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  • L'Oiseau Bleu
  • 23 décembre 2011

    Vacances

    17 commentaires
    En vacances, enfin ! Je veux dire : de vraies vacances... de celles où l'on n'a rien d'autre à faire que prendre soin de soi et de se reposer. Et croyez moi, je ne vais pas me priver.

    Depuis quelques heures, je revis progressivement et refais tout un tas de choses que je n'avais pas faites depuis fort longtemps. M'acheter de nouvelles chaussures qu'on est trop bien dedans et un nouveau stylo plume jaune qu'on écrit trop bien avec, dénicher de jolies vieilles éditions poche de Saint-Exupéry et de Sweig au marché aux puces, me faire offrir un café puis me faire draguer lourdement par le très beau serveur d'une sandwicherie où j'ai mes habitudes, flâner en ville. Que cela fait du bien !  

    Mais avant tout, je suis épuisé. Environ très beaucoup. Environ 32,5 sur une échelle de 1 à 10. Je n'ai qu'une envie : dormir, dormir dormir. Noël, qui est pourtant dans quelques heures, me semble totalement abstrait... Il le sera moins une coupette de champagne à la main.

    Bonnes fêtes de fin d'année à tous, et à très bientôt, pour de nouvelles aventures !

    15 décembre 2011

    La photo du mois : Bancs Publics

    40 commentaires
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Décembre, jour de La photo du mois

    Chaque mois un groupe de blogueurs réalise une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème a été choisi par Claude qui nous propose : " Bancs publics ".

    Voici ce qui a guidé son idée :
    "Des bancs qui ont vus pleins de gens et entendus de belles histoires drôles,d'amours ou de voyages. Des bancs propice à la réflexion, à l'observation ou a la sieste... des bancs de couleurs ou de bois avec les gens qui les habitent ou des bancs solitaires, les bancs qui vous ont fait rêver, ceux que vous aimer, les bancs qui ne sont pas la par hasard et qui veulent dire aux gens qui passent trop vite : "Arrêtez vous ! Le rêve c'est ici !"
    Alors, à vos Bancs ? Prêts ? Partez !"
    Ma photo fut prise à Madrid, un samedi d'octobre 2010, Plaza de Oriente, à deux pas de la cathédrale de La Almudena. Il faisait très beau ce jour là bien que la saison fut déjà avancée, et je découvrais depuis quelques heures une ville dans laquelle j'ai hâte de retourner. La Plaza de Oriente est un jardin public très apprécié des Madrilènes, où il fait bon laisser le temps passer, au milieu des arbrisseaux, bercés par le murmure de la fontaine, à l'ombre de la statue de Felipe IV qui garde les lieux


    Au détour d'une fontaine j'ai aperçu au loin ce groupe de petits vieux, assis assis sur un banc de pierre, très affairés, discutant avec un certaine véhémence toute latine. La scène avait quelque chose d'assez drôle. Je ne sais pas trop ce qu'ils pouvaient se raconter, ni ne sais ce qu'ils étaient tous en train de regarder et que l'un d'eux désigne du bout de sa canne. Mais cette scénette m'avait bien fait rigoler.

    A votre avis, ils se disent quoi ?

    La photo du mois continue ailleurs, au fil des blogs, et je vous invite à poursuivre la visite.

    Arrêtez vous, le rêve c'est ici ! Alors, à vos Bancs ? Prêts ? Partez !

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    13 décembre 2011

    Il faut être deux pour s'aimer

    34 commentaires
    J'avais rencontré ce garçon de passage sur Toulouse par pur hasard il y a de cela trois mois. Une première soirée ensemble, suivie d'une seconde le lendemain ouvrirent le bal à une abondante série de textos. Le premier contact fut excellent, je ne peux pas mieux dire.

    C'est une fois retourné à ses pénates que les choses ont commencé à aller trop vite. Il m'écrivait souvent, très souvent, m'appellant par des petits noms sucrés ma fois pas si désagréables auxquels la langue de Cervantès, dans laquelle nous dialoguions, se prête si bien. Quand je dis trop vite, je fais référence par exemple à ce message dans lequel il me disait avoir tant de choses à me dire et qu'il n'osait pas m'écrire, et à la longue réponse par laquelle je le priais de ne pas s'enflammer. Car je le sentais dangereusement et inconsidérément incandescent.

    Quoiqu'il en soit, nous avons continué à échanger de nombreux textos, ce qui me fit me rappeler cette époque préhistorique où mon forfait me proposait péniblement son quota de 20 SMS mensuels. Il est même revenu, quelques semaines plus tard, passer un week-end qui fut tout aussi agréable que le premier. Je lui fis découvrir un peu la région, l'emmenais visiter Dame Caracassonne et ses rempars médiévaux dont j'aime toujours autant les vieilles pierres. Ce fut un très joli week-end ensoleillé, passé avec un garçon sympa, pétillant et cultivé, un peu comme un copain qu'on n'aurait pas vu depuis longtemps et que l'on aurait aimé à retrouver. A ceci près que je ne fais pas de galipette avec mes amis. La relation aurait pu en rester là. Et elle était déjà très belle et prometteuse.

    Les jours qui suivirent furent égaux aux précédents : des textos, beaucoup de textos. Trop de textos. Et toute la distance que je pouvais mettre dans mes réponses n'y suffisait pas. Entre deux petits mots doux, il me parlait de son pays, de Chiapas et de ses temples, de ce bord de mer magnifique sur la côte ouest où il aurait aimé m'emmener en retour, ou plus simplement des calanques qui l'hébergent encore pour quelques mois. Il était d'ailleurs prévu que je lui rende visite dans son chez-lui fosséen. J'avais même les billets de train.
    Je n'y suis pas allé.

    Non, je ne suis pas allé le voir. Pour l'excuse, j'étais grippé ce week-end là. Ce qui est à moitié vrai. La véritable raison est un peu ailleurs, qui trouve sa source dans le flots de ses messages et leur non-dit pénible sur la réalité de ses intentions. J'ai eu peur. C'est bête, mais c'est ainsi. J'ai eu peur. Peur de ses sentiments auxquels je ne pouvais pas répondre pour la simple et bonne raison qu'il ne trouvaient pas d'équivalent chez moi. Peur de me faire submerger par des émotions qui ne m'appartiennent pas et dont j'aurais pu sottement parvenir à me convaincre du contraire. Peur qu'il me fasse passer pour celui que je ne suis pas auprès de ses amis qu'il avait prévu de me présenter, et corrélativement peur de nous mettre dans une situation terriblement embarrassante. Peur enfin et surtout que cette visite ne lui donne l'impression que je jouais son jeu et que je cautionnais ainsi ses effusions sentimentales et lui donnais accroire qu'il était sur la bonne voie.

    Alors, après l'avoir informé que je ne viendrais pas au motif allégué d'un état grippal exagéré quoique partiellement concordant avec la réalité, je lui ai envoyé un premier message, lui demandant l'état de ses sentiments à mon égard. Pour savoir. Et nous expliquer posément. C'est une chose que d'habitude je ne sais pas faire.

