30 mai 2009

Petit jeu débile

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Aujourd'hui je vous propose un petit jeu totalement débile, dépourvu de toute utilité, et par conséquent absolument indispensable, basé sur le principe du cadavre exquis. Ça ne prend que quelques instants, il suffit de suivre les instructions et de mettre les fragments de phrase bout à bout.

1/ Tu es du mois de... ?
  • Janvier : J'ai couché avec
  • Février : J'ai lavé
  • Mars : J'ai fusillé
  • Avril : J'ai embrassé
  • Mai : J'ai léché
  • Juin : J'ai mis le feu à
  • Juillet : J'ai épousé
  • Août : J'ai découpé
  • Septembre : J'ai mis mon doigt dans
  • Octobre : J'ai fabriqué
  • Novembre: J'ai kidnappé
  • Décembre : J'ai promené
2/ Ton jour de naissance ?
  • 1 : un éléphant
  • 2 : une petite fleur des champs
  • 3 : un cul-de-jatte
  • 4 : Dorothée
  • 5 : un poisson rouge
  • 6 : un morceau d'emmental
  • 7 : un bisounours
  • 8 : un hamster lépreux
  • 9 : Paris Hilton
  • 10 : une crotte de chien
  • 11 : une foufoune
  • 12 : les nibards de Loana
  • 13 : une couille du yéti
  • 14 : Le vibromasseur de Brit
  • 15 : un anus artificiel
  • 16 : Bree Van De Kamp
  • 17 : Bob l'éponge
  • 18 : Philippe Bouvard
  • 19 : Georges Bush
  • 20 : un playmobil
  • 21 : une huître d'Arcachon
  • 22 : mon coiffeur
  • 23 : Lorie
  • 24 : un ravioli au fromage
  • 25 : un castor obèse
  • 26 : Nicolas Sarkozy
  • 27 : un freesbee rose fluo
  • 28 : un bouchon de champagne
  • 29 : un cochon d'Inde
  • 30 : un toaster
  • 31 : un poil pubien
3/ La première lettre de ton prénom :
  • A : et j'ai eu un orgasme.
  • B : et je t'emmerde !
  • C : pour le bien de l'humanité.
  • D : dans l'unique but de sauver le monde.
  • E : car on me l'avait gentiment demandé.
  • F : en chantant "prout prout dans l'eau".
  • G : car il/elle avait insulté ma soeur.
  • H : et ça pue.
  • I : avant d'être enlevé par un extra-terrestre.
  • J : dans un but purement lucratif.
  • K : car j'aime la vie.
  • L : et je me suis bien marré.
  • M : pour me faire des amis.
  • N : car c'était la dernière volonté de mon grand-père.
  • O : et je me suis fait gronder par maman.
  • P : pour financer mes implants mammaires.
  • Q : car il faisait beau.
  • R : car je suis quelqu'un de gentil.
  • S : et on peut dire que je suis doué pour ça.
  • T : pour un biscuit à la fraise.
  • U : car je suis un sacré coquinou.
  • V : et c'était pas mal du tout.
  • W : car je n'ai pas d'ami.
  • X : pour la gloire.
  • Y : et ça m'a un peu saoulé.
  • Z : pour passer le temps.
Résultat des courses me concernant :

" J'ai mis le feu à Philippe Bouvard et j'ai eu un orgasme "

smileys Forum

29 mai 2009

A 4 mains...

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Si l'on en croit les astrologues, les gémeaux, esprits vifs curieux mais versatiles, présenteraient des prédispositions cosmiques pour la communication sous toutes ses formes. Quelque soit la crédibilité de ces affirmations dictées par la force invisible de l'inconnu spatial, je dois y reconnaître une certaines forme de vérité. Gémeau moi même entouré de nombreux gémeaux dont certains depuis notre tendre enfance, j'apprécie particulièrement chez les natifs de ce signe la vivacité d'esprit et cette sorte de complicité presque instantanée qui se noue d'un croisement de regard ou en quelques phrases, comme si nous étions "connectés" ou étions destinés à l'être à nouveau. Aussi avec certaines personnes le courant passe extraordinairement au point que quelques secondes suffisent à nous entraîner dans des délires psychédéliques qui n'ont de cesse de laisser les non initiés pantois : drogue ? Alcool ? Folie pure ? Un peu de tout ça à la fois en fait...

Hélène, dont je vous ai dit tantôt avoir passé une soirée délirante en sa compagnie, est gémeaux elle aussi. Tous deux chargés de travaux dirigés à la fac il nous arrive régulièrement de concocter des sujets de partiels à quatre mains totalement délirants (sur la forme seulement, le fond était absolument irréprochable), voire de faux arrêts de la Cour de Cassation formellement parfaitement authentiques, chacun allant de sa surenchère personnelle dans l'univers de l'absurde et il n'est pas rare que l'on s'esclaffe comme des couillons en plein laboratoire de recherche devant notre écran d'ordinateur, face à un problème de responsabilité civile généré par un enchaînement causal totalement improbable, hormis dans notre esprit malade... (oui, oui, on peut dire 42 là ).

