sa jambe.
Il fit la même chose de l'autre côté et s'arrêta soudainement, se tourna sur le côté et sans dire un mot alluma la télé.
Comme toutes ces caresses lui avaient fait pas mal d'effet, elle lui demanda amoureusement :
« Chéri, c'était merveilleux, pourquoi t'es-tu arrêté ?».
Il marmonna doucement :

« J'ai trouvé la télécommande ».

27 mai 2008

Précepte Bouddhiste

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" P r é c e p t e   B o u d d h i s t e "

Cela a vraiment fonctionné pour moi.


En suivant un précepte bouddhiste tout simple,
j'ai finalement trouvé

la paix intérieure.


Voici ce précepte :



" Pour atteindre la paix intérieure,

termine toujours ce que tu as commencé "



J'ai regardé autour de moi pour voir toutes ces choses que j'avais commencées

sans les terminer.


Donc hier soir, j'ai terminé ...


... une bouteille de pastis ...


... une bouteille de vin blanc ...


... une bouteille de vin rouge ...


... une bouteille de Vodka ...


... une bouteille de Champagne ...

 
... ma boite de Léonidas ...


... un grand sac de chips et enfin le pack d'Heineken.


Tu n'as aucune idée comme je me sens bien !



Faites circuler à ceux qui cherchent encore la paix intérieure...


ÇA MARCHE !

 Tambour Major qui retourne trouver la paix dans  le Gewürztraminer d'Alsace...


20 mai 2008

Nouvelles du front

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Bien chers tous, vous aurez noté tout comme moi la fébrile locacité qui anime ce blog depuis maintenant 12 longs jours durant lesquels il ne s'est rien passé du tout sur ces pages, hormis l'ajout d'une rubrique consacrée à quelques sites que j'aimais vous faire partager. Je vous sais pleurants et gémisssants devant cet affront de la vie qui vous prive de la mane pétillante que vous aviez coutume de lire en ces lieux et qui transformait votre morne quotidien en une verdoyante prairie rayonnante que vous envierait presque l'Eden.

Emus par mon sort, certains d'entre vous m'ont demandé si ça allait bien.

 

Oui, oui, je vous rassure :

 

TOUT VA BIEN !

 

Mes deux mains sont toujours à leur place, je vous le démontre à l'instant, et sont parfaitement aptes à l'exercice de bas scribouillage dont vous lisez sous vos yeux ébahis d'admiration non feinte ("Whoaaaaaaa.... mais comment fait-il ?"), le fruit de la conjonction inédite du génie à l'état pur dans son expression a plus abrupte, et d'un verre de lait frais additionnée de tartines de miel. On n'a rien sans rien. Mais disons que mon ordinaire est pour le coup tout à fait ordinaire car, période de partiels oblige, je suis en plein dans les corrections de copies, ce qui me laisse finalement assez peu de temps pour faire grand chose d'autre qui pourrait titiller mon imagination pourtant débordante et insuffler à mon esprit malade l'idée de quelque billet bien senti dont vous vous gausserez en rentrant du boulot.

Je pourrais éventuellement vous narrez quelques unes des brillantes âneries relevées dans mes copies, mais s'agissant de blagues de juristes, je doute que cela vous inspire ne serait-ce que l'ébauche d'un rictus. Je m'abstiendrai donc.

 

Et la vie continue

 

 

9 mai 2008

Tambourinade sans nom

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Hier soir je discutais sur MSN avec un ami et nous évoquions avec passion les titres de quelques chansons qui nous faisaient vibrer l’un et l’autre lorsque le consensus se fit autour du mythique "Horse with no name".
Ceux qui ignorent tout de cette chanson peuvent l’écouter en cliquant sur ce lien.

On a tous notre ou nos chansons favorites, qui, connues ou inconnues, nous transportent loin loin loin, et qui, pour une raison ou une autre, soit nous arrachent les larmes des yeux, soit vous redonnent un moral en acier trempé. "Horse with no name" fait indiscutablement partie de mon panthéon à moi, quelque part entre "Mon légionnaire" de Gainsbourg, "Billy Jean" de Mickaël Jackson, quelques mélodies de Fauré, et j’en passe.

