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  • 25 décembre 2013

    Première traversée

    24 commentaires
    Rien n'y fait, le besoin d'écrire est toujours là, lancinant, qui me nargue.
    Un besoin d'écrire qui n'est pas foncièrement différent de celui qui m'anime depuis 7 ans déjà et dont j'étais encore voici seulement quelques jours, convaincu d'avoir fait le tour. Grave erreur de ma part.

    Pour autant, je ne pouvais plus continuer là bas. Les motifs qui m'avaient conduits à ouvrir mon premier carnet, les questions qui me taraudaient encore naguère sont à présent résolues. D'autres se présentent, nimbées d'une lumière différente.

    Il sera donc question d'autres choses, pas si éloignées de ce dont j'avais coutume de traiter. Car si le blog change, celui qui en tient les brides n'a pas changé, lui.

    Ce nouveau carnet s'inscrit donc non pas en une véritable rupture mais en continuité du précédent. Un besoin d'écrire renouvelé par toute une série d'événements sur lesquels j'ai publié de nombreux billets mais qui donnent une couleur différente à mon quotidien.

    Aujourd'hui, vivifié par une soif de vivre plus tressaillante que jamais, porté qui plus est par des projets un peu fous, de nouveaux horizons se sont ouverts devant moi. À mes pieds se déploie un océan de possibles.

    Voilà où j'en suis, voilà le point de départ de ce radeau qui me portera au fil des jours au gré des vents et des courants.

    Une page se tourne, un autre s'ouvre.

    Hissez les voiles moussaillons !
    Bienvenue dans mes Traversées Aléatoires.



    ***
    NB : Ce  billet était le premier d'un nouveau blog.

    Opus 2

    Si le coeur vous en dit, je vous invite désormais à me lire ici.

    7 décembre 2013

    Fin ?

    9 commentaires

    Coucou les amis !
    Bon ben voilà, je ferme l'antenne de ce petit blog pour le moment.

    Depuis quelques mois déjà, j'ai amorcé un tournant important de ma vie. Du coup, pas d’inspiration, pas d’envie, et dix milliards de choses à penser et à faire pour les mois à venir...  Écrire m'est devenu pénible. Alors à quoi bon écrire des billets qui ne me feront pas envie ?
    Je ne sais pas si je réécrirai ici. Je ne m'interdis rien.
    Et même si je ne revenais pas, ce ne serait pas grave, ce n’est qu’un blog après tout.
    La vie, ce n’est pas (que) ça.

    Je ne vous oublie pas.
    Portez-vous bien, et soyez heureux.   


    Tambour Major

    ***
    PS : Mon séjour à Montréal s'est TRÈS bien passé...

    15 novembre 2013

    La photo du mois : "Ensemble"

    27 commentaires
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Novembre, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème nous est proposé par Ava et il s'agit de : Ensemble.

    C'est drôle...

    A l'heure où sera publié ce billet, je serai quelque part au dessus de l'océan en direction de Montréal pour aller rejoindre celui qui m'attend et que j'ai hâte de revoir. Un premier aller-retour, avant le prochain vol simple.

    A l'heure où sera publié ce billet, nous serons presque ensemble. Juste une question d'heures...

    Ensemble, comme ces trois personnages, blottis dans un couffin. Un souvenir d'Argentine, qui symbolise la prospérité.



    Ensemble...

    Laphoto du mois continue sur les autres blogs participants :

    A'icha, Agathe, Agnès, Akaieric, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Ann, Anne, Anne Laure T, Anne-Laure, Arwen, AurélieM, Ava, Béa, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Caterine, Cathy, Cécile - Une quadra, Cekoline, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cocosophie, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, dreamtravelshoot, E, El Padawan, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, InGrenoble, Isa de fromSide2Side, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Joane, Josiane, Julie, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Messine, La Nantaise à Paris, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Leviacarmina, LisaDeParis, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marie-Charlotte, Marmotte, Mathilde, MauriceMonAmour, Mes ptits plats, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nicky, Photo Tuto, Pilisi, Piolo, Pixeline, Pomme d'Happy, Renepaulhenry, Rythme Indigo, scarolles-and-co, SecretAiko, Sephiraph, Shoesforgirls, Sinuaisons, Sophie Rififi, Testinaute, Thalie, The Parisienne, The Singapore Miminews, Thib, Ti' Piment, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, Woocares, Xoliv', Zaza

