28 mai 2011

Quand se torcher le cul devient un geste beauté

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C'est fortiche quand même... Dans les années 80 la pub pour le papier-cul c'était ça :


Si l'on résume, la stratégie marketing du produit consistait en deux arguments :

1/ Il sent super bon des parfums trop sympas que t'es obligé d'aimer : vanille d'Afghanistan, mangue de Bavière, pistache du Vercors, citron vert du Groenland... Tu vas kiffer ta race tellement ça va t'enchanter les narines.

2/ Il est triple/quadruple/quintuple/nonuple épaisseur tellement solide qu'on pourrait blinder un char d'assaut avec. Car c'est important la solidité. Hé oui. Parce qu'il est un drame qui déshonore chaque jour des millions de gens à travers le monde et suscite des années de psychothérapie. Une affaire de santé publique : l'horreur du papier-cul qui cède sous tes doigts et que tu t'en fous plein les mains. Hé oué... Avoir du caca plein les doigts, c'est pas cool.

Sauf que depuis cet âge d'or du papier extra solide et qui sent super bon, on a appris que :

1/ Les parfums chimiques ça fait mourrir les petits lapins et les papillons. En plus tous ces produits ça peut irriter la rondelle et provoquer des longues maladies par rigolotes du tout. Mourir avec le cul pourri, ça ne fait définitivement pas rêver. C'est infra-marketing à donf'. Sans compter les effets puissamment hallucinogènes constaté sur certaines personnes hyper sensibles qui ont fini complètement junky !

2/ Avec l'avènement de l'écologie politique on nous a appris que pour faire du papier il faut couper un arbre. Et couper un arbre ça fait pleurer les écureuils. Mais nous on aime bien les écureuils. On aime bien les petits lapins et les papillons aussi, qui sont tristes de voir pleurer leurs copains écureuils. Et nous on n'aime pas ce qui rend triste les animaux de la forêt magique.

Du coup le papier-cul était devenu l'incarnation du mal absolu, le parangon de la vilénie concentré autour d'un rouleau de carton grisâtre. La rébellion sourdait aux portes des latrines. L'indignation montante faisait craindre le pire, l'irréparable. Alors qu'en Afrique du Nord les gens sont dans la rue et que la révolte gronde en Espagne, se dirigeait-on vers une grève générale du caca dans l'hexagone ?

Il fallait donc réagir et changer tout ça. Pas le produit hein, non non, n'exagérons rien... Changer sa perception et son image seulement. En un mot : redorer le blason du feuillet de cellulose ouatée.
Du coup les fabricants ont choisi de transformer le vilain papier toilette en... produit cosmétique ! Si si. Maintenant se torcher le cul, c'est über-glamour. Admirez la métamorphose :


Et vous, vous prenez soin de votre peau vraiment partout ?

smileys Forum

Et un clin d'oeil à SaintLaz à qui je dois l'idée de ce billet.

27 mai 2011

Epilogue

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Comme prévu je suis retourné voir ce très beau garçon de passage dont je vous parlais mardi. Il était ravi de me revoir et moi heureux de passer cette soirée avec lui. Nous le savions tous les deux, c'était notre dernière fois avant qu'il ne reparte ; alors il fallait en profiter.
La soirée fut encore une fois délicieuse, nos ébats d'une rare volupté et lui fidèle à la sensualité incroyable dont il ne s'est jamais départie, pour mon plus grand bonheur. Sans entrer dans détails qui n'ont pas leur place ici ni ailleurs sur ce blog, je crois que c'est l'un - sinon le meilleur des partenaires que j'ai eu à ce jour, celui avec lequel je me suis senti le plus à l'aise et qui, en un tout autre contexte, m'aurait certainement donné envie d'aller encore plus loin dans l'exploration des plaisirs masculins (non non vous n'en saurez pas davantage).

Redevenus plus sages nous discutâmes longuement. Il me parlait de sa famille, de sa mère, de son père, de petites anecdotes familiales marantes. De fil en aiguille nous en arrivâmes à discuter cuisine, l'un et l'autre étant fins gourmets et maitres queux à nos heures, avant de glisser vers des comparaisons étymologiques entre diverses langues indo-européennes. Une conversation simple, passablement érudite entre deux esprits curieux qui se rencontrent...
Sur le coup de deux heures du matin nous abordâmes la question de notre coming-out.  Je lui racontais ma première histoire avec un garçon,  ma dernière qui remonte maintenant à presque deux ans. Il me fit part de sa sortie tardive du placard (encore pire que moi !), de son ex, de son copain actuel, des vicissitudes de la vie à deux... Amours présentes et passées, perception de la vie de couple, difficultés que nous avions rencontrées dans nos relations respectives, erreurs commises, leçons tirées, nous discutions de tout cela avec la spontanéité naturelle d'amis qui sont incontestablement sur la même longueur d'ondes, sans aucun tabou, très librement et sans crainte. L'air de rien la conversation s'étira d'une traite jusqu'à une heure très avancée de sorte que la sonnerie du réveil me fut éprouvante.

