24 juillet 2010

Living a boy's adventure tale

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Ca pourrait être l'autre titre de ce blog, a boy's adventure tale. Titre inspiré d'une chanson extraite du premier (excellent) album du groupe A-Ha que je réécoute en boucle depuis hier grâce - ou à cause - au billet d'Olivier qui nargue la planète entière parce que Môssieur va bientôt aller les voir en concert... Pffffff... comme si j'étais jaloux ! smileys Forum

Je n'avais pas suivi l'actualité du groupe depuis très très longtemps, à vrai dire j'avais lâché prise à la sortie de leur troisième album. Hier je me suis donc octroyé une petite séance de rattrapage et il y avait de quoi faire car même si A-Ha n'est plus trop présent en France, le groupe reste néanmoins actif, de séparation en retrouvailles, plusieurs albums ont vu le jour. Et je dire dire que dans l'ensemble la production  - 25 ans de carrière tout de même ! - reste de bonne facture, avec une mention particulière pour Analogue sorti en 2005 que j'ai particulièrement apprécié. Malgré les ans, A-Ha est resté fidèle à lui même, à son univers sonore et mélodique, sans compter la très belle voix de Morten, le chanteur charismatique du groupe.

Mais pour moi A-Ha restera à jamais associé à l'album de ses débuts, celui de tous les tubes : Take On Me, l'étourdissant The Sun Always Shine On TV...  Etrangement - en fait non, ce n'est pas étrange du tout - une chanson ressort du lot, qui me fait vibrer un peu plus que les autres, finalement plutôt musicalement proche d'une autre dont j'avais déja parlé en ces lieux. Cette chanson est celle dont le titre est également celui de ce billet. Un brin nostalgique, un rien équivoque, mais surtout puissamment sensuelle, elle fait fonctionner mon imaginaire à trois-cent à l'heure


Bon, tout ça pour vous dire que, comme tous les ans à la même époque, j'abandonne momentanément la Ville Rose pour continuer mon boy's adventure tale un peu plus loin, au pays de la Grotte Miraculeuse pour une semaine musicale, pas reposante du tout mais terriblement ressourçante. Ca va me changer les idées, me faire sortir de la fac et de mon train train, et c'est déjà beaucoup. Le repos sera pour un peu plus tard. Je vous en reparlerai. D'ici là, point de connexion internet pour bloguer, vous lire ou vous commenter.  Erf... Pleurez pas, soyez forts.

Ha, si, avant de partir, je ne résiste pas au plaisir - en mode petit clin d'oeil - de vous faire partager cette génialissime réponse de Alice Sapritch dans l'émission Le Jeu de la Vérité où elle répond à la question : "Fréquentez-vous toujours les homosexuels". La grande classe...


Elle est pas belle la vie ? smileys Forum

Je vous dit à dans une semaine. Portez-vous bien !

21 juillet 2010

Quand Cupidon me dit "merde"

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Je vais finir par me croire irrémédiablement fâché avec Cupidon.

L'autre soir je me suis retrouvé chez un mec rencontré sur le net. Pas le genre de gars vers lequel je serais allé spontanément ; un très beau garçon tout de même.  Grand, les traits doux, de mon âge, bien bâti. A vrai dire c'est lui qui a fait le premier pas. Un premier message, puis un second, une amorce originale qui nous a amené à papoter un peu. Nos solitudes se sont croisées et quelques heures plus tard voici que je me retrouve assis à ses côtés, installés dans son vaste canapé de cuir brun.
Nous avions été très clairs dés le départ. Je le suis toujours sur mes attentes. L'un comme l'autre ne cherchions pas à tout prix le grand amour, lui en particulier sortant d'une relation houleuse dont il voulait se remettre, mais laissions la porte ouverte à une l'éventualité d'une romance.  Un plan cul en somme. Et plus si affinité. C'est ma philosophie du moment  depuis quelques temps déjà :  garder l'oeil ouvert et laisser l'amour venir à moi plutôt que m'épuiser à lui courir vainement après.  Cela vaut ce que cela vaut.

La discussion s'est engagée spontanément, librement, sans que nous eûmes besoin de nous forcer, mis mutuellement et immédiatement en confiance. D'ailleurs les doutes s'étaient volatilisés dès les premières secondes où nous nous sommes vus, alors qu'il m'attendait à la sortie du métro. Visiblement le feeling était réciproque. Nous avons beaucoup bavardé, longuement, agréablement, de tout, sans trop de retenue. On s'est raconté nos vies, nos envies, nos amours perdues, nos désillusions, notre quotidien, certains souvenirs. On a même ri. Progressivement nous nous sommes rapprochés, lentement, laissant nos  mains puis nos corps s'exprimer de plus en plus librement, jusqu'à ce que les mots deviennent superflus. J'ai ressenti une jolie complicité, chacun comprenant les attentes de l'autre, avec beaucoup de douceur, guidés par le discours de nos regards. Je crois que l'un comme l'autre avons pris un pied fantastique (rassurez-vous, j'ai tout à fait conscience du caractère hautement prétentieux de cette dernière affirmation). Les sangs gorgés d'endorphines, nous remettant de nos émotions, nous avons à nouveau discuté, de choses et d'autres, toujours dans la même simplicité. Nous aurions certainement pu continuer ainsi jusqu'aux premières lueurs du jour s'il ne m'avait fallu me lever tôt le lendemain matin.