    Comme je m'y attendais, il a fait mine de ne pas comprendre où je voulais en venir, tournant autour du pot. Alors j'ai précisé ma pensée. Progressivement, il a laché sa garde, a fait allusion à d'autres discussions que nous avions eues sur le même sujet, sans parvenir à être aussi directs que nous ne l'étions à ce moment là. Car ce n'était pas la première fois que je le recadrais un peu. Je ne lui ai dis que la vérité, calmement afin d’apaiser l'incendie irraisonné qui avait pris siège en lui. Au bout de quelques messages échangés très posément, je lui écris :
    - Tu sais que je te considère et t'ai toujours considéré comme un pote, et que mes sentiments à ton égard sont avant tout amicaux.
    - Oui, je le sais. Merci pour ta franchise, me répondit-il.
    Ces mots, teintés d'une pointe d'amertume à peine dissimulée, sont les derniers que j'ai reçus de lui. A ce jour il n'a pas redonné signe de vie, ni moi non plus. Pour le moment. Un silence dont je ne sais s'il a vocation à s'interrompre. En tout cas cette histoire confirme que les mecs trop vite trop démonstratifs me font peur. Il n'est pas le premier à en faire les frais.

    Un jour qu'il était en déplacement et moi affairé à rédiger ma thèse, il me demandait si je lui manquais. Volontairement ma réponse fut un peu cinglante, mais pourtant très sincère : non, même s'il m'arrivait de penser à lui de temps en temps. Il a mis cela sur le compte de mon travail qui m'occupait beaucoup et le stress de la fin. Je peux vous assurer que, même s'il m'arrive de penser à lui de temps en temps, ne serait-ce que parce que c'est un chouette garçon, il ne me manque toujours pas.
    J'ignore si oui ou non je suis passé à coté de quelque chose. Mais je sais qu'il faut être deux pour s'aimer.

    7 décembre 2011

    La morue, le prince et les calamars

    20 commentaires
    Dimanche dernier il faisait assez beau et j'étais de bonne humeur. Aussi avais-je décidé de m'adonner à un petit bain de foule revigorant et d'aller faire un petit tour en ville, histoire notamment de jeter un coup d’œil au marché de Noël tout fraîchement installé place du Capitole, sans but précis. Hop hop hop, un café, une douche, un gratou gratou au chat qui me regardait d'un air encore plus intrigué que d'habitude et me voici le nez au vent.  Je me baladais sur l'avenue, le cœur ouvert à l'inconnu. J'avais presque envie de dire bonjour à n'importe qui. C'est vous dire à quel point j'étais bien luné.

    Arrivé à destination, je m'engage dans les allées de chalets éphémères, assailli par des odeurs liquoreuses de vin chaud épicé. Un constant s'impose : le marché de Noël ne présente guère d'intérêt particulier, si ce n'est d'y trouver là plus cher ce que l'on peut acheter à moindre prix dans les boutiques avoisinantes, la foule et les mômes qui braillent en plus. Malgré tout, c'est assez sympathique, les gens sont de bonne humeur, et ce jour là un groupe de trois beaux garçons dignes de figurer dans un casting de Hight Octane se sont évertués à croiser mon chemin à de nombreuses reprises. On ne va pas se plaindre non plus.
    Ma balade se poursuit quelques rues plus loin dans ce temple de l'hédonisme qu'est le marché Victor Hugo où j'ai mes habitudes. Un peu de pain par ici, un peu de café par là, je flâne, tout simplement. 

    Alors que j'étais sur le point de me décider à rentrer à la maison, je m'attarde quelques secondes dans le secteur poissonnerie, et en particulier sur un étal de calamars qui retiennent mon attention. Car j'adore les calamars, à toutes les sauces, et en particulier lorsqu'il sont cuisinés avec leur encre, comme en Espagne. Avec un petit riz blanc, c'est de la pure damnation. Sauf que, bien souvent, les calamars sont pré-nettoyés de sorte que point de poche d'encre dans leur ventre blanc il n'y a... D'où l'importance de connaître sa marchandise. Parfois, lorsque le poissonnier est sympa, il vous propose même de vous en procurer si vous la lui commandez. Dans ma tête déjà, des visions d'orgies calamaresques, des saveurs d'enfance, ma madeleine à tentacules. Face à moi une imposante poissonnière réglait son compte à coups de hachoir à quelque chose qui avait dû être un poisson.

    Après m'être excusé de la déranger en plein activité créatrice, je lui demande d'une voie enjouée si ses calamars contiennent toujours leur encre. La belle lève le nez, puis, prenant sa plus belle voix de poissonnière - environ 4,6 sur l'échelle de Richter - me répond avec une vulgarité surnaturelle :
    - "Mééééééééé commmmmmeent voulez vous que je le saaaaaache ?".
    J'esquisse un  sourire dont moi-même je perçois l’ambiguïté, quelque part entre "fous toi de ma gueule", "mais kesskédit ?" et "c'est quoi cette grognasse ?".
    S'engage alors une brève discussion surréaliste.
    - Ben, c'est vous la professionnelle, lui répondis-je, conscient de tout ce que "professionnelle" peut sous-entendre. Les encornés ont une poche d'encre en principe et... (elle me coupe)
     - Maaaaaaais monsieur (voix de poissonnière, 4,6 sur l'échelle de Richter, vulgarité extrême, toussa toussa), je suis pas devin moi... comment voulez-vous que je sache si le calamar il a encore son encre ? S'il a eu peur, et qu'il l'a crachée...
    - Ce n'est pas le sens de ma question, objectais-je à la gorgone qui manifestement feignait ne pas comprendre.
    A partir de ce moment je n'écoute même plus ce qu'elle me dit tellement elle m'agace, d'autant qu'elle sait parfaitement le sens de ma question : encre ou pas encre ? Vidés ou pas vidés ? Oui ? Ou non ? Je n'ai jamais compris comment on pouvait être commerçant et avoir un sens du relationnel aussi catastrophique avec les clients qui souvent ne demandent rien d'autre qu'un soupçon de motivation supplémentaire pour passer à la caisse.  Ça me dépasse...

    Alors que la morue qui me fait face vomit un nouveau flot de borborygmes à la vue de ces pauvres calamars innocents, un phénomène étrange prend possession de moi. Un déclic que je ne saurais décrire. Soudain mes sourcils se froncent, mon regard dépité se fige sur le sien, droit dans les yeux, puis les mots sortent d'eux mêmes qui la coupent net dans son élan :
    - Vous êtes désagréable... Très désagréable.
    Je me suis surpris moi-même. Mais certainement pas autant que ma poissonnière visiblement estomaquée que l'on puisse lui répondre ainsi. A tel point qu'elle n'a rien pu rétorquer, sinon un visage ahuri qui faisait peine à voir. Intérieurement je jubilais.
    Tournant les talons, le train de mon mépris roulant sur les rails de mon indifférence, drapé dans la superbe de ce triomphal fait d'armes, je m'en suis allé comme un prince, abandonnant la morue à ses basses œuvres, et les calamars à leur triste sort.


    3 décembre 2011

    Chronophages

    13 commentaires
    C'est le week-end, vous vous ennuyez chez vous parce que dehors il fait moche, vos potes sont occupés, il n'y a rien de palpitant à la téloche et vous n'avez pas de thunes à claquer dans les magasins ? Ca tombe bien, car voici quelques jolis petits chronophages testés et approuvés par mes soins ! Hop c'est parti !

    Commençons par Red Remover, un petit jeu tout simple, sans graphismes échevelés.
    Les blocs rouges sont tristes. Il faut les éliminer en cliquant dessus.
    Les blocs verts sont jolis. Il faut les conserver sur l'écran.
    Les blocs bleus sont neutres. Peu importe ce qu'ils deviennent.
    Voilà, vous savez tout. Il ne vous reste plus qu'à venir à bout des 40 tableaux de Red Remover qui feront appel à votre astuce, votre sens de l'observation et du timing.