L'autre soir donc, Hélène - qui suit actuellement en formation à l'école du Barreau de la Ville Rose - m'avait dit :
" - Ho, j'ai un devoir d'expression écrite de deux pages à rendre pour mercredi sur le sujet Y a-t-il des actes impardonnables. Tu m'aides ? ".
Et moi d'emblée de réfléchir à une problématique construite, d'élaborer de savantes distinctions et de rechercher des définitions aptes à délimiter un sujet assez costaud philosophiquement parlant, ne serait-ce que sur la notion de "pardon". J'acceptais donc cette rude mission, me préparant à affronter les affres de la dissertation philosophique. Alors que je donnais à Hélène les axes qui me semblaient bon d'aborder, celle-ci me coupa net dans mon élan :
" - Nan mais en fait, j'ai déjà préparé une trame "
et joignant le geste à la parole me donna une feuille sur laquelle étaient jetées les premières lignes de son devoir, que je lus aussitôt : du gratiné ...
" - Tu vas pas rendre ça tout de même ? "
et je compris aussitôt à son rictus d'enfant pas sage du tout que l'espoir de produire un travail sérieux était perdu d'avance. Dans le fond, ce n'était pas pour me déplaire.
S'en est suivi une folle séance d'écriture frénétique entrecoupée de fou-rires, de brainstormings qui eussent sans doute justifié - en d'autres temps - des séances d'électrochocs thérapeutiques et de quelques gorgées de vin (très peu en réalité).

Étrangement nous n'avons pas beaucoup bu ce soir là mais pourtant le résultat final de notre collaboration surpasse de très loin tout ce que nous avions pu produire jusque là... Plus que de longs discours, voici tout simplement le fruit notre composition.

Et par avance : Pardon !

26 mai 2009

Le bel inconnu de l'épicerie

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Au sortir de la salle de sport, après avoir souffert sous le poids de la fonte et évacué une bonne partie du stress de la journée, j'ai mes habitudes à l'épicerie d'à côté, tenue habituellement par une famille d'indiens ou de je ne sais exactement quelle nationalité. Commerce de proximité ouvert très tard la nuit, la boutique n'a rien de très extraordinaire. Il y fait toujours relativement chaud, été comme hivers, la fraîcheur des fruits et légumes est tout à fait approximative, et globalement les prix semblent bénéficier d'une certaine longueur d'avance sur les taux d'inflation des années à venir. Mais le poids des habitudes doublé d'une commodité certaine étant donné que je passe obligatoirement devant pour rentrer chez moi, me pousse régulièrement à y acheter selon mon humeur une canette de coca, une pomme ou un paquet de tranches de jambon de dinde à la saveur chimique à la limite du soutenable que j'avale pourtant avec un certain appétit : la muscu ça creuse !

Ce soir je devais acheter du pain avant de me rendre chez Hélène pour y passer une soirée qui fut délirante (je vous raconterai ça tout bientôt) et comme un fait exprès, il se trouve que l'épicerie en question fait dépôt de pain. Ho non, ce n'est pas du Poilâne ni même du pain au levain subtilement alvéolé pétri par un artisan boulanger, mais du pain tout ce qu'il y a de plus industriel, façonné à la chaîne dans une usine de la banlieue toulousaine, du qui est tout sec le lendemain matin, tout bon à donner aux pigeons ou à transformer en chapelure.

Souvent la caisse, située à droite de l'entrée, est tenue par l'un des membres de la famille : parfois celui que je pense être le fils du propriétaire, tout potelé et dont le sourire crispé fait davantage penser à une grimace ou une convulsion de douleur qu'à un signe extérieur de joie, ou encore l'un ou l'autre de leurs compatriotes, gentils mais sans plus, en tout cas jamais désagréable avec le client. Parfois c'est un grand black qui se la joue rebelle, très drôle et toujours en train de rigoler, exhibant un sourire qui lui biffe le visage d'un éclair extraordinaire. Je l'aime bien. Je ne sais pas comment il s'appelle mais chaque fois que je passe devant la boutique et que c'est lui qui tient les rennes, je lui adresse un grand coucou de derrière la vitrine, auquel il répond par un grand geste du bras.