Tandis qu'il récupérait le chat qui s'évadait dans les escaliers, j'ai hésité à l'embrasser une dernière fois. Je ne l'ai pas fait. Par peur de paraître lourd et ridicule. Mes sentiments m'effraient parfois... J'en avais pourtant bien envie.

Arrivé chez moi, je lui envoie un texto le remerciant pour ce moment très agréable. Je lui dis à bientôt. Il me répond sur le même ton et dans les même termes. Cette nuit là je dormirai d'un profond sommeil.

Hier je lui ai envoyé un nouveau texto pour prendre de ses nouvelles. Je pensais à lui, à cette soirée formidable, au plaisir que j'avais eu à le serrer contre moi.  Pas de réponse. Aujourd'hui je découvre qu'il a supprimé son profil sur le site où nous nous sommes rencontrés. Et toujours pas de réponse à mon message. L'évidence est là qui me brûle les yeux. J'ai compris et ne m'acharnerai pas.

Je sais combien cette situation ridicule peut me faire paraître pathétique et entends d'ici les sarcasmes  - justifiés - jaillissant de toutes parts : "Ha bé oui, de toutes façons tu l'as dit toi même, vous vous êtes clairement dit que vous ne cherchiez rien de spécial, ni l'un ni l'autre, banane !". Certes, je ne nie pas.  Je suis un couillon. C'est exactement ce que nous nous sommes dit. Pourtant...

Et pourtant, aussi con que cela puisse paraître, je me suis posé beaucoup de questions au sujet de ce  charmant garçon. Non non, quoique je sois un authentique coeur d'artichaut (barricadé derrière une épaisse  mais néanmoins fragile carapace) je ne suis pas déjà tombé amoureux. Non, il m'en faut un peu plus pour ça.  Un tout petit peu plus. Peut être pas tant que ça finalement. Mais  j'avoue que cette très belle rencontre avait rouvert en moi le champ des possibles, cette porte longtemps restée fermée, qui s'est à nouveau entrouverte, trainant dans son sillage un cortège de potentialités, comme autant de positions à examiner sur un échiquier  géant dont je serai le Roi. J'aurais bien aimé le connaître davantage et voir si cette rencontre d'un soir - aussi agréable fut-elle - pouvait déboucher sur quelque chose d'un peu plus abouti, ne serait-ce qu'une amitié. Car je suis persuadé que nous aurions beaucoup à échanger. Il faut croire que les Parques en avaient décidé autrement.

Au final c'est un sentiment mitigé qui m'imprègne. D'un coté une forme d'espoir . Oui, des garçons bien, équilibrés dans leur tête, qui me plaisent et à qui je puisse plaire, ça existe. La preuve, j'en ai rencontré un.  C'est donc qu'il doit y en avoir d'autres. Mais d'un autre coté, c'est une sorte de découragement : tout est à reprendre à zéro...  Des comme lui je n'en ai pas croisé souvent. Ho ça non. Et sans même laisser une chance à quoi que ce soit, Cupidon m'adresse une formidable et retentissant "merde", net et sans appel.
C'est parfois con la vie...

15 juillet 2010

La photo du mois : La Gourmandise

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Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci, le thème est : La gourmandise.


« À midi, ils virent un joli oiseau sur une branche, blanc comme neige. Il chantait si bien que les enfants s'arrêtèrent pour l'écouter. Quand il eut fini, il déploya ses ailes et vola devant eux. Ils le suivirent jusqu'à une petite maison sur le toit de laquelle le bel oiseau blanc se percha. Quand ils s'en furent approchés tout près, ils virent qu'elle était faite de pain et recouverte de gâteaux. Les fenêtres étaient en sucre.
- Nous allons nous mettre au travail, dit Hansel, et faire un repas béni de Dieu. Je mangerai un morceau du toit ; ça a l'air d'être bon !

