27 août 2012

Le temps des "Au revoir"

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Le temps des premiers au revoir a commencé. Il y en aura d'autres cette semaine, vraisemblablement beaucoup d'autres. Des amis qui veulent me voir une dernière fois avant que plusieurs milliers de kilomètres ne nous séparent pour six mois. Six mois, la moitié d'une année. Quand j'y pense, cela paraît un peu dément de réaliser que je ne reverrai pas certaines personnes avant si longtemps. Et pour le coup, c'est vraiment au revoir, et non pas un simple à bientôt qui suffit amplement en temps normal.

Dire au revoir, c'est comme regarder en arrière, penser au passé, aux souvenirs, avec une pointe de nostalgie, alors que tout se passe droit devant nous et qu'il faut plus que jamais garder les yeux rivés sur l'horizon. Je ne veux pas regarder en arrière, je ne veux pas regarder ce et ceux que je quitte momentanément. Non. Je veux regarder tout ce que je vais trouver, tout ce que je vais découvrir là bas, et toutes ces personnes que je vais y rencontrer. C'est couillon mais ça me file un spleen monstre de dire au revoir ; comme si ces deux mots contenaient en réalité un adieu à peine voilé et que tout allait s'arrêter, alors qu'au contraire tout commence, tout continue. 

Plus qu'une semaine avant de m'envoler vers l'hémisphère Sud.
Le compte à rebours s'accélère.
Dans une semaine, j'y serai...

23 août 2012

Sur la route des vacances

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Sur la route des vacances, en ce bel été j'ai fait une petite halte à Avignon, cette belle ville dans laquelle je n'étais point revenu depuis fort longtemps. Mais quand on est en vacances, on a tout le temps devant soi. Le temps de prendre son temps, le temps de s'arrêter pour faire des rencontres et de déjeuner à l'ombre des pierres séculaires du Palais des Papes puis de faire un petit tour sur le Rocher des Doms et admirer, sous un soleil de plomb le magnifique paysage qui porte jusqu'à l'horizon du Mont pelé de Provence...

Sur la route des vacances je me suis doré la couenne au pays des traboules en buvant de ce petit rosé frais qui égaye les sens et rend la canicule presque supportable. Une belle maison, une jolie piscine, l'ombre enveloppante d'un petit jardin soigneusement entretenu, un hôte aux petits soins, quelques amis... Un morceau de paradis.


Sur la route des vacances j'ai retrouvé le calme des rives du Lac Léman, le va et vient incessant des bateaux voguants sur les flots scintillants, sous le regard imperturbable des montagnes qui enlascent le paysage dans leurs bras granitiques.


Sur la route des vacances j'ai aussi retrouvé mes copines les vaches et leurs voisins les moutons. Contrairement à moi, elles n'ont rien à faire des jours qui passent, ni de ce compte à rebours inéluctable vers le grand départ, si proche et pourtant si loin encore dans mon esprit. Tant d'excitation et de calme à la fois. Que cela est étrange...


Sur la route des vacances, je me suis fait un nouveau copain...

15 août 2012

La Photo du Mois : "Bouducon !"

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Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 août, jour de La photo du mois !
Chaque 15 du mois, un groupe de blogueurs disséminés un peu partout sur la planète publie, à midi heure de Paris, une photo réalisée en fonction d'un thème donné à l'avance.

Ce mois-ci, le thème qui nous a été proposé par Cynthia n'est pas "Bouducon", comme l'indique le titre de ce billet, mais "Oh my god".