Ce soir donc j'entrai dans le seul but d'acheter du pain. La huche à pain est située immédiatement à coté de la table qui sert de caisse et masque de par sa hauteur la chaise de celui qui, à ce moment là, veille au grain. Avançant de quelques pas dans les rayons à l'affût de je ne sais quoi, je distinguai vaguement la présence d'une personne derrière le comptoir mais je ne crus reconnaître personne que j'avais pu y voir jusqu'alors. Constatant que finalement une baguette et une bouteille de coca light seraient mon seul butin, je me retournai et découvris alors avec bonheur celui qui était assis là.

J'ai déjà évoqué dans un autre billet mon attirance pour ceux présentant les traits caractéristiques des populations du grand bassin méditerranéen et l'émoi incontrôlable que provoque l'une de ces rencontres du troisième type. Hé bien je puis vous assurer que mes sens en eurent une fois encore pour leur grade !
Celui qui me faisait face devait être au moins aussi grand que moi, impression qui fut confirmée lorsqu'il se mit sur ses jambes. Plutôt mince quoique solidement bâti, les cheveux ébènes coupés courts soigneusement peignés sans maniérisme, un visage oblong des plus agréable au teint brun affirmé par deux grands yeux noirs respirant la douceur, il se dégageait de ce gaillard une sorte de force tranquille nimbée d'humilité, un charisme renversant qui faillit l'espace de quelques seconde me faire perdre pied, sublimant une beauté physique qui, quoiqu'elle se situât au dessus de la moyenne, n'en faisait pas pour autant un apollon de magazine.
Reprenant mes esprits, je lui demandais une baguette de campagne que, se retournant, il saisit puis emballa dans une rectangle de papier blanc d'un geste calme, ample mais précis ; enfin, prenant une poche en plastique, y logea la bouteille de soda. " Ca fait 3 Euros 40 " et " Bonne soirée " furent les seuls mots qu'il prononça au cours de notre bref et impromptu tête à tête. Je n'ai aucun souvenir particulier de sa voix mais il est un fait que celle-ci ne m'a choqué ni par son timbre, ni par son intonation. Si en effet certaines personnes n'ont pas le physique de leur voix - à moins que ce ne soit l'inverse - soit qu'elle fut trop aigüe, trop grave, ou servie par une diction des plus étrange, je dois avouer que le plumage se rapportait ici parfaitement au ramage, appuyant par cet élément supplémentaire l'élégance générale de ce bel inconnu.
Nous nous quittâmes sans plus de formalités, lui me saluant d'un clignement de l'oeil conférant à cette entrevue expresse un cocasse semblant de complicité.

Je ne sais pas pourquoi mais je crois que demain je retournerai faire du sport...


Voir aussi par là.

23 mai 2009

Profs

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"Le terrifiant monsieur P." m'a rappelé bien des souvenirs de profs du collège et du lycée qui m'ont marqué pour longtemps. La petite madeleine de Proust de la journée....
Et tant que vous y serez, baladez-vous sur les autres articles : c'est tout aussi passionnant et très bien écrit. L'envers du décors de nos années ado enfin dévoilé !

Stickers

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Après, les bambous, les plats industriels préparés, et les Jack Russel, Grégory nous explique aujourd'hui comment nous passer des stickers muraux qui ont envahi nos intérieurs depuis que leurs mérites sont martelés par les émissions déco dont on nous abreuve régulièrement. C'est toujours aussi drôle...

19 mai 2009

Embrasse moi idiot !

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Passage obligé de tous préliminaires dignes de ce nom, premier contact intime avec l'inconnu que l'on convoite, moyen d'expression du désir, il est mille et une façons d'embrasser. Simple bisous sur les lèvres, invitation à faire plus ample connaissance, premiers frôlements ou roulage de pelle langoureux avec la langue, chaque baiser a sa signification, ses codes, ses implications.
Qui trop embrasse mal étreint nous enseigne le proverbe. Mais c'est un fait de l'expérience, avant d'embrasser trop, il convient d'abord d'embrasser bien, tout court !
Or, je tiens à tirer haut et fort la sonnette d'alarme car l'art ancestral du french kiss semble peu à peu se perdre et bien rares sont ceux qui savent encore provoquer le frisson érotique capable de faire brutalement monter la température de plusieurs degrés. Régulièrement hélas en lieu et place de cet acte de possession charnelle qui, dans les meilleurs cas, augure de quelques instants fort agréables - dont le champ s'étend de la simple séances de câlins plus ou moins coquins à de la baise virile torride - nous subissons des ersatz insipides voire franchement peu ragoûtants à base de lèvres molles engluées de bave.

Aussi, avant de se lancer dans une bonne séance de fricassé de museau, il convient de prendre un certain nombre de précautions fondamentales dont l'inobservation aura tôt fait de produire un drame au moins aussi épouvantable que de lessiver votre moquette à la javel. Quoiqu'ayant mes préférences, je pense que le présent billet dépassera les clivages mecs / nanas hétéro, gay, bi, trans, ou tout autre chose : nous sommes tous concernés ! Vive l'oecuménisme. Enfin pour ma part, ce sera un oecuménisme monophasé... suivez mon regard.