Hansel grimpa sur le toit et en arracha un petit morceau pour goûter. Grethel se mit à lécher les carreaux. On entendit alors une voix suave qui venait de la chambre :
- Langue, langue lèche ! Qui donc ma maison lèche ?
Les enfants répondirent :
- C'est le vent, c'est le vent. Ce céleste enfant.
Et ils continuèrent à manger sans se laisser détourner de leur tâche. Hansel, qui trouvait le toit fort bon, en fit tomber un gros morceau par terre et Grethel découpa une vitre entière, s'assit sur le sol et se mit à manger. La porte, tout à coup, s'ouvrit et une femme, vieille comme les pierres, s'appuyant sur une canne, sortit de la maison. Hansel et Grethel eurent si peur qu'ils laissèrent tomber tout ce qu'ils tenaient dans leurs mains. La vieille secoua la tête et dit :
- Eh ! chers enfants, qui vous a conduits ici ? Entrez, venez chez moi ! Il ne vous sera fait aucun mal.

Elle les prit tous deux par la main et les fit entrer dans la maisonnette. Elle leur servit un bon repas, du lait et des beignets avec du sucre, des pommes et des noix. Elle prépara ensuite deux petits lits. Hansel et Grethel s'y couchèrent. Ils se croyaient au Paradis.»

[J. & W. Grimm, Hansel et Grethel, Extraits] 

Le régal continue chez les autres participants à la photo du mois.Allez vite commenter les photos de Olivier, Anne, Véronique, Virginie, Shandara, Jo Ann, Sandrine, Fabienne, Damien, Marie, Nolwenn, Céline, Anne fra Sveits, Célia, Caro, Guillaume, Mandy, Titem, Cynthia, Caroline, Doremi, Sophie, Nathalie, François, Mélanie, Célia, Chris, Godnat, Clara et Viviane.

14 juillet 2010

"Pratiques particulières" - A lire chez Tarvalanion

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Tarvalanion vient d'achever la publication sur son blog d'une série de billets forts intéressants sur des pratiques sexuelles très mal connues du grand public (à commencer par moi même) souvent considérées comme d'épouvantables déviances : le BDSM.
" BDSM est littéralement un acronyme pour Bondage & Discipline, Domination & Soumission, Sado Masochisme. 
Ce qu'on appelle le BDSM relève donc de l'une ou l'autre de ces pratiques, prises séparément ou conjointement ; et par extension de pratiques annexes qui peuvent se lier à l'un ou l'autre de ces thèmes.
La définition littérale (littéraire ?) posée, la compréhension de ce qu'est le BDSM n'est pour autant pas plus claire, tant elle laisse paraitre une variété infinie de concept et de pratiques. On va donc essayer de rentrer un peu plus dans le détail.

C'est quoi, le BDSM, alors ?
C'est un jeu, sexuel ou connoté sexuellement, entre deux personnes, l'une (dominateur) prenant le contrôle du jeu, l'autre (soumis) abandonnant l'initiative au premier.

C'est un jeu, donc le but est de s'amuser."

Outre son expérience personnelle, les billets comportent un certain nombre de témoignages, anonymes ou non, sur le vécu réel d'adeptes du BDSM, très loin des clichés gores et crades véhiculés par la presse de bas étage et certains films ultra gores.  "Vu le sujet, il est possible que vous soyez choqué, voire très choqué" prévient Tarvalanion. Certes, certains propos dérangent, piquent un peu. D'autres suscitent la curiosité. On n'est pas obligé d'aimer, on peut même franchement détester comme le rapporte l'auteur à propos du mari d'une lectrice, horrifié. Le but n'est pas de convaincre ni de convertir. Mais de lever le voile sur une autre façon de vivre sa sexualité. 

Ces billets sont une somme intelligente, sans tabou, évitant l'écueil de la vulgarité au profit de la vulgarisation et qui, au delà d'un certain nombre de réponses apportées, invitent à une réflexion globale sur sa propre sexualité, sur ce que l'on fait, sur ce que l'on aime ou que l'on refuse d'aimer, par peur ou/et ignorance. Et ne plus avoir peur de soi-même.

12 juillet 2010

Et la tendresse bordel ?

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L'autre jour je déjeunais avec une amie place des Carmes. Un très beau quartier, vivant, qui a gardé un esprit de village au coeur de la ville, son marché quotidien sous les arches de béton de la halle neuve, ses troquets, ses figures, son rythme, son souffle. Attablés à l'ombre apaisante d'une bonne maison nous parlions d'un peu tout, de notre vie respective, de nos envies, de nos amours passées, présentes et à venir. Des siennes, vacillantes et sur le point de connaître un heureux nouveau souffle. Des piètres miennes, voguant de Charybde en Scylla au gré de vents paresseux.

