28 septembre 2011

Bonne poire

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Depuis quelques temps je me pose des questions sur mon avenir, en particulier sur le fait de tenter d'embrasser une carrière universitaire et essayer de devenir Maître de Conférences.Car l'enseignement me plait et j'ai la prétention de croire n'être pas trop mal doué pour cela. Mais d'autres choses me repoussent : le mandarinat ambiant, l'opacité et l'injustice de certains recrutement, l'hypocrisie générale qui est à gerber...

Cet après midi alors que je discutais avec une prof de ce que je faisais et des enseignements qui m'avaient été confiés cette année, je lui disais avoir souhaité un service allégé pour mettre un point final à ma thèse, ce en quoi, me confia-t-elle, j'avais totalement raison. Ses explications policées tout ce qu'il faut me firent pourtant l'impression d'un coup de massue sur la tête : car, me confia-t-elle, j'étais grosso modo un peu le "gentil" de la maison, qu'on m'avait pas mal utilisé, que cette étiquette me collait un peu aux basques et que maintenant ça suffisait, il me fallait passer à autre chose.

Le gentil de la maison ? Voilà donc l'image que l'on a de moi à la fac ? Après toutes ces années à bosser comme un connard, avoir formé des centaines d'étudiants de la première à la quatrième année, je suis le "gentil" à qui on refourgue les merdes, et même pas reconnu pour mon travail ? Putain, ça fait mal au cul tout de même. Certes j'ai (presque) toujours accepté le boulot qu'on m'a refourgué. Mais en tant que petit doctorant à l'égard duquel les gens d'en haut n'ont que mépris, le pouvoir de négociation est bien faible : dire "non", c'est surtout se mettre des personnes à dos. Trop risqué, sauf si l'on est suicidaire.
Alors quand j'en vois d'autres tourner du cul, faire la révérence et sucer des bites au kilomètre pour faire partie de la Cour des Princes dans l'espoir de toucher du doigt le soleil, j'en ai la nausée.

Ce soir je suis super amer. Putain mais qu'est-ce que je fous là ? Déjà que mon égo est en perpétuelle agonie, je me sens complètement nul, transparent, une vrai merde. Pire encore : une merde inodore...

Il est vraiment temps que je foute le camp. Ça devient urgent pour ma santé mentale.

26 septembre 2011

Les aventures de Jean-François : Rhythm of the Night

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Résumé des épisodes précédents : Jean-François a décidé de partir à la découverte du vaste monde. Victime d'un terrible traumatisme, il est convaincu d'être la réincarnation de Madonna...

Aujourd'hui :


A suivre...

22 septembre 2011

Marianne et le bénitier

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Il y a quelques temps de cela je recevais dans ma boite à lettres une curieuse invitation. Un couple d'amis s'étant reproduit me conviait à la cérémonie du baptême civil de leur pimpante progéniture. Je dus relire à deux fois le petit carton rectangulaire, craingnant d'avoir mal lu : oui, il était bien écrit baptême civil suivi du nom de la localité dont la Mairie accueillerait l'événement. Un baptême civil ? Tiens donc, quelle curieuse affaire.  Ouvrant mon Code civil et craignant d'avoir loupé un passage intéressant de la législation relative au droit des personnes,  je ne trouvais pas la moindre trace de ce baptême civil, pas l'ombre d'un aliéna, ni même une bribe de jurisprudence. Nada, que dalle. Mais alors, c'est quoi un baptême civil ?

En cherchant un peu sur internet, on trouve ce genre d'information :
Le parrainage civil remonte à l’époque de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est à dire à la révolution française. Il a été institué par le décret du 20 prairial An II, soit le 8 juin 1794. Après être tombé en désuétude pendant plus d’un siècle, il connaît ces dernières années un engouement croissant en France. Alors qu’il a été autrefois instauré comme une mesure anticléricale, le baptême civil est aujourd’hui plutôt apprécié comme un complément ou une alternative au baptême religieux.
Alternative au baptême religieux ?
Le baptême, au sens canonique du terme, régi par les articles 849 à 878 du Code canonique, vient du verbe grec ancien Βαπτίζειν baptizein, fréquentatif du verbe Βάπτειν baptein, est un rite ou un sacrement symbolisant la nouvelle vie du croyant chrétien. Morts par rapport à leur ancienne vie caractérisée par le péché, les nouveaux chrétiens ressuscitent dans une nouvelle vie avec le Christ. Cette cérémonie représente souvent un témoignage public de la conversion.
Dans sa dimension religieuse, le baptême est donc une cérémonie rituelle qui symbolise l'entrée de la personne dans une vie spirituelle. Ce premier sacrement donne accès aux six autres sacrements de l'Eglise.