Sans trop me tromper je crois qu'il n'aurait émis aucune objection à ce que je déclare forfait pour ma journée de travail afin de passer le reste de la matinée sous la couette, avec lui. Il me fallait cependant partir. Douché et habillé, prêt à lever le camp, il m’enlaça pour une dernière étreinte que j'accueillai sans me faire prier. Oui ses bras me furent immensément agréables. Nous échangeâmes nos adresses mail, petit bout de papier orange que je glissai précautionneusement dans mon portefeuille. Il nous fut difficile de nous séparer. Un dernier baiser, "take care", et me voici dans l'ascenseur.

Dehors le temps est maussade, la pluie menace, une pointe de mélancolie m'envahit. Je me sens vide, signe que j'étais en train de devenir accro à ce mec. A jouer à ce jeu plus longtemps, je crois que j'aurais fini par me faire cruellement mal. Il était temps que cela finisse. Ma subite décompensation sur la bouffe le soir même en fut une autre preuve. A l'heure où j'écris ces lignes il est presque rentré chez lui. En tout cas je ne le reverrai pas. Peut être ne le reverrai-je jamais. Je ne sais d'ailleurs pas si j'en aurais envie. Du moins pas dans l'immédiat.

Et si c'était à refaire, hé bien je recommencerais. Sans hésiter. Car au-delà de l'étrange vague à l'âme qui flotte encore un peu dans mon petit coeur d'artichaut je garde avec moi tout le souvenir précieux de ces instants de bonheur cotonneux passés à ses côtés et la beauté d'une rencontre rare. Comme une jolie photo dans un album que j'aimerais à feuilleter, avec une infinie tendresse.

24 mai 2011

Profitons

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Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène


Il y a de cela quinze jours j'ai fait la connaissance d'un garçon sur le net. Au hasard de mes papillonnages webesques un profil se dégage des autres, de jolies photos, simples et sans prétention auxquelles je décide de manifester mon intérêt pour le simple plaisir de signifier à un garçon que je le trouve mignon, totalement gratuitement, sans nécessairement avoir eu en tête d'entreprendre une aventure. Cela m'arrive parfois dans un épanchement de lyrisme inutile. A ma grande surprise c'est lui qui, quelques minutes plus tard me gratifie en retour d'un compliment similaire et m'envoie simultanément un message.
La discussion s'ouvre, en anglais. Le monsieur n'est pas français, simplement de passage dans la ville rose. Nous discutons un petit moment, faisant connaissance, testant nos limites, vérifiant chacun de notre côté une éventuelle compatibilité réciproque. Le propos est courtois, élégant, cédant peu à peu le pas à une piquante grivoiserie dissipant le semblant de pudeur auquel nous nous astreignions mutuellement, l'un et l'autre attendant de voir qui le premier donnerait le coup de griffe décisif. Au bout d'un certain nombre de messages échangés nous finissons par convenir d'un rendez-vous à son hôtel le lendemain soir.

Il est à peu près vingt deux heures lorsque je frappe à sa porte, à peine nerveux. Non pas que l'expérience m'ait immunisé mais que j'ai un bon pré-sentiment. La porte s'ouvre. Dans l’entrebâillement apparaît un très beau garçon d'un mètre quatre-vingt, les cheveux ébène coupés très courts, arborant un sourire et un regard désarmants. Je ne m'attendais pas à ce qu'il fut si beau. "Hello" me dit-il posément d'une superbe voix profonde et calme, les yeux pétillants. J'entre, il me prend dans ses bras et l'enlace en retour. Que l'on est bien... Je suis sous le charme.

M'invitant à m'asseoir il m'offre un rafraîchissement que j'accepte de bonne grâce : la journée a été chaude. La soirée débute doucement, il aime prendre son temps. J'apprends qu'il est à Toulouse pour raisons professionnelles et qu'il ne reste qu'une petite poignée de semaines avant de regagner son pays où l'attend son cher et tendre. Voilà qui a le mérite d'être clair. Au fil de la discussion nous nous découvrons quelques centres d'intérêts communs ce qui ne fit qu'accroître l'intérêt que nous nous portons. Car il ne fait aucun doute que je lui plais, au moins autant qu'il me plait.
Je l'ai rejoint sur le rebord du vaste lit. Peu à peu nous nous rapprochons, les visages s'effleurent, les mains se cherchent, se trouvent, les lumières se feutrent, les paroles superflues se taisent... L'entente est assez extraordinaire. Rarement il m'a été donné de rencontrer quelqu'un d'aussi doux, attentionné, joueur, et franchement coquin. Dans un dernier épanchement de délicatesse il achèvera la soirée en me prodiguant un massage du dos absolument fabuleux et la nuit est déjà fort avancée lorsque nous nous endormons dans les bras l'un de l'autre. Cela faisait très longtemps aussi que je n'avais pas dormi avec un garçon à mes côtés et avais oublié à quel point cela pouvait être agréable. Et le réveil sera d'une tendresse exquise.