Je lui confiais certains échecs, les erreurs de casting, je lui parlais de certaines personnes que j'ai cru aimer mais pour lesquelles j'ai du me rendre à l'évidence de l'illusoire de notre relation, de mes écueils récurrents, de mes angoisses existentielles. Car il est vrai que si ma vie sentimentale a réellement démarré à partir de l'instant  - tardif - où j'ai franchi le seuil du miroir, le bilan n'est pas flamboyant. Environ quatre mois, c'est le temps qu'a duré ma plus longue relation avec un garçon, en trois ans. Je lui faisais part du besoin régulier que je ressens de me retrouver seul et de mes doutes sur mon aptitude à vivre en couple. Je ne sais pas trop à quoi est du qu'une relation prenne, si les circonstances de la rencontre ont leur importance.  J'ai tendance à croire qu'un plan cul peut difficilement devenir l'amour d'une vie. Et encore... je n'en suis même pas sûr.  Je ne suis d'avantage enclin à admettre que l'amitié puisse se muer en autre chose. Quoique... Reste l'hypothèse par trop romantique du coup de foudre.

Entre deux phrases, m'observant de son pénétrant regard malicieux elle me glissa : "Bientôt tu seras prêt". Je la regardais interloqué et dubitatif. Tandis que je la dévisageais, j'imagine qu'elle pouvait lire son mon visage un mélange de perplexité et de satisfaction. Oui, peut-être suis-je prêt à entreprendre quelque chose. Prêt dans ma tête, après avoir fait pas mal le point sur moi même, sur ce que je veux, ce que je suis prêt à faire ou à concéder. Bientôt tu seras prêt. Comment le saurai-je ? Et l'est on jamais ?

Malgré mes doutes sur moi, l'envie est là, parfois. Celle de construire quelque chose, d'avoir l'impression d'avancer, de progresser. Il est assez facile de passer une nuit agréable en bonne compagnie. Le net est en cela un outil de braconnage très performant : il suffit de s'y aventurer pour partir à la chasse et ramener un beau mâle dans sa gibecière. Certaines personnes peuvent se passer de sexe. Moi pas.  Cependant je me rends compte qu'au delà du sexe, c'est désormais avant tout de la tendresse que je recherche.  J'en discutais récemment avec un autre blogueur. Les câlins, la chaleur humaine, la tendresse... La tendresse, cette denrée inestimable, encore plus indispensable qu'une partie de jambes en l'air. Parce que partager un moment de tendresse va au delà d'un simple plaisir égoïste. C'est un instant privilégié qui peut être sentimentalement tout aussi neutre que totalement engagé. Un instant de tendresse exprime tellement plus que des mots. Aucun gadget ne remplace l'amour, écrivais-je au même blogueur, mais rien non plus ne remplace la tendresse, que ce soit pour un gros câlins à pleins bras ou une simple caresse sur la joue...
Découpant sa tranche de melon avec détachement, elle me regarda à nouveau : "De toute façon, toi ce qu'il te faut, c'est une histoire simple". J'esquissais un sourire. C'est vrai. Un garçon simple pour une histoire simple et une vie presque ordinaire. Mais certainement pas une vie quelconque.
Et dévorer les jours à pleines dents, la main dans la main.


Je souhaite dans ma maison :
Une homme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.

A peu près Apollinaire



[ Ce billet est un peu décousu... J'aurais peut être du le laisser mûrir d'avantage avant de le publier. J'espère que vous m'en excuserez. ]

11 juillet 2010

Agence Tous Risques

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L'autre soir j'avais décidé d'aller au cinéma avec mon pote Steph. L'offre est plutôt intéressante en ce moment ce qui présente l'avantage de pouvoir choisir son film en fonction de son humeur. Un peu fatigué, j'avais besoin d'un truc un peu léger, pas prise de tête, sans réflexion métaphysique. Un bon blocbuster tonique. L'Agence Tous Risques semblait plutôt adapté à la situation d'autant que les critiques, à défaut d'être totalement assassines, sont dans l'ensemble pas trop mauvaises. Allez hop, envoyez c'est pesé !

Tout le monde connait l'Agence Tous Risques, cette équipe de mousquetaires des temps modernes qui pourfendent les méchants pour faire triompher la Justice. C'est toute mon enfance ! Et même si la série télévisée a pris un petit coup de vieux (mais pas tant que cela en fait), je lui conserve la même affection, sûrement en raison de toute la part de nostalgie qu'elle véhicule.
Car en définitive un épisode de l'ATR se résume toujours à la même formule en quatre actes :
Acte 1 : Quelque part au pays de l'Uncle Sam, des méchants font régner la terreur.
Acte 2 : L'ATR débarque et rencontre un/e gentil/le qui leur parle des vilains méchants.
Acte :  L'ATR provoque les méchants qui leur mettent une bonne branlée.
Acte 4 : L'ART revient à la charge et triomphe des méchants à l'aide d'un astucieux stratagème. Happy end couronné par la formule rituelle "J'adore quand un plan se déroule sans accroc".
Voilà. C'est simple, hyper manichéen, plein de bon sentiments. Ca pourrait être totalement cucu. Mais en fait non. Car l'épice magique de la série réside sûrement dans son humour un peu foufou, franchement décalé, presque second degré, et ses personnages chacun fortement caractérisé : Hannibal Smith le cerveau de la bande, Futé / Faceman le séducteur rusé, Barracuda / Baracus le gros balèze, et Looping / Murdoch le pilote fou.