Sauf que par chez nous, à Toulouse, Ho my god ça se dit Bouducon ! Hé oui...
Allez, histoire de mettre les pendules à l'heure et que tout le monde soit dans le bain de la Ville Rose voici une petite leçon de savoir parler local :
• Boudu [ bu.dy ] Bon Dieu !
Interjection : du patois occitan, signifie "Bon Dieu !" ou "bondieu !".
Boudu (sans le con), exprime une faible surprise ou une exaspération.
Syn : macarèl, macaniche, milodioùs.
Ex : " Boudu, ce couillon m'a escagassé tout le devant de la voiture ! " 
Traduction  : " Bigre, ce fieffé malotru a rayé toute la portière l'Audi ! " 
 Bouducon [ bu.dy.kɔ̃ ] (Midi toulousain) Bon Dieu, con !
Du patois occitan de la région toulousaine. Con est lui-même la traduction de coun qui désigne la vulve en occitan.
Ex : " Bouducon Françoise, tu as tchuqué comme une outre ! "
Traduction : " Mais tu es saoule, Ellen ! "
Remarque : Le mot con sert à ponctuer l’étonnement marqué, la stupéfaction ou encore la surprise.
Ex : " Oh con ! Y'a plus de chocolatine ! "
Traduction : " Saperlipopette, il n'y a plus de pains au chocolat... "
* * * 
L'une de mes dernières surprises (puisque tel est le thème de ce mois-ci)  fut la découverte, grâce à la malicieuse Nekkonezumi, d'un très bon et joli restaurant, tout neuf, à Verfeil, où nous avons déjeuné ensemble.

Le lieu est ravissant, l'accueil cordial, les tarifs très attractifs, la cuisine raffinée et sans prétention, le lieu à tout pour plaire. Rhâââ le velouté froid de petits pois avec un nuage de chantilly à la menthe... Rhâââ le tartare de saumon avec ses courgette pas crues mais croquantes que c'en est un supplice... J'ai été conquis. Car, lorsque les assiettes arrivent, qu'à table le silence se fait et que, dans la religiosité de l'instant, l'on savoure la première bouchée, le seul mot qui vienne à l'esprit est bouducon 

Et ce jour là, comme j'avais prévu de ne pas faire les choses à moitié, j'avais bien entendu choisi le t-shirt - authentiquement couleur locale - qui va bien.



Il fait trop chaud pour mettre le nez dehors ? Ca tombe bien, il y a plein d'autres photos à aller voir chez les autres participants ce mois-ci :

100driiine, A&G, Agrippine, Akaieric, Alban, Alexanne, Alexinparis, Alice Wonderland, André(eric)Fernandes, Anne, Anne Laure T, Anne-Cécile, Annick, Arwen, Ava, Batilou, Berliniquais, Bestofava, Blogoth67, Caprices de filles, Cara, CaramelMou , Carnet d’une Réunionnaise, Carnets d'images, Caro, Carole In England, Cathy, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Cessna, oui !, Champagne, Cherrybee, Chris et Nanou, Cindy Chou, Clara, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dan, Darkslam, David et Mélanie, Dorydee, Dr CaSo, Dreamteam, E, Elapstic, Emma, Escapade en Tunisie, Fanfan Raccoon, Filamots, Flo, florianL, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Guillaume, Hibiscus, Isabelle, J'adore j'adhère, Jean Wilmotte, jen et dam, Karrijini, Kob, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Messine, La Papote, La Parigina, LaFamilleD , LaGodiche, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, L'Azimutée, Le Mag à lire, Les petits supplices !, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Lesegarten, Leviacarmina, Lhise, Lost in London, Louiki, Louisianne, Loutron glouton, Lucile et Rod, Lyonelk, magda627, Maïder, Mamysoren, Manola, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, Mistinguett, Narayan, Nataru, Nathalie, Nicky, Olivier, Ori, Oryann, Où trouver à Montréal ?, Petite Marie, Pilisi, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Sinuaisons, Skipi, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Super Lisa, Tam, Testinaute, The Mouse, Titem, Un jour une rencontre, Une niçoise, Vanilla, Véro Beramelo, Violette, Viviane, Xavier Mohr, Xoliv', Zaromcha.