    9 novembre 2013

    Montagnes Russes

    8 commentaires
    Moral en dents de scie en ce moment. Beaucoup de fatigue accumulée depuis mars et le stress de mon projet de départ pour 2014 n'aident pas à la sérénité. Il faudrait que je me repose mais je n'y parviens pas.

    Ce n'est pas tant la décision en elle-même - partir - que les conditions professionnelles sur place qui m'inquiètent. Vais-je trouver rapidement du boulot ? Vais-je obtenir les papiers nécessaires ? Les rouages administratifs vont-ils s'articuler de la meilleure manière ? Tellement de questions, tellement d'inconnues...

    Face à ce lot d'inquiétudes, je cherche des réponses sur le net, dans des forums où abondent surtout les expériences négatives et les avis désabusés trop peu positifs pour redonner le sursaut de courage dont j'ai besoin. Heureusement les amis, dont certains ont quelque vécu appréciable en ce domaine, sont là pour m'apporter un peu de réconfort.

    L'autre jour j'ai reçu un mail d'un bon ami qui résume assez bien la situation et mon ressenti. Je relis souvent lorsque, comme aujourd'hui, le moral est en berne :
    "C'est vrai que ce type de projet ne facilite pas la tranquillité d'esprit ou la sérénité, outre les nuits blanches à peser le pour et le contre et les remises en question perpétuelles. Et jusqu'au bout, on pense que l'on peut faire demi-tour... qu'on fera demi-tour. Mais il y a ce je ne sais quoi qui nous pousse à franchir le pas, malgré les innombrables hésitations. Jusqu'à ton départ, tu vivras comme sur des montagnes russes. Mais ça, je pense que tu le sais déjà. (...)

    Chaque expérience reste unique. Les circonstances, le contexte et même les motivations varient énormément suivant les individus(...). Alors bien sûr, personne ne sait de quoi demain sera fait, rien n'est jamais acquis d'avance mais non, ce n'est pas si fou, pas si fou... surtout si tu sais exactement pourquoi tu pars et/ou pourquoi tu ne restes pas.

    Tu sembles avoir une bonne étoile au-dessus de ta tête depuis quelques mois. (...)
    Courage donc, et, une nouvelle fois, plein d'ondes positives."  
    Oui, je relis souvent cet email. Il me fait beaucoup de bien et me rassure face à mes angoisses.

    Dans tous les cas, dans quelques jours je m'envole pour le rejoindre, nous retrouver, chez lui.
    J'ai plus que hâte. Je compte les jours, je compte les heures.
    Un premier aller-retour, avant le prochain aller simple...

    4 novembre 2013

    Gravity

    14 commentaires
    Gravity

    Réalisé par : Alfonso Cuarón

    Avec : Sandra Bullock, George Clooney

    Genre : La terre vue du ciel

    Durée : Suffisante.

    Synopsis : Le Dr Ryan Stone est une brillant experte en ingénierie médicale. Pour tuer le temps elle a décidé d'accompagner l'astronaute Matt Kowalsky à 600 kilomètre au dessus de nos têtes afin réparer le télescope Hubble qui a encore planté lors de la dernière mise à jour de Windows 98.

    Pendant que Matt fait l'andouille avec ses propulseurs et joue à saute-mouton avec la navette spatiale, des kamarades Russes ronds comme des barriques ont décidé de faire péter leurs satellites à coup de missiles, parce que c'est fun. 

    Bientôt une nuée de débris fonce sur Matt et Ryan, pulvérisant tout sur son passage, y compris la navette Explorer seul moyen pour nos deux compères de rentrer au bercail pour la soupe du soir.

