28 mars 2011

12 petits bonheurs

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Se faire couper les cheveux par une jolie coiffeuse et retrouver forme humaine.

Entrer dans une parfumerie, y trouver un flacon du parfum que l'on aime, et céder malgré un prix exorbitant.

Déceler derrière le zèle particulièrement marqué d'une vendeuse des ambitions dépassant légèrement un cadre strictement professionnel.

Se lever de bon matin et contempler la lumière qui irradie les lames du parquet.

Ouvrir pour la première fois la pochette de photos de que l'on vient de faire imprimer et se remémorer avec chacune d'elles tous ces instants inoubliables que l'on a eu la chance de vivre et dont chaque cliché, couché sur un beau papier glacé, est un témoin vibrant.

Coller des photos qui nous sont chères dans un bel album dont on sait que l'on aura plaisir à feuilleter.

Passer dix minutes à flâner chez Nature & Découverte, sans avoir besoin de rien acheter, en se disant que l'on ne cèdera pas à la tentation. Et tenir bon jusqu'au moment de passer en caisse.

Croiser une vieille connaissance sur MSN et finir quelques minutes plus tard en train de faire des galipettes.

Tremper un morceau de pain dans une coupelle de houmous sur la terrasse d'un restaurant Libanais tout en discutant avec un copain, et chausser ses lunettes de soleil car il fait beau.

Passer devant l'étal d'un fleuriste, s'arrêter un instant et plonger les narines dans un bouquet de lys.

Croiser en chemin un chat qui roupille sur le rebord d'une fenêtre. S'approcher, lui grattouiller le menton, et voir qu'il aime ça.

Savourer un bon café en croquant un carré de chocolat noir qui fond onctueusement dans la bouche. Et avoir envie de recommencer.

Ma vie presque ordinaire...

26 mars 2011

Lui

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Il déferlât chez moi aussi soudainement que ne se lève le vent d'été. Il y avait d'abord eu ce bref coup de fil impromptu : "Salut je suis dans le coin, je peux passer ?", puis ce coup de sonnette qui retentit dans le silence du matin. Et presque aussitôt après il était là.
A peine avais-je entr'ouvert la porte qu'il entrait, drainant dans son sillage sa tourbillonnante fraîcheur, m'enserrait dans ses bras d'une chaleureuse et virile accolade, et m'embrassait sur les joues. Le temps que je referme le verrou derrière lui, il avait déjà pris place dans le canapé, défait ses chaussures et allongé une jambe sur la table basse encombrée de livres à moitié lus. Je préparais une théière à la hâte tout en écoutant le flot continu de paroles qui emplissait soudain l'appartement d'ordinaire si calme. Sans que je ne lui eusse rien demandé il se mit à me raconter avec toute la naïveté de grand gamin que je lui connaissais son dernier voyage en Angleterre, son stage dans cette association dont il croyait m'avoir parlé le mois passé, ses amours vacantes, ses amis... Chaque phrase était articulée avec nonchalance, juste assez pour qu'elle fut comprise, et se terminait invariablement par un accent mélodique descendant qui trahissait des origines à peine voilées. J'ai toujours aimé sa voix, très calme même lorsqu'elle s'animait, grave, intense et douce, pleine de candeur et paradoxalement assez peu timbrée quoique sonore.

M'asseyant à ses côtés je nous servis à chacun une tasse de thé brûlant dont l'odeur tannique envahit aussitôt la pièce. Il but une première gorgée bruyamment, esquissât une légère grimace sous le coup de la chaleur, et reposa sa tasse avant de se pencher et d'ajouter deux cuillerées de sucre. Je l'observais dans la clarté du matin, le trouvais minci, un peu plus mûr aussi. Volubile, il m'assaillait de questions auxquelles il me laissait à peine le temps de répondre. Il n'avait pas changé. Je contemplais son visage, son sourire, l'épaisseur sensuelle de ses lèvres, la façon si particulière qu'il avait de s'asseoir en tailleur, la présence incroyable qu'il dégageait. Et son regard faussement juvénile toujours empli de cette malice propre aux esprits vifs, me rappelait combien avaient été délicieux tout ces moments que jadis nous passâmes ensemble.

Mais regardant soudain l'heure affichée par son téléphone il se lève précipitamment, m'embrasse, un dernier sourire, un dernier regard à travers l'embrasure de la porte qui se referme. "Au revoir". Et soudain le silence.
Il est reparti aussi subitement qu'il n'était arrivé quelques instants plus tôt, telle une bourrasque paisible, ne laissant derrière lui que des éclats de joie parsemant l'atmosphère enivrée de soleil ; son odeur, et cette tasse à moitié vide sur la table basse.