Alors, le baptême civil est-il véritablement une alternative ?
Si le baptême symbolise l'entrée dans une nouvelle vie, une vie sociale ou citoyenne, ce genre de baptême civil existe déjà et depuis la laïcisation de l'Etat civil : il s'agit ni plus ni moins de la déclaration de l'enfant par ses parents à la naissance, rendue obligatoire par les articles 55 et suivants du Code civil pour des motifs d'ordre public. Il est en effet important que l’État soit rapidement informé de l'irruption de cette nouvelle naissance d'un nouveau citoyen. C'est cette déclaration (et non pas la reconnaissance, qui n'a rien à voir avec la choucroute) qui confère à l'enfant son identité par l'attribution d'un nom, d'un prénom, d'un lieu de naissance, et le fait entrer dans sa filiation. C'est par cette fameuse déclaration que l'enfant accède à la vie sociale et devient pleinement citoyen. Ça, c'est un vrai baptême laïc. C'est d'ailleurs cette fonction que tenait le baptême religieux, lorsque l’Église était en charge de l'état civil, jusqu'à un décret des 20 et 25 septembre 1792.

Alors, un baptême civil, pour quoi faire, exactement ? Pour quel symbole ?
On me rétorquera que c'est une cérémonie d'accueil destinée à faire de l'enfant un véritable citoyen. Je réponds faux : l'enfant est déjà citoyen, au sens juridique du terme. Et par ailleurs, n'étais-ce pas le rôle de l'école laïque que d'accueillir les enfants de la République et d'en faire, tout au long de leurs années d'études, de bons citoyens ? A quoi bon singer le sacrement d'une Église que l'on dit rétrograde et déliquescence ? Fait elle encore peur à ce point pour que l'on en récupère les oripeaux ? Franchement... En outre la cérémonie n'est absolument pas réglementée, ce qui laisse toute latitude aux Maires de l'organiser comme bon leur semble. On est bien loin du rite, c'est à dire d'un ensemble d'usages réglés par la coutume ou par la loi.
Quant aux parrain et marraine, leur statut est inexistant : ils n'ont aucun droit sur l'enfant qu'ils ne pourraient déjà avoir autrement, ne peuvent se prévaloir d'aucune prérogative à son égard [1]. Bref, le vide intersidéral. Reste donc le seul motif de faire la fête. C'est bien maigre : a-t-on besoin de cela pour s'amuser ? La naissance d'un enfant n'est elle pas par elle même un motif suffisant aux réjouissances ? [2]

Très sincèrement, je ne comprends tout simplement pas le sens du baptême civil. A quoi ça sert exactement ? Car cela ne crée aucun droit nouveau qui n'existe déjà, ne consacre aucune situation légale qui ne soit déjà administrativement enregistrée... bref, du point de vue du juriste, c'est vide de sens ! L'Administration Municipale n'a-t-elle mieux à faire que de distribuer du vide ?
Ce que je critique ce n'est pas tant la démarche des parents (qui trahit à mon avis un besoin métaphysique sur lequel je ne m'étendrai pas), mais plutôt celle des Mairies qui se prêtent au jeu. Mieux vaudrait solenniser un minimum la déclaration de l'enfant, qui elle est véritablement porteuse de sens et d'effets juridiques. Car il faut bien admettre que déclarer un enfant en Mairie est est aussi glamour que faire immatriculer sa bagnole à la Préfecture...

Oui ce qui me gêne c'est l'utilisation de représentants de l'État pour une célébration qui n'emporte en elle même aucune conséquence juridique. Je trouve ça dommage et participe de la confusion générale au fonctionnement du Droit et de l'État. Car il y aurait certainement quelque chose à faire de très intéressant en ce sens, et peut être de plus utile qu'une allégeance militaire...

****

[1] Preuve en est cette proposition de loi enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 29 janvier 2008, destinée à encadrer le baptême civil et à conférer un statut aux parrain et marraine. Il n'a à ce jour été donné aucune suite.