    Seuls dans le grand vide intersidéral, Houston ne répond plus...

    Extraits : (attention spoilers)
    (..................)
    (Boing boing boing)
    - Quelqu'un a vu ma clé de 12 ?
    (Boum Crash Badabang !)
    - Hiiiiiiiiiiiiiiii !!! Haaaaaaaaaaaaaaaa !!!!
    - Hoé hoé ? Capitaine abandonné ?
    (....................)
    - Non mais Allo quoi !?
    (....................)
    - C'est beau hein ?
    (....................)
    (Badaboum Crash Badabang !)
    ( ....................)
    (Pchiiiiiiiiiiit !)
    (BromBromBromBromBromBrom)
    - Capitain Hélène Ripley, dernier survivant du Nostromo.
    (Plouf !)
    - Maaaaaaaaiiison !
    L'avis de la rédaction : J'attendais beaucoup de ce film encensé par la critique, sans trop savoir qu'en attendre exactement. car,en fin de compte, la bande annonce est assez avare.

    Visuellement, Gravity est proprement prodigieux. Les scènes d'apesanteur sont absolument magnifiques et dotées d'un rendu vertigineux qui peut toutefois parfois filer la gerbe. Franchement je brûle de voir le making-off de ce trésor visuel - servi par une bande son toute en discrétion - pour comprendre par quel tour de force l'on parvient à ce miracle.

    Un petit bémol toutefois car, une nouvelle fois n'est pas coutume, je reste sceptique quant à l'utilité de la 3D. Hé non, je ne suis pas convaincu de son réel apport au film, même si le résultat est vraiment spectaculaire.

    Cependant, et malgré tout ces points positifs, mon sentiment reste paradoxalement mitigé. Car au-delà de la performance tant graphique qu'esthétique, Gravity ne raconte pas grand-chose. On trouvera bien une ébauche d'esquisse d'analyse psychologique vaguement inspirée du denier Elle, ce qui est bien maigre. Pire, j'ai même eu l'impression de revoir ici un bout de 2001, et là une étrange allusion à Alien. Mais c'est à peu près tout. Et c'est finalement un peu frustrant d'aller aussi loin dans la virtuosité pour au final ne rien dire...

    En guise de conclusion : L'on songe bien évidemment à la dédicace de Clémenceau au président Félix Faure, décédé dans les conditions délectables que l'on sait : « En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui ! ». Pas sûr que Georges et Sandra soient de cet avis...

    Note finale : Paco Rabanne d'étain.

    29 octobre 2013

    A petits pas.

    36 commentaires
    Ça y est, mon père est au courant.
    Il sait
    Que je suis gay.
    Ma mère le lui a dit.
    Elle m'a dit qu'elle le lui avait dit.
    Je m'en doutais.
    Parce qu'imperceptiblement je l'ai trouvé changé.
    Trois fois rien. Peut-être même ne fut-ce que ma projection d'une intuition, rien de plus.
    Nous n'avons pas abordé la question.
    Mais il sait.

    Il sait aussi que je veux partir.
    Aller travailler de l'autre côté de l'océan.
    Cela ne l'a pas dérangé.
    De ce côté-ci de la famille on est habitué aux voyages et au déracinement.
    Un peu moins aux garçons qui aiment les garçons.

    Ma mère va mieux.
    "Il faudra qu'on vienne te voir !" m'a-t-elle lancé.
    J'ai souri.
    Cela m'a rendu heureux de la voir intégrer mon projet.

    Et lui m'attend.
    Nous nous attendons.
    En attendant, nous discutons énormément, tous les jours
    Et nous construisons un quotidien grâce à la magie du Net.

    Les choses avancent.
    A petits pas...

    19 octobre 2013

    Le Courrier de Tambour Major : Cher Armand

    8 commentaires
    Le Courrier de Tambour Major
    Tambour Major vous répond !