M’étant vanté, peut être un peu rapidement, de connaître quasi par cœur le texte de cette chanson, et m’apercevant que la réalité est un peu moins flatteuse lorsque je ne chante pas sur la musique, je me mis à la recherche des paroles sur le Net. Non pas qu’elles fussent d’une particulière complexité, mais j’avais ça et là quelques hésitations sur le texte. J’entrai donc "Horse with no name paroles" dans mon moteur de recherche favori et obtenais en quelques secondes la réponse à ma requête.
Voici d’ailleurs les paroles de ce tube planétaire :


Horse with no name
On the first part of the journey
I was looking at all the life
There were plants and birds and rocks and things
There was sand and hills and rings
The first thing I met was a fly with a buzz
And the sky with no clouds
The heat was hot and the ground was dry
But the air was full of sound

Ive been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
cause there aint no one for to give you no pain
La, la ...

After two days in the desert sun
My skin began to turn red
After three days in the desert fun
I was looking at a river bed
And the story it told of a river that flowed
Made me sad to think it was dead

You see Ive been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
cause there aint no one for to give you no pain
La, la ...

After nine days I let the horse run free
cause the desert had turned to sea
There were plants and birds and rocks and things
There was sand and hills and rings
The ocean is a desert with its life underground
And a perfect disguise above
Under the cities lies a heart made of ground
But the humans will give no love

You see Ive been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
cause there aint no one for to give you no pain
La, la ...

Soudain, j’eus l’idée loufoque de chercher à comprendre l’exact sens de ces paroles. Oui, j’ai des idées étranges parfois, il serait temps que vous vous en rendiez compte… Je me lançai par conséquent avec délices dans un petit travail de version et d’exégèse.

Voici donc la traduction suivie des commentaires qu’elle m’a inspirés.

Dans la première partie du voyage
Je regardais toute la vie
Il y avait des plantes et des oiseaux et des rochers et des choses
Il y avait du sable et des collines et des anneaux

Mwé mwé mwé… Du sable et des collines, je veux bien. Mais des anneaux ? Même en anticipant un tout petit peu sur le texte en vous disant que l’histoire est censée se dérouler dans le désert (ouep, le mec il est allé dans le désert avec un cheval sans nom), je crois que le soleil a dû frapper très très fort. Faut toujours mettre un chapeau quand on s’expose au soleil, ma maman me l’a toujours dit. Et il faut boire aussi… de l’eau ! La suite n'es pas piquée des vers non plus...

La première chose que j'ai rencontré était une mouche bourdonnante 

Carrément ! Une mouche bourdonnante ! Dans le désert on est pourtant nettement plus enclin à croiser des dromadaires, des chameaux, des serpents ou des scorpions qu’une mouche bourdonnante. M’enfin…admettons…


Et le ciel sans nuages
La chaleur était chaude et le sol était asséché. 

Quand le sublime confine au grandiose. Vous remarquerez la splendide figure de style : « la chaleur était chaude ». Ce n’est pas sans rappeler un sommet de la musique française du début des années 2000 « le feu ça brûle et l’eau ça mouille ». En plus il y a plein de façons de caractériser la chaleur : étouffante, assommante, terrible, mortelle, supportable… je ne vais pas tous les passer en revue. Un surréaliste aurait pu écrire que la chaleur était glaciale et que le sol était plein de nuages, mais il faut croire que l’audace n’était pas de mise ce jour là.

Mais l'air était plein de bruit.

Encore une rave-party !  Ou alors des essaims de mouches bourdonnantes...?


J'ai traversé le désert sur un cheval sans nom

Un cheval sans nom ? C’est tout ce qu’il a trouvé pour singulariser son canasson ? Nan passke déjà,un cheval sans nom ça n’existe pas ! Demandez à Homar Shariff pour voir… La suite du texte laisse poindre une autre explication. Rendez-vous quelques lignes plus bas.

Ca faisait du bien de sortir de la pluie 

Alors, sortir de la pluie, je veux bien. Personne n'aime ça, la pluie. Ca fout le moral à zéro. C'est tout pourri. En revanche, la suite ne lasse pas de me surprendre...

Dans le désert tu peux te souvenir de ton nom
Parce qu'il n'y a personne pour te faire souffrir.