    Aidez un petit écurueil à défendre ses noisettes contre des hordes de lapins-garous, zombies et autre créatures maléfiques venues des limbes infernales : Defend your nuts !  Vous disposez d'un arc mais vous pourrez bientôt acquerir des armes et munitions supplémentaires. Attention, les plus puissantes ne sont pas forcément les plus efficaces ! Plutôt fun et joli, malgré une animation un peu simpliste, servi par une bande son discrète, Defend your nuts ! est idéal pour se passer les nefs. Et en plus, il y a un vrai boss de fin.



    Escape vous met dans la peau d'un petit ninja qui doit échapper à un gros rayon laser. Pour cela il vous faut rebondir alternativement sur chacune des parois en évitant soigneusement les pièges mortels qui vont considérablement rallentir votre course. Escape est ultra simple, se joue avec une touche et vous fera facilement perdre des dizaines de minutes, alors qu'une partie dure rarement plus de quelques secondes. Et si vous êtes sadiques, montrez-le aux collègues de bureau en les défiant de dépasser votre score... Quant à la photo ci-dessous, attendez-vous à la voir très souvent.



    D'habitude je n'aime pas les escape-game mais là, je fais une exception pour vous parler de No Place Like Home. Le principe : vous êtes enfermés dans une pièce et, en collectant des objets, vous en découvrez de nouveaux, débloquez des codes secret, et finissez par sortir. La difficulté est correcte, vous en aurez pour un bon moment avant de mettre le nez dehors. No Place Like Home m'a vraiement séduit par son atmosphère absolument unique due en grande partie à sa bande son (inutle d'y jouer si votre machine n'a pas de haut-parleurs) ainsi qu'à une idée finement exploitée, véritable fil rouge de ce petit jeu vraiment à part.



    Toujours à propos de s'échapper, voici Where Am I ? Le but est de faire sortir le petit carré blanc du labyrinthe dont vous ne découvrez les contours qu'en vous cognant dedans. Les obstacles sont groupés par couleur. Chaque fois que vous butez sur l'un d'eux, tous ceux qui sont de la même couleur aparaîssent quelques secondes avant de replonger dans le noir. Et on ne découvre son impasse qu'en se butant un peu plus loin contre une nouvelle muraille dont on ignorait l'existence. Et ainsi desuite jusqu'à ce qu'on balance l'ordinateur par la fenêtre...



    Je vous propose ensuite un très bon tower defense, long, assez difficile si on veut le terminer en première classe : Demonrift TD.  En disposant vos unités sur la carte, vous devez dézinguer les vagues ennemies qui tentent de prendre possession du chateau. Rien de bien nouveau sous les pixels. Aux unités de base que vous pourrez améliorer au cours du jeu, s'ajouteront d'autres plus rapides et plus puissantes que vous débloquerez progressivement. Demonrift TD est plutôt très addictif, sacrément bien foutu malgré son classisme apparent, et vous rendra improductif pendant de longues heures !



    Et pour terminer, voici Villainous, qui fonctionne sur le principe du tower defense mais... inversé ! Hé oui, pour une fois, c'est à vous de jouer au méchant et d'envahir la ville protégée. Au fur et à mesure de votre progression vous accéderez à de nouvelles options telles que de nouvelles unités ou encore des maléfices mettant les défenses ennemies hors de combat. Graphiquement agréable, Villainous est sacrément difficile et je vous souhaite d'avoir beaucoup de temps pour en venir à bout.


    Bon week-end !

    30 novembre 2011

    Une seule fois suffit

    18 commentaires
    Demain 1er décembre, c'est la journée mondiale de prévention contre le Sida.

    Quoique j'ai déjà publié cette vidéo l'an dernier je n'ai rien trouvé d'aussi juste pour actualiser mon propos. Découvrez-là, ou revoyons-là ensemble. Je la trouve toujours aussi belle, même si toujours aussi dure. Mais certainement bien moindre que la réalité dans toute sa violence.
     
    Car malgré les progrès de la médecine et des soins, il n'en demeure pas moins qu'une seule fois suffit pour que la vie bascule, que l'on soit homos ou hétéros. Personne n'est à l'abri. Alors soyons prudents.

    Prenons soin de nous, prenons soin des autres et de ceux que l'on aime, que ce soit une heure, un soir, ou toute une vie.

    27 novembre 2011

    Hey vous savez quoi ?

    31 commentaires
    Que ça fait du bien d'avoir enfin du temps libre et de pouvoir en profiter ! Je ne sais plus depuis combien d'années je n'avais pas passé un tel week-end. Deux ans, ou peut être trois ?

    Et ce soir je suis épuisé. Car, voyez-vous, après plusieurs semaines particulièrement éprouvantes passées à travailler sans relâche, elles-même ayant succédé à une année durant laquelle ma vie sociale fut plus ou moins mise entre parenthèses, et les efforts de ces derniers jours soutenus à grand renfort de magnésium sous toutes ses formes, la grande nouvelle est que :

    J'AI FINI D'ÉCRIRE MA THÈSE !

    A vrai dire j'ai du mal à croire ce que j'écris tellement cette échéance me semblait inatteignable voici encore deux mois seulement. Bon, ne nous emballons pas, il reste encore pas mal de boulot, un foisonnement de petits trucs à faire, mais le plus gros du travail est fait. Et peu à peu je sens une part de la pression s'évanouir. Je me plais à faire des projets, à avoir envie de bouger, de vivre.
    Et cela fait un bien fou. D'ailleurs je n'ai pas attendu : ça a commencé dès ces jours deniers.

    Putain... j'ai fini d'écrire ma thèse !

    Ayant l'esprit en grande partie libéré, j'ai vraiment passé un excellent week-end. Et pour ne pas faire les choses à moitié, quoi de mieux que la compagnie d'un charmant garçon, gentil, drôle, pétillant et érudit, venu me rendre visite pour un court séjour dans la Ville Rose ?  J'ai rencontré un ami, un pote.

    Après plus de deux ans que nous nous connaissons virtuellement, et quoique le téléphone ne soit pas si abstrait que cela, c'était notre première véritable rencontre. Elle fut à la hauteur de ce que nous attendions l'un et l'autre. De concert en basilique romane, de musée en salon de thé cosi tout ce qu'il faut, le temps est passé en un éclair. Et nous avons hâte de nous revoir pour de nouvelles aventures.
    C'était sacrément chouette. 

    Et pour couronner ces deux belles journées, ce soir j'ai eu des nouvelles de cet autre ami dont je vous avais parlé en juin dernier. Des bonnes nouvelles.  Je suis super content pour lui.

    Ca aussi c'est chouette.

    Et vous savez quoi ?


    J'AI FINI D'ÉCRIRE MA THÈSE !

    22 novembre 2011

    Chat fait du bien

    21 commentaires
    Aujourd'hui je suis désolitude, consternage, mortification... Et ce n'est pas peu dire. La raison en est simple : je suis totalement passé à coté de LA journée la plus importante du mois de novembre. Que dis-je : LA journée la plus importante de toute l'année entière. C'est vous dire l'ampleur du drame. Comment ça, vous ne voyez pas de quoi je veux parler ? Mais enfin...! de la journée de la gentillesse, qui a lieu chaque 13 novembre bien entendu ! Gniarf, ma navritude est immense... Je n'ai pas été à la hauteur, je suis un blogueur indigne.