Pris par l'élan de mon inspiration, j'allais écrire qu'il y en a pour "tous les goûts"... enfin, presque ! Car s'il est un critère à mes yeux fondamental, c'est bien celui là : le goût ! Il n'y a rien de pire que d'embrasser quelqu'un dont l'hygiène buccale n'est pas irréprochable. Trouver entre deux dents un petit lambeau de viande de la veille qui a pris le soin de rancir, sentir un relent de castor faisandé qui remonte de derrière les amygdales et qui vous donne l'impression de galocher un étron est un cauchemar qui vous met les phéromones (et sûrement autre chose) en berne pour un bon moment ! Combien de fois avez vous dû battre en retraite, alors que le terrain se présentait sous les meilleurs auspices et que votre camarade de jeu faisait preuve de la meilleure volonté du monde, après avoir l'avoir embrassé(e) et que vous ayez eu la fâcheuse impression de mettre le pied dans une merde molle dont les exhalaisons douçâtrement incommodantes ont subitement envahi vos sens...? Le conseil de Tambour Major : si vous ne devez vous brosser les dents qu'une seule fois par semaine, faites le avant de sortir draguer. Et ayez toujours des chewing-gums sur vous, cela peut vous sauver la mise, et la nuit !
Il en va de même pour les dépôts de tartre sur le bas des dents et qui confèrent à l'émail une jolie mais horripilante couleur orangée... par pitié faites moi disparaître tout ça !

Une erreur classique - mais au combien épuisante - lorsque l'on roule une pelle est de garder la bouche grande ouverte. Mesdemoiselles, et messieurs, si garder la bouche bien ouverte lorsque l'on taille une pipe est rigoureusement fondamental (oué, le contact du gland avec les dents doublé de la désagréable sensation qu'on va y laisser des copeaux est d'un effet tout à fait moyen) cela n'est en revanche d'aucune utilité lorsque l'on embrasse. La galoche est d'abord une histoire de lèvres, vous savez ces petites proéminences délicieusement charnues qui délimitent le pourtour de la bouche et dont la fonction est d'éviter au bol alimentaire de ressortir de la cavité buccale durant la mastication ? Celles là même que l'on aime à mordiller, sucer (oui, on commence généralement par là avant de descendre de quelques centimètres, il est bon de ne pas se hâter...), titiller, caresser du bout des siennes puis du bout de la langue et dont les vertus érogènes relèvent de l'extraordinaire... C'est de ça dont il s'agit. Et à moins de vouloir jouer à la sangsue, garder les maxillaires en position de grand écart ne permet pas grand chose, ni d'un coté ni de l'autre, même avec la meilleur volonté du monde. Faites preuve de pragmatisme, on n'est pas chez l'ORL ! Et personnellement faire mumuse avec la luette ou les dents du fond n'est pas ce qui m'excite le plus du monde. En revanche un bonne paire de lèvre charnues et le Tambour Major s'envole. Hu hu ^^

Autre désagrément hélas récurrent : la bave... Chez l'escargot, la fine couche de bave qu'il secrète lui sert de tapis lubrifiant pour avancer sur tous les terrains. Chez l'homme, lubrifier le pourtour de la bouche ne présente guère d'intérêt... disons qu'habituellement la question de pose pour d'autres parties du corps qui, à l'instar de la bouche, peuvent, si elles n'ont pas été soigneusement et abondamment nettoyées, dégager des effluves mortels pour la libido (sauf cas particulier bien entendu...). Il n'y a rien de pire que d'avoir l'impression de rouler une pelle à un labrador. Faites un effort, par pitié, évitez de nous dégueulasser la devanture façon éjaculation faciale. Chaque chose en son temps voyons !
Par contre, lorsqu'il s'agit de pratiquer une bonne fellation, les excès salivaires sont souvent bienvenus car mine de rien, le four à pain s'assèche assez vite et la sensation d'avoir le jonc qui chauffe n'est pas des plus formidables.