23 mars 2011

Pas

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L'envie d'écrire n'est plus là ces derniers temps. Je parle de l'envie d'écrire, celle qui motivait ce lieux il y a encore peu, celle de coucher des choses personnelles, de raconter mes batailles intérieures, de jouer avec les mots, de vous dire que je vais mal, de ressasser tout un tas de choses noirâtres ou de faire virevolter un bonheur de paillettes.

Car au fond je ne suis pas particulièrement malheureux, sans sautiller de bonheur non plus. Mes journées n'ont aucune saveur particulière. Ni l'amertume du remord, ni la douceur sucrée des jours heureux. Je "vais bien". Sans plus, ni moins

Ma vie n'est pas morne pour autant et j'aurais mille choses à écrire ici. Je pourrais ainsi vous parler de la soirée avec Nekkonezumi, blogueuse Toulousaine rencontrée après la représentation du Barbier de Séville samedi. Je pourrais vous dire combien cette nana est une tornade de bonne humeur et le plaisir que j'ai eu à prolonger ma soirée en sa compagnie.

Je pourrais vous parler de mon poisson rouge et de son nouveau copain. J'ai essayé mais je n'y parviens pas. Je ne sais pas quoi dire hormis mettre une photo sur laquelle tout le monde s'extasiera en choeur "hoooo kilémignon". Mais je n'en vois pas l'intérêt ; à peine moins que de vous parler de mes plantes en réalité. La photo a fini dans un album sur Facebook où elle est en définitive bien plus à sa place qu'ici.

J'aurais pu également vous parler de True Grit que je suis allé voir hier soir et que j'ai beaucoup aimé. Mais là encore, la motivation n'est pas là, les mots ne sortent pas, les idées rechignent...

Pas le temps, pas envie... pas, pas, pas...

A bientôt.

21 mars 2011

Le Barbier de Séville au Théâtre du Capitole

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Depuis des mois je me faisais une joie d'assister à une représentation du Barbier de Séville de Rossini donné cette saison par le Théâtre du Capitole. Après un fort beau Prokofiev puis un Médéa très contemporain en janvier, ce brusque retour presque deux siècles en arrière (le Barbier fut donné la première fois en 1816) paraissait tout à fait rafraichissant.

L'argument de l'oeuvre est assez simple et met encore une fois en scène les idylles contrariées d'une belle et son prétendant entre lesquels se dresse un obstacle, ici un vieux tuteur eczémateux, qu'il faudra berner pour que triomphe l'amûûûr. Oui c'est très niais mais que voulez-vous ma chère Maryse, on n'a pas inventé meilleur prétexte pour écrire de la belle musique. Ici donc le Comte Almaviva est tombé fou amoureux de la belle Rosina qu'il a entrevue dans une sauterie mondaine et vient lui chanter une sérénade sous sa fenêtre. Sauf que la pauvrette est retenue par son thénardier de tuteur, Bartolo qui compte l'épousailler promptement afin de récupérer le magot de la pucelle. Heureusement pour eux, Figaro, aussi bon barbier qu'intrigant, est là pour aider les tourtereaux et duper le vilain vieillard.

Lorsqu'après une mollassonne introduction à l'orchestre le rideau s'ouvre, la première impression est bonne. Les costumes sont superbes, les décors majestueux ,les éclairages soignés. Les costumes, je reviens immédiatement là dessus, sont... comment dire ? Je n'ai pas assez de superlatifs pour décrire le bonheur que j'ai eu à les admirer sous toutes les coutures. Non pas qu'il fissent preuve d'une opulence ostentatoire, mais chacun d'entre eux était très travaillé, avec un goût exquis, que ce soient les arabesques à l'intérieur des capes, les revers de tel vêtement ou les broderies de tel autre. Une des critiques généralement adressé à l'opéra est d'être cher. Certes, ce n'est pas le même tarif qu'une séance de cinéma. Mais franchement lorsque l'on voit un tel travail fourni sur et pour la scène, on est largement récompensé.

Le Barbier de Séville est  certainement l'un des opéras les plus populaires, à la limite de la tarte à la crème, mais certainement pas de la tarte pour les interprètes que Rossini ne ménage pas : sitôt les personnages sont-ils entrés en scène qu'ils doivent affronter leur solo, souvent techniquement redoutable. Chanter n'importe quel rôle du Barbier suppose d'avoir un  diaphragme hyper tonique et une diction en terrain miné ultra parfaite, c'est moi qui vous le dit !  Entre le texte souvent débité à une vitesse hallucinante sur des mélodies en notes attaquées, cette partition est une véritable vacherie. Vacherie dont tout le monde n'est pas sorti totalement indemne.