    Alors pour compenser et vous instiller la dose de bonheur sirupeux sans laquelle votre existence serait aussi exubérante que celle d'un gravillon sur une route départementale du Gers, voici une photo de mon chat, certainement l'un des plus beaux de la voie lactée et qui, mine de rien, a bien poussé depuis le mois de mai !

    J'ai conscience qu'autant de bonheur d'un seul coup pourra paraître excessif à certains d'entre vous mais, que voulez-vous, je suis né comme-ça j'aime j'aime la vie.


    Bien entendu, toute allégation tendant à soutenir que mon prétendu oubli de la journée de la gentillesse n'est qu'un prétexte à publier une photo de mon chat, ne serait que mensonge et calomnie !

    19 novembre 2011

    Portrait chinois

    8 commentaires
    FalconHill m'a tagué pour un portrait chinois en 10 questions. Le principe :  répondre aux questions de celle ou celui qui vous tague, puis créer dix questions à l'adresse de celles et ceux que vous allez taguer.  Cela, sur le ton du "Et si tu étais...".

    Hop, c'est parti !

    Si j'étais...

    1. Un objet sexuel : Je ne suis pas très porté sur ce genre de jouets et n'en ai jamais utilisé. Cela étant, je crois qu'une paire de menottes pourrait débrider l'imagination. A condition d'avoir des barreaux à son lit... ou plusieurs personnes à attacher ensemble.

    2. Un plat cuisiné : Un bon gros poulet rôti de chez papa-maman, un vrai, qui a couru et gambadé pendant des mois, qui a mangé du vrai grain. Entouré de son cortège de patates cuites dans le jus. Avec un verre de rouge de Fronton, c'est démoniaque.

    3. Un moyen de transport : Idéalement un télé-porteur, comme dans Star Trek. Mais au quotidien j'utilise un vélo.

    4. Un lieu de culte : Spontanément j'ai pensé à la magnifique Basilique St Sernin à Toulouse, dont j'aime la pureté, la majesté et le calme. Et puis j'y ai pas mal de très bons souvenirs. Mais j'aurais pu être aussi un lieu de culte païen, comme le Palais Idéal du Facteur Cheval que javais beaucoup aimé lors de ma visite cet été 2010, à condition d'en retirer la marmaille hurlante qui m'avait tant déplu. Alors cela restera la Basilique, y compris pour certaines valeurs auxquelles je suis attaché et qui, comme je l'expliquais il y presque deux ans dans ce billet totalement schizophrène, font de moi ce que je suis, indépendamment des représentants de l'Institution.

    5. Un bistro : J'en ai découvert un il n'y a pas longtemps, le Champagne, bien plus pouilleux que son nom ronflant ne semble l'indiquer, mais simple et sans façon. J'y vais refaire le monde avec un pote régulièrement. Sinon, pour de vrai, j'aime bien le London Town, un très bon pub anglais situé place des Carmes. 

    6. Une marque de bière : Si j'aime tant le London, c'est parce qu'on y sert de la Guiness que  l'on peut accompagner de chips au vinaigre, mon péché mignon. Sinon la Leffe (que l'on sert au Champagne) me va très bien aussi. La bière que je bois, lourde et amère pour la Guiness, légère et fruitée pour la Leffe, dépend beaucoup du moment de la journée et de l'humeur du moment.

    7. Un sous-vêtement : Je suis pas très branché sous-vêtements, non pas que je n'en porte pas, mais que je n'y attache pas une importance extraordinaire. Un boxer bien ajusté mettant parfaitement en relief tout ce qui doit l'être, c'est très bien.

    8. Un matériel électroménager : Un rutilant Kitchen Aid. Sans hésiter. Nekkonezumi en avait déniché un modèle absolument wonder !

    9. Une île : Peut-être bien cette île paradisiaque au large de Rio, dont je conserve un souvenir impérissable de mon voyage en 2010, mais dont j'ignore si j'y retournerai un jour. Haaaa que c'était bien !

    10. Une autoroute : Dur dur, j'aurais préféré à la rigueur qu'on me demande pour un timbre poste ! Peut être l'A61 qui mène de Toulouse à la Méditerranée, qui parcourt des régions encore assez sauvages comme les très belles Corbières, régions où l'air comme le vin sont bons, et les paysages magnifiques en toutes saisons. Mais je crois que j'apprécierais beaucoup l'A35 qui passe au milieu de la Route des Vins d'Alsace, nectar dont je me délecte à loisir...

    Et voilà, le compte y est. A mon tour maintenant de relancer les dès. Tiens, et si on demandait à Seb67, Nekkonezumi, Olivier, Brol et François ?

    Et si vous étiez :

    1. Un objet sexuel
    2. Un plat cuisiné
    3. Une marque de bière
    4. Un matériel électroménager
    5. Une pièce de théâtre
    6. Une bande dessinée
    7. Un médicament
    8. Un restaurant
    9. Une station de radio
    10. Un objet que l'on trouve sur ton bureau

    Allez les blogueurs, au travail !

    17 novembre 2011

    Les contes de la Forêt Magique : "Tambour Major et la Chocolaterie"

    14 commentaires
    Il était une fois, dans la Forêt Magique, des petits lapins et des petits écureuils qui aimaient beaucoup s'amuser, rire et chanter. Ce sont les petits animaux de la Forêt Magique... 

    Tambour Major n'en finissait pas de recevoir des paquets de toutes tailles, des gros des petits, des lourds des plus légers. Et chaque fois il était vraiment très content mais aussi étonné que, d'un bout à l'autre du Pays Magique, les petits lapins et les petits écureuils se soient donné le mot et lui envoient autant de belles et bonnes choses. Car, il a beau être un grand gaillard, il a un petit cœur sensible le Tambour Major...

    Ce matin-là, le Facteur vint lui apporter un gros paquet, particulièrement lourd. Il venait d'un pays fort lointain : le Pays de la Chocolaterie. Tambour Major en avait entendu parler, il y a bien longtemps. Un pays fabuleux à ce que l'on dit...


    Ce paquet était vraiment très lourd.
    - Mais qu'est-ce que cela peut bien être ? se demandait Tambour Major, résolument intrigué. Et tous les animaux de la Forêt Magique se posaient la question avec lui.

    Revenu chez lui, Tambour Major se décide à ouvrir méticuleusement l'étrange paquet. Ce fut une vision onirique.

    - Hooooooooooooo !


    Oui, "Hoooooooooooo" était la seule chose qu'il ait pu dire en découvrant le contenu.

    Et tous les petits lapins regroupés autour de la fenêtre dressèrent bien haut leurs oreilles soyeuses, intrigués par ce "Hoooooooooo" qu'avait poussé le grand ami.

    C'est alors que Tambour Major plongea la main dans l'épais sac cartonné. Il n'en crut pas ses yeux !


    C'est un gros ballotin que Tambour Major tient dans sa main. Il n'en a que rarement vu et tenu d'aussi gros, ce qui ne manque pas d'éveiller son insatiable appétit.

    Avec précaution, il libère ensuite le sommet de la boite de son étreinte autocollante. Elle s'ouvre, pétale après pétale, délivrant à la vue de toute la Forêt Magique massée autour de la fenêtre, un spectacle extraordinaire.


    - Hoooooooo ! fit à nouveau Tambour Major qui ne sût que dire d'autre.
    Il était vraiment très gâté.

    D'une main tremblante il se saisit d'une pépite qu'il croque avec délectation. Oui, vraiment, c'est une fine appellation, il est des rites qu'il ne faut point bâcler, pensa-t-il la bouche pleine.

