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  • 28 janvier 2009

    Tambour Major chez les Chtis

     
    Ce week-end j'étais parti faire un tour au pays des Chtis.
    - Encore ?? S'exclameront certains, étonnés de me voir me trimballer régulièrement d'un bout à l'autre de l'hexagone.
    - Lille ?? Mais quelle idée !! Se gausseront d'autres un tantinet plus taquins, tant il peut paraître saugrenu qu'un Toulousain abandonne le pays du soleil pour aller passer un week-end dans le grand Nord.
    Pour couper immédiatement court aux moqueries et satisfaire vos interrogations et jacassement de volières, j'admets que si l'invitation ne m'avait pas êté lancée par le Big Boss lui même, jamais - ou très difficilement -  aurais-je eu l'idée moi même de m'exiler au pays des Chtis. Car oui, le week-end était d'abord dédié au travail. Nous verrons plus tard ce qu'il en fut réellement...
    Aller à Lille depuis Toulouse relève normalement de la formalité la plus élémentaire depuis que le laborieux canasson a été remplacé par une ligne aérienne directe quotidienne reliant les deux villes situées à peu près aux antipodes de notre belle France : il suffit de s'envoyer en l'air à peine plus d'une heure trente pour se retrouver d'une ville à l'autre. Je dis bien "normalement"... Car NON, mon voyage ne s'est pas déroulé dans des circonstances tout à fait normales. Il a réussi l'exploit d'éluder toutes les phases normales du genre, de sorte que mon départ pour Lille prit des contours d'une épouvantable épopée.
    Tout a commencé dès mon arrivée à l'aéroport de Toulouse. Le vol étant prévu pour 9h, je me pointai logiquement une courte heure avant, histoire de pouvoir parer à d'éventuels impondérables dont la particularité première est l'imprévisibilité, ça va de soi. Après avoir trouvé le check-point, je me présente au guichet et annonce à l'hôtesse que je viens pour le vol à destination de Lille. Elle me répondit par une moue embarrassée " Heeeeu, oui, bon... mais le vol est suspendu monsieur !" Petite sueur froide qui parcourt l'épine dorsale, ce n'est qu'un contre-temps, tout va rentrer dans l'ordre... Je m'enquerrai alors des vicissitudes occasionnant cette fortuite suspension du vol et évoquai la tempête sévissant en ces instants sur les cotes du Nord de la France. "Ho non pas du tout" me répondit-elle "il y a une fuite sur le réservoir, et nos techniciens sont en train de voir s'ils peuvent réparer. Revenez dans 30 minutes nous en saurons davantage"... Oui oui, c'est cela, réparez... j'ai pas envie de finir en barbecue à 10.000 pieds !! Après avoir tout de même enregistré mon bagage - que je ne devais pas revoir avant longtemps, ce que j'ignorais alors - et m'avoir gracieusement offert en guise d'indemnité un bon pour un petit déjeuner au restaurant de l'aéroport, me voici à attendre sagement que le temps passe, espérant toujours - naïvement -  être Lillois sur le coup de 11h du matin.
    Le moment convenu, je me repointe au check-point. Une petite foule est massée qui pousse régulièrement des exclamations de mécontentement de fort mauvaise augure... ça sent le roussi... M'approchant de la cohorte, j'apprends que le vol est simplement annulé et que le prochain décollage en partance pour Lille est l'après midi à 15h45, ce qui fait une arrivée à 17h20, chose impossible pour moi étant attendu dans la matinée et en toute hypothèse pour 17H ultime délais...

    - " Bon, sinon on a un vol qui passe par Lyon et qui arrive à 17h30 "
    - ……………………………………… [silence du Tambour Major désabusé]

    - Ou un autre qui passe par Clermont et qui arrive à 17h45

    - ………………………………………" [silence du Tambour Major sur le point de se suicider]