Parce que lui quand on lui dit « Bouh t’es qu’un rô vilain » il oublie son nom ? faut pas être si émotif mon gars ! La vie elle est dure hein ! Non, mais je vous le demande : où a-t-on vu que la souffrance faisait oublier son nom ? Je ne parle pas de torture, de gégène ou de tabassage entrecoupé d’apnée forcée dans une baignoire, ce qui peut effectivement faire perdre la mémoire, dans le meilleur des cas… Ou bien alors, on pourrait émettre une hypothèse alternative : s’il se rappelle son nom passke y’a personne qui fait son vilain avec lui, en revanche il en a oublié le nom du cheval ! Et là-dessus, il nous sort l’argument à la con que le cheval n’avait pas de nom. Faudrait arrêter de nous prendre pour des débiles mentaux ! On a compris le shtib !!

Après deux jours dans le soleil du désert 
Ma peau a commencé à virer au rouge

Nous ne saurions que vivement recommander à nos lecteurs de ne pas suivre l’exemple inconsidéré de cet individu qui s’expose au soleil en plein désert sans utiliser de crème solaire. Pensez à votre capital soleil et aux mélanomes de la peau qui n’attendent que de se faire titiller par les UV pour vous pourrir la vie. Sortez couverts ! En plein désert en plus, il suffit de quelques secondes pour être cramé et se transformer en homard écarlate.

Après trois jours dans les distractions du désert
Je regardais le lit d'une rivière
Et l'histoire parle d'une rivière qui coulait 
Ca m'a rendu triste de penser qu'elle était morte. 

Des distractions hein ? Oué, j’ai bien compris : il s’est shooté comme une brute avec des cactus hallucinogènes. Et de quelle histoire parle-t-il ensuite ? Hein ? Faut arrêter la fumette ! Vous noterez encore une fois l’extrême émotivité de type qui pleure comme une madeleine à cause d’une rivière asséchée qu’il n’a jamais connue. Vous allez voir un tout petit peu plus bas que le fumage inconsidéré de cactus peut nuire gravement à la santé.

Tu vois j'ai traversé le désert sur un cheval sans nom 
Ca faisait du bien de sortir de la pluie 
Dans le soleil du désert tu peux te souvenir de ton nom
Parce qu'il n'y a personne pour te faire souffrir 


Après neuf jours j'ai laissé le cheval s'enfuir 

Ca c’est pas malin du tout ! Non seulement tu es à pied et donc tu te fatigues encore plus, mais en plus ton canasson il va crever tout seul dans le désert… Mais que fait Brigitte Bardot ?

Parce que le désert était devenu une mer 

Quand je vous parlais des méfaits des cactus hallucinogènes, nous y voici en plein…

Il y avait des plantes et des oiseaux et des rochers et des choses 
Il y avait du sable et des collines et des anneaux 
Et un déguisement parfait dessus 
Sous les villes repose un coeur fait de terre 
Mais les humains ne donneront pas d’amour. 

Je ne m’aventurerai pas à commenter ces quelques phrases dont la portée philosophique m’échappe sûrement. L’image océan/désert n’est pas très audacieuse mais elle est jolie, quoiqu’éculée. Quant au reste... je vous laisse tirer vous mêmes les conclusions que vous voudrez !

Après en avoir ainsi piétiné allégrement les paroles, vous serez certainement amenés à croire que je déteste cette chanson finalement bien ridicule. Hé bien détrompez vous...Que nenni !

Au risque de vous décevoir, elle fait toujours partie de mes tubes préférés, envers et contre tout.  A n'en pas douter la musique, l'arrangement, y est pour beaucoup, et la musicalité des paroles également. Ce que je lui trouve ? Ben, je ne sais pas trop… Elle me plait et c’est tout. Dès les premières mesures je suis tout frissonnant...

Le cœur a ses raisons que la raison n’a pas !

Laaaaaaaaa laaaaaaaaaaaaaa...

3 mai 2008

L'angoisse de la page blanche

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L'angoisse de la page blanche...