Pour les gourmands (si si, je vous vois !) voilà une bonne adresse : 
La promenade 

2, Promenade Jean Jaurès,
31590 Verfeil
 Ouvert du mardi au dimanche midi à partir de 12h00
et du jeudi au samedi soir à partir de 20h00
Et merci à Nekkonezumi qui a pris la photo pour moi smileys Forum

13 août 2012

18 jours

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18 jours. A peine moins de trois semaines. C'est le temps qu'il me reste avant de mettre les voiles pour l'Argentine. Une aventure un peu folle mais terriblement excitante, à l'autre bout du monde. Un pays dont je ne sais pas grand chose, un pays dans lequel je ne suis jamais allé et dans lequel je ne connais encore personne. Choc culturel en perspective...

La réservation de mes billets m'avait déjà causé un choc. Un gros choc. Curieusement ce n'est pas tant le fait de visualiser la date de retour, prévu pour mars 2013, qui m'a fait un drôle d'effet, ni même de savoir qu'entre ces deux points je ne reviendrai pas en France et ne reverrai par conséquent ni mes proches ni ma famille. Non. Ce qui m'a réellement fait un drôle d'effet, c'est de cliquer sur le bouton "valider" puis de voir sur mon écran s'afficher le message confirmation de ma réservation. A peine avais-je cliqué que Paf ! ça m'a instantanément filé un mal de crâne assez violent, comme si l'on m'avait flanqué un coup de massue ! J'avoue que c'était plutôt inattendu. Mais le grand pas était réalisé, celui du point de non retour. Car ce jour là c'était définitif : je partais pour l'Argentine. Je sautais partout, excité comme une puce, j'ai appelé mes amis pour le leur annoncer.

Néanmoins beaucoup de "détails" restaient à régler avant mon départ. En particulier des choses aussi bêtes que le logement. Hé oui, ce n'est pas le tout de s'expatrier, encore faut-il s'aménager un point de chute (souvenez vous de La Haine : "L’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage").

Aujourd'hui, après avoir repoussé ce moment pendant plusieurs jours (les forces de l'inertie sont encore à l'oeuvre !), j'ai mis une trêve à cette angoisse. Après mûre réflexion, j'ai opté pour une jolie auberge de jeunesse en plein centre-ville, à quelques minutes à pied de tous les lieux un peu sympas de jour comme de nuit. Voilà qui me permettra de connaître rapidement du monde et de me familiariser au plus vite avec la ville.  J'ai eu le responsable au téléphone, on a parlé, il a l'air très sympa, et les tarifs sont plutôt ultra-compétitifs (200 Euros par mois, une paille !). Ce sera autant d'argent en plus pour les loisirs et le tourisme ! Comble du bonheur, il y a un accès wifi qui me permettra de bloguer à loisir (hein que vous êtes contents ?).

Autre point positif, je connais l'adresse de mon premier lieu de travail, situé à quelques minutes à pied de ma rue. A priori je n'aurai donc pas à me compliquer la vie avec les transports en commun. Ce seront autant de petits frais en moins.

Et maintenant ? Hé bien, maintenant il n'y a plus qu'à régler quelques menus détails, à commencer par acheter une grosse valise, et attendre que le temps passe.

18 jours.
17 dans quelques heures.
Les évènements se précisent. L'excitation monte.
Putain... Il me tarde !

11 août 2012

L'obélisque de Naurouze

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Arpentant la campagne au retour d'un fort beau week-end au coeur de l'Aude, je fus interpellé par un panneau routier annonçant : "Obélisque de Pierre-Paul Riquet". En amoureux du canal que je suis, je ne pouvais rester dans l'ignorance. Et puis, au beau milieu de mes vacances, j'avais tout le temps nécessaire pour ne pas manquer cette occasion de m'instruire.

Une fois garé au milieu d'à peu près nulle-part puis levant les yeux, on distingue, masqué par des arbres, un promontoire naturel duquel émerge ce que je devine être un obélisque. On grimpe un tout petit peu avant que ne s'ouvre une jolie allée de platanes. Peu à peu, à travers l'épaisse frondaison, l'obélisque se dévoile.


J'ignorais que cet obélisque existât. Je n'en avais jamais entendu parler. En revanche sa situation géographique n'est pas surprenante du tout. Elle est même, symboliquement parlant très habilement choisie, car érigée au seuil de Naurouze. 