    Leur expliquant pour la seconde fois que je DEVAIS être à Lille pour 16 heures maximum, une belle et grande hôtesse comme on en voit dans les magazines, munie d'un talkie-walkie s'approche de moi et suggère une alternative qui me permettrait de joindre Lille dans les temps : un vol pour...Strasbourg... Oui, c'est étonnant, totalement irrationnel, il faut avoir fait bac+12 en logistique pour comprendre ce genre de chose, mais je vous assure qu'on me l'a proposé. Et comble du pire : j'ai accepté !! N'ayant pas trop le choix, me voici quelques heures plus tard dans un coucou bi-réacteur tellement petit qu'il m'était impossible d'y tenir debout sans me recroqueviller, à destination du pays du gewurstraminer, et d'autres souvenirs que ma mémoire n'a pas encore effacés.
    14h30 nous voici arrivés à Strasbourg ! On me fait descendre en priorité pour ne pas rallonger immodérément la correspondance, accueil VIP en véhicule de service au pied de l'avion, direction l'aéroport pour passer une fois encore les contrôles d'usage pour le cas où j'aurais fabriqué une bombe durant le précédent vol, on n'est jamais trop prudent ! Et au bout de quelques courtes minutes d'attente, la petite vingtaine de passager que nous sommes embarque dans le même avion que celui que je venais de quitter demi heure auparavant. La bureaucratie ne connaît aucune limite !
    45 minutes de vol plus tard, et après avoir enduré les soubresauts d'un avion soumis à harassantes plaisanteries atmosphériques sources de quelques "turbulences" nauséeuses, nous nous posons au pays de la carbonnade flamande, de la bière et du Quinquin. J'alerte le Big Boss de mon arrivée imminente et que je saute dans un taxi dès après avoir récupéré ma valise, ce que je prenais alors pour une simple formalité...

    L'aéroport de Lille est minuscule et possède un unique tapis roulant vomissant les bagages fraîchement extirpé des soutes vrombissantesloose mon histoire !!), a téléphoné à mon hôtel pour les prévenir qu'un bagage allait être livré pour moi et de le mettre de coté en attendant mon arrivée dans la nuit. Ce gentil monsieur - un ange ? - est même allé jusqu'à m'accompagner aux taxis qui, de leur pied de plomb, m'ont conduit jusqu'aux portes d'une Insigne Institution Lilloise où une bande de joyeux drilles m'attendait de pied ferme pour festoyer.
    16h40, me voici ENFIN arrivé, fourbu, mal au crâne mais soulagé d'être parvenu à bon port, malgré les six heures de retard sur le planning. Je m'en fous, je restais pour le week-end et le meilleur était à venir...
    La soirée commence par une pétillante cérémonie de remise de diplôme à des étudiants de Master, suivie d'un cocktail de fort bon aloi : un petit four par ci, quelques délicieuses brochettes salées savamment composées par là, quelques coupes de champagne de premier choix, un serrage de main à droite, une bise à gauche, quelques éclats de rire et une bonne vanne plus tard, il est 22heures lorsque la frétillante équipe locale décide d'un after dans une pizzeria dont ils écument rapidement le menu, et non sans raison : je me suis régalé. 2 heures du matin : me voici enfin à l'hôtel, complètement pété (n'ayons pas peur des mots). Bonne nouvelle : mon bagage est bien là sagement à m'attendre. Tout est bien qui finit bien !
    Samedi j'avais rendez-vous avec Kiwi (aka Sylvie) et Minimouton (aka Domêthilde) pour une petite escapade dans les rues de Lille. Nous nous connaissons depuis un ptit bout de temps via le net, mais c'est en réalité notre première rencontre In Real Life. Comme j'ai un peu d'avance et que je n'ai pas pris de petit déjeuner (il est tout de même 14h30) je me réfugie dans une brasserie donnant sur la Grande Place afin d'y déguster un met local tout à fait Tambour Majoresque : la Carbonnade Flamande, plat en sauce mijoté à la bière, relevé de pain d'épice tartiné de moutarde et saupoudré de vergeoise, servi comme il se doit avec un plat de frittes. Je décidais d'accommoder le tout d'une grande pinte de bière locale, ambrée et amère à souhait, costaude et couillue comme il se doit : un régal ! Demi heure plus tard et l'estomac bien calé, je rejoins le filles qui m'attendent sur la place.  Papotage, Mc Do-tage le temps d'un hamburger pour elles et d'un café pour moi (faut bien dissoudre la carbonade !), puis nous partons à l'assaut des superbes rues du vieux Lille, mélange de bâtiments hétéroclites bariolés, où le XX° siècle côtoie le XVII° comme si de rien n'était. Mes guides me font découvrir des boutiques typiquement Chti (pfffff c'te blague ^^') avant de rejoindre l'appart de Domê vers 20h, lieu de perdition Lillois où ne tarderont pas de nous rejoindre le glamourissime Choupinet (Aka Martin), de l'ébouriffante Reine Célio (aka Cyril) et le tout sage Rominou (aka Romain) pour une soirée croc'monsieur des plus sympathique, arrosée de diverses choses pas bonnes du tout pour ma cyrrhose. Pouf pouf... Nous avons beaucoup rigolé, fait les cons au delà du raisonnable, papoté abondamment, Choupinet nous a parlé de  Fiorella, l’amour de sa vie même s’il ne le sait pas encore - un mélange de Armande Altaï et de Cruella.- je joke bien sûr ^^. Un super moment avec des gens hyper sympas, le genre de soirée plus ou moins improvisée où chacun arrive avec ce qu’il est, et dont le mélange du tout donne un fumet tout à fait réussit. Merci à vous !! Sylvie & Domê c’est quand vous voulez que vous venez à Toulouse !
    Le lendemain dimanche, c'est The Mister (alias Julien) qui doit me rejoindre en ville. Vous l'aurez peut être compris : mon passage Lillois est l'occasion de rencontrer pas mal de personnes que je connais par le seul biais un peu froid du net et d'un forum sur lequel j'erre régulièrement ; le travail n'était qu'un fort beau prétexte... Ayant un peu de temps devant moi je décide de faire un petit tour au hasard et me retrouve nez à nez avec un immense marché en plein air comme on en connait ici dans le Sud Ouest, atmosphère tout à fait familière dans laquelle je me sens parfaitement à mon aise, à flâner d’un étal à l’autre, le nez au vent.
    Il est 13h30 lorsque, réfugié dans ma chambre pour retrouver un peu de chaleur, Julien me signifie son arrivée. Alors, The Mister, comment dire...? C'est une tornade de bonne humeur qui dériderait un régiment de comptables dépressifs sous tranxsène ! C'est également un mec super louche qui prétend être portugais et qui parle à des gens dans une boite... si si, je vous assure... Bref, une très belle rencontre qui n'a que confirmé tout le bien que je pensais déjà de lui. Très bonne après midi en sa compagnie, à déambuler tout autour de la Citadelle léguée par Vauban puis à papoter autour d’un chocolat Viennois. Le moment venu de se dire au-revoir arrive avec une vitesse prodigieuse et c'est le coeur plein de nostalgie – et l’estomac copieusement lesté d’un Welsh arrosé de fleur de bière - que je réalisais que le week-end touchait déjà à sa fin et que je devais le lendemain reprendre le chemin des réalités de ma vie de prof multifonction d'une Vénérable Institution Toulousaine. Petit pincement, je l’avoue, mais la tête pleine d’images, de souvenirs, et le coeur rempli d’amitié.
    Lundi matin, avant de partir, je fais halte aux bureaux pour voir certains dessous administratifs et logistiques pour lesquels j'étais sensé être venu. J'éprouvais tout de même un léger sentiment de malaise face à l'enthousiasme de l'équipe locale qui m'a quasiment adopté, alors que j'ai pris la ferme décision de tout plaquer à la fin de l'année universitaire. La déception risque d'être immense... Mais c'est ainsi !
    11 heures, le chauffeur personnel du Over-Big Boss m'attend et me mène tout droit à l'aéroport. Retour sans saveur ni épisode épique : pas de vol annulé, pas d'avion en panne, pas perturbations atmosphériques, pas de bagage perdu... Bref, un vol tout à fait ordinaire pour un mec (presque) quelconque.