    Et Tambour Major s'en revint travailler, inlassablement, en attendant le paquet suivant, qui arriva quelques jours plus tard.

    A suivre...

    Dédicasse à Joss
    Un immense merci à Traileur Fou  

    * * *
    PS : Deux magnifiques contrepets se sont astucieusement dissimulés dans cet innocent billet bucolique. Sauras-tu les démasquer ? 
    smileys Forum

    15 novembre 2011

    La photo du mois : Au bout du monde

    52 commentaires
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Novembre, jour de la de La photo du mois.

    Chaque mois un groupe de blogueurs réalise une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème a été choisi par Alice qui nous propose : " Au bout du monde ".
    "Parce que - explique-t-elle - la notion de bout du monde est toute relative, parce que ça peut être le coin de sa rue ou le fin fond de la Patagonie, et que j'ai bien hâte de savoir ce que ça représente pour l'ami blogueur..."
    J'avais plusieurs idées en tête mais en ce moment je n'ai pas trop le temps de mettre mon génie créatif au service de la photo du mois, même si la fois précédente je m'étais prêté à une rapide petite mise en scène.

    Ce mois-ci, la photo s'est imposée d'elle même, alors que j'allais emprunter un tronçon de rocade pour rentrer chez moi. Sans m'en rendre compte, j'étais sur le point de me retrouver propulsé bien au-delà du bout du monde...





    Ne vous inquiétez pas, il ne s'agit pas d'une route de téléportation interstellaire sorti d'un Guide du voyageur galactique ! Cette Voie Lactée ci est une portion de rocade située au nord de Toulouse qui dessert le pôle Aéroconstellation. C'est là que se situe le site d'assemblage des Airbus A380, grâce auxquels, chaque année, des milliers de voyageurs se rendent aux quatre coins du monde.


    En attendant le 15 décembre pour notre prochain rendez-vous, bouclez votre ceinture et partez au bout du monde en allant rendre visite aux autres participants à la photo du mois :

    Alexanne, Krn, Lhise, M'dameJo, François, Sébastien, Le Mag à lire, Cherrybee, Noon, La Parigina, Guillaume, M.C.O, Olivier, Mandy, Grignette, margote05, Dorydee, The Mouse, Frédéric, Cindy Chou, Mérantaise, Titem, Sephiraph, Les voyages de Seth et Lise, magda627, Marion, Carnets d'Images, E, Surfanna, Hugo, Agnès, Gilsoub, Ori, A&G, Kyn, Alice, Rene paul henry, Jen et dam, Cynthia, Onee-Chan, Sinuaisons, L'azimutée, La Papote, Frankonorsk, Stephane08, Jean WILMOTTE, Celiano, Claude, M, Glose, Céline, Urbamedia, La Fille de l'Air, Doremi, Cathy Brocard, Nomade57, Laurabreizh, Calamity Scrap, Lucile et Rod, Emma, Viviane, Nathalie, JoAnn, Fabienne, Un jour-Montreal, Tam, Terhi, Niwatori, Céline in Paris, Thib, florianL, Xavier Mohr, Clara, Boopalicious, Dr.CaSo, Filamots, Manola, 4 Petits suisses dans un bol de riz, Margouia, Sprout©h, lesegarten, Ines meralda, 100driiine, Champagne, La Madame, Isabelle, LE BOA BLEU , Maureen, Nolwenn, Le Loutron Glouton, Babou, Laure, Aude, Karrijini, le via carmina, Où trouver à Montréal ?, Anne, blogoth67, Florian, Urbaine, Caro, Cécy, Hibiscus, Vanilla, Gizeh et Marie.

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    .

    13 novembre 2011

    Plaisirs simples

    14 commentaires
    Aujourd'hui c'est dimanche et j'avais envie de souffler un peu, de m'aérer, de prendre un peu de temps pour moi. Car même lorsque l'horloge se fait menaçante, rien n'est plus urgent que de ralentir un peu le pas. Juste un peu. Alors après m'être levé, pas trop tôt ni très tard, je m'en suis allé transpirer un peu à la salle de sport. Faire le vide dans ma tête, pour penser plus sereinement et libérer mon corps de cette énergie dont il ne sait que faire.
    En ressortant tout frais un peu avant midi, je n'avais qu'une envie : me faire du bien. Aussi, avant de prendre le chemin du retour, je décidais de faire une courte halte au marché Victor Hugo, un lieu de vie unique, antre d'Épicure. J'aime cet endroit,simple et sophistiqué à la fois, où se croisent la mémé du coin, bobos du quartier et touristes de tous horizons. J'ai d'abord craqué pour cette moitié d'un énorme pain à la mie ferme et moelleuse, parée d'une croûte épaisse aux parfums de noisettes torréfiées. Un peu plus loin la gentille vendeuse emballait trois beaux morceau de fromage faits à point. D'abord du Pecorino au poivrre, puis de la tomme de brebis, enfin le dernier quartier de Salers pourvu d'une croûte généreuse proportionnelle à son grand âge. J'ajoutais un morceau de beurre salé frais pour parfaire mon panier et imaginais déjà mon festin du midi.

    Sur le chemin du retour je repensais à ce billet de FalconHill dans lequel il vidait son sac et répondait à un autre billet dans lequel il avait un peu été pris à parti. Ce billet, et avant lui quelques autres, m'a interpellé sur ma façon de bloguer. En particulier FalconHill contestait l'étiquette de "blogueur de droite" en ce qu'elle est profondément réductrice et ne représente pas ce qu'est son blog. "Je blogue comme j’en ai envie, écrivait-il. J’ai envie de faire du "bucolique" et de poster une image de l’automne, je fais du bucolique et je poste une image de l’automne. J'ai envie d'exprimer ce que personnellement, j'ai sur le cœur, ben je l'écris et je le fais." Je souscris intégralement à ces propos. Moi même, je me revendique comme pédéblogueur, ainsi qu'en atteste le petit écusson figurant à la fin de la blogroll. Et pourtant, plus le temps passe et plus je me pose la question de son bienfondé. Car mon blog n'est pas que cela, et je crois qu'il s'en faut de beaucoup. C'est du moins mon sentiment. Il m'arrive de parler d'homosexualité, ou de faire quelques allusions plus ou moins directes, mais je n'ai pas l'impression que mon blog tourne uniquement autour de cela, du fait même que je ne crois pas que ma personne puisse se réduire à ma seule orientation sexuelle.

    De retour à la maison, après un petit café chez Stef et Pierre en plein dilemme existentiel à propos du plafonnier du salon, me voici attablé devant mes trois morceaux de fromage et ma motte de beurre fermier. Une bouteille d'un excellent Gewurztraminer 2005 Grand Cru d'Alsace, de chez Hartmann (je vous recommande, c'est mon fournisseur officiel) me tenait par ailleurs en excellente compagnie. Entre deux pitreries, le chat, par l'odeur alléché, vint renifler mes doigts toutes moustaches dehors mais les arômes un peu trop rustiques lui ont fait préférer retourner ronfler sur ce morceau de soleil alangui sur le tapis.
    C'est si simple la vie parfois...

    En prologue au même billet, FalconHill écrivait que "Bloguer est une activité magnifique, enrichissante. Source de plaisir, souvent. Source de rencontres sympathiques (...)".
    Écrire ici est pour moi un moment privilégié qui me procure  intrinsèquement une certaine joie. Quoique j'écrive. Oui, bloguer doit rester un plaisir.