 

J'avais déjà fait état dans ces lieux de l'angoisse existentielle du blogueur qui voit son bébé  désespérément stagner faute de nouveau billet, mais surtout faute d'inspiration créatrice pour alimenter mot après mot, ligne par ligne, les petits ruisseaux de phrases qui forment au final le grand fleuve que l'on livre clé en main à nos amis et nouveaux venus toujours les bienvenus. Contrairement à certains que j’admire, je n’ai pas ce ressort littéraire fantastique qui leur permet, en  appuyant sur un bouton quelque part dans leur cerveau, de dévaler à pleins doigts la pente de leur clavier et de pondre sine die des articles aussi brillants sur le fond que sur la forme que l’on prend plaisir à lire et à communiquer à ses proches. Ce n’est pas non plus mon métier me direz-vous, ce n’est pas mon activité principale, le noircissement frénétique de mon écran  à grands coups de sottises insipides n’étant pour moi qu’un loisir et accessoirement une thérapie contre mes maux du jours, car, oui, je le concède volontiers, ces pages sont aussi quelque part l’objet d’une discrète mais efficace catharsis menée depuis maintenant presque un an, par petites phrases interposées, flagrantes ou insignifiantes...

 

Point de thérapie aujourd’hui.

 

Je me rends compte avec stupeur que je n’ai rien posté depuis une semaine, et encore mon dernier billet ne restera pas dans les anales de ce que j’ai pu produire de meilleur, il s’en faut de beaucoup. Non pas que j’aie la volonté de rédiger des trésors littéraires, mais disons que je déteste la jachère. J’y préfère largement les vastes prairies verdoyantes qui donnent faussement l’impression d’être totalement sauvages alors qu’elles font en réalité l’objet d’un savant et méticuleux entretien.

 

Angoisse de la page blanche donc…

 

A vrai dire je n’ai pas grand-chose à vous raconter de bien palpitant que vous ne sachiez déjà pour l’essentiel. Depuis mon retour du Mexique mes journées ont recouvré un certain calme étant donné que je n’ai plus à me préoccuper d’obtenir un passeport en moins de 48 heures ouvrées, ni à obtenir des documents administratifs que personne ne veut délivrer parce que personne ne se reconnaît compétent pour les réaliser alors qu’il leur suffit simplement de cocher une case en haut à droite du formulaire qu’ils ont bien en vue sur leur bureau, et d’y apposer sagement une signature corroborée par un coup tampon gentiment asséné d’un mouvement vertical du poignet. D’autre part, les cours à la fac de droit sont terminés, lundi les étudiants vont passer sur le grill des épreuves orales avant que de s’adonner avec joie aux plaisirs des épreuves écrites préparées avec le sadisme habituel des chargés de TD qui n’ont pour seule ambition que de faire exploser les statistique du taux de suicide chez les jeunes de 18-21 ans, c’est bien connu, à grand renfort de sujets ubuesques dans lesquels chaque mot constitue une mine antipersonnel susceptible de les envoyer sinon ad patres du moins à la seconde session d’examen. Les cours à la FLD ne sont pas encore finis, mais cela ne saurait tarder ; encore quelques jours à tenir avant d’être libéré. Ce ne sera pas trop tôt ! Je commence à en avoir ma claque de faire cours cette année.

 

Ha, si, je note une bonne nouvelle : mon boulet a cessé toute communication depuis maintenant un mois alors que je m’apprêtais à faire ma valise pour le Mexique. Il était en train de me raconter son palpitant week-end chez tante Jeanne dans le Périgord où il a passé son dimanche à lire la biographie de Lady-Di à l’ombre d’un parasol lorsque, hasard providentiel, mon téléphone m’avertit d’un petit « bip-bip » caractéristique, que la batterie allait rendre l’âme dans  un bref instant. Je prévenais mon interlocuteur de cet incident technique à venir et de ne pas s’offusquer de la rupture de communication intempestive qui allait immanquablement se produire car elle n’était pas de mon fait. Il reprit le cours de son récit comme si de rien n’était, ne me laissant pas placer une phrase et ce qui devait arriver arriva : mon téléphone rendit l’âme dans un silence réconfortant. Je n’ai même pas eu le temps de lui rappeler que je partais en vacances pour 15 jours, je ne sais même pas s’il se rappelait que je le lui avais dit, accaparé qu’il était par le récit de son séjour périgourdin et de ses RTT. Depuis, rien ! … l’espoir fait vivre… je savoure mon bonheur car je sais que cette trêve ne durera pas. A moins que l’un d’entre-vous ne s’en soit chargé ?

Mystère mystère.

 

Mais savez-vous quoi ?

C’est très bien comme ça !

 

Dédicace à M.