    5 commentaires:

    1. Hé ben! T\'as l\'estomac solide toi!

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    2. hey hey mdrrrrr oui ben toi aussi tu parle à des gens dans une boite alors un d\'abord !!!!! ^^ Excellente après midi et merci pour les commentaires sur moi surtout la fin "comptables dépréssifs sous tranxsène " j\'adore MDRRRRRR

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    3. @ Mireille : Bah, en fait c\'est pas si indigeste que ça ^^ Avec un bon litron de bière tout passe !!@ The Mister : tout le plaisir était pour moi ! Ca aurait été encore mieux si j\'avais pu entendre la sonnerie de ta boite, qui parait-il est excellente ... ^^

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    4. Arf t es venu din not\'coin contente que tu t y sois plu.... Le gars à l\' aéroport de lesquin il s\'appelait pas Christian par hasard?

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    5. Ah, ça fait plaisir quand même plaisir de voir qu\'il y en a d\'autre qui en chie dans les transports en commun. Le jour où ma mère et ma soeur on quitté Rochester pour rentrer en France, elles sont passées par Detroit. C\'était moins cher que New York... c\'est le jour où le pilote américain a posé son avion sur l\'Hudson pour éviter le crash de son Airbus sur Manhattan... même si tout se finit bien, ça fait réfléchir ces conneries.Et ce week-end, nous avons hébergé des canadiens. L\'un d\'entre eux a passé 6h dans un avion à attendre qu\'on le déneige pour qu\'il puisse décoller. Il n\'y avait qu\'une seule déneigeuse pour tout l\'aéroport... imagine à Lille... ils doivent même pas en avoir...Tout est relatif disait Einstein...

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