[2] Je serais très intéressé par des témoignages de personnes ayant souhaité un baptême civil pour leur enfant, connaître leurs motivations, le déroulement de la cérémonie, et leur ressenti.

21 septembre 2011

10h 17’ 56’’

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10 heures 17 minutes 56 secondes, c'est l'heure à laquelle, il y a dix ans, l'usine Azote De France située au sud de Toulouse pulvérisait une partie de la ville, causant la mort de 31 personnes et en blessant plus de 3.000 autres. A la place des entrepôts de fer et de béton, un cratère béant d’une quarantaine de mètres de diamètre sur sept de profondeur par rapport au sol naturel. Des décombres ont été projetés sur des centaines de mètres aux alentours, en particulier sur la rocade et l'autoroute qui longent le site.

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Surgissant des entrailles de métal disloqué des bâtiments de l'usine cadavérique, un épais nuage de gaz orange se répand dans les airs et flottera de sa masse étrange pendant deux jours au dessus de la ville.

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En dépit des nombreuses controverses qui n'ont pas manqué de fleurir dans les esprits encore frappés par la psychose du drame Américain, et de certaines zones d'ombres dans lesquelles certains voient une vérité de l'on voudrait taire, selon toute vraisemblance l'explosion est due au stockage défectueux et à la dégradation anormale de nitrate d'amonium. Environ 400 tonnes le jour de l'explosion, ce qui, d'après les estimations de l'Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques, représente l'équivalent de 20 à 40 tonnes de TNT.

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L'intensité de l'explosion correspond à un séisme de 3,4 sur l’échelle de Richter. Elle a été entendue à 90 Km à la ronde. Les ondes sismiques propagées par le sol furent enregistrées par les sismographes de plusieurs observatoires situées à plus de 500 kilomètres. Presque tous les bâtiments situés dans un rayon de 500 mètres ont été détruits.

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Construite en pleine campagne lors de sa création en 1927, l'expansion urbaine galopante avait rapproché l'usine AZF des portes de la ville. Ce jour là des milliers de logement furent atteints et gravement endommagés. Les victimes mirent des mois avant que les assurances ne prennent en charge les travaux de réfection nécessaires à les rendre de nouveau habitables. Fin octobre 2001, le nombre de famille à reloger dépassait les 1200.
Selon une estimation de l’Assurance maladie, le coût des dépenses de soins, d'indemnités journalières et d'arrêts de travail liés à l’accident d’AZF, s'élève, pour la période allant de septembre 2001 à janvier 2009, à la somme de 34.4 millions d’euros.

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 Le 19 novembre 2009, après plus de quatre mois d’audience, le Tribunal Correctionnel de Toulouse a relaxé "au bénéfice du doute" M. Biechlin, l’ancien directeur de l’usine, et Grande Paroisse, propriétaire de l'usine et filiale du groupe Total, provoquant l’indignation des victimes. Un second procès en appel devrait débuter le 3 novembre prochain.



C'était pourtant une journée qui avait tout pour être belle, portée par la douceur de l'été indien.
C'était il y a dix ans.


Dix ans, déjà...


Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : 

"Souviens-toi" !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

19 septembre 2011

Interview

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Oyez oyez braves gents, gentilshommes et manants, gentes dames et tristes sires ! Pour compenser mon absence relative en ces lieux, allez donc lire l'interview exclusive accordée à l'Autre Fred en son fief.  

Et si cela ne suffit pas à étancher votre soif, relisez-donc cette auto-interview commise un soir de fièvre de décembre 2009.

15 septembre 2011

La photo du mois : Promenons-nous dans les bois

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Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Septembre, jour de la de La photo du mois !
Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci le thème choisi est : " Promenons-nous dans les bois ".

Le thème paraît facile et pourtant j'ai un peu séché. Au départ j'avais une idée de mise en scène avec plein d'accessoires et un figurant, mais le manque de temps et de motivation m'ont conduit à laisser ce projet dans les cartons. Surtout que je ne suis pas un grand adepte des sorties en forêt ! Bref, je me trouvais fort dépourvu la date de préparer mon billet étant venue, lorsque je tombais (presque) par hasard sur ce qui fait l'objet de mon cliché mensuel.



Il s'agit d'une vielle scierie perdue au milieu de nulle part. Le ciel était bas, le lieu désert, du bois à perte de vue, et cette énorme scie circulaire rouillée ajoutait au sinistre de l'endroit un coté presque inquiétant. Peut être le repère d'un grand méchant loup...