Hé bien l'Agence Tous Risques en film, c'est pareil. Tous les ingrédients y sont, en particulier l'humour décalé et ce petit coté excessif totalement assumé sans lequel les aventures de la dream team seraient aussi excitantes qu'un épisode de Hélène et les Garçons. C'est frais, dynamique, drôle, léger, idéal pour passer une bonne soirée pour se réfugier dans une salle obscure afin de profiter de la clim !

Comme il est de mode actuellement, l'Agence Tous Risques le film plonge dans les origines de l'équipe, les raisons de leur rencontre, leurs succès militaires puis leur déchéance, le tout replacé dans un contexte contemporain : fini le Vietnam, place aux sables du Moyen Orient. Il ne s'agit donc pas de la reconstitution historique d'un épisode mais bien d'une remise au goût du jour ma foi plutôt réussie. 
Quant au casting je dois dire que le choix des acteurs est vraiment judicieux. Si l'illusion de voir les comédiens originaux de la série, quoique assez bluffante, n'est pas parfaite (en particulier pour Looping / Murdoch qui est le moins ressemblant) les acteurs ont su admirablement rentrer dans la peau de leur personnage, en reprendre les mimiques et surtout l'esprit de sorte que la magie du grand écran opère.

Alors, certes ce n'est pas le film de l'année. Mais tout de même, si vous avez besoin de vous distraire avec un bon blockbuster, l'Agence Tous Risques est une très bonne option.

8 juillet 2010

Courrier du Coeur de juillet

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Je reçois à l'instant cette lettre de la part de Lusine qui me déclare sa flamme. C'est beau, touchant, à fleur de peau et d'une telle fraicheur naïve que je renonce à un quelconque commentaire exégétique. Un instant de poésie pure...

Mon nom est Lusine. Je suis 29 ans. Peut-être que nous avons quelque chose pour obtenir, par exemple lorsque nous apprenons les uns des autres de plus.
Quelques informations sur moi:
Je l'habile, belle jeune fille. Je travaille. Pendant votre temps libre je marche sur une ville en soirée. Je vais sur les partis, les discothèques. Je suis doux nature de l'offre. Je recherche de l'amour. Je vous aime et je serai toujours avec vous.
Je voudrais voir à côté de l'autre:
Jeune, beau, intelligent, brave homme succesfull, (22-35 années), ce qui me concerne, mes intérêts et à m'aimer.
Voici mon adresse:
luspuscas@yahoo.com
Lusine

Je vais encore faire une malheureuse... Bourreau que je suis !

6 juillet 2010

Love And Its Opposite

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Tracey Thorn est de retour.
Avec un nouvel album : "Love And Its Opposite".
C'est très beau. Comme d'habitude.
Ceux qui comme moi ont dévoré son précédent - et premier - album solo "Out Of The Woods" ne seront pas déçus.
Les fans du mythique  EBTG y retrouveront tout le talent de cette immense voix de la pop.

Je vous propose en extrait Why Does The Wind.
Un petit morceau de grisaille qui n'en fait que d'avantage ressortir le bleu du ciel.
Mon coup de cœur musical du moment...



A écouter d'urgence.

4 juillet 2010

De cire et de son...

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En voyant cette pub ce matin dans l'excellente  émission CulturePub - sûrement l'une des meilleures du PAF - j'ai tout de suite pensé au billet de Kynseker et à son beauf de moniteur d'autoécole.
C'est frais, léger et énergiquement décalé. Moi j'adore...
A votre bon coeur m'sieurs dames !


Dédicace à Kynseker smileys Forum

3 juillet 2010

Onanisme et boudin blanc...

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L'autre soir je regardais  mes statistiques et comment mes lecteurs récent ont atterri chez moi. En particulier je jetais un oeil distrait aux requêtes lancées sur les moteurs de recherche, innocemment. Et je vous avoue avoir eu un choc. Si en effet l'immense majorité des surfers errants sur le ouèbe débarquent en ces lieux en cherchant des mots clés simples comme "Tambour Major" ou "Jeu débile", d'autres empruntent des voies dont je n'imaginais pas même qu'elles pussent exister.