Nous nous séparons en milieu de matinée, nous promettant de nous revoir. J'en avais bien l'intention. Dans cette attente, nous continuons à discuter sporadiquement sur le site où nous nous étions initialement croisés, jusqu'à l'autre soir où je suis à nouveau allé le rejoindre. Le désir était intact, même décuplé par le souvenir de cette première fois. "My blond blue-eyed hunk" m'a-t-il surnommé. Et à nouveau nous passâmes une nuit magnifique. J'ai goûté à nouveau à la douceur de sa peau, au velouté de ses baisers, à sa tendresse immense. Et encore une fois j'eus le plaisir de me réveiller à ses cotés. Attendu au petit matin il est parti le premier, me laissant profiter de sa chambre. Avant de s'en aller il s'est penché sur moi pour m'embrasser une dernière fois, puis la porte s'est refermée sur la pénombre silencieuse. A cet instant j'étais terriblement bien.

Nous avons prévu de nous revoir encore une fois, peut être la dernière, et si ce n'est pas celle-ci ce sera la suivante qui marquera d'un point final cette jolie série. Car la fin de l'histoire est écrite d'avance, je ne me suis jamais voilé la face. Une fois sa mission terminée il pliera boutique, regagnera pénates et mari à des milliers de kilomètres d'ici et peut être ne nous reverrons-nous jamais. C'est ainsi.
Pourtant malgré moi je me suis un peu attaché à lui, un tout petit peu, même si je lutte de toutes mes forces pour occulter toute forme de sentiment. D'ailleurs ma gorge se noue à l'instant où j'écris ces mots. Quoique j'ai parfaitement conscience que notre relation est voué à l'impasse, je me surprends à penser à lui de temps en temps. Son image commence à me hanter et parfois je me demande si j'aurais réagi de la même manière s'il avait été célibataire et Toulousain. Car c'est une histoire qui - en temps normal - commencerait très bien, avec un gentil garçon qui me plait énormément à tous points de vue, et à qui je plais aussi beaucoup. Sauf qu'ici rien n'est constructif, et bientôt tout ne sera plus que ruines.

Mon propos ressemble à s'y méprendre aux jérémiades immatures d'une midinette un peu trop fleur bleue. Sans doute. Mais qu'importe, je m'en fous. J'ignore si je vais réellement me prendre une bonne grosse claque dans la gueule dans quelques jours. Je sais que la séparation ne sera pas exempte de douleur, si minime et prévisible soit-elle. Je prends seulement le pari de profiter de ce que me donne le présent, sachant que le château de sable sera inévitablement balayé par les flots. Mais le bien-être que ces instants procurent à mon égo atrophié sont peut-être tout aussi importants. Alors profitons.

Profitons.

22 mai 2011

Belshazzar au Théâtre du Capitole

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Avant dernier opéra de la saison du Théâtre du Capitole, Belshazzar de Georg Friedrich Haendel, est en réalité un oratorio en trois actes qui narre la prise de Babylone par le roi Cyrus. Alors que  Belshazzar nargue ses assaillants depuis les hauteurs de son palais, le prophète Daniel le met en garde  contre sa chute prochaine, annoncée de toute éternité. Détournant les flots de l'Euphrate et profitant des fêtes de Sésach (une vaste orgie), Cyrus pénètre dans Babylone, soumet Belshazzar et promet au prophète Daniel de rebâtir la cité des Juifs conformément aux desseins divins.

A dire vrai, j'étais plutôt tiède en me rendant au spectacle connaissant assez mal l'oeuvre de Haendel d'une part, et n'ayant pas un souvenir impérissable du peu que j'avais pu entendre jusque là. Pourtant certains arguments laissaient entendre que l'instant s'annonçait exceptionnel. Aller écouter l'immensissime Akademie für Alte Music de Berlin servie par le non moins fameux RIAS Kammerchor avait de quoi mettre en furieux appétit ! Un appétit largement rassasié.

Soyons clairs, quoiqu'il y ait du monde sur scène, il ne se passe pas grand chose niveau action scénique : on est dans l'épure d'un oratorio. Les décors se réduisent à la plus simple expression d'un mur en escalier représentant les murailles de Babylone, assorti d'un éclairage discret et très efficace. Une ascèse - presque cistercienne avant l'heure - au service des interprètes et de leur jeu qui donne toute la tension dramatique à cette très belle oeuvre.