Qu'ont trouvé les autres participants à la photo du mois en se promenant dans les bois ?
Allez vite le découvrir chez eux :
100driiine, 4 petits suisses dans un bol de riz, A&G, Agnes, Alexanne, Alice, Anne, Astrid, Babou, blogoth67, Boopalicious, CalamityScrap, Carnets d'Images, Caro, Caroline, Cathy Brocard, Cécy, Celiano, Céline, Céline in Paris, Cherrybee, CindyChou, Clara, Claude, Cynthia, Dicey, Doremi, Doréus, Dorydee, Dr. CaSo, E, Eff'Zee'Bee, Emma, Fabienne, florianL, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Gizeh, Glose, Grignette, hibiscus, Ines meralda, Isabelle, jellybaby, jenetdam, Jo Ann, Katy, Krn, Kyn, La Fille de l'Air, La Madame, La Parigina, Laure, L'azimutée, Le Loutron Glouton, leviacarmina, Lucile et Rod, M, magda627, Mandy, Manola, Marie, Marion, Maureen, M'dame Jo, mel, Nathalie, Nicopompus & SeriesEater, Niwatori, Noémie, Nolwenn, Nomade57, Olivier, Onee-Chan, Où trouver à Montréal ?, Paris by Mag!, Pavot de Lune, Sébastien, Sephiraph, Shandara, Sinuaisons, Sprout©h, Stephane08, Tambour Major, Terhi, The Breathless Quills, The Parisienne, Thib, Titem, Un jour-Montreal, Vanilla, Urbamedia, Véronique et Viviane.

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9 septembre 2011

De tout, de rien et d'autres choses encore

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J'arrive à peine il est 23heures et des poussières. 
Je rentre du sport, je suis crevé, j'ai pas encore bouffé et j'ai faim. L'envie d'écrire est là qui démange. J'y ai pensé tout le chemin du retour. Toutes ces idées qui se chevauchent dans ma tête et le besoin viscéral de les extirper hors de moi. Pour garder une trace. Pour me rappeler, plus tard. Et oublier, maintenant. Et mieux me focaliser sur l'important.

Les journées passent et se ressemblent. Se lever, manger, se caféïner copieusement les veines, se doucher, partir à la fac, se recaféïner puis s'installer devant l'ordinateur dont on ne lèvera le nez que vers une heure de l'après midi. Manger, un troisième quatrième café et ça recommencer. Réfléchir, chercher, écrire, justifier, effacer, recommencer, vérifier. Il est déjà tard. Je rentre chez moi épuisé, les neurones à deux cent à l'heure. Pressé comme un citron, voilà. La pulpe m'en sort par les oreilles. Mais c'est là que je donne le meilleur de moi même. Et peu à peu les pièces du puzzle s'ajustent les unes aux autres. Ce qu'il y a de grisant, c'est ce moment où, tout d'un coup, les dents du rouage coïncident à la perfection, et que tout marche comme une belle mécanique. Cela fait partie des jouissances intellectuelles dont je ne me lasse pas.
Pourquoi ne puis-je travailler efficacement que dans ces conditions ?

Le réveil est douloureux. Ce matin je me suis réveillé aussi fatigué que lorsque je me suis couché hier soir. Du coup j'ai somnolé une heure de plus sur le canapé. Je crois que dimanche après midi sera consacré à une sieste réparatrice. Ou pas.

Mes repas sont d'une rusticité à frémir. Depuis une semaine mon midi se compose d'une boite de 800g de raviolis premier prix et d'une cannette de Coca light. Uniquement. Je m'en fous, c'est bon les raviolis en boite. D'ailleurs je les mange à même la boite, directement, à la fourchette, froids. Comme un barbare. Et j'adore ça. Étonnamment les moins chers sont les plus équilibrés, les plus riches en protéines et les plus pauvres en graisses. 800 grammes de bouffe, environ autant de calories dans les artères. Et le soir un repas léger. Je dois tourner à 2500 Kcal par jour. C'est bien. C'est assez pour tenir et me permettre le luxe de perdre quelques kilos, à l'instar de certains ça ne me fera pas de mal.