Il se trouve en effet que le 1er juillet dernier, à 17 heures 40 minutes et 46 secondes précisément, quelqu'un dont nous ignorons l'identité (peut être toi ? Ou toi là bas ?), identité que nous ne tenons pas spécialement à connaître mais un peu quand même, a effectué l'étourdissante recherche suivante :

"onanisme et boudin blanc"... 

Si si... un truc pareil ça ne s'invente pas.

Par le passé j'avais effectivement traité incidemment de la question du premier - l'onanisme - dans un billet intitulé sobrement Onan le barbare et dans lequel je dézinguais les théories prout prout sur la sexualité développées dans un obscur ouvrage pseudo scientifique du début du XX° siècle. Le boudin blanc quand à lui faisait son apparition dans le bréviaire antimondain où j'en suggérais le recours lors de roboratives soirées mondaines. Ha oui, je tiens à préciser : le boudin blanc dont il s'agit ici est bien la spécialité culinaire à base de viande hachée, d'œuf, de mie de pain et de lait qui fait la fierté de quelques villes telles que Liège, Rethel et d'Essay, et non pas d'une personne au physique aussi corpulent que disgracieux, que l'on nomme abusivement boudin, outrageant de fait la spécialité culinaire susvisée.

Passées quelques secondes de - légitime - consternation, je dus pourtant humblement avouer mon incurie : jamais je n'avais songé à traiter frontalement ces deux thèmes vus dans une complémentarité pourtant évidente : "onanisme et boudin blanc". Aussi, qu'il me soit ici permis de remercier vivement cet anonyme visiteur qui me donne l'occasion d'écrire le présent billet sur une thématique dont la dimension quasi zoroastrienne n'aura pas échappé à votre sagacité.

Marier sexe et nourriture est un grand classique parmi les fantasmes coquins. Que ce soit à l'aide d'une carotte, d'un concombre, de crème chantilly (allez voir par exemple la suggestive photo de Chondre dans le calendrier des pédéblogueurs), de chocolat fondu, de mayonnaise ou de crème de hareng saur à la pistache, tout est permis pour émoustiller les sens et faire grimper le plaisir jusqu'au firmament de l'extase.

Néanmoins, malgré tous mes efforts, en dépit de mon imagination débordante et de mon appétence certaine pour la chose  (la première comme la seconde soit dit en passant smileys Forum ), c'est la perplexité qui l'emporte.

"Onanisme et boudin blanc"...?

Non... vraiment... je ne vois pas ! Il me faudrait quelques éléments de plus pour comprendre le fond de ta pensée.

Alors dis moi, toi lecteur anonyme qui le 1er juillet dernier, à 17 heures 40 minutes et 46 secondes a effectué cette recherche pour le moins atypique : que voulais-tu savoir exactement lorsque tu as frappé ces mots aussi dissonants qu'une chorale paroissiale du troisième âge ? Hein ? Allez, de toi à moi... Sois en confiance, personne ne nous écoute. Tu ne bandes que vautré dans une brouette de boudins blancs, c'est ça ? Oui, je vais partir de l'hypothèse que tu es un mâle, domaine dans lequel je puis revendiquer une certaine compétence tant théorique que technique. Ou peut être as-tu pour habitude, dans l'obscurité de ta chambre, de pratiquer d'inavouables plaisirs solitaires en étreignant simultanément dans ta (tes ?) main(s) ton membre viril et l'une de ces saucisses au teint laiteux, te donnant ainsi l'illusion de rompre une morfondante solitude ? Ou alors s'agit-il d'un rituel fétichiste consistant à te procurer une série d'orgasmes fulgurants par étouffement boudinesque ? Non ? C'est pas ça ? Je ne vois pas grand chose d'autre... Car je t'arrête tout de suite : inutile d'envisager de te servir des-dites saucisses pour te les enfoncer dans le fondement (ou ailleurs, si tu es une fille de sexe féminin), sauf à faire preuve d'une détente hors du commun qui t'évitera de réduire d'innocents boudins blancs en répugnante et grumeleuse purée blanchâtre. A moins que ce ne soit cela qui te fasse vraiment grimper aux rideaux : t'enfiler des chapelets de boudins blancs par la porte de derrière ? Mais alors, cuits ou crus ?
Arf... Tant de questions et si peu de réponses...

Tu le vois cher lecteur anonyme du 1er juillet dernier, à 17 heures 40 minutes et 46 secondes, ta visite si brève fut-elle me cause moult tourments dont je ne pourrai triompher seul. Alors je t'en conjure au nom de tous les charcutiers de France et de Belgique : explique moi ! Sinon toute cette histoire va lamentablement finir en eau... de boudin !