Ainsi après la magnifique sérénade de Almaviva (Dmitri Korchak - dont je n'ai pas aimé le timbre de voix), ce fut au tour de Figaro (Giorgio Caoduro) d'articuler son célèbre "Fiiiiiiiiiiiigaroooooo" endiablé. Ce passage me fit une sensation assez étrange. Il est en effet  facile de se repérer dans cette oeuvre car chaque entrée d'un nouveau personnage est presque immédiatement l'occasion d'une tirade de présentation. Dans l'histoire, Figaro est un peu le bouffon de service, le fourbe qui manigance, l'intrigant qui fomente les qui pro quo, une sorte de Sganarelle en somme. Aussi son monologue est-il à l'image du personnage : sautillant, frais, joyeux, fou... Et pourtant, le pauvre Figaro qui fut plutôt très bon le reste de la soirée, nous offrit  à plusieurs reprises à cette occasion une tête d'enterrement abominable : là où son texte exaltait la joie, son visage n'affichait que rudesse et souffrance. Sûrement la faute conjuguée de la difficulté technique de la partition et du stress inhérent aux premières. Toutefois cette discordance entre le fond et la forme m'a paru regrettable.

Le personnage dont l'entrée qui m'aura certainement le plus marqué fut Basilio (Giovanni Furlanetto), le professeur de musique. Pour vous situer l'épisode, Bartolo le tuteur apprend que Almaviva en veut aux miches de Rosina sa protégée et compte tout faire pour se débarrasser du malotru. Entre alors Basilio qui propose une idée machiavélique. Grand, maigre, les traits tirés, avare de mouvements, le visage inexpressif, les mains appuyées en losange sur la poitrine, les yeux grands ouverts... C'est bien simple j'ai cru voir un rô minet l'archétype du méchant dans un cartoon ! Et son texte, servi par une magnifique voix de basse doublée d'un jeu scénique absolument magistral, m'a je crois offert l'un des meilleurs moments de la soirée. Truculent à souhait, il s'agit d'une ode à la calomnie absolument géniale :

C'est d'abord rumeur légère, un petit vent rasant la terre.
Puis doucement, vous voyez calomnie se dresser, s'enfler, s'enfler en grandissant.
Fiez-vous à la maligne envie, ses traits dressés adroitement, piano, piano (...) piano, par un léger murmure, d'absurdes fictions font plus d'une blessure et portent dans les cœurs le feu, le feu de leurs poisons.
Le mal est fait, il chemine, il s'avance ; de bouche en bouche il est porté puis riforzando il s'élance ; c'est un prodige, en vérité.
Mais enfin rien ne l'arrête, c'est la foudre, la tempête.
Un crescendo public, un vacarme infernal (...).
Elle s'élance, tourbillonne, étend son vol, éclate et tonne, et de haine aussitôt un chorus général, de la proscription a donné le signal.
Et l'on voit le pauvre diable, menacé comme un coupable, sous cette arme redoutable tomber, tomber terrassé.

Un moment de choix !

Les autres comédiens ne déméritent pas : que ce soit l'ingénue Rosina ( Maité Beaumont), la bonne Berta (Jeannette Fischer) qui m'a fait penser à Madge à de nombreux égards, sans oublier l'excellent Alessandro Corbelli qui fait un admirable Bartolo bougon à souhait, tout ce petit monde s'en donne à coeur joie sans retenue, aidés par des décors très réussis.

Les éléments de décors sont à y bien réfléchir assez limités mais utilisés avec beaucoup d'astuce. Une scène de rue sous un balcon, soudain la façade s'ouvre en deux, un fond de décors arrive tracté par un personnage, quelques meubles sont apportés l'air de rien, et nous voici au coeur d'un salon.  Un mur se déplace, un panneau descend et nous voici face à l'échoppe de Figaro. Les lieux s'enchainent avec une belle fluidité, sans rupture de l'action, naturellement, et on y croit. Qui plus est, des lieux riches en coins et recoins offrant un avant-plan ainsi qu'un arrière-plan, de sorte que l'espace scénique semble très profond malgré les modestes proportions de la scène exploitée dans toutes ses dimensions. Certaines contraintes techniques sont habilement retournées, notamment  le placement du pianoforte hors de la fosse sur une estrade accolée à la scène qui devint un lieu d'action à part entière, pour le coup à quelques tout petits mètres des premiers rangs.