Mon travail envahit mon quotidien. Je me lève avec lui, j'y passe ma journée, et je me couche en pensant aux idées que je devrai mettre en œuvre quelques heures plus tard, lorsque je serai de nouveau en tête à tête avec mon écran, l'Ipod rivé sur mes oreilles. La musique m'aide. Elle me booste. Particulièrement la musique baroque, si claire, si logique, son architecture si limpide. C'est à croire qu'elle m'aide à clarifier mes propres idées. Et Gorillaz aussi, même si ça n'a rien de baroque du tout. Pourtant j'éprouve la même sensation de douceur. De la musique qui coule.

Et puis il y a ce charmant garçon de passage à Toulouse rencontré il y a quelques jours et qui doit revenir me voir bientôt. C'est drôle il est très différent de moi. Il ne ressemble pas aux mecs de mes fantasmes, il n'est ni grand ni baraqué ni bâti comme une force de la nature. Nous ne partageons pas grand chose, à part peut-être une extrême curiosité pour ce tout ce qui nous entoure, la même vivacité d'esprit. Je ne sais pas trop ce qui est possible entre nous, peut-être une amitié transitoire, ou peut être davantage. Mais toujours est-il que nous nous apprécions beaucoup. Laissons cette histoire vivre sa vie, peut-être connaîtra-t-elle quelques développements intéressants ? Il est trop tôt pour le dire. Profitons, et soyons heureux.

Pour évacuer le stress de la journée, il y a le sport pour décompresser, faire le vide. Miraculeux. Ce soir il y avait deux beaux mecs qui s'entrainaient sur leur tapis roulant. Pendant que je les observais distraitement transpirer, je regardais MasterChef sur l'écran plasma. Faut sûrement être un peu maso pour regarder une émission de cuisine pendant qu'on fait du sport. Ça fait toujours passer le temps. Et puis j'aime bien Karim. Je te trouve plutôt beau gosse et même si les cadreurs n'ont pas les mêmes besoins d'images que moi, ce qu'on nous montre laisse deviner qu'il est carrément bien foutu.
Et en plus il est Toulousain....

Il est une presque deux heures du matin. Un ami m'a appelé, nous avons longuement discuté, languedeputé un peu et ri beaucoup. Comme souvent lorsqu'il m'appelle. 
J'y vais. Dans cinq heures le réveil sonne. 
Et le chat a sommeil, lui aussi.

5 septembre 2011

Le chat en 9 questions essentielles

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Les chats sont une source intarissable d'inspiration, d'attendrissement, de divertissement. Quiconque a déjà observé un exemplaire de ce machin à poils qui fait miaou s'est forcément posé des questions. Plein... Le chat est une véritable énigme à moustaches (oui, comme Line Renaud) qui interroge la science et nous renvoie inexorablement aux mystères de la condition humaine, dans sa dimension zoroastrienne.

Ne renonçant à aucun défit, et pour toi lecteur (peut-être possesseur d'un minou-minou ?) je passe aujourd'hui en revue les 9 questions les plus couramment posées à cet animal venu du fin fond des âges. Pourquoi 9 questions et pas 10 ? Parce que j'avais la flemme les chats ont 9 vies, évidemment ! Allez, hop, c'est parti :   

1/ Putain mais pourquoi tu fais "miaou" le chat ? Kessia kivapa à la fin ?
Question sûrement number one, le chat ayant le léger défaut de ne pas employer un langage articulé basé sur des mots clairs formés de syllabes lui permettant de s'exprimer avec précision, mais des "miaou" ou "meow" tous semblables les un aux autres, à l'intonation employée prés. Cette question Kessia kivapa à la fin ? se pose alors que la gamelle est pleine, qu'il a à boire, que la litière est clean, qu'il a eu des câlins plein, bref quand rien ne justifie (au moins a priori) un miaulement intempestif. Et pourtant il miaule. Sans raison. C'est exaspérant. QUOI "MIAOU" PUTAIN ????

2/ Qu'est-ce que tu regardes comme ça depuis tout à l'heure ?
Se produit alors que tout est normal, qu'aucun miaulement intempestif n'a retenti. Le chat est souvent caché sous un meuble, et regarde fixement un objet à l'insignifiance navrante, les pupilles soit très dilatées, soit totalement rétractées, mais toutes moustaches dehors... Et rien ne se passe. Rien du tout. Sauf peut-être si survient un événement vous amenant à vous poser la question n°3. 