2 juillet 2010

Un week-end à Paris

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Pfioooou... Il y a une semaine tout pile j'étais dans le TGV me menant tout droit vers Paris pour un week-end qui s'annonçait prometteur en rencontres, en retrouvailles ainsi qu'en festoiements de toutes sortes. Mon planning était serré, comme à mon habitude, ne laissant que peu de place à l'improvisation. Un week-end bien rempli. Il allait l'être, bien au delà de ce que j'aurais pu imaginer...

Vendredi en arrivant j'avais normalement rendez-vous avec Olivier à la gare Montparnasse. Il faut savoir qu'il doit à peine savoir à quoi je ressemble et que je ne suis pas tout à fait certain de le reconnaitre dans une foule dense, telle celle dégueulant de toutes parts des quais d'une gare. Autre particularité de l'Olivier : le concept de téléphone portable lui est encore inconnu, préférant d'autres moyens de communication tels que les signaux de fumée ou la taupe voyageuse, survivance d'un lointain usage médiéval encore en vogue dans certaines contrées lacustres de l'Est de la France. Sa sagesse l'avait pourtant conduit à proposer de m'attendre un arrosoir à la main (une fantaisie pittoresque ramenée de son séjour au pays de la feuille d'érable sûrement). Débarqué sur le quai à 14h50 comme prévu, je prends position au pied des escalators et commence ce qui allait devenir une longue séance d'attente. Au bout d'une bonne demi heure, ne voyant point d'Olivier ni de taupe à l'horizon, je lui envoyais un mail en désespoir de cause, avec la même certitude d'obtenir une réponse que les scientifiques en ont de trouver de la choucroute sur la Lune. Et pourtant, miracle : une réponse se fit poindre... Une réponse en forme non pas de taupe, mais de... lapin ! Quelques mails plus loin nous papotons brièvement au téléphone (fixe pour lui...) et décidons de remettre notre entrevue à lundi midi. Je ne le savais pas encore mais mon lundi serait accaparé par d'autres préoccupations...

Je passais le reste de la journée avec D et S pour qui j'avais dans mes bagages fait un peu de place pour des produits du Sud Ouest, histoire de se faire un bon petit gueuleton entre potes. Au menu : foie gras frais poêlé aux figues fraiches, suivi de magrets de canard agrémentés d'une farce à base de chair de figues, pignons de pin et coriandre accompagné de purée de céleri et de pomme de terre, le tout arrosé d'un peu de bon vin de chez nous (si si...il y en a). Ce fut une véritable tuerie ! Et pour finir D avait jugé bon de combler les éventuels interstices restants dans nos estomacs par des glaces tout chocolat redoutables pour ce qui devait rester de nos artères. Un cauchemar diététique mais putain que c'est bon ! Il fut rapidement l'heure pour S de regagner ses pénates par le dernier métro et l'heure pour mon hôte et moi même de refaire le monde jusqu'à cinq heures du matin autour d'une bouteille de whisky que nous retrouvâmes vide le lendemain matin au réveil. Aouch... c'est donc cela ce vague mal au crâne ?

Allez hop, pas le temps de trainer, nous sommes samedi 26 et dans quelques minutes j'ai rendez-vous à Montparnasse pour la petite sauterie d'avant Gaypride organisée par Maxivirus que je retrouvais en bonne compagnie. Croyant qu'il s'agissait d'un pique-nique, me voici assis dans un restaurant au nom animalier, une poche de jambon et deux bananes dans le sac... J'avais l'air malin moi ! Qu'importe, le ridicule ne tue pas. On avale notre repas servi avec un empressement de sénateur et zou, nous voici fin prêts à nous rincer l'oeil participer au défilé. Un peu plus tard nous rejoignons le pétillant Fabisounours, son chéri et leur groupe d'amis, sexys à souhait dans leur toute petite tenue, à fond dans l'ambiance festive de cette journée. Un bisou, une bière tiède, un petit papotage, nos groupes respectifs s'étirent, se séparent, se retrouvent, et se séparent définitivement après avoir parlé de peut être se retrouver le soir.
Une petite halte rafraichissement, D avec une amie nous rejoignent. Moi je suis un peu crevé. Maxivirus me raccompagne au métro et je file à l'appart faire une petite sieste puis me faire beau : ce soir c'est la fête et j'ai rendez-vous galant.