Si j'ai trouvé les changements de décors très fluides, tel n'est pas le cas de l'action elle même. C'est d'ailleurs assez curieux comme construction. Ainsi les grands airs en duo, trio, quatuor, quintuor (je crois même avoir décelé un octuor !) accompagnés par l'orchestre sont entrecoupés de passages où se déroulent le fond de l'action, mais accompagnés cette fois d'une arpège au pianoforte, un peu comme dans les cantates de Bach où les récitatifs alternent avec les airs et grandes fugues. Parfois l'action s'arrête totalement et les personnages, sortant de leur rôle, s'adressent au public : "Holalala mon dieu, mais quel rebondissement inattendu ! Mais que va-t-il bien pouvoir se passer ?" Surprenant mais bien dans l'esprit farce de l'oeuvre. Car tout cela est quand même assez drôle, entre comique de situation et répliques pleines de répartie, et la sauce est relevé autant qu'enlevée, même si la conduite de l'orchestre aurait mérité un peu plus de verdeur.

Même si Rossini n'est pas mon répertoire préféré, au final le spectacle m'a plu et a plu. Preuve en furent les applaudissement nourris qui ponctuèrent la fin de chaque solo, ceux encore plus appuyés qui saluèrent la fin du premier acte, et le déluge crépitant qui vint acclamer les artistes en salves scandées après de tomber de rideau final.   Une première réussie pour ce Barbier de Séville poilant mais jamais barbant.



Le Barbier de Séveille  de Gioachino Rossini
Théâtre du Capitole
Jusqu'au 27 mars 2011

17 mars 2011

Ca pousse !

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Il y a deux mois je vous avais montré mes plantations sur le balcon. Hé bien petit à petit, ça pousse !

Le bougainvillée s'est remis des gerçures provoquées par des gelées plutôt mordantes qui lui ont fait perdre toutes ses feuilles. Après avoir subit une taille sévère, il a regagné le balcon et remet des petites pousses !  La clématite elle aussi a bien évolué. Alors qu'en janvier elle ressemblait à un ramassis de tiges mortes, voici qu'elle s'étend toute en arabesques et en feuilles. Il faut dire qu'elle est bien traitée et que papa Tambour Major veille au grain....
 

A coté sa copine la vigne semble feindre l'inertie et plongée encore dans une profonde léthargie. En réalité, lorsque l'on y regarde de plus près, de gros bourgeons sont sur le point d'éclore, signe  d'une manifeste activité souterraine. L'an dernier elle  je crois qu'elle avait produit des sarments de plus de trois mètres pour les plus longs, ce qui est énorme pour une si petite chose. Maintenant qu'elle est un peu plus aguerrie je me demande ce que ça va pouvoir donner dans quelques mois.  En tout cas je crois que ça va être plutôt joli. Surtout que je me suis amusé à apporter un peu de couleur en peignant la treille avec de la peinture acrylique de couleurs. Fini le bois grisâtre. Ca péte sur balcon maintenant !


En janvier j'étais assailli par les odeurs enivrantes du mandarinier en fleurs. C'était sacrément agréable. Depuis les fleurs sont tombées et on laissé place à de petits fruits, encore de la taille d'un petit pois. Peut-être goûterai-je mes premières mandarines cet automne ? Et l'orchidée qui était en boutons commence à fleurir. Pour l'instant il  n'y en a que deux qui soient épanouies mais la hampe s'annonce magnifique. Elle doit sacrément se plaire là où elle est. Hâtons nous de ne pas la bouger de place !



Sur l'autre balcon (hé oui, j'ai cette chance là) les tulipes ont percé à jour. La moitié seulement. Je me souviens en avoir planté deux variétés différentes et il semblerait que l'une soit plus hâtive que l'autre. Les fleurs ne sont pas encore ouvertes mais si le soleil y met du sien, ce ne devrait plus être très long avant que ce soit une explosion de couleurs par ici. Pendant ce temps le sundaville que je croyais moribond suite à une violente attaque de pucerons l'été dernier me fait une agréable surprise ! On dirait bien que la vie reprend le dessus de ce coté là aussi. Je crois qu'il n'appréciait pas non plus le trop grand pot dans lequel je l'avis mis. Du coup, hop, on passe à la taille en dessous. Il ne devrait pas s'y trouver plus mal. J'espère que j'aurai des fleurs. Même si elles sont inodores, elles sont énormes et rouges sang.




Juste à coté le plumbago refait surface. Je ne m'inquiétais pas trop pour lui. C'est plutôt rustique ces choses là. L'an passé j'avais eu une superbe floraison bleue clair qui avait duré de juin à octobre. Et comme trop ce n'est jamais assez, j'ai fait l'acquisition le week-end dernier d'un rince-bouteilles sur pied qui mettra un peu plus de pourpre à tout cela.



Vivement le retour des beaux jours, afin que je puisse profiter des charmes de mon petit jardin suspendu !