    Cher Armand, 

    Votre touchante lettre m’a beaucoup ému. Comment rester insensible à votre poignante histoire ? Mon cœur est tout abandonné à votre désarroi et je vous envoie mille baisers sur votre lit d’hôpital. 

    Avant toute chose, laissez-moi vous dire que nous ne jugeons pas nos lecteurs. Chacun n’est-il pas libre de faire ce qui lui plait ?  Les sentiments les plus purs ne sont-ils pas les plus beaux ?
    .
    Votre histoire d’amour avec Catherine est tout simplement touchante. Une relation de six ans qui s’éteint si brusquement et si irrémédiablement invite à s’interroger sur la cruauté de notre bas monde. Et, j’avoue que vous m’avez tiré les larmes des yeux lorsque vous décrivez, avec des mots qui sont les vôtres, ces longs après-midi de juillet passés avec votre chère et tendre, à pavaner dans les près d’herbe fraîche, à l’ombre du grand chêne. Ces instants idéaux où le temps semble s’être arrêté, suspendu en plein vol… moments extatiques pendant lesquels vous admiriez sans fin ses grand yeux doux, où elle blottissait sa tête contre votre épaule et … mais là cela devient trop intime pour nos lecteurs et je vous remercie cher Armand, de vous être confié de la sorte.

    Comment en effet, résister aux tentations de la chair, dans un cadre si romantique et si propice, vos corps adonnés aux éléments ? Exhibitionnistes ? Je ne le crois pas et il ne m’appartient pas d’en décider. Mais peut-être avez vous franchi un cap et donné une autre dimension à votre couple le jour où vous avez commencé à vous filmer, puis à diffuser de courts extraits de vos ébats sur YouPorn… 

    Néanmoins, associer Glouglou le dindon à vos ébats me paraît quelque peu excessif… Et, à vous lire, Catherine semblait ne pas trop apprécier. Pas plus que Caramel votre berger allemand. Mais là n’est pas l’essentiel.

    Car voyez-vous, cher Armand, la vie est ainsi faite que nous devons tous nous en aller un jour ; Catherine n’échappait pas à la règle. Nous sommes mortels, et certains d'entre nous plus que d'autres. 

    Aussi, je comprends parfaitement votre peine, ce funeste vendredi de septembre lors qu’est arrivé ce camion gris dans lequel Catherine est montée pour son dernier voyage. Ses mornes meuglements et son dernier regard en votre direction ont certainement constitué pour vous des minutes interminables. Je veux bien croire que vous ayez senti votre cœur voler en éclats de verres au moment où le convoi a repris son funeste chemin en direction de l'abattoir. 

    Interminable aussi cette première soirée passée seul avec votre peine et vos souvenirs. D’où certainement cette idée stupide que vous avez eue après avoir ingurgité le contenu d’une bouteille de vodka. 

    Franchement et en toute honnêteté : ne trouvez-vous pas ridicule, après coup, de vous être  masturbé avec la trayeuse électrique ? 

    J’imagine la tête du chef d’exploitation lorsqu'il vous a découvert le lendemain, ivre mort et coincé, dans une situation pour le moins surprenante. J’imagine également celle des pompiers venus en renfort avec le SAMU sur injonction de la Centrale, et qui en ont profité pour vous sodomiser à coup de lance à incendie… J’espère au moins que cette petite mésaventure (vingt-cinq points de suture ? ça ne vaut pas plus) vous servira de leçon et que vous saurez dorénavant maîtriser vos pulsions intempestives !

    Mais ne vous inquiétez pas cher Armand, quoi qu’inconsolable, soyez bien certain que Catherine vous regarde tendrement de là-haut, de tous ses grand yeux.

    Tambour Major

    15 octobre 2013

    La Photo du Mois : Victoire

    32 commentaires
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Octobre, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème nous est proposé par Mamysoren et il s'agit de : Victoire.

    Entre le peu de temps que j'ai eu pour me consacrer à ce thème en raison d'un emploi du temps sur-chargé, d'impérieuses obligations professionnelles qui devraient trouver un certain dénouement vendredi, et le manque total d'inspiration a priori pour ce sujet, je me suis trouvé bien en peine pour prendre une photo.