Car, en un mot comme en cent, la première de Belshazzar qui eut lieu vendredi soir fut tout simplement MAGISTRALE ! C'est de très très loin la plus belle production de la saison et certainement l'un de spectacles les plus fantastiques auquel j'ai jamais assisté. De la musique superbe digne des plus grandes pages d'un Jean Sébatien Bach, des solistes formidables, un orchestre aux petits oignons, un choeur époustouflant... Une représentation sans faille. Que dire de plus ? Rien. Ou plutôt si : je n'ai qu'une envie, y retourner absolument !



Belshazzar
Du 20 au 27 mai au Théâtre du Capitole

20 mai 2011

Propos superflus

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Me retournant sur ce que fut mon existence au cours de ces dernières années, le constat dressé est amer. Il ne me sert à rien de nier l'évidence : je stagne. Ma vie est stagnation. Nul progrès, nulle avancée, rien qui me donne envie de dire : "oui, putain, ça je l'ai fait". En dépit des joies qu'une suite de quotidiens ordinaires ait pu me procurer jusqu'ici, tout me paraît plat, tout ce qu'il m'arrive me semble banal, tout ce que je fait ne peut recevoir d'autre qualification que médiocre. Il n'y a rien de bien saillant dans tout cela. Ceux qui me connaissent s'en remettront peut-être à ce surcroit d'exigence personnelle doublé d'une certaine dose d'auto-scepticisme qui font de moi un éternel insatisfait. Je ne sais pas trop.

Soyons clairs, je ne renie ni n'ignore les rencontres réalisées ici ou là au grés des occasions, ni les amitiés parfois puissantes qui se sont nouées ces dernières années et dont certaines me sont devenus essentielles. Je n'oublie pas non plus tous les petits bonheurs qui viennent émailler une vie en définitive bien banale, car il n'est pas tant question de ce qu'est ma vie que de ce que j'en ai fait jusqu'à présent. Et le bilan est maigre.

A bien y réfléchir j'aurais voulu que ma vie soit extraordinaire, riche, pleine, enivrante qui sache me captiver, susciter en moi l'envie incessante d'en faire toujours plus, porté par le tourbillon d'un travail passionnant dans lequel je m'épanouirais chaque jour d'avantage... Non pas une vie exceptionnelle ni la belle vie ; une belle vie, tout simplement.
Alors certes, il est des chantiers en cours dont l'aboutissement prochain devrait donner un sacré coup de booster à cet océan de platitude. La mer est toujours très calme avant la tempête. Espérons seulement que les éléments seront à la hauteur de la quiétude faussement ataraxique qui plane sur chacune des heures passées,  qui passent, et qui passeront encore.

Hier soir en sortant de la douche, scrutant mon visage fatigué dans le miroir de la salle de bains, ma main passant machinalement dans cette barbe mal tenue a révélé la présence de quelques rares poils blancs. Non pas blonds clair, mais bien blancs, d'un bout à l'autre. Mes premiers poils blancs.

Je vieillis.

17 mai 2011

Ceux qui en parlent le mieux

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Corto et Chris publient chacun un billet à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie. Le premier s'étonne du nombre de blogs tenus par des hétéros qui promeuvent cette journée ; le second revisite un classique de Julien Clerc. Cette lecture croisée m'a aussitôt fait penser à deux chansons.

La première, ultra classique, aborde ouvertement le sujet de l'homosexualité, avec beaucoup de délicatesse et de tendresse. Elle sonne très juste, pleine de couleurs pastel un peu délavées : "Comme ils disent" de Charles Aznavour.




Mais celle à laquelle j'ai immédiatement pensé est toute autre. Une chanson interprétée par un hétéro (aussi) et  je crois l'une des plus belles sur ce thème. A vrai dire elle ne parle même pas d'homosexualité cette chanson... Ecrite pour Marie Dubas en 1936 qui en fut la première interprète, elle doit pourtant sa notoriété contemporaine à la reprise qu'en firent tout d'abord Edith Piaf et plus tard Serge Gainsbourg. Ce dernier ne conserva de la mélodie guère plus que celle du refrain, métamorphosant la chansonnette de cabaret en une confession virile et fauve, riche de toutes ses ambiguïtés. Je veux bien entendu parler de "Mon Légionnaire", que je trouve particulièrement troublante, mise dans la bouche d'un homme.



  Oui, ils sont parfois doués pour en parler, les hétéros. Parfois bien mieux que les Gays eux-mêmes...

15 mai 2011

La Photo Du Mois : En Mai, fais ce qu'il te plait

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Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Mai, c'est dont le jour de La photo du mois ! Comme vous commencez à le savoir, chaque mois les blogueurs participant  publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris (car il y a des blogueurs d'un peu partout dans le monde).

Ce mois-ci c'est Caroline qui a proposé le thème : " En Mai, fais ce qu'il te plait ".
Thème simple en apparence, mais redoutable en réalité car il n'est rien de pire que la liberté sans borne. Du coup, me retrouvant "condamné à la liberté" (Jean Paul Sartre, sors de ce corps !) il me fallut construire des contraintes, un cadre de travail ce qui me conduisit à envisager deux options. Soit publier une photo, n'importe laquelle, une photo qui me plaise et que je puisse avoir envie de partager. Un thème libre en quelque sorte. Option peu satisfaisante car mon coté un peu maniaque me conduit à ne poster et publier que des choses dont je sois satisfait et qui me plaisent d'être publiées. La contrainte n'était donc pas assez déterminante. D'où option numéro deux qui a consisté à interpréter le thème : ce qu'il me plait de faire en Mai.

Alors, qu'est-ce qu'il me plait de faire en général, et en Mai en particulier ? Beaucoup de choses en réalité, mais ce que j'aime faire par dessus tout et en toute saison : glander, en bonne grosse feignasse que je suis. Mais glander est un art, il faut être bien installé, ni trop au soleil, ni trop au vent et disposer d'une bonne compagnie. Le mois de Mai est idéal pour cela à Toulouse, période où la douceur de l'air confine au paradisiaque. Installé en terrasse, que ce soit celle d'un café ou celle de l'appartement d'un compère feignasse, à l'ombre d'un grand arbre, quelques victuailles à portée de main, une bière bien fraîche, quelques amis feignasses pour refaire le monde, et c'est parti pour des heures.


" La paresse est le refus de faire non seulement ce qui vous ennuie, mais encore cette multitude d’actes - tissu de la vie, qui sans être à proprement parler ennuyeux, sont tous inutiles ; alors la paresse doit être tenue pour une des manifestations les plus sûres de l’intelligence."
Henry de Montherlant - Carnets


Qu'a-t-il donc plu de faire aux autres participants de la photo du mois ?
Allez vite le découvrir sur leur blog :

A&G, Alice, Anne, blogoth67, Caro, Caro[line], Caroline, Céliano, Céline, Céline in Paris, Chouchou, Clara, Claude, Cynthia, Doremi, Doréus, Dorydee, Ennairam, Fabienne, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Godnat, Grignette, Guillaume, Jo Ann, Krn, La Madame, Laëtitia, Benjamin et Jérôme, L'azimutée, Les Caribous-bou-bou, Lululiberty, M, Mandy, Marie, Marion, M'dame Jo, 4 petits suisses dans un bol de riz, Nathalie, Nicopompus & SeriesEater, Nolwenn, Olivier, Onee-Chan, Sébastien, Shandara, Sophie,Stéphane, Stephane08, Tambour Major, Tania, Thib, Titem, Un jour-Montreal, Véronique, Virginie, Viviane et 100driiine.



Vous désirez participer à La Photo du Mois ?
Rien de plus simple : connectez-vous sur Facebook et rejoignez le groupe.
Vous n'avez pas de Facebook ? Contactez Olivier.

14 mai 2011

dessin a main lever de gay en sodomie

12 commentaires
Ca y est Blogger remarche après plusieurs heures jours de merdouillage intense. Quelques commentaires ont été perdus sur le billet du 11 Mai, je ne sais pas s'ils reviendront. D'autres y ont laissé davantage de plumes, je m'estime heureux. Car l'essentiel est là : tout fonctionne, vous pouvez à nouveau lâcher les com' !

J'ai également perdu le billet programmé pour dimanche à l'occasion de la photo du mois. Heureusement j'avais grosso modo en mémoire ce que j'avais déjà écrit quelques jours plus tôt. Du coup il ne me fallut que quelques minutes pour le réécrire et en refaire la mise en page. Et hop, tout est paré pour ce rendez-vous mensuel.

Avant d'aller faire dodo (du moins j'en avais l'intention à cet instant là) je consultais machinalement mes statistiques du jour. Et en actualisant la page, je suis tombé sur une perle toute fraîche que je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager :


Cela m'a aussitôt fait penser au billet de Glimpse  qui recensait hier quelques uns des mots-clés qui ont récemment mené ses visiteurs jusqu'à son blog. Effectivement, certains croisements sont curieux.

Cette requête aboutit à ce billet, publié le 7 mars dernier. Tous les mots y apparaissent, mais dans le désordre et répartis sur tout la page. Z'ont de drôles d'idées les Picards ! Moi je préfèrerais savoir dessiner un cheval ou la Joconde à main levée. Quoique un gay en sodomie ça ne doit pas être plus facile ^^.

Qui es-tu donc cher visiteur du 14 mai 2011 à 00:51 dont l'adresse IP conduit à Pressy-sur-Oise en Picardie ?

***
Edit de 9h45 :

Juste pour le fun, cette autre, toute aussi fraîche puisque daté d'aujourd'hui à 2h40 du matin. C'est un lecteur Belge cette fois. Un gourmand sûrement :


smileys Forum

11 mai 2011

7 secrets

17 commentaires
Taguée par Olivier, L'azimutée me tague à son tour et me demande de révéler 7 secrets. Ben voyons, comme si c'était si simple de relever ma jupe pour vous montrer ce qu'il y a dessous.

Bon allez, soyons fous :

Secret n° 1 : J'ai une reproduction de la Joconde dans mes chiottes, juste au-dessus du "trône", exposée dans un magnifique cadre baroque en véritable résine de synthèse expansée.

Secret n° 2 : Il peut m'arriver de porter le même caleçon 2 ou 3 jours d'affilée lorsque je me terre chez moi sans mettre le nez dehors ni voir personne. Je n'en change qu'après m'être douché, ce qui peut là aussi prendre, dans cette même hypothèse, plusieurs jours.

Secret n° 3 : Je bois mon expresso tiède. Mais attention, il doit être servi brûlant. Et même si je ne mets pas de sucre dedans, j'ai besoin d'une cuillère, ne serait-ce que pour récupérer l'écume brune et amère qui se forme sur le bord de la tasse. Oui, je sais, c'est compliqué. Mon psy est déjà sur le coup.

Secret n° 4 : J'ai beau être grand et taillé comme un bloc de granit, les mecs de ma taille m'impressionnent. J'ose pas les aborder lorsque l'occasion pourrait se présenter. Pourtant je n'ai pas à rougir devant eux il me semble. Bah oui, mais c'est plus fort que moi. Du coup tous les mecs avec qui je suis sorti étaient plus petits. N'y voyez surtout aucune sollicitation déguisée :)

Secret n° 5 : Perchée sur le haut d'une étagère, je possède une boite renfermant la plus belle collection de diadèmes de la ville. Lourd héritage de ma soirée d'anniversaire d'il y a 2 ans...

Secret n° 6 : Je ne sais pas tenir mes couverts à l'endroit, c'est à dire le couteau dans la main droite et la fourchette dans la main gauche. Je n'ai jamais compris non-plus pourquoi la fourchette tenue seule de la main droite devait passer à gauche lorsque l'on utilise un couteau. Cela est d'un incommode ! Pour moi ces conventions sont une aberration d'un autre âge. En outre, tenant toujours mon couteau de la main gauche, autant vous dire que l'usage de couverts à poisson relève de l'impossible.

Secret n° 7 : Mon chat est le plus beau du monde.

* * *

Mon coté voyeur curieux me commandait de taguer plus de la moitié de ma blogs-liste, comme lui, lui, lui, lui, lui, lui, lui qui doit avoir des secrets au kilomètre, au moins autant que lui, lui, lui qui est relativement secret, lui, lui,lui, lui, lui qui doit avoir pas mal de choses à raconter aussi, et puis lui aussi tiens, et lui, lui, et elle... et... et puis je vais pas tous les citer : je sais qu'ils ont des secrets cachés et que j'aurais pu (dû ?) les taguer ! Remerciez-moi de ne l'avoir pas fait.

Je me contenterai de taguer lui, lui, lui et lui. Voyons voir quels secrets inavouables ils cachent ^^


Et pour les autres, si comme le très beau jeune homme que l'on peut admirer chez Loup vous avez des envies d'exhibition, n'hésitez surtout pas !
smileys Forum

10 mai 2011

Chaton cro mignon

15 commentaires
Fraîche du jour, envoyée à l'instant par maman-chat de retour de vacances :

Hiiiiiiiiiiiiii ! L'est trop bôôôôôô !!!!!!

[mode *hystérique* Off]

9 mai 2011

La croisée des chemins

11 commentaires
" Les chemins se croisent, se séparent et se recroisent, parfois " m'avait dit une amie il y a trois ans, après une rupture aux saveurs amères d'inachevé. Parfois...

Il y a quinze jours j'ai recroisé ce charmant garçon dont j'avais parlé en juillet dernier. Je ne l'avais pas exactement reconnu sur ses nouvelles photos qui me laissaient pourtant une impression de déjà vu. Méfiant et craignant l'impair je demeurais silencieux. C'est lui qui a fait le premier pas, levant aussitôt mes doutes sur son identité. Il se rappelait mon prénom et m'a aidé à me souvenir du sien. On a pas mal bavardé, pris des nouvelles l'un de l'autre. Nos souvenirs respectifs étaient étonnamment précis alors que beaucoup de détails de la vie des autres m'échappent en temps normal.

Lui et moi étant très occupés cette semaine-là, nous avions projeté de nous revoir ces jours-ci, autour d'un verre pour commencer. A vrai dire reparler avec lui m'avait fait une sensation assez étrange d'euphorie bêtasse. Car de garçons qui, neuf mois après avoir passé une seule soirée ensemble, se rappelle de toi, prend la peine de revenir te taper dans le dos pour prendre de tes nouvelles, je n'en connais pas beaucoup. Un seul en réalité... le seul dont j'ai été furieusement amoureux et qui, malgré le temps et la distance pense encore à moi par un petit texto pour nouvel an ou un furtif coucou sur MSN tous les deux ou trois mois. Mais c'était différent ; quatre mois sont bien plus qu'une poignée d'heures..

Aujourd'hui je me reconnectais pour venir aux nouvelles et voir la disponibilité de ce charmant garçon. Je me réjouissais à l'idée de le revoir. Réellement. Peut être entrevoyais-je la possibilité d'un éventuel quelque chose ? Je ne le sais pas trop. Et je ne le saurais vraisemblablement jamais. Car après avoir épluché les personnes connectées et ne l'avoir pas trouvé, je consultai les archives de nos messages pour vérifier l'exactitude du pseudo sous lequel le chercher. C'est alors que je découvris qu'il avait à nouveau supprimé son profil, quelques courtes semaines seulement après l'avoir recréé, disparaissant à nouveau sans laisser de trace.

Les chemins se croisent, se séparent, se recroisent, et se séparent à nouveau... Dommage. 

7 mai 2011

Ptit Fauve

22 commentaires
Puisqu'il faut bloguer sans fatigue, et que c'est même obligatoire, je vais vous donner des nouvelles de mon ptit fauve, Gaudi. Parce que mine de rien la dernière fois c'était il y a trois semaines et qu'à cet âge là ça grandit à vue d'oeil ! Faudrait pas non plus que vous ratiez un épisode de la vie du seul vrai plus beau chat du monde (les autres sont des ersatz constipés).

Hé bien en un mot comme en cent : il va bien ! Ca pousse, ça joue à papatte avec les frangins, ça fait des câlins à maman et surtout : ça devient magnifique !

Admirez la bête :

Oui oui, vous pouvez vous extasier autant que vous voudrez. Attention rentrez tout de même votre langue : vous allez finir par marcher dessus. Là en réalité il fait mumuse avec le frangin sous le regard blasé de maman qui en a visiblement raz-les-moustaches de supporter les gamineries de ces garnements.


Et z'avez remarqué un truc ? Regardez les pattes : y'a pas les griffes de sorties ! Si si, cliquez-voir sur la photo pour l'agrandir et vous ne verrez pas l'ombre d'une grifounette. Freddy Krueger s'est transformé en pitichat ! Quand je vous disais qu'il était exemplaire mon matou.

Et puis z'avez vu un peu ce pelage... ? Le bout des papattes et le ventrou tout blanc, ces jolies rayures, et ces looongs poils soyeux qui vont se répandre partout dans l'appartement ? Mwouarf !
Je vous raconte pas ce que je vais adorer la papouiller cette fripouille !

En ce moment papa-chat et maman-chat son partis en vacances. Il faudra donc attendre leur retour pour avoir d'autres nouvelles. Bientôt...


Tambour Major, 
En phase de gagaïsation aiguë.
smileys Forum

4 mai 2011

Le petit cavalier

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Il a de cela quelques années ma tante nous avait apporté, à mon frère et moi-même, une pile de vêtements presque neufs que mon oncle ne mettait plus. A l'époque sa santé plus que précaire l'avait conduit bien malgré-lui à une perte de poids vertigineuse d'abord salutaire avant de devenir fatale, rendant incidemment inutilisable l'essentiel de sa penderie. Le lot comportait presque essentiellement des chemises, toutes de grandes marques, les unes arborant un crocodile, les autres une étoile d'un certain TM (usurpateur !), et bien d'autres encore dont je ne me souviens pas le nom. Se débarrasser des affaires de mon oncle gravement malade m'avait un peu surpris et je trouvais la démarche presque déplacée. Mais il faut croire que nous savions tous que jamais plus il ne retrouverait la jovialité de son embonpoint débonnaire.

Elles n'étaient pas toutes très jolies ces chemises, ni vraiment toutes à notre taille. Souvent les manches étaient trop courtes, comme souvent à mon égard au point que j'en viens à me demander si je ne suis pas difforme. Quant aux deux ou trois rares qui pouvaient m'habiller, je leur trouvais un coloris un tantinet vieillot voire kitsch. Pourtant il en fut une que j'adoptais immédiatement, peut être aussi parce que c'était alors la seule qui m'allait parfaitement du strict point de vue de la carrure. Elle était bleu foncé, presque marine, un peu tristounette d'ailleurs mais confortable et possédait à mes yeux le charme éphémère de la nouveauté. Elle présentait en outre la singularité d'être flanquée coté droit d'une broderie représentant un cavalier jouant au polo dont j'appris par la suite qu'il était la signature d'une célèbre marque, chose dont j'étais et demeure assez peu instruit.

Car j'entretiens avec les vêtements un rapport plutôt simple. Je me sens aussi bien dans un beau costume anthracite que dans un combo "jean un peu pourri - sweet capuche" ou dans une tenue un peu plus dandy mêlant chemise à poignets mousquetaires, une belle veste et un jean usé jusqu'à la corde, mais avec des chaussures plein cuir. Le plaisir simple d'être bien dans ses habits, de se sentir beau, sans pour autant rechercher à tout prix l'effet d'affiche d'un signe hype extérieur de richesse. Tout ça pour dire que je me fous un peu des marques qui ne sont pas à mes yeux le gage d'un beau vêtement. L'essentiel est que cela me plaise et que je m'y sente à l'aise, sans me ruiner, même si je m'octroie une petite fantaisie de temps en temps (je ne vais pas cracher dans la soupe non plus).

Quelques semaines après la prise de possession de ma nouvelle chemise, que je portais alors assez régulièrement en particulier ce jour là, la bande de potes avec qui je trainais mes guêtres à l'époque était invitée à dîner chez C pour je ne sais plus quelle occasion. Lorsque l'on est étudiant tous les prétextes sont bons pour faire la fête. Nous arrivions en début de soirée. On descend de voiture, on sonne, C nous ouvre. Commence la phase des salutations d'usage, une bise par ici, une poignée de main par là, les verres tintent, les conversations s'engagent, C s’enquérant progressivement des dernières nouvelles de chacun de ses invités. Lorsque vint mon tour et alors que je discutais avec lui une bière à la main, C soudain s'interrompt et dans un hors sujet total me dit avec un grand sourire : " Tu as une belle chemise ! ".

Je crois avoir répondu un vague " Merci " passablement incrédule. Avait-il vraiment trouvé cette chemise jolie, moi qui la trouvais tout juste à mon goût et hésitais à la porter en public ? Se pouvait-il que cette chemise tristounette fut réellement belle ? La pétition de C, "belle chemise" me laissa songeur car, en dépit de toute l'amitié que je lui portais à l'époque (nous nous sommes perdus de vue depuis) il manifestait ostensiblement un goût prononcé pour ce que l'on qualifierait aujourd'hui, un peu à tort et à travers, de "bling-bling", atours dont la sus-dite chemise était totalement dépourvue.

Mais dévisageant mon interlocuteur, je réalisai soudain que son regard était tout entier absorbé par un détail que j'avais oublié : la broderie du petit cavalier brandissant son maillet, figés en plein élan sur ma poitrine.

Dix ans plus tard je me demande encore si, sans la présence de ce petit cavalier, son jugement aurait été le même.

***

Edit de 15h30 :

Je relis ce billet dont je ne sais pas trop ce qui en a motivé la rédaction. Il me trottait dans la tête depuis quelques jours, j'avais besoin d'en accoucher. Voilà.
Plus je le relis et plus je ne peux m'empêcher de penser à toutes ces fois où moi aussi j'ai été à la place C dont je décris la réaction, à toutes ces fois où j'ai trouvé belles des choses sur le seul critère de leur valeur affichée ou supposée. Et cela m'attriste : je ne suis pas parfait...

2 mai 2011

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Jean-François l'explorateur poursuit son périple. Aujourd'hui :
A suivre...
Si vous avez manqué l'épisode précédent
.

1 mai 2011

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Affalé dans un confortable canapé, je somnole devant un reportage sur les Balkans. Maisons de pierre blanches, mer étincelante, côtes verdoyantes ou rocheuses, rues pavées et paysages sauvages. Une invitation au voyage...

Voyager, voilà une chose que j'aimerais faire souvent. Déambuler au petit matin dans les rues encore fraîches d'une ville aux accents inconnus, découvrir, avoir les yeux en permanence émerveillés, se sentir déraciné et partager tous ces instants avec un compagnon de route qui se réjouirait de concert. Ce n'est pas l'envie qui manque. Que ce soit partir à l'autre bout du monde, un sac à dos pour seul bagage, ou plus modestement à quelques dizaines de kilomètres de chez moi à la découverte des belles régions de France dont j'ignore tout. J'ai une telle soif de voir, sentir, vivre... 

Parfois je me sens comme Jean-François. D'ailleurs je me demande ce qu'il devient.