    Un plaisir simple.
    Comme un bon morceau de fromage, avec du bon pain.



    10 novembre 2011

    Blagounette

    11 commentaires
    Dédicace à Loup, en réaction à ce billet dans lequel il pose une question fondamentale : " j’ai compris que jamais je ne comprendrai comment ça fonctionne une fille… "
    Par un bel après-midi d'été un garçon se promène sur une plage du Finistère. Soudain il trébuche sur quelque chose enterré dans le sable : une vieille bouteille vide. Elle est toute sale. Machinalement il passe sa main sur la surface pour la nettoyer. Aussitôt jaillit un génie qui sort par le goulot.

    - " Bonjour bel étalon, je suis le génie de la bouteille. Tu m'as libéré, je suis disposé à faire tout ce que tu veux et à exaucer ton vœu le plus cher.

    - Un voeu ? Un seul ? C'est pas trois d'habitude ?

    - Non non, trois c'est dans les contes de fées. Dans la réalité, c'est un, et c'est bien assez. Alors, que veux tu, la gloire, la richesse, la vie éternelle ?

    - Ben, je ne m'attendais pas vraiment à ça, je n'y ai pas réfléchi... Ha,si ! Voilà : ma copine habite à New York et pour se voir ce n'est pas très commode. Alors si tu pouvais construire une autoroute qui irait d'ici à New York, ça nous permettrait de nous voir plus souvent.

    - Non mais ça va pas la tête ? Tu te rends compte un peu de ce que ça représente de construire une autoroute qui traverse l'océan ? Non non non, c'est beaucoup trop compliqué... T'as pas une autre idée, un autre vœu ?

    Le mec se gratte les couilles la tête, réfléchit encore et encore, puis au bout de cinq bonnes minutes dit :

    - Ha ! Si.... Je sais ce que je voudrais à la place. Voilà : j'aimerais savoir ce qu'il se passe dans la tête d'une femme.

    A son tour le génie se gratte les couilles la tête, réfléchit encore et encore, puis au bout d'un long moment répond :

    - Tu la voulais à combien de voies ton autoroute déjà ?"

    5 novembre 2011

    Le bout du tunnel

    16 commentaires
    Les jours passent et se ressemblent. Le rituel est quotidien, fastidieux, ennuyeux. Ecrire, lire, réfléchir, vérifier, chercher des références, relire, effacer, réécrire, couper ici, coller là, ramasser ce paragraphe, intervertir ces deux là, soigner ses titres, sauvegarder souvent, manger, boire, sortir peu, bouger encore moins, grossir inévitablement.

    Hier soir j'ai fait un grand rangement dans mon bureau. D'un coté des piles de photocopies surlignées et annotées, plus ou moins classées par thème. De l'autre, le reliquat de documents qui me serviront pour les dernières pages. Je ne réalise pas exactement ce que cela signifie "les dernières pages". Et pourtant les faits sont là...
    Le temps passe avec une fulgurance incroyable. 

    Il faut que je m'y remette. 
    Et bientôt ma vie cessera d'être entre parenthèses. Enfin.

    3 novembre 2011

    Les contes de la Forêt Magique : "Mon ami le Facteur"

    13 commentaires
    Il était une fois, dans la Forêt Magique, des petits lapins et des petits écureuils qui aimaient beaucoup s'amuser, rire et chanter. Ce sont les petits animaux de la Forêt Magique... 

    Chaque matin, à l'heure où lapins et écureuils s'éveillent à peine, le Facteur de la Forêt Magique gare son carrosse en écailles de nacres devant la cabane de Tambour Major. Depuis quelques temps, c'est un rituel. Et Tambour Major sait que son ami le Facteur lui porte de jolies et bonnes choses. Et le Facteur est content car chaque jour il porte un nouveau colis à Tambour Major. C'est pour ça qu'il aime son métier le Facteur, il rend les gens heureux. Ça fait rire les oiseaux, et fait chanter les abeilles. Ça donne des couleurs aux couleurs de l'arc en ciel.

    Ce jour là c'est un gentil Lutin qui passe régulièrement mais discrètement dans la tanière virtuelle de Tambour Major qui lui envoie un  petit quelque chose.


    Aussitôt rentré chez lui, tous les écureuils et les petits lapins avoisinants se précipitent à la fenêtre, toutes oreilles dehors et les yeux bien écarquillés pour voir ce que Tambour Major venait de recevoir. 
    Mais qu'est-ce que cela peut-il bien être ?
    Délicatement Tambour Major ouvre le paquet dont le carton craquèle bruyamment.

    Hooooooooo !



    Du chocolat ! Quelle surprise !

    Oui, c'est une belle tablette de chocolat au lait artisanale, accompagnée de quelques morceaux gingembre confit enrobé.
    Aussitôt ouvert Tambour Major en croque un pour se mettre en forme et bien commencer la journée.
    - Miam ! C'est bon ! S'exclame-t-il sous les yeux ébahis de tous les animaux de la Forêt Magique frétillants d'envie.

    Et Tambour Major s'en revint travailler, inlassablement, en attendant le paquet suivant, qui arriva le surlendemain.

    A suivre...

    1 novembre 2011

    Les aventures de Jean-François : Chez le psy

    14 commentaires
    Résumé des épisodes précédents : Jean-François a décidé de partir à la découverte du vaste monde. Victime d'un terrible traumatisme, il est convaincu d'être la réincarnation de Madonna, et sombre dans la drogue...


    Aujourd'hui :



    FIN

    28 octobre 2011

    Bienvenue en Shadokie

    23 commentaires
    Pour des raisons administratives il m'a été demandé l'autre jour d'entrer en contact avec un Éminent Professeur d'une Éminente Université Parisienne précisément localisée à Paris et qui accueille sur l'un des piédestaux du savoir que le Monde lui envie un Éminent Professeur, celui-là même avec qui je devais me mettre en relation.

    Contacter un enseignant dans n'importe quelle Université est d'une facilité enfantine. Il suffit pour cela de consulter le site internet de l'établissement en question pour obtenir en quelques clics les coordonnées professionnelles désirées. Normalement. Mais pas pour cette Éminente Université Parisienne. Car au bout de quelques minutes de surfage il fallut me rendre à l'évidence : d'adresse mail point il n'y avait. Sinon un vilain numéro de téléphone qui tombait chaque fois dans le vide.