Parfois appelé aussi seuil du Lauragais, le seuil de Naurouze est un seuil géographique situé à la frontière du département de la Haute-Garonne et du département de l'Aude sur la ligne de partage des eaux entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée.


Connu depuis l'Antiquité, le seuil de Naurouze constitue le point le plus élevé du canal du Midi. A cet égard il constitue la pierre angulaire du projet de construction du canal du Midi qui relie la Méditerranée à l’Atlantique, et sépare le Massif central  des Pyrénées.

Point le plus élevé du parcours, il nécessite un apport continu en eau pour alimenter le canal. Riquet a donc eu l'idée de récolter les eaux de la Montagne Noire et de les amener jusqu'au seuil. A cette fin il fait construire le lac de Saint-Ferréol, près de Revel, et la Rigole de la plaine qui amène l'eau depuis le lac jusqu'au canal au seuil de Naurouze. 


L'obélisque fut érigé en 1827 à l'initiative de ses héritiers (pour mémoire, P.-P. Riquet est mort en 1680). Il s'élève à 20 mètres de haut.
Le piedestal est orné d'inscriptions et de bas reliefs allégoriques. Côté Nord, les armes et le médalillon de P.-P. Riquet, soutenus par Minerve, déesse de la sagesse, et Mercure, dieu du commerce. Côté Sud, une nymphe, symbolisant la Montagne Noir, verse l'eau d'une urne, alimentant la Rigole de la Plaine. Cette eau se divise ensuite en deux courants, en référence au partage des eaux du canal. Neptune veille sur le versant océanique, Vénus sur le versant méditerranéen.


Malheureusement l'accès est interdit par une lourde grille métallique qui barre le passage. Elle semble n'être que trop rarement ouverte.

Faute de ne pouvoir approcher l'obélisque et d'en apprécier les bas-reliefs de près, sauf à zoomer avec son appareil photo, on peut faire le tour du monument, ceinturé par une muraille de soutènement, et jouir du fort beau panorama sur le Lauragais qui se déploie sous nos yeux, à perte de vue.


8 août 2012

Au milieu des vignes

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Il y a des week-end comme ça, qui passent en un éclair. Des week-end qui durent un instant mais qui nous coupent du monde aussi puissamment que plusieurs jours reclus loin du monde. Des week-end où le temps n'a pas d'importance, où tout se passe simplement, sans le moindre heurt ni la moindre aspérité.

(Poussin, en train de se demander s'il fait une garde-sans ou une garde-contre)

Des week-end de bon vin et de bonne chaire, ou tout abonde et rien ne manque. Des week-end plaisir et détente, entre bain de mer, plaisirs dionysiaques, parties de tarot endiablées (avec parfois un bon jeu et un bout dans le chien) ou encore de passionnantes recherches géographico-étymologiques érudites (vous vous êtes déjà demandé pourquoi beaucoup de villages autour de Narbonne finissent en "an" ? Nous oui... Et on a même trouvé la réponse !).

(Pour 5, il y en eut juste assez)

Il y a des week-end comme ça, mais il y a surtout les gens que l'on y croise. Des personnes avec lesquelles tout est simple et spontané. Des personnes que l'on a l'impression de connaître depuis toujours alors que l'on se rencontre pour la première fois. Des personnes avec qui l'on discute de tout et l'on rigole pour un rien.  Des personnes qui n'hésitent pas à vous prêter un tube de pommade à la cortisone après que l'on s'est fait sauvagement dévorer la cuisse par une araignée géante assoiffée de chair humaine. 
Des personnes que l'on aura plaisir à revoir... 

Il était comme ça, mon week-end au milieu des vignes, rempli de soleil et d'amitié.

(Blanc, rosé, rouge, agréable petite séance de dégustation à la propriété)

Merci à Poussin, à son charmant mari, à TrailerFou, et mention spéciale à notre hôte très attentionné sans qui rien n'eût été possible.