3/ Qu'est-ce que t'as vu encore ?
Cette question peut être chronologiquement indépendante de la question n°2 et s'en distingue de par le contexte, vous allez voir. Le phénomène se caractérise de la façon suivante : en général le chat bondit du point A où il était (NB : il pouvait ne pas y être 3 millisecondes avant, mais s'y trouvait indubitablement lors de son dernier bond, c'est à partir de là qu'on compte le point A) vers un point B constitué d'un endroit totalement aléatoire (la cuisine, le salon, le jardin, sous un autre meuble, sur une plante, sur vous...) comme une véritable furie, sans raison valable apparente. Juste comme ça, pour le fun (?). Ne vous inquiétez pas, tout est normal. Vous avez juste un chat.

4/ Où es-tu encore passé ?
Question généralement posée après dix bonnes minutes passées à inspecter infructueusement les moindres recoins de l'appartement à la recherche de la bête qui semble s'être volatilisée. Ne vous inquiétez pas, n'appelez pas le NCIS (un exorciste à la rigueur) : le monstre va se manifester, tôt ou tard, d'une manière ou d'une autre. Dans les cas les plus difficiles, cette question trouvera une réponse dans la question n°5.

5/ Mais bordel de merde, comment t'as fait pour te coincer là dedans ? 
"Là dedans" peut être le haut d'une étagère où l'on ne peut grimper sans recourir à la téléportation (les lois de la physiques sont très claires sur le sujet), ou un endroit presque quelconque à ceci près qu'il est  inaccessible sans avoir à démonter tout le meuble pour déloger la bestiole éructant de rage. Se produit idéalement au moment où l'on a le moins de temps à consacrer à une séance de bricolage : juste avant de partir bosser le matin ou d'aller se coucher tard le soir, lors d'une explosion nucléaire, d'une invasion de ragondins géants ou d'une attaque de zombies, ad lib... Notez que cette question peut hélas pertinemment répondre à la question n°1.

6/ Où as-tu encore été fouiller pour trouver ça ? 
"Ça" désignant par exemple un incongru sachet de capote encore fermé ou déjà ouvert qui resurgit du néant. Vous croyez à la génération spontanée vous ? Idéal un soir où vous recevez du monde...

7/ Mais quelle idée t'as eu de jouer avec ça ?
Exclamation interrogative qui peut être ornée de plusieurs invectives colorées de noms d'oiseaux votre choix, généralement inspirées par la colère. Non, il n'est jamais très agréable de s'apercevoir que le chat a eu la délicate idée de jouer avec les câbles audio de votre chaine hi-fi ou encore votre tout nouveau câble HDMI qui vous a coûté un bras, et de les retrouver éparpillés soigneusement rognés jusqu'à la moelle.

8/ T'as fini oui ?
Question idiote à un comportement tout aussi idiot de le chat qui fait rien qu'à vous énerver. Mais non, dans sa logique à lui, ce qu'il fait n'est pas idiot du tout. Juste que le chat est le roi des attitudes stochastiques. Cessez de mettre de la rationalité dans le chaos, vous vous fatiguez pour rien.

9/ Tu veux pas te pousser un peu non ?
Votre chat vous adore et il vous le rend bien. C'est l'unique raison pour laquelle il vient se coucher en plein milieu de votre bureau alors que vous êtes en train de bosser. Ne cherchez pas à comprendre : c'est , un point c'est tout ! Vous ne le dérangez pas le moins du monde, continuez donc ce que vous étiez en train de faire, il ne se formalisera pas de votre présence. D'ailleurs si vous pouviez lui grattouiller un peu le menton pendant que vous triez vos factures ou remplissez votre fiche d'impôt, ça ne serait pas de refus. Et puis au moins pendant qu'il ronronne sur votre clavier, il ne fait rien qui vous conduirait à vous poser l'une des 8 questions précédenteeeeeklrljrtrmlkllzrptzjpppppppppppppp          rirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrqqqqqqqrrrrrrrr wwwwww

3 septembre 2011

Bientôt la fin

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Vite, il faut aller vite.
La fin, la fin, bientôt, la fin, enfin !
Quelques semaines, quelques jours, le temps presse.
Des mots alignés par milliers, des paragraphes par centaines, des pages par dizaines
Faut pas trainer.
Du temps, il n'y en a plus, il n'y en a pas, pour rien ou à peine.
Blogueur aux abois, blog en jachère pour quelques mois, je passe  comme le petit lapin blanc : en coup de vent, vite vite vite, courant après le temps.