    Ni Ga ni Bu une ni deux, je procède autrement et appelle directement l'accueil général de cette Éminente Université. Là au moins, pensais-je candidement, on me donnera les renseignements attendus.
    - Éminente Université Parisienne bonjour ?
    - Bonjour Madame, je cherche à entrer en contact avec un Éminent Professeur de votre Éminente Université Parisienne. J'aurais besoin de son adresse mail s'il vous plait.
    - Je suis navrée Monsieur, je ne suis pas autorisée à donner ce genre d'information par téléphone.
    - ? ? ? [moment d'hésitation] Mais je veux seulement une adresse mail professionnelle !
    - Je suis navrée Monsieur, je ne suis pas autorisée à donner ce genre d'information par téléphone. Il faut vous adresser à la Direction Générale Des Gens Qui Donnent Des Information Super Secrètes. Voulez-vous que je vous mette en contact ?
    - Oui s'il vous plait.
    Quelques mesures de Vivaldi plus loin (environ Bu-Ga), quelqu'un décroche dans le bureau de la fameuse DGDGQDDISS :
    - Direction Générale Des Gens Qui Donnent Des Information Super Secrètes de l'Éminente Université Parisienne bonjour ?
    - Bonjour Monsieur, je cherche à entrer en contact avec  un Éminent Professeur de votre Éminente Université Parisienne.
    - Je suis navré Monsieur, je ne suis pas autorisé à donner ce genre d'information par téléphone.
    - [nouveau moment d'hésitation] J'aurais seulement besoin de son mail professionnel pour organiser un jury de thèse...
    - Envoyez un mail à ma collègue. Vous aurez une réponse dans l'après midi.
    - Merci Monsieur.
    Envoyer un mail pour obtenir des coordonnées mail ? Ben voyons, quoi de plus logique ?
    Je rédige donc un courriel très policé bien comme il faut et sollicite toute la bienveillance de la gentille destinataire de ce courrier afin que, de ses doigts de fées et du haut de sa licorne arc-en-ciel, elle lève enfin le voile de ténèbres qui s'abat sur le petit monde de la Forêt Magique et m'envoie les coordonnées mails professionnelles de cet Éminent Professeur
    Une fois fini j'envoie le tout à Madame-DGDGQDDISS@ÉminenteUniversitéParisienne.fr et croise les doigts en attendant.

    Quelques heures plus tard (un peu moins que Zo Meu), un message de la DGDGQDDISS arrive dans ma boite.
    Première surprise, c'est non pas Madame mais Monsieur qui m'écrit.
    Deuxième surprise, hé bien voyez plutôt la réponse :
    Monsieur,
    Comme suite à votre message,
    Vous trouverez ci-joint le numéro de téléphone de Monsieur l'Éminent Professeur de notre Éminente Université Parisienne (...)
    Cordialement
    Monsieur de la DGDGQDDISS
    Et pendant ce temps, les Shadoks pompaient...

    25 octobre 2011

    Les contes de la Forêt Magique : "Tambour Major a un gros paquet"

    27 commentaires
    Il était une fois, dans la Forêt Magique, des petits lapins et des petits écureuils qui aimaient beaucoup s'amuser, rire et chanter. Ce sont les petits animaux de la Forêt Magique...

    Il était encore très tôt ce jour là au pays de la Forêt Magique lorsque quelqu'un sonna à la porte de Tambour Major.
    Celui-ci était encore tout engourdi car, comme il avait beaucoup réfléchi la veille, il s'était couché très tard.
    - Oui ? Interrogea-t-il grognon,
    - C'est le facteur ! Vous avez un gros paquet.
    - Ho, oui, j'arrive.

    "Un gros paquet ? s’interrogeât-il en chemin, mais qu'est-ce que cela peut bien être ?"

    Effectivement, c'était bel et bien un gros paquet qu'il avait entre les mains. Et cela faisait bien longtemps qu'il n'en avait pas eu d'aussi gros.


    Sur un coin de ce très gros paquet, il crut reconnaître l'écriture de Marcellin, le pangolin.

    Il était une fois dans un pays lointain, un petit pangolin. Il s'appelait Marcellin. Marcelin le pangolin vivait dans une contrée merveilleuse au milieu d'autres petits pangolins, de gentils nounours et d'adorables petits lapins. C'était la contrée du Bosquet Enchanté.
    Marcellin le pangolin connaissait bien Tambour Major. Il s'étaient même rencontrés à l'occasion d'un passage de Tambour Major au pays du Bosquet Enchanté en juin dernier.

    Impatient Tambour Major ouvrit ce gros paquet. Tout était très bien emballé.


    "Ho, du chocolat ! Quelle surprise" s'écria Tambour Major qui ne s'y attendait pas du tout.


    Et quatre tablettes s'il vous plait ! Toutes différentes les unes des autres.
    "Miam miam !" se dit Tambour Major qui, joignant le geste à la parole, déchira l'emballage d'une tablette pour en croquer quelques carrés sur le champ.
    "Miam miam !" confirma-t-il la bouche pleine de cette merveille cacaotée...


    Mais ce n'était pas tout. Au milieu du gros paquet en carton, soigneusement emballé, se trouvait un étrange cadeau. Avec une très jolie carte et un petit mot gentil :


    Tambour Major reconnut aussitôt le goût chic et sûr de son ami Marcellin le pangolin du Bosquet Enchanté, celui là même qui l'avait érigé en égérie de la mode et du bon goût à travers toute la Contrée Enchantée. Le genre de personne qui fait attention à bien harmoniser la couleur de la doublure de son caleçon avec celle des lacets de ses chaussures. Oui, on peut dire que Marcellin possède ce sens inné du détail et du raffinement.

    Et le cadeau se devait d'être à la hauteur de sa réputation. Il n'a pas failli. Il s'est même surpassé.
    Mais qu'est-ce que cela peut bien être ?

    Découvrons ensemble... 



    Merci Marcellin !
    Mais, fallait pas, vraiment ...

    En revanche le chocolat noir nougatine est à se damner !!! smileys Forum

    21 octobre 2011

    Les contes de la Forêt Magique : "La surprise de Tambour Major"

    20 commentaires
    Il était une fois, dans la Forêt Magique, des petits lapins et des petits écureuils qui aimaient beaucoup s'amuser, rire et chanter. Ce sont les petits animaux de la Forêt Magique. Les animaux de la Forêt Magique ont un grand copain : Tambour Major. Il est très grand,  et très costaud. C'est le plus fort de toute la Forêt Magique ! Avec lui on s'amuse, on pleure, on rit, il n'y a pas de méchant, que des gentils. Et Tambour Major aime beaucoup ses amis de la Forêt Magique.

    Or, un beau jour, Tambour Major dit à ses amis :
    - Ho, mes amis, je dois terminer ma thèse ! Je vais m'enfermer chez moi pendant quelques temps pour finir mon travail.
    - Mais alors, tu ne vas plus jouer avec nous ?
    - Hé bien non... Et je suis triste de savoir que vous vous amuserez sans moi.
    - Travaille bien Tambour Major. A très vite !
    - A très vite les amis.


    Et Tambour Major s'enferma chez lui pour travailler, beaucoup travailler.

    Parfois, du fin fond  d'un lointain fourré, on l'entendait pousser des cris puissants qui faisaient se coucher les oreilles de tous les petits lapins et de tous les écureuils de la Forêt Magique. C'était Tambour Major qui réfléchissait. Ça avait l'air très très compliqué.

    Par un bel après midi ensoleillé, Neunoeil l'écureuil passa la tête par la fenêtre de la maison de Tambour Major. Il n'avait pas bonne mine le pauvre... Et cela fit beaucoup de peine a notre ami l'écureuil.
    Alors, Neunoeil eut une idée : "Et si je faisais une surprise à Tambour Major pour lui remonter le moral ?" se dit-il. Aussitôt dit, aussitôt fait. Bondissant de branche en branche comme seul un écureuil en est capable, il se rendit en cachette chez Huguette la Biquette pour lui soumettre son idée. Et Huguette la trouva excellente.

    Quelques jour plus tard, Tambour Major ouvrit sa boite à lettres. Il fut tout surpris de trouver un gros paquet avec son nom écrit dessus.
    "Tiens - se dit il en se grattant la tête - qu'est-ce que cela peut bien être ?" Il était très étonné et intrigué par ce colis. Impossible de savoir ce que c'est !
    Rentré chez lui, Tambour Major prit une paire de ciseaux et ouvrit le paquet, qui était très très bien ligoté.
    Au milieu de l'épais emballage, il eut la joie de découvrir, non pas une, non pas deux, non pas trois, mais quatre tablettes de chocolat !
    "Ho, quelle belle surprise !" se dit Tambour Major.
    Oui, c'était vraiment une très belle surprise.



    Faim Fin

    Si toi aussi tu veux faire une surprise à Tambour Major, envoie-lui des tablettes de chocolat !
    smileys Forum



    19 octobre 2011

    Les Saint Jacques de l'enfer

    16 commentaires
    Comme chacun sait, et si tu ne le sais pas encore ce sera chose faite, je suis un pur génie culinaire, capable de transformer un fond de frigo en festin cinq étoiles aussitôt côté au Michelin. Alors quand le produit de base est déjà de qualité, si le mot "miracle" a un sens, je mérite sans discussion possible la béatification ! Hier soir, je m'étais préparé un petit gueuleton pour moi tout seul à base de coquilles Saint-Jaques (il n'y a pas de menus plaisirs) ma foi tout à fait excellent. Tout en savourant mon festin du soir, je m'étais prévu une petite soirée détente avec au programme The Devil's Chair, film d'horreur dont j'avais lu sur quelques blogs qu'il faisait partie des meilleurs de sa catégorie, ce qui avait motivé que je m'en procure un exemplaire (mes amis les animaux de la forêt magique sont très gentils).

    Car, vois-tu, j'aime les films d'horreur, les films gore. De la tripe, des cris, du macabre, de la bestiole infernale qui suce de la cervelle à pleine mâchoire, du poltergeist trucideur d'orpheline, des insectes géants friands de chair humaine, je ne m'en lasse pas. Le pire c'est que je suis assez bon public et que, même si le film est une sous-merde de 8° catégorie, j'irai jusqu'au bout, pour savoir ! Hier soir en fut une nouvelle preuve. Soyons clairs, ce film est ... mauvais. Oui, un film d'horreur réussi, ça ne court pas les rues. Dès les premières minutes ça commence mal, comme un téléfilm de M6 ou NRJ12, en plus vulgaire.

    Le film s'annonçant difficilement supportable, je décidais de le regarder d'un œil et demi, tandis que je lorgnais un peu sur FaceBook de l'autre moitié restante, et entreprenais de raconter ma recette à la cantonade, histoire de rendre ma soirée plus intéressante.

    Sur les sollicitations de Loup, qui a pris une part active à ma soirée, voici la retranscription à peu près fidèle de ma recette de coquilles :

     Coquilles Saint Jacques Alla Tambour Major
    • Prenez de très belle coquilles St jaques (pour 1 gourmand ou 2 personnes normales, environ 400g de St Jacques crues (sans coquille), et surtout bien grosses et charnues que vous faites cuire à la poêle, avec juste un filet d'huile d'olive. La poêle doit être très grande et très chaude.
    • Vous faites légèrement colorer des 2 cotés, ça va assez vite.
    • Quand la couleur légèrement dorée est là, vous ajouter une cuillerée à café de miel assez fort (toutes fleurs, de montagne...) et remuez les st Jacques. Laisser colorer un poil plus.
    • Il est super important que la poêle soit très chaude pour que l'extérieur cuise vite et que le coeur reste moelleux.
    • Juste avant de débarrasser les st jacques, vous poivrez copieusement, et salez légèrement.
    • Dans la poêle encore chaude et débarrassée des St jacques, déglacer avec du vinaigre de vin (environ 1 doigt ). Gardez le feu allumé assez vif pour évaporer l'alcool.
    C'est à cet instant que le Loup, sûrement par l'odeur alléché, me tint à peu prés ce langage :
    • Loup : La poêle doit être grande comment par rapport aux St-Jacques ?
    • Tambour Major ‎@ loup : au moins le double, sinon ça fait de la flotte car la surface ne permet pas l'évaporation.
    • Donc, je disais, vous déglacez la poêle au vinaigre normal (j'ai utilisé du vinaigre de vin maison donc très puissant en goût et alcool). Grattez la poêle pour bien décoller les sucs du fond. Salez.
    • Quand ça a bien réduit (la sauce doit rester liquide mais ne plus puer l’ammoniac), ajoutez une grosse pincée de paprika.
    • Mélangez, laissez infuser 30 secondes sur le feu, et versez sur les St Jacques.
    • Je me demande si on pourrait pas épaissir un poil avec un trait de crème fraîche entière, mais on perdrait certainement en vivacité.
    • A servir avec un riz blanc tout simple.
    • Si j'en avais encore eu en cave, j'aurais probablement débouché un Pinot gris bien frais pour accompagner le tout (Ha... les vins d'Alsace !).
    Loup : Est-ce bien utile de rajouter encore de l'alcool dans ton état de stress ?
    Tambour Major : Pour l'Art Culinaire, je suis prêt à beaucoup de sacrifices ;)

    * * *

    Pendant ce temps, le film continuait son déroulement hémoglobinesque. Juste pour assouvir votre curiosité, mes commentaires live sur ce monument :

    • The Evil's Chair : film a priori ultra gore, mais plutôt très mauvais, vu comment ça commence.
    • Heureusement mes St Jacques sont ultra bonnes :)
    • C'est du sous Hell Raiser, avec des dialogues pathétiques et une esthétique très Schtroumpf (bleutée quoi).
    • Et un bout de Aliens parcequ'il y a une grosse bébête qu'on sait pas trop ce qu'elle fout là ni ce qu'elle veut vraiment.
    • J'ai vu des pornos mieux tournés que ça... c'est dire !
    • On peut y voir aussi une fausse mauvaise référence à Saw également, en étant large d'esprit.
    • Ou plutôt à Hostel pour le coté couloirs / sang
    • Houlà, la déclaration d'amour la plus nase du 7° art....
    • Loup : En y réfléchissant, tu es sûr que c'est pas un film comique que tu as acheté / loué / trouvé ?
    • Que c'est mauvaaaaaais....
    • Tambour Major @ ‎Loup : Ben... c'est à se le demander. Celà dit à partir de 1h15 les couleurs deviennent vraiment jolies.
    • Ah, voilà la séquence steack tartare...
    • Mais mais mais....!! Pourquoi après avoir été défoncée à la hache elle a pas la tête en compote ? Pffffffff zéro crédibilité !
    • Cela étant, la photographie de la fin est très belle.
    • Loup  : sur allociné, il y a un commentaire qui conclut par "à voir et à revoir" :-)
    • Tambour Major @ ‎Loup Blanc : Sûrement un ado boutonneux qui aime les hectolitres de sang... le même qui aura détesté Paranormal Activity (que j'avais beaucoup aimé).
    • Bilan : très dommage. L'idée de départ était intéressante (une chaise de torture possédée par le diable), une narration vulgaire, un jeu d'acteurs poussifs, scénario inexistant, décors à chier. Des litres de sang totalement inutiles, de la violence même pas montrée (coût en effets spéciaux réduits), quelques images de synthèse programmées avec un Atari St 500 (au moins), lumière bleue du début à presque la fin. Rebondissement final nase et prévisible.
    • Loup @‎Tambour Major : jeu d'acteurs poussifs ??? Ah non, les St Jacques qui criaient dans la poêles étaient tout à fait crédibles !
    • Voilà voilà... Merci Loup Blanc de m'avoir tenu compagnie :)
    • Loup  : Tout le plaisir était pour moi : j'ai beaucoup aimé ce film ! :-) 
     
    Dédicace à Loup et à Pa Dam