Enfin, je ne pouvais terminer ce billet sans toucher deux mots rapide sur un sujet auquel on pourrait consacrer des thèses entières : bon usage de la langue. Je limiterai mon propos à celui du jour : la langue et le baiser. On pourrait développer à loisir tant cet organe permet de choses lorsque l'on aborde la question du sexe.
Plus particulièrement, je parlerai de la question "Mettre la langue tout au fond du premier coup ou pas ?". Personnellement je trouve ça nul et apparente cette pratique à du viol. Si se gourmandiser les lèvres s'avère tout à fait délicieux, alors on peut commencer, avec parcimonie, à tâter le terrain pour voir comment l'autre réagit. C'est une règle assez classique en matière "d'introduction" : tout est question de doigté, d'à propos et de douceur ! Inutile donc dès les premières secondes de sortir votre engin et de nous le refourguer bien profond, tournant et retournant votre appendice comme une cuillère dans un pot de nutella ! Allez-y progressivement, jouez de l'érotisme, de l'attente, de la votre et de celle de votre partenaire, faites monter le plaisir, il vous le rendra au centuple. D'abord quelques léchouilles, puis on franchit timidement le seuil de la porte d'entrée, on laisse l'autre faire de même afin de jauger son degré de curiosité et d'envie, puis si l'hôte nous y invite on s'installe progressivement dans le salon avant d'en explorer les moindres recoins... Si je me fais bien comprendre.
Ah, si, j'allais oublier : la langue, c'est comme les dents, ça se nettoie aussi... A bas les langues couvertes d'une épaisse couche de mucus jaune dans lequel prolifèrent tout un tas de bactéries qui feraient crever un bouc ! Respecter l'autre commence par se respecter soi-même... Entreriez-vous chez un inconnu les chaussures couvertes de boue ?

J'arrive à la fin de ce billet et me rends compte que finalement je n'ai pas abordé la question essentielle : comment embrasser proprement ?
La réponse est simple.
Primo suivre méticuleusement les recommandations de Tambour Major.
Secondo : venez me voir, je vous montrerai ...

smileys Forum

17 mai 2009

On s'en fout mais quand même...

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Je l'avais prédit il y a quelques mois : pour ne pas faillir à la tradition, l'a France n'a pas, et malgré le déploiement de l'artillerie lourde, remporté la nouvelle édition de l'Eurovision. Quoique les plus brillants experts en stratégie, les plus fines lames de l'underground musical international aient été engagés pour la circonstance et que leurs conclusions fussent unanimes à désigner Miss Lorraine - notre amie Patricia Kaas - comme aspirant à la lourde tâche de représenter le pays du camembert, il faut admettre que le résultat final, même s'il surpasse les scores minablissimes des années passées, reste assez loin du podium rassemblant le trio de tête. 8°... derrière la Norvège, avec un total record de 387 points, l'Islande (218 points) et l'Azerbaïdjan (207 points). Oui oui, l'Azerbaïdjan fait mieux que nous...
En dépis de cet échec, le résultat n'en est pas moins une prouesse puisque la France réussit à se décoler la pulpe du fond quoiqu'elle se soit faite humilier par un jeune puceau de 23 ans. Quoique après avoir vu la mine du jouvenceau, son sourire à vous faire exploser une phéromone, mon petit doigt me dit qu'il a déjà dû en déniaiser plus d'une... mais c'est un autre sujet.

Demi victoire, demi échec, verre à moitié vide ou à moitié plein, tout est question de point de vue. Patricia Kaas échappe à la disgrâce d'une humiliation totale sans pour autant accéder au Panthéon des héros victorieux. Miss "Mademoiselle chante le blues" esquive un bannissement mortel du monde de la chanson et du territoire Français en général, qui l'aurait contrainte à demander l'asile politique au Lichtenstein ou au Guatémala. Vous le la croiserez donc pas en train de vendre des beignets sur la plage lors vos vacances à la Grande Motte ou en train de garder des moutons en Haute Corse l'été prochain...

Bon, je le reconnais : on s'en fout !
Mais tout de même, je l'avais prédit ...
smileys Forum

16 mai 2009

Arielle

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Généralement, sous mes dehors de garçon gentil sérieux et serviable, j'aime bien tout ce qui est décalé et totalement border-line, aux limites de la folie furieuse. Ceux qui me connaissent y sont désormais habitués et ceux qui me rencontrent pour la première fois ont souvent les yeux qui piquent un peu au début. Je me souviens d'ailleurs avec émotion d'une série d'échanges de mails épicés voici déjà 2 ans, où j'invitais une poignée de potes à aller à un concert de Philippe Katerine à Montauban, potes qui m'ont lâchement abandonné, repoussés par un personnage par trop improbable (oui oui, on peut dire " 42 " là ...) et pourtant quel spectacle !

En farfouillant sur le net, je suis tombé nez à nez avec cette chose tout à fait hors norme due à la tout aussi folle-dingue Arielle Dombasle qui n'est jamais aussi elle même que lorsqu'elle ne mutile pas la musique classique.


Moi qui en d'autres temps et d'autres lieux ai frappé assez fort sur Miss-sourire-qui-rend-aveugle, j'avoue être totalement bluffé par ce clip assez réussi et, pour le coup, totalement d'un autre monde ! On sent bien la patte de Katerine derrière tout ça, quoiqu'il soit d'une sobriété sidérante dans les quelques scènes où il apparaît.
Bon, ok, les paroles sont du niveau d'Amelie Nothomb - c'est à dire très faible - mais comme on est dans le registre de la déconne, on peut se permettre beaucoup de choses.
Voilà, c'est frais, léger, sans prétention, et bien réalisé. En un mot : extra !

14 mai 2009

Perles

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A la fin d'une année universitaire, c'est toujours l'effervéscence : entre le rush des derniers cours, le stress des examens qui approchent, l'angoisse des révisions qui n'ont pas avancées et qui font déjà entrevoir d'atroces soirées de gavage intellectuel à grands coups d'expresso pour pouvoir endurer le cours de finances publiques ou celui de procédure civile que l'on a récupéré sur photocopies (bah oui, lundi à 8h du matin c'est beaucoup trop tôt pour aller en cours !), l'étudiant moyen a largement de quoi s'occuper. Et les profs aussi. Car avec l'arrivée du mois de Mai coïncide invariablement le déroulement des examens de fin de second semestre ce qui signifie corrélativement une masse de copies à corriger dans un délai chaque année plus bref. L'an prochain on nous demandera certainement de rendre les copies avant que les partiels n'aient eu lieu...Non, ne dites pas que c'est impossible, vous ne savez pas de quoi " ils " sont capables.
Si lorsqu'il y a quelques années, le jeune et naïf chargé de TD que j'étais trouvait en l'exercice de correction une exaltation enivrante - et peut être aussi le plaisir sadique de pouvoir coller une sale note bien pourrie afin d'exorciser quelque humiliation personnelle dont on porterait encore le fardeau sur nos épaules encore sanguinolentes -le poids des années ou peut être l'usure tout simplement, y a substitué une corvée aussi épanouissante qu'éplucher un dindon avec une pince à épiler.

Les copies ce n'est pas bien compliqué, il en a de trois sortes : les bonnes, les moyennes, et les mauvaises. Fort de ce premier tri qui ne vous étonnera pas (si ?) on peut pousser la distinction un tout petit peu plus loin.

Etrangement, les copies les moins intéressantes à corriger sont celles qui obtiennent une bonne voire très bonne note. Tout y est, l'étudiant maitrise son sujet, pose des définitions, suit un raisonnement relativement rigoureux selon un plan établi ou une problématique claire. Le correcteur se borne alors à quelques "oui" ou "Bien" arrachés dans la marge, râturant toutefois par-ci par-là afin d'imposer son savoir et rétablir la hierarchie du sapiteur sur celui qui n'est pour l'instant qu'un inférieur, quand bien même son talent serait infiniment supérieur. Car s'il est une règle d'or c'est bien celle de ne jamais montrer son infériorité même si elle est patente. Outre leur vertu rassurante et valorisante pour le prof qui a l'impression d'avoir fait du bon boulot (et non pas que l'étudiant est particulièrement doué pour avoir réussi à comprendre l'incompréhensible... non non !) ces copies sont aussi profondément chiantes tant il ne s'y passe rien de bien exotique si ce n'est le déroulement parfait de ce que l'énoncé du sujet appelait en réponse.

Les copies complètement nulles ne sont généralent pas celles qui offrent le potentiel délirant le plus étoffé, quoiqu'il me soit arrivé de rire franchement (ou de m'éffondrer de désespoir) à la lecture de certaines d'entre elles. Le plus souvent il s'agit de candidats qui n'ont pas travaillé la matière et qui tentent à grand renfort d'effets de manches plus ou moins creux, de masquer un manque cruel de fond. L'inocuité de ces gesticulades verbales n'échappe généralement pas à la sagacité de celui qui, à l'autre bout de son crayon à mine, tient entre ses mains le sort du présomptueux impétrant. On n'échappe pas à des considérations hautement philosophiques qui feraient passer le comptoir de café le plus proche pour une conférence au Collège de France, et une chronique horoscope sur NRJ pour du Bourdieu. Cela fait sourire au début mais on se lasse dès la deuxième.