    En effet, mon dernier mois n'a été émaillé d'aucun type de victoire à proprement parler et si victoire il y a, elle n'a pas encore eu lieu. Pire, je l'attends car je suis dans l'expectative de bonnes nouvelles prochaines. Ce sujet "victoire" est assez ironique en fait.

    Ou peut-être la victoire a-t-elle lieu chaque matin : le triomphe de ce vortex temporel sans fond qui s'appelle mon lit et dont je peine d'avantage chaque matin à m'extirper, contrairement au chat, qui ronfle toute la journée sans sourciller, alors que le monde va si mal, que des migrants se noient en pleine mer, que la guerre déchire la Syrie, que l'homme dévaste chaque jour la planète à coup de centrale nucléaire qui pète et qui transforme les océans en déchetterie à ciel ouvert, et qu'il n'y a plus de café dans le placard... Mais vous croyez qu'il s'en préoccupe le chat ? Hein ? Vous croyez que ça l'émoustille un tant soit peu ? Vous croyez qu'à un moment quelconque de la journée il va se dire "Tiens, et si je sauvais le monde ?". Hé ben non, le chat il s'en fout... totalement. Haaaa elle est belle la France...

    Bon, alors, revenons à nos moutons, il me faut une photo qui illustre une victoire. Hé bien soit !



    La victoire, c'est de résister à ça, tous les matins... et de partir travailler le torse bombé pendant que Miss Feignasse squatte le canapé. Je vous laisse le soin d'interpréter et de traduire en paroles d'hommes ce que le regard hautement sibyllin de la bête signifie.

    Et pour voir de jolies victoires, allez voir les autres blogs participant à la photo du mois :
    A'icha, Agathe, Agnès, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Ann, Anne, Anne Laure T, Arwen, AurélieM, Ava, Béa, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Caro from London, Caterine, Cathy, Cécile - Une quadra, Cekoline, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christelle, Christophe, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, dreamtravelshoot, E, El Padawan, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, InGrenoble, Isa de fromSide2Side, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Joane, Josiane, Julie, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Messine, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Leviacarmina, LisaDeParis, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marie-Charlotte, Marmotte, Mathilde, MauriceMonAmour, Mes ptits plats, Meyilo, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nicky, Nora, Ori, Oscara, Photo Tuto, Pilisi, Piolo, Pixeline, Pomme d'Happy, Renepaulhenry, SecretAiko, Sephiraph, Shoesforgirls, Sinuaisons, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Parisienne, The Singapore Miminews, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, Xoliv', Zaza Retour

    27 septembre 2013

    Rien

    9 commentaires
    Pas le temps de bloguer, la tête sous l'eau, du boulot, beaucoup de boulot et des grosses échéances qui arrivent. 

    Du coup il ne se passe pas grand chose ici, ni sur mon compte twitter.

    Sinon tout va (très) bien.

    Je vous observe discrètement à travers les branches, je ne suis pas loin.

    À bientôt !

    15 septembre 2013

    La Photo du Mois : Mon lieu de vacances

    31 commentaires
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Septembre, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

     Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème nous est proposé par Ori et il s'agit de : Mon lieu de vacances de l'été 2013.

    Ce thème n'est pas si facile pour moi car je n'ai pas vraiment eu de vacances estivales cette année. L'essentiel de mon été s'est déroulé à Toulouse et fut seulement entrecoupé de week-ends plus ou moins longs, entre les Pyrénées, Bordeaux, Pomerol, Lyon, Paris, Angers et Saumur. Oui, ça fait presque le tour de la France ! 

    Alors, comme il n'en faut qu'une et une seule, j'ai choisi cette photo, une vue sur de Toulouse au soleil couchant, prise fin juillet depuis le Pont Neuf. Car c'est au final là que fut lieu de "vacances".

    A gauche, la masse de l'imposant Hôtel Dieu fait face à la Garