31 août 2011

Les aventures de Jean-François: Born to be...

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Résumé des épisodes précédents : Jean-François a décidé de partir à la découverte du vaste monde...

Aujourd'hui :




A suivre...


*** 

Edit : Totalement navré que ce billet ait été publié avant l'heure prévue, soit le 1er septembre à 8h du matin. C'est pourtant l'horaire que m'indique en ce moment même (1h20 du matin) l'éditeur de Blogger visiblement en plein jet-lag. Bref, je suis un peu dég' sur ce coup là. Sûrement un coup de Jean-François : à peine dans la peau d'une star que ça fait déjà ses premiers caprices !

29 août 2011

Mon meilleur ami

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Nous nous connaissons depuis ma plus tendre enfance et ne me souviens pas comment les présentations ont été faites. Je sais qu'il revenait souvent pour noël ou certaines fêtes familiales, et que tout le monde appréciait pleinement sa présence discrète, quoiqu'il fut pourtant à certains moment le centre de toutes les attentions. Notre relation perdure, malgré les années et certains moments de ma vie qui m'ont amené à prendre une certaine distance, sa présence étant parfois néfaste. C'est une amitié qu'il faut savoir maitriser, faite d'un incessant "Je t'aime - moi non plus".

Dans certains moments de solitude ou de petite déprime il est là pour moi. Il me remonte le moral. Car il sait très bien comment me faire le plus grand des biens, même si cela doit se payer par une pointe de culpabilité le lendemain matin. Quoiqu'il en soit, je ne boude pas mon plaisir. "Si tu en as envie, c'est que ton corps en a besoin" m'a confié un jour une copine. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, croyez moi. Alors quand je vais le chercher et qu'il vient chez moi, après l'avoir dévisagé longuement, je le déshabille avec gourmandise et le dévore à pleines dents, avec un verre de lait bien frais.

C'est si bon le chocolat !


27 août 2011

Teaser

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Ca ne fait jamais de mal... et même qu'on peut la voir en HD (si si !) :


Alors à bientôt pour la suite !

24 août 2011

Le chat et le dindon

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Depuis hier mon chat glougloute comme un dindon. Des petits "glou" lancés à la cantonade. C'est nouveau. Ça vient de sortir. Pour moi un chat ça fait "miaou" ou "meow" selon l'intonation et le moment de la journée. Mais là en plus c'est "glou ?" ou bien "glou" tout court. Mon chat est un dindon... 

Depuis hier mon chat s'étale de tout son long en montrant son cul comme une délurée, la queue bien remontée, comme une flèche pointée vers le ciel pour indiquer "C'est par là que ça se passe! Cum on boyz !! ". Salope... 

Depuis hier ma chatte a ses première chaleurs.

Je suis un papa comblé.

23 août 2011

Fruits de la passion et autres chat-rabias

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Hé bien il n'y a pas à dire, la chaleur et le soleil (si si, on a eu du soleil ici, nous) réussissent plutôt bien à mes plantations, en particulier à ma passiflore. En juin dernier elle était toute en fleurs. C'est toujours le cas !
Ce qui au passage ravit le chat qui adore jouer avec les fleurs fanées. Je vous jure, il est complètement dingue de ça et peut passer des heures entières à chasser son bout de fleur fanée à travers tout l'appartement ! Je ne sais pas ce qui l'excite autant, l'odeur ou le "fritch fritch" que fait la chose quand on la touche ou alors une substance psychotrope qui les rend encore plus dingos, mais en tout cas ça lui fait un sacré effet !
Outre les pitreries du chat qui m'a bouffé toute la misère qui poussait au pied d'un arbuste et s'est essayé au twirling bâton avec un rouleau de papier hygiénique dont il a déroulé la moitié dans le hall de l'appartement c'est de ma passiflore dont je voulais vous parler. Ma passiflore est en fleurs et je... Hein ...? Oui oui, vous avez bien lu : profitant que la porte des toilettes n'était pas parfaitement fermée, le chat s'est essayé au twirling bâton avec un rouleau de papier cul... C'est un artiste mon chat. Un vrai. Tenez, regardez un peu ce tableau néo-figuratif teinté de post-modernisme, ça écorche les yeux tellement c'est beau ! Ca pourrait presque entrer directement au Centre Pompidou ou carrément au Guggenheim Museum ! Non ?
Mistigrification Évanescente I - Papier hygiénique et chat, sur parquet flottant.

Bon, pour en revenir à ma passiflore ((je vais y arriver, je vais y arriver.. ne croyez surtout pas que ce billet consacré à ma passiflore est un prétexte déguisé pour parler de tout autre chose, de mon chat en particulier), qui dit fleurs dit : fruits. Et des fruits il y en a quelques uns que je n'avais pas remarqués au début car, verts, il se fondent admirablement bien dans l'abondant feuillage. C'est bien fait la nature. Contrairement au chat qui, lui, ne se fond pas du tout dans le feuillage lorsqu'il entreprend d'escalader la treille par une de ces félines fantaisies dont il a le secret... mais je digresse. Voici donc ma prochaine récolte :
En revanche je ne sais pas du tout comment on fait pour savoir que les fruits sont mûrs. J'en ai ouvert un qui contenait une petite quantité de graines rouges enrobées d'une substance gluante peu sucrée. Dans mon souvenir c'était meilleur que ça. Si quelqu'un a une idée... Et tout cela mûrit sous le regard attentif du chat qui ne m'a été d'aucun secours sur ce point précis. Ses connaissances en botanique sont encore assez limitées. Pourvu qu'elles le restent.

18 août 2011

7 Vérités sur Jean-François l'explorateur

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Aujourd'hui Frédéric m'a associé à une chaîne (une de plus) basée sur le même principe que les deux précédentes :
  • Remercier la personne qui vous a refilé la chaîne ( meeeeerkiiiiiiii) et faire un lien vers son blog (check !)
  • Mettre le logo de la chaîne sur son blog (check !)
  • Dire 7 choses sur soi
  • Nommer 7 autres blogs avec les liens qui vont bien.

L'exercice est un peu éculé mais comme ce gentil blogueur qui passe de très belles vacances en Italie (allez voir ses photos, c'est scandaleux !) a aussi le bon goût d'être un fan de Jean-François l'explorateur, il suggérait l'éventualité que ce soit Jean-François lui même qui révèle ces 7 secrets ! Vous pensez bien que cette idée avait tout pour me plaire.

Alors en exclusivité, voici :
7 vérités sur Jean-François !

1/ Les aventures de Jean-François, l’œuf aventurier qui a décidé de partir à la découverte du vaste monde, ont débuté suite au thème de la photo du mois d'avril dernier : dans mon frigo. L'idée de faire évoluer ce petit personnage a instantanément germé.

2/ Jean-François semble apprécier les amitiés viriles. Peut être faut-il y voir une projection de la personnalité de son auteur...

3/ Il paraît que Tambour Major s'éclate à concevoir chaque petit épisode. Le plus dur est de mettre correctement en scène ce que l'on a imaginé et surtout qu'il y ait une cohérence avec l'intrigue. Comment ça, un œuf aventurier c'est pas cohérent ?

4/ Certains épisodes de Jean-François ont été photographiés en quelques jours seulement, mais publiés à plusieurs semaines voire plusieurs mois d'intervalle. C'est le cas du dernier épisode paru dans lequel Jean-François est laissé pour mort après un violent choc à la tête : il a été photographié deux ou trois jours après le premier épisode !

5/ Jean-François a connu plusieurs doublures, toutes provenant du même poulailler. Et toutes ont connu la même fin tragique... Hé oui, des œufs ont été maltraités pendant le tournage. Au fait, z'avez déjà mangé des oeufs brouillés au piment d'Espelette ? Parce que c'est super bon !

6/ Le dernier épisode de Jean-François a été pensé et réalisé presque en même temps que le tout premier épisode. La fin a été prévue dès le départ...

7/ Il est possible qu'un épisode de Jean-François (un épisode hors cadre ?) fasse l'objet d'un concours, mais je ne sais pas encore trop comment. Peut être un concours de scenario ?

Et voilà : 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7, le compte y est !

Maintenant la dernière étape : refiler le boulet aux copains. Pour faire simple est rester dans l'esprit, j'ai choisi les 7 premiers commentateurs du dernier épisode de Jean-François ; il y a des blogueurs et des non-blogueurs. Ces derniers peuvent poster leurs réponses ici en guise de commentaire.

Les lauréats sont donc : Anouchka, Christophe, Un autre Fred, Harry, Miimario, Gildan et oth67.

A bientôt, pour un nouvel épisode. Car le suspens est à son comble !!!

17 août 2011

Tomber de rideau pour Le Blog de Fred

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C'est toujours triste de voir un blog fermer ses portes. C'est un petit monde qui se ferme, un imaginaire qui disparait.  C'est encore plus triste lorsque le blog en question fait partie de ceux que l'on aime tout particulièrement. Après de nombreuses tergiversations, Fred a décidé de mettre un point final à son blog. Ceux qui le suivent savent que la question n'est pas nouvelle et qu'elle le tançait depuis un bon bout de temps. Finalement il a décidé de tourner la page. Et voilà, c'est fini.

Il va me manquer ce petit blog. Un blog simple, sans prétention, des billets courts, pétillants, illustrés de jolies photos de garçons poilus. Des photos pas vraiment coquines en réalité mais qui pouvaient le devenir une fois lu le billet qu'elles illustraient. Un regard coquin et gourmand sur la vie de tous les jours. Et j'aimais ça. Je ne l'ai jamais rencontré et pourtant j'ai l'impression de le connaître. C'est fou ce qu'un blog peut en dire sur son auteur même s'il ne parle pas vraiment de lui.

Quoique son blog soit désormais fermé, je sais que malgré tout Fred est un homme très occupé à travers divers engagements associatifs dans le milieu LGBT normand et qu'il ne mourra pas d'ennui. Alors je lui souhaite une bonne continuation. Et quelque chose me dit qu'il sera toujours tapi dans les dunes du web pour observer ce qu'il se passe sur les blogs.

Porte toi bien Fred !
Ce n'est qu'un au revoir...

15 août 2011

La Photo du Mois : Soleil

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Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Août, c'est donc le jour de La photo du mois !

Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci le thème choisi est : " Soleil ".

L'idée de la photo m'est venue assez rapidement. Ce mot m'évoque en effet de lointains souvenirs d'une chanson de Dalida qu'avec mes cousines nous écoutions gamins en boucle sur le tourne disque de ma grand mère, chanson qui fut notre tube de l'été pendant de nombreuses années et qui s'intitule sobrement Soleil. Vous la connaissez certainement cette ode à l'astre du jour qui la nuit venue cède la place aux "soleils électriques" dont il est question dans la chanson.

Suivant cette idée, je vous présente un soleil électrique, un soleil moderne, artifice génial par lequel l'homme a aboli la nuit, source de ses peurs ancestrales. Si le soleil véritable est irremplaçable, nous sommes envahis de ces soleils électriques qu'ils soient halogènes, néons ou basse consommation. On n'y prête même plus attention tellement ils sont devenus banals dans notre quotidien. Pourrions-nous seulement nous en passer ?


« Une odeur remplaça toutes les autres et persista. Cela sentait le mur de vieilles pierres ensoleillé, où poussent la giroflée et l’œillet du poète. (...)
Et d'un seul coup, comme une pierre, le noir tomba. Le poste, les lumières du plafond, tout, à la fois, s'éteignit.
- Zut, mon disjoncteur a sauté, c'est bien le moment ! jura Legrand.
Il se leva. Il se dirigeait à tâtons, se cognait contre les meubles.
- Tais toi ! dit François. Écoute...
Il y avait quelque chose d'anormal dans l'air. Il semblait que la lumière avait emporté, en disparaissant, tout le monde extérieur. François et son hôte se sentaient comme isolés au sommet de quelque montagne, dans l'immense silence vide du ciel.
- La rue..., souffla François.
Il parvint à la fenêtre, tira les rideau, ouvrit la croisée, se pencha, bientôt rejoint par Legrand. L'obscurité noyait la ville. Et tout le bruit était mort.
(...)
La panique, peu à peu, gagnait tout le monde. Hommes, femmes se mirent à courir dans tous les sens, et chacun murmurait ou criait sans espoir de réponse la question posée quelques instants plus tôt par Legrand :
- Que se passe-t-il ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui nous arrive ?
Les esprits ne pouvaient par comprendre encore, ni même imaginer quel bouleversant changement venait de se produire au sein de la nature, et formulaient en eux-mêmes une réponse rassurante, la seule qui leur semblât logique :
- De toute façon, ça ne peut pas durer. Tout va recommencer comme avant, dans quelques instants, tout de suite...

Mais les instants passaient, et la lumière ne revenait pas.»

[ R. Barjavel, Ravage - La chute des villes ]


Préparez la crème solaire et allez donc bronzer au soleil des autres participants à la photo du mois : 100driiine, A&G, Alice, Anne, Astrid, Babou, blogoth67, CalamityScrap, Carnets d'Images, Caro, Caroline, Cathy Brocard, Celiano, Cécy, Céline, Céline in Paris, Cherrybee, Chouchou, CindyChou, Clara, Claude, Cynthia, Damien, Dicey, Doremi, Doréus, Dorydee, Dr. CaSo, E, Eff'Zee'Bee, Emma, Ennairam, Fabienne, florianL, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Gizeh, Grignette, hibiscus, Ines meralda, Isabelle, Jo Ann, Krn, La Madame, La Parigina, L'azimutée, Laure, Le Loutron Glouton, Les Caribous-bou-bou, M, magda627, Mandy, Manola, Marie, MarionMaureen, M'dame Jo, mel, Nathalie, Nicopompus&SeriesEater, Niwatori, Noelia, Nolwenn, Olivier, Onee-Chan, Où trouver à Montréal ?, Paris by Mag!, Pavot de Lune, 4 petits suisses dans un bol de riz, SébastienStephane08, The Breathless Quills, The Parisienne, Thib, Titem, Un jour-Montreal, Urbamedia, Véronique, Virginie et Viviane.


Vous désirez participer à La Photo du Mois ? Rien de plus simple : connectez-vous sur Facebook et rejoignez-nous. Une question ? Contactez Olivier.

12 août 2011

Grandeur et décadence des petites résolutions

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En mars 2010 j'avais pris une résolution aussi courageuse que héroïque. Mais si, souvenez-vous, le monde entier en avait parlé. J'avais à l'époque essuyé les plus viles critiques tout autant que reçu les éloges les plus extraordinaires qui se puissent concevoir. Proposé au Prix Nobel de la Paix il m'avait fallu personnellement intervenir en direct sur CNN pour enjoindre le jury de ne pas examiner mon dossier, c'est vous dire l'ampleur exceptionnelle qu'avait pris l'affaire !  A l'origine de cet inutile tintamarre dont je fus le premier surpris, un fait tout à fait banal pour un sur-homme : annoncer que je me séparerais de ma télévision. Non seulement la résolution avait été prise, mais elle avait également mise en exécution : depuis le 22 mars 2010 je n'avais plus de télévision chez moi. Oui, vous avez bien lu : plus de télévision, no tv at home.

Les motifs de l'époque n'ont guère varié depuis lors : indigence globale des programmes proposés, faible intérêt pour la plupart des émissions, je vais régulièrement au cinéma et écoute abondamment la radio. Du coup l'utilité de l'objet devenait tout relatif, voire inexistant. Et pourtant... Il ne faut pas se leurrer, ne plus avoir de télé chez soi ne veut pas dire qu'on ne la regarde plus ; car il est mille occasions de regarder la petite lucarne hors de chez soi, et de trouver ça agréable malgré tout. En outre, le temps que je pensais avoir ainsi dégagé à ne pas regarder la télévision n'a en réalité été mis à profit pour pas grand chose de bien constructif. Je ne me suis pas mis à lire davantage ni n'ai réellement souvent profité de mes soirées  pour bosser comme un bourrin, soyons honnêtes.

Car lorsque je rentre le soir crevé à 21h passées, je n'ai pas la tête à grand chose de bien efficace sinon surfer sur le net, regarder un film ou quelques épisodes de séries diverses et variées. En outre, à l'usage une chose commençait à me manquer sérieusement : regarder un film tranquilou, affalé dans le canapé tout en papouillant désormais le chat. Parce que mater du porno un DVD sur l'écran du PC installé dans le fauteuil du bureau ça va un temps, mais à la longue c'est lassant, même s'il m'aura fallu un an et demi pour en acquérir l'inexpugnable certitude. Lassant donc et surtout très frustrant car l'énorme canapé en cuir du salon - que le chat n'a pas encore réduit en confettis - totalement délaissé me tend nonchalamment les bras et m'appelle d'une voix douce et mélodieuse : Vieeeeeens, vieeeeeeeeens ! (vous l'entendez vous aussi ?)  Quitte à perdre son temps à procrastiner, autant le faire confortablement ! Alors insidieusement la question d'un retour en arrière s'est immiscée dans mon esprit. Tiens, et si je rachetais une télé ?

Après avoir pesé le pour, le contre, jaugé les utilisations que je pourrais en avoir et la clameur du canapé charmeur montant, j'ai fini par craquer, je me suis racheté une télé. Voui... Ho, pas un écran plasma de 2 mètres, non. Une bonne vieille cathodique de 80 cm d'occasion, vendue une bouchée de pain par petite annonce, avec le meuble quivabien mais quilestpastropmoche. C'est un gros bidule mais je m'en fous. Depuis quelques toutes petites heures elle est dans mon salon qu'il a fallu légèrement réorganiser en déplaçant deux étagères et une bibliothèque, rien de dramatique.
Pour l'instant je n'ai pas de câble pour l'antenne, ce qui signifie impossibilité de regarder un quelconque programme. J'ai même un deux trois décodeurs gentiment mis à ma disposition par mon fournisseur d'accès internet, tous soigneusement conservés dans leur carton d'origine encore scellé, c'est dire tout l'intérêt que je porte à la chose. Non, rien de tout cela pour l'instant. Le plus important est cependant là : mon lecteur DVD lui est bel et bien branché. Je vais pouvoir papouiller le chat en toute impunité en regardant quelques bon films en souffrance. D'ailleurs si vous voulez m'envoyer vos vidéos perso de gangbangage massif ou de votre dernier bukkake chez tata Rachel , vous savez où me contacter.

9 août 2011

Parfois j'aime payer mes factures EDF

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Comme je crois toute personne normalement constituée, je déteste la paperasse en général et payer mes factures en particulier. C'est d'un chiant... Non seulement ça nous vide le compte en banque, ce qui n'est pas le moindre des désagréments mais ce qui pour moi est le plus insupportable, ce sont tous ces petits gestes supplémentaires qu'il va me falloir accomplir et qui parasitent ma douce existence toute faite de luxe et de volupté. Imaginez donc : chercher le chéquier (je me refuse à tolérer un intrusif prélèvement automatique, je tiens à savoir ce qu'il se passe avec mes sous), remplir le chèque, mettre un timbre sur l'enveloppe car non content de nous pomper jusqu'à la moelle il faut aussi fournir le timbre, mais surtout, maintenant que la facture est prête, il faut la poster ce qui signifie trouver une boite à lettres qui ne se situe pas forcément sur notre trajet, faire un détour, se mêler à la plèbe nauséabonde jusqu'alors si méticuleusement tenue à l'écart, le tout au péril de sa vie, toussa toussa. Oui, c'est bien joli d'avoir une enveloppe prête à partir, encore faut-il qu'elle parte sous peine de recevoir des lettres de rappel somme toute peu agréables, sans bonjour ni merci, ni même un bisou de la part des services recouvrement, le degré zéro de la bienséance la plus élémentaire, un véritable scandale. Bref,  à côté de régler ses factures, le bagne c'était le Club Med.

Mais parfois, de rares fois, payer ses factures devient un moment d'exaltation, un instant de joie pure dont on se rappelle avec délectation. Un de ces moments idéaux où, tout auréolé de lumière comme le sont les êtres célestes, du ciel s'ouvrant en une béance lumineuse scintillante descendrait la main du Grand Créateur qui toucherait de son doigt notre front incrédule. Et l'espace d'une fraction de seconde, ayant enfin accès à la connaissance universelle, tout ne serait plus qu'évidence, clarté, transparence...

Je ne le savais pas encore ce matin en me levant, ni même à l'instant précis où j'ouvrais ma boite à lettres ni encore à celui lui succédant immédiatement où je découvrais, accroupi dans ce qui n'était encore qu'un cloaque de souffrance, ce que j'estimai alors n'être qu'une funeste enveloppe. Mais les Parques et avec elles tout ce que l'univers compte de bienveillance l'avaient décidé : ce jour se devait être de l'un d'eux. Car déchirant avec dédain l'enveloppe affublée du célèbre logo, je fus soudain épris d'une exaltation suprême et vis le ciel s'ouvrir en une béance lumineuse scintillante...

 Attention, la beauté indécente des images qui vont suivre peut provoquer des crises d'épilepsie.




Oui, parfois j'aime payer mes factures EDF.

4 août 2011

Les aventures de Jean-François : Blessé

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Résumé des épisodes précédents : Jean-François qui a décidé de partir à la découverte du vaste monde, était en proie avec les horreurs de la guerre...

Aujourd'hui :


Jean-François survivra-t-il à ses blessures ? Le monde cruel aura-t-il raison de son périple ?

Pour le savoir ne manquez pas le prochain épisode des incroyables aventures de Jean-François l'explorateur !

A suivre...

1 août 2011

Soyons heureux

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Mes fonctions d'organiste suppléant dans une importante paroisse Toulousaine me conduisent régulièrement à tenir les claviers pour des enterrements. Glauque crieront certains. C'est assez particulier en effet d'assister à la douleur des familles, d'entendre les pleurs des uns et les sanglots des autres, de ressentir le poids de l'émotion contenue malgré la dignité affichée. Mais je ne me sens pas impliqué dans ce qu'il se passe, je reste extérieur à tout cela. Mon rôle est purement fonctionnel et décoratif. Parfois cependant il est difficile ne pas être touché. Je pense notamment à cette fois où, voici une quinzaine de jours, je fus littéralement pris au tripes à la vue d'un très beau garçon qui pleurait à chaudes larmes la perte brutale de sa sœur cueillie dans la fleur de l'âge. On le sentait tellement effondré par cette épreuve que, par réflexe humain, on avait pour seule envie de le prendre dans ses bras, de le serrer très fort contre soi pour le consoler et lui apporter un peu de ce réconfort dont il semblait avoir un besoin incandescent.

Je n'ai pas vraiment peur de la mort, de ma mort. Non pas que j'aie particulièrement envie de mourir, ni maintenant ni plus tard. Je sais seulement qu'elle est inévitable, qu'elle peut frapper à tout moment, n'importe où et qu'en tout état de cause nous finirons tous par mourir un jour. C'est le sens de la vie. Nous n'y couperons pas. Il y a pourtant une chose qui m'effraie dans la mort : la solitude et l'oubli.

Ce matin dans l'église parfumée d'encens, il n'y avait que de cinq personnes réunies autour du cercueil. Un petit cercueil pour une petite dame presque centenaire vivant en maison de retraite. La défunte était célibataire, elle n'avait pas d'enfant, visiblement pas ou plus d'amis. Elle s'est éteinte "comme la flamme d'une bougie" a dit le prêtre. Et personne autour d'elle pour rallumer le feu ni s'abandonner à la douce nostalgie que procure la perte d'un être cher. Quel sentiment de désolation de s'apercevoir, en se retournant à l'heure funeste, que le vent a balayé les empreintes marquées dans la neige et que plus rien ne nous relie au passé. Oui, voilà ce qui me fait peur : mourir dans l'indifférence, ne manquer à personne, ne laisser aucune trace derrière soi, sombrer dans l'oubli comme si l'on n'avait jamais existé, retourner poussière parmi la poussière, anonyme.

La vision de ces cinq personnes réunies autour du petit coffin de bois vernis m'a profondément attristé. Cela m'a fait réaliser encore une fois combien il est important de vivre pleinement  et d'être heureux avant de mourir. Rétrospectivement je n'en apprécie que davantage la très belle soirée d'hier passée en compagnie de cet adorable blogueur dont ni la gentillesse tout autant que le charme ne m'ont laissé indifférent...