Restent donc les copies moyennes, celles qui oscillent grosso modo entre 8 et 12. C'est là que se situe le plus souvent le gisement de pépites qui transforment régulièrement les fastidieuses séances de correction en tranches de fou-rire ou de profond désespoir, un désespoir noir d'une densité qui dépasse les lois de la physique moderne. Je parle d'une profondeur sub-abyssale, un trou noir de connerie insultante pour l'espèce humaine et qui doit bien faire rire les protozoaires de laboratoires dans leur boite de Petri. Car le propre d'une copie moyenne est d'être... moyenne. Mais pas seulement. Car l'art d'être moyen n'est pas un talent partagé par tous avec la même verve ni le même talent car il faut bien admettre que l'indigence intellectuelle de certaines copies (je m'abstiendrai de porter un jugement sur les candidats directement) peut friser le zéro absolu, et même plus absolu qu'absolu ! Il faut bien reconnaître toutefois qu'avant de trouver des perles dans une copie, - je parle des vraies, de celles qui nous font perdre nos moyens tellement elles dépassent ce que l'entendement humain peut appréhender, celles qui nous font toucher Dieu du doigt et nous mettent face à l'étourdissante question de l'infini du Cosmos - c'est un peu comme dans les huîtres : il faut en ouvrir beaucoup avant d'en découvrir une. Et croyez moi, l'attente est parfois récompensée au-delà de nos espérances. Jugez en plutôt :
Je ne l'ai pas laissé mais sachez que le correcteur a abondamment remercié le candidat pour cette performance de bon sens juridique ! Car heureusement à l'instar de Fluide Glacial, les marges sont un espace de liberté qui ne demande qu'à être conquis par la fièvre délirante du correcteur en manque de défouloir, mais toujours avec style !

7 mai 2009

Copino-blogage

2 commentaires
Méchant Chimiste nous raconte ses quelques (longs) jours en direct de Cedarville, ravissante bourgade au fin-fond de l'Ohio, au milieu de la cambrousse, des vaches et des cathos intégristes. Charming !

Mais qu'a-t-il fait pour mériter une telle punition ?

Allez, courage : plus qu'une semaine à tenir !

6 mai 2009

Le petit hérisson avec des épines à l'intérieur

5 commentaires
Juste pour faire plaisir à une lectrice qui se reconnaîtra, et aussi parce que j'ai la plume peu inspirée en ce moment, je ressors du frigo un ancien billet publié en février 2008 sur mon précédent blog abandonné au profit d'une transhumance en ce lieu pour des raisons que j'avais déjà évoquées. Mon dieu, Tambour Major pris en flagrant délit d'éco-bloggage smileys Forum

Hé oui, je lis les commentaires laissés et je crois que le billet de "février 2008" auquel l'un d'eux fait référence est précisément celui-là.

Je l'avais oublié ce billet... je ne me rappelais plus l'avoir écrit, sauf un vague souvenir, quelques tournures de phrases qui m'étaient restées, mais pour l'essentiel je l'ai redécouvert avec beaucoup de plaisir.
Ca fait drôle de se relire plus d'un an après, de voir les questions que l'on se posait alors, de se remémorer tant bien que mal l'état d'esprit dans lequel on se trouvait à cet instant là, de se souvenir de ses doutes, de ses certitudes, de ses angoisses... Et quel soulagement de mesurer le recul pris depuis !

* * *

Attention, ce soir, je fais ma séance de psychothérapie en direct... Les vertus cathartiques de l'écriture...

Un petit hérisson avec les épines à l'intérieur...

L'image est pour le moins cocasse ! Imaginez un peu un hérisson qui se met en boule et hop, retourne ses propres armes contre lui-même... s'auto-perfore et se provoque d'atroces souffrances.
Ridicule n'est-ce pas ?

Ce serai encore plus ridicule si ce petit hérisson avait la fâcheuse tendance de se complaire dans cet état là...
Totalement grotesque hein ?

Et pourtant, ce petit hérisson avec les épines à l'intérieur... c'est moi.

C'est comme ça que m'a baptisé un ami après une longue discussion à batons rompus comme j'en ai rarement eu, durant laquelle j'ai, chose rare, dit ce que j'avais vraiment à dire, histoire de régler leur compte à certains démons intérieurs qui refont surface périodiquement. Une assez longue explication bienfaisante de vidage de sac pour comprendre, faire le point et m'apercevoir que finalement, il n'y avait pas lieu de se prendre la tête, que ma réaction était nulle en fin de compte ... Bah oui... y'avait vraiment pas de quoi. Rien de très grave, mais je suis comme ça, incorrigible, même si je me soigne.

Je ne sais pas pourquoi je retombe toujours sur les mêmes travers, car depuis hier le petit hérisson avec des épines à l'intérieur est de nouveau de sortie. Peut être les rayons du soleil dont nous a gratifié le week-end l'ont ils incité à pointer le bout de son nez alors qu'il sommeillait depuis plusieurs semaines et que je ne lui avais rien demandé. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, à tous points de vue (enfin à quelques détails près mais dont je m'accomode) : après une semaine bien remplie, j'ai passé un très bon week-end (c'est surtout le end qui est important ici, vu que mon week-end a effectivement commencé samedi à 19h), revu des gens sympa qui m'ont fait rire, eu un dimanche agréable en bonne compagnie, bref rien qui ne cède le pas à la critique.

Et pourtant ...

Et pourtant quelque chose en moi, un je ne sais quoi (est-ce si sûr ?) me procure un spleen indicible dès que mon cerveau n'est plus accaparé par le travail. Trop sensible, trop ceci, pas assez celà... écroché vif diront certains. Oui, il y a sûrement de cela... n'ayons pas honte, il n'y a aucune raison.