15 mars 2011

La Photo du Mois : Sur les Murs

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Nous sommes le 15 Mars, c'est donc le jour du rendez-vous désormais habituel avec la Photo du Mois. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le concept, il s'agit pour un groupe de blogueurs de poster chaque 15 du mois à midi heure de Paris, une photo réalisée sur un thème commun donné.

Ce mois-ci Céline nous a proposé : Sur les Murs.

Thème très ouvert qui donne lieu à de multiples interprétations. Ma première idée est venue des souvenirs d'une comptine que tout le monde connaît : une poule sur un mur, qui picore du pain dur... Intéressant mais pas si simple. Et puis au détour d'un village, ma photo m'a sauté aux yeux.


Je passe régulièrement devant ce mur sur lequel est peinte une grande fresque publicitaire vantant les mérites d'une célèbre eau minérale. On la voit de loin sur ce haut mur que longe une ancienne route nationale aujourd'hui déviée. Malgré la pluie battante et les intempéries qui chaque jour la délavent, elle est fidèle au poste. D'autres n'ont pas eu ce destin, effacées ou recouvertes par des enduits tout frais, bien harmonisés les uns aux autres, monotones. Ce témoin d'un âge où la publicité ne s'était pas encore sauvagement émancipée semble avoir  succédé à une autre dont l'empreinte colorée transparait encore en quelques endroits.

Des murs publicitaires tels que celui-ci il en existait un autre dont je me souviens parfaitement. Il arborait une publicité pour un apéritif un peu vieillot à base de plantes amères. J'ai eu beau le chercher, il m'a été impossible de le retrouver. Le tatouage doit lui aussi avoir disparu sous une couche de crépis ou subir un traumatisant sablage.

Parfois je me demande ce que penseront les artisans qui œuvreront sur ces maisons dans quelques décennies, en redécouvrant ces vestiges. J'imagine qu'il seront émus ou émerveillés comme nous lorsque au hasard de travaux surgissent d'inattendues traces du passé, un passé qui nous échappe peu à peu et qui dort en silence, à l'abri des regards.

Qu'ont découvert les autres participants à la Photo du Mois cette fois ci ? Faites le mur et allez le découvrir chez eux :  Alice, Anne, blogoth67, Caro, Caro[line], Caroline, Céliano, Céline, Céline in Paris, Chouchou, Clara, Claude, Cynthia, Damien, Danièle, Doremi, Doréus, Dorydee, Ennairam, Fabienne, François, Frankonorsk, Genki, Gilsoub, Godnat, Gouli, Grignette, Guillaume, Jo Ann, L'azimutée, Mandy, Marie, Marion, 4 petits suisses dans un bol de riz, Nathalie, Nolwenn, Olivier, Sébastien, Shandara, Sophie, Stéphane, Tania, Thib, Véronique, Virginie, Viviane et D&G et 100driiine.

Vous désirez participer à La Photo du Mois ?
Rien de plus simple : contactez Olivier.

12 mars 2011

Lectures du week-end

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C'est le week-end, le temps du repos, du cocooning aussi - tu vas enfin trouver le temps de faire ton masque de beauté de tapioca au varech enrichi - et peut être de faire un peu ménage dans le foutoir qui te sert de vivier... Avant de sortir l'aspirateur et que virevolte le plumeau sur les étagères va faire un tour chez Sephiraph : il a des trucs sympas à te faire découvrir pour bouger ton corps en traquant la poussière. Va aussi écouter du coté de chez Gilan. Il a des groupes au nom imprononçable à te faire découvrir comme Kakkmaddafakka ou encore les Hushpuppies dont il a interviewé Olivier le chanteur en exclusivité bloguesque. Un warrior moi j'dis ! 

Hein ? Que dis-tu ? C'est tout propre chez toi et tu as envie de lecture au chaud avec le chat qui ronronne sur les genoux ? File voir chez Flavien, ton bonheur est à un clic de souris. Sa série de billets intitulée "Les Marronniers" est une réussite. Comme le train est déjà en route, commence donc par le premier épisode. Dans la foulée jette un oeil chez Rouge Cerise qui nous invite à découvrir les secrets des halls d'immeubles dans un fort joli billet. Et si tu préfères les lectures nettement plus pimentées, Tarvalanion a ce qu'il faut pour toi (seulement si tu aimes les histoire de grands garçons). Chaud devant !

Tu préfères la recherche fondamentale et les expériences de laboratoire ? Dans la série des études tellement indispensables que tu te demandes pourquoi le CNRS et la NASA n'y ont pas songé avant, Le Docteur se penche sur la question cruciale de la transmutation et propose une petite revue des cas les plus notoires. Vers l'élaboration d'une théorie générale ?
Questionnement existentiel chez Eric nous invite à réfléchir ludiquement : la vie est une maladie sexuellement transmissible constamment mortelle. Une petite animation rudement bien qu'elle est sympa. Dans un tout autre genre et pour te détendre les zygomatiques, si tu ne connais pas (pas encore) la fabuleuse histoire de Tchouck-tchouck contre Miam-Miam c'est de ce coté-ci que cela se passe. Mais que serait la recherche fondamentale sans ses sémillants colloques ? Heureusement Joss est là.

Il fait beau, c'est tout propre chez toi, tu as déjà tout lu et le chat fait la gueule ? Ok ok, pas de soucis, si tu veux organiser ton après midi ou ta soirée j'ai ce qu'il faut. Un autre warrior de la culture : Charlie est là pour toi. Tu seras rassasié ! Va aussi faire un tour chez Nicolinux, il a toujours de bonnes idées cinéma. 

Quant à moi, je vous laisse en compagnie de la Ouène d'Angletew et vous chie à la woué souhaite un agréable week-end.

9 mars 2011

Le cercle

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"Quand on dessine un cercle avec des angles égaux, il meurt."

7 mars 2011

Lever le pied

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Ce soir, comme je lui expliquais le plus sérieusement du monde qu'en ce moment j'étais plutôt tendu (musculairement parlant, enfin quoique... peut-être que pas seulement en fin de compte ^^)  un charmant garçon m'a proposé de me masser les pieds. Proposition un peu surprenante, mais j'ai accepté. J'aime beaucoup ça, me masser les pieds, cela fait du bien. Il m'arrive parfois de m'hydrater les pieds avec un crème du commerce et chaque fois je me dis que je devrais faire ça plus souvent. Car au fond nos pieds sont des extrémités très importantes de notre corps, soumises à rude épreuve, et ce n'est pas Glimpse qui me contredira. Alors autant en prendre un minimum soin.

Se faire masser les pieds par un autre que soi même est une expérience assez étrange. Tout d'abord parce que ce n'est pas la partie du corps à laquelle on fait attention tant chez soi que chez les autres : je sais pas vous mais personnellement je n'ai jamais flashé sur un mec parce qu'il avait de très jolis pieds. Et puis les pieds on les cache dans ses chaussettes avant de les comprimer dans les chaussures où ils seront maltraités toute la journée. Ce n'est pas là que se loge la glamouritude. Et pourtant quoi de meilleur que sentir ses petons libres comme l'air ?

C'est sans appréhension aucune que j'ai livré cette partie de mon anatomie aux mains d'un étranger. Me voila affalé de tout mon long, lui assis en tailleur. Il s'enduit les mains d'une noisette de lait hydratant aux baies de laurier, ses mains se posent sur la plante de mon pied droit d'abord, qu'il masse de bas en haut avant d'entreprendre un mouvement de rotation de la paume de la main. La sensation est formidable. Je sens chacun de mes orteils se faire doucement manipuler dans tous les sens, chaque parcelle de l'épiderme est sollicitée. Puis vient ce bienêtre mêlé de presque-douleur causée par le va et vient du pouce au creux de la voûte plantaire. Vraiment, c'est le pied total ! Au bout de dix minutes de massage me voilà parfaitement détendu. Ca m'a fait un bien fou, au point que j'ai failli m'endormir. Et cela d'autant plus que j'étais vraiment entièrement relaxé de fond en comble, la séance de massage ayant débuté par un très long prologue crapuleux qu'une fatigue soudaine m'empêche de vous raconter (même pas en rêve les enfants ! ^^).

Et pour finir la soirée en beauté j'avais préalablement enfourné un plat de poisson dont j'achève à l'instant de me pourlécher les babines. Ho, trois fois rien : du bar cuit sur un édredon d'échalotes, un lit de bulbes de fenouil parsemé d'une petite poignée de pistaches, nappé de lait de coco et délicatement poudré d'un peu de curry. Une tuerie. Arrosé d'un grand petit verre de très bon vin rouge du Minervois (domaine de babio, cuvée Syrius 2005, si vous en trouvez chez votre caviste, foncez !). Ce fut  un orgasme culinaire à chaque bouchée...

Finalement ça vaut le coup de prendre son temps pour de menus plaisirs, de s'arrêter un peu et de laisser filer le temps que l'on n'a pas. Même (et surtout ?) quand tout autour va vite et que les priorités nous écrasent.
 

4 mars 2011

Trop vite

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En ce moment j'ai l'impression de courir après le temps.

Non, ce n'est pas une impression : je cours après le temps. Les journées passent en un éclair, les heures deviennent des secondes, les semaines défilent comme les wagon d'un TGV lancé à pleine vitesse...

Hier soir encore je devisais candidement au téléphone avec un animal aquatique nocturne, à coup de "Madge vous êtes morte" et autre histoire de soupe à la tomate lorsque je jetai un oeil sur l'heure. Alors que je croyais n'avoir passé que quelques instants seulement  avec le Waquete j'ai subitement senti le sol se dérober sous mes pieds : cela faisait déjà quatre heures (oui QUATRE !) qu'on se tenait le crachoir....  Putain, quatre heures ? (OUiiiii QUATRE !!). Le Waquete est coutumier du fait. Déjà en décembre dans un lieu extérieurement totalement anodin, il avait synthétisé un vortex spatio-temporel qui nous a fait passer de huit heures du soir à presque quatre heures du matin en l'espace de quelques minutes. Je le soupçonne d'ourdir, quelque part depuis son repère secret, un plan diabolique pour tenter de modifier la courbure générale du temps, certainement pour accélérer la prise de sa célèbre charlotte aux  deux chocolats que le tout-Paris se dispute.

Ou alors le temps passe vraiment trop vite en ce moment. C'est horrible. J'ai l'impression que je n'arriverai jamais à faire tout ce que je dois faire dans les délais impartis. Même si j'essaie d'aller vite.


(Oui oui, c'est bien un clip de ta meilleure amie. Demandez à Ditom, il paraît que c'est normal...)

Tiens, ce billet est déjà fini alors que j'avais encore plein de trucs à vous raconter... Trop vite je vous dis !

Si quelqu'un a une solution, je suis intéressé.



Part. soigneux ch. DeLoréan volante pour voyage spacio-temporel dans passé proche.
Contacter la rédaction qui transmettra.
Pas sérieux s'abstenir.

2 mars 2011

And the winner is...

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Nous sommes le Mercredi 2 Mars, fête de Saint Charles le Bon, date ô combien exceptionnelle puisque c'est aujourd'hui que sont promulgués les résultats du grand concours du mois de Février organisé à l'occasion des deux ans de ce blog.

A l'issue d'une lutte acharnée, de tentatives de soudoiement  et corruption en tous genres auxquelles je suis resté indifférent, de rebondissements hollywoodiens et coups de théâtre en tous genres, je suis en mesure de vous annoncer qui sera déclaré vainqueur.

Au total vous avez été neuf à m'envoyer vos chèques participations. Sur ces neufs valeureux candidats, seuls sept ont parfaitement répondu à toutes les questions et satisfait aux règles du jeu. Dans quelques instants vous découvrirez lequel d'entre eux remporte le prix mis en jeu.

Mais avant de procéder au tirage au sort, revoyons ensemble les sept épreuves terribles que les impétrants ont du braver au péril de leur vie pour avoir le privilège de compter parmi les finalistes.

La  question n°1 était  : combien y a-t-il à à la date du 9 février 2011 inclus, de billets publiés, sur les deux blogs confondus ?
La solution était à la portée de tous : il suffisait de prendre le PIB moyen de la Grèce sur les 37 dernières années exprimé en livres libanaises (à taux de change constant  sur base 1974), de diviser par la constante d'Avogadro factorisée par l'orbite de Mercure, de rectifier la valeur statistique en fonction des mesures indicielles pondérées du volume de cheveux de Justin Bieber élevé au carré de la puissance de l'énergie cinétique d'un cri de mouton sous LSD, de diviser par neuf, je pose 4 et je retiens 2... et, magie des chiffres, on obtenait  le nombre pas si vertigineux que ça de 450 tout rond. C'était pourtant simple, mais il fallait y penser...

La question n°2 vous demandait le thème (et non pas le titre) du billet daté du 2 juillet 2009 ?
Là encore rien de bien compliqué. On va voir dans les archives et on lit. Ce billet intitulé "Onan le Barbare" avait pour très joli thème la masturbation. C'était la première fois que j'écrivais sur un sujet un peu grivois et l'occasion m'en avit été donnée par un vieux bouquin pseudo scientifique imbibé de mauvaise morale et dont je m'étais amusé à réfuter le raisonnement morceau par morceau. J'en conserve une certaine fierté et le plaisir que j'ai eu à l'écrire ma conduit plus tard à rédiger deux petites choses sur la sodomie et la fellation à lire absolument.  Oué, je me fais de la pub... et alors ? Je suis chez moi et je fais ce que je veux...

La question n°3 : vous demandait, parmi une liste de quatre propositions, celle que je n'aime pas : a/le bruit de la pluie sur la vitre, b/les pantalons marrons, c/perdre aux jeux vidéos, d/avoir de la vaisselle sale dans l'évier.  Un indice était donné : Dix.
Il fallait chercher du coté du 3 avril 2009 un billet intitulé "10 petites choses" où je racontais dix choses que je n'avais pas aimé dans la journée qui venait de s'écouler. Parmi elles, perdre aux jeux vidéo. Hé oui, je déteste ça, surtout quand la machine triche pour faire des combos de la mort infaisables en pratique... Arrrrgh ça me fout hors de moi ! La bonne réponse était donc la "c".

La question n°4  était : à quel concert ai-je assisté en Août 2007 ?
Je ne sais pas pourquoi certains ont répondu "Maya" qui est effectivement un groupe vu en concert, mais pour la fête de la musique et donc entendu en juin 2007. Ce n'était pas la bonne réponse. Le concert dont il est question reste l'un des plus fantastiques auxquels j'ai jamais assisté, dans un cadre magnifique et qui plus est en bonne compagnie : il s'agissait de Björk aux arènes de Nîmes. Inoubliable.

La question n°5  était relativement ouverte : Hormis celui correspondant à la question précédente, citez deux musiciens que j'aime.
Pour trouver des éléments de réponse vous pouviez par exemple vous rendre tout en bas du blog et de fouiller dans la section "catégorisage" et de cliquer sur "tambourinade musicale", ou encore de chercher le tag "musique" pour avoir un échantillon. Le terme "musicien" permettait de répondre à peu près tout ce qui touche à la musique. J'ai accepté autant les compositeurs, que les interprètes et même les groupes.

La question n°6 demandait qui était (R.I.P.) Gary ?
Gary je vous en avais parlé sur mon ancien blog en août 2088 (merci l'indice !) dans un premier billet où je vous annonçais son existence, avant de vous annoncer quelques jours plus tard seulement son décès héroïque. Gary était donc un escargot aquatique qui tenait compagnie à mon poisson, que je suspecte d'être à l'origine du forfait... saligot !
      
Enfin, je ne ferai pas de correction de la question n°7 par laquelle je vous demandais de laisser, sous le billet, un commentaire rigolo comportant 2 des 3 mots suivants: "escalope", "autoclave", "ribosome". Il suffisait d'écrire à peu près n'importe quoi, je suis bon public.

Je sens que la tension monte dans les rangs, aussi sans plus tarder, je vais vous dévoiler qui va rempoter le magnifique cadeau composé par mes soins. En exclusivité mondiale, je vous propose de vivre en léger différé le tirage au sort du gagnant.


Maestro, gingle !




Les finalistes du Grand Concours sont :


Pierre,   Un autre Fred,   Endim,   Ek91,   Loup,   Glimpse   et   l'Azimutée

Une fois le nom de chacun finalistes inscrit sur des morceaux de papiers parfaitement identiques, après pliage puis mélangeage à l'aveugle, les bulletins sont disposés en cercle sous le contrôle intransigeant de Maitre De Latrompe, huissier de justice assermenté qui veille au bon déroulement des opérations.

- Maître De Latrompe, une déclaration pour nos lecteurs avant le tirage au sort ?
- Brrrrrrrriiiiiiiiiiii !
- Effectivement, cela méritait d'être précisé. Un dernier mot ?
- Brrrrrrriiiiiiiiii !
- Des paroles pleines de sagesse... Merci Maître pour ces encouragements qui iront droit au coeur des sept finalistes.


Tout est fin prêt, Me De Latrompe regagne son point d'observation, le tirage au sort peut commencer.


Une main innocente plonge vers l'inconnu. Dans quelques instants, la face du Monde s'en trouvera changée, la vie de l'un des sept va basculer. Il / elle ne le sait pas encore, mais le bonheur est au bout de ces doigts chastes et purs. Le suspens est à son comble !!


Ca y est, les dès sont jetés. La main innocente retire un bulletin et le déplie de ses petits doigts agiles. Soudain un nom apparait. Et ... Oh ! Ca y est ! Je sais ! Mais toi tu ne le sais pas encore...

- Maitre De Latrompe, officialisez-vous ce résultat ?
- Brrrriiiiiii !
- Merci Maître. 


Alors, qui est l'heureux z'élu ? 


Hey hey ! Bravo à toi ! J'attends que tu m'indiques ton adresse postale pour que je puisse te faire parvenir ton cadeau dans les meilleurs délais, composé par mes soins autour de la violette, fleur emblématique de la Ville Rose.

Mais comme personne ne perd vraiment, ceux qui n'ont pas eu la chance de remporter la finale, envoyez-moi aussi votre adresse postale (par mail), vous recevrez un petit quelque chose en consolation.

Cela m'a fait super plaisir de vous voir jouer. J'espérais qu'il y ait quelques participants, mais pas autant. Du coup, fort de ce premier succès, il est possible que je remette le couvert  dans l'avenir, en espérant que vous serez encore plus nombreux la fois prochaine. Alors à tous un vif et grand merci.