Un peu plus tard, me voici tout beau en plein Marais en compagnie de D, S et toute une équipe de joyeux drilles. Un groupe de danseurs se trémousse sous notre nez et nous propose des cocktails à base d'appéritif anisé. Boarf, juste pour leur faire plaisir on accepte de goûter, mais vraiment pour leur faire plaisir. En aucun cas pour pouvoir apprécier leur plastique de rêve. Non non... vraiment pas smileys Forum
Nous passons une excellente soirée à bavarder, rire, faire les idiots avec une perruque jaune piquée aux jolis messieurs de tout à l'heure ce qui donne lieu à quelques photos bien débiles. Et en guise de dessert, eu égard à la chaleur et pour profiter de la toute relative douceur qui baigne la capitale, nous faisons halte chez Amoreno. Mama mia... Que ça fait du bien !!
Il est presque minuit. Mes amis m'abandonnent, ou plutôt c'est moi qui les abandonne pour les bras d'un charmant garçon que j'avais promis de passer voir quelques instants, avant que nous ne nous retrouvions en d'autres lieux pour de toutes autres discussions lundi après midi. La encore, j'ignorais à cet instant que ce lundi là n'aurait pas lieu. 

Dimanche fut placé sous le signe de la musique. Onze heure quarante cinq, je suis à Notre Dame où j'ai rendez-vous avec Yves, organiste de choeur, avec qui je devais déjeuner. Hop hop, je me faufile dans les stalles, accueilli avec force bises et salutations par un Yves en grande forme malgré le surmenage des derniers jours, et assiste en VIP à la fin de l'interminable messe dominicale. Nous nous rendons ensuite dans un agréable troquet aux abords de la cathédrale ou nous partageons un petit repas fort sympathique ponctué de blablatages et languedeputages sur la musique en général et le monde de l'orgue en particulier. Ce fut un superbe moment en compagnie d'un immense musicien dont la gentillesse et la simplicité n'ont d'égal que le talent...

Il devait être aux alentours de dix-sept heures. Je flânais cheveux au vent, le nez plongé dans les étals des bouquinistes. Puis il y eut ce texto incompréhensible, et cet autre en réponse au mien. Puis ce téléphone qui ne répondait pas malgré mon insistance... Inquiétude. 
Il y eut cette voix féminine qui finit par décrocher, et les mots qui s'entrechoquent : "Bonjour monsieur...  Police... votre ami D ... médicaments  ... alcool ... urgences... hôpital... ".
Tout d'un coup le monde s'écroule. La réalité se distord, se déforme, happée dans une dimension parallèle dans laquelle je perds mes repères. Sautant dans le premier taxi je traverse la ville pour me rendre à son chevet. Nous arrivons presque en même temps. Il est en vie, mais dans un état second. Attente. Je finis par le rejoindre, bouleversé. Un peu plus tard son copain et deux amies me rejoignent. Puis en fin de soirée s'ensuivront ces instants, ces images terribles de la porte coulissante du box qui se ferme, des infirmiers qui jaillissent, les sangles, les hurlements d'un ami que je ne reconnais plus... Il est vingt-trois heures, je rentre à l'appartement, vide, et m'effondre en larmes. Le sommeil ne viendra pas cette nuit là.
Le lendemain je retrouve D à l'hôpital en fin de matinée. Il va mieux. Mr Hyde est rentré chez lui. Reste un Dr Jeckyl affaibli, mais vivant. C'est bien là l'essentiel. Annulant tous mes projets pour la journée, y compris mon départ pour Toulouse, je décide de prolonger mon séjour de quelques heures pour ne pas le laisser seul et de l'accompagner au moins jusqu'au lendemain matin, le temps qu'il sorte dans la journée et que ses amis sur place prennent le relais.

Mardi matin, j'ai un train qui part à onze heure et quart. Je me lève après avoir mal dormi et pleuré une bonne partie de la nuit, hanté par certaines images encore trop présentes. D se lève avec moi. Un café avec du lait bien frais et une douche me remettent d'aplomb. Cet après midi une copine vient le chercher pour passer du temps avec lui et lui changer les idées, "aux petits oignons". Avant de lui dire au revoir, je le prends dans mes bras. Il m'enlace. Je suis au bord des larmes. Lui ne se retient pas. Je ne pensais pas vivre quelque chose d'aussi fort. Les événements tragiques ont la vertu de rapprocher les gens. Je le savais. Je ne le sais maintenant qu'encore mieux. Et plus que jamais j'ai conscience que la vie peut basculer d'un instant à l'autre, sans crier gare, qu'il faut par conséquent profiter de l'instant présent, et que cela fait parfois du bien de dire à ses amis qu'on les aime et combien ont tient à eux, même et surtout quand il ne vont pas super bien.

Un week-end gâché pourront dire certains. Hé bien non. Pas du tout. Un week-end marquant, dont je me rappellerai toute ma vie. Un week-end humainement fort assurément. Un week-end dont on ne ressort pas tout à fait le même qu'on y est entré.

Et la vie continue, sous le bleu du ciel.

" Les événements  mémorables ne ressemblent jamais à ce qu'on attend d'eux"
Georges Simenon : Le bourgmestre de Furnes