Petit herisson ... Mon cul ! J'ai terrassé des hydres autrement plus tenaces, c'est pas un petit animal insectivore à-la-con dont le passe-temps favori est de jouer à la roulette russe avec les automobiles sur nos routes départementales qui va dicter sa loi. Bon, pour l'instant c'est lui qui mène le jeu, un set à zero...
Sûrement je réfléchis trop, me pose trop de questions qui n'ont pas lieu d'être... Je me pose des questions, des tas de questions, sur les autres, sur moi, sur ceux qui me sont chers... Si seulement je pouvais débrancher tout ça, et profiter simplement, prendre les choses comme elles viennent, les unes après les autres. Car finalement, tout ça ne sert à rien. Mais les peurs et les angoisses sont tenaces ; j'ai encore du boulot, bien que je mesure le chemin parcouru depuis... depuis quelques temps.

Et faire du tri, du ménage... ces mots sont en vogue dans mon vocabulaire en ce moment. Se séparer du superflue, se recentrer sur l'essentiel, établir ses priorités, remettre son instinct en marche et garder le cerveau en action... à bon escient. Apprendre à me lacher davantage, à mordre la vie à pleines dents, et avancer encore.

Un jour quelqu'un m'a dit "on voit que tu es le genre de personne qui obtient ce qu'elle veut". Oui, sûrement...
Je m'égare de mon propos. Nous en reparlerons une fois prochaine, peut être.

Je termine ce billet accouché aux forceps (ça doit faire deux heures et des poussières que je suis dessus : je l'ai commencé en regardant Philadelphia sur M6 et l'achève en compagnie de Uggly Betty sur TF1). Je m'interroge sur l'intérêt de le publier, car après tout mes états d'âme n'intéressent personne et d'autre part le petit hérisson semble avoir eu peur de prendre un coup de pioche sur le coin du bec (oui, je sais : les hérissons n'ont pas de bec... vous vous ferez expliquer). En tous les cas, il semble avoir regagné son terrier.

Dors petit hérisson, dors.

Je vous dois combien ?

* * *

2 mai 2009

Dragonball Evolution

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Si les bandes-annonces ont un mérite - outre celui de permettre aux pop-corn-o-phages de mâchouiller leur avoine à grand renfort de "scratch scratch scratch" chaque fois que la main plonge dans le seau de papier - c'est bien celui de pouvoir se faire en un instant un avis quasi définitif sur les films que l'on n'ira pas voir prochainement. Drangonball Evolution en faisait partie et jamais je n'aurais imaginé voir une telle daube de mon plein gré. Il faut croire que nous sommes plusieurs à avoir eu la même fausse bonne idée.
Hier soir donc, après avoir d'abord regardé Entre les murs , nous décidâmes que la suite du menu serait composée de Dragonball Evolution. Bien grand mal nous en a pris...

Alors, que dire pour ne pas trop être méchant ? Film pour ado américain dégénéré ? Parodie de série B sous-budgétisée ? Non, c'est encore trop flatteur tant tout cela est ridicule de bout en bout. Acteurs qui allient le grotesque à l'insignifiance, atmosphère du manga absolument pas respectée, certains effets spéciaux n'ont aucun intérêt narratif, scènes de combat pâlichonnes... et surtout que vient faire Chow Yun-Fat dans cette production piochée dans les poubelles du studio ? Les temps doivent être rudement difficiles pour cet acteur qui nous avait habitué à bien mieux.
Autre point noir : les personnages que l'on peine à reconnaître tant par l'apparence que par le caractère. Mon dieu mais c'est quoi ce laideron qui joue Goku ? Il a le regard morne du poulpe ménauposé et le charisme d'une huître désséchée... ! Bon sang mais ils l'ont engagé où le responsable du maquillage de Piccolo ? C'est affligeant de médiocrité ; on dirait presque un personnage sorti d'un épisode de Power Rangers ou ma mère qui se fait un masque à l'argile verte (pardon maman ^^) ... Non, en fait, c'est tout le film qu'on dirait composé de petits bouts d'épisodes de Power Rangers piochés au fond du vide ordures !! Seul le personnage de Bulma, respecté dans les très grandes lignes, tire à peu près son épingle du jeu d'une très courte tête : on y retrouve le coté séducteur, garce, un brin folle-dingue et pleine d'humour, mais passablement étiolée.

Plusieurs fois nous nous sommes écriés : " Rhô lalalala que c'est nul... " mais, conscience professionnelle oblige, il nous fallait savoir jusqu'où ils étaient capables d'aller.

Parfois il faut accepter d'être ignorant.

L'avis guère plus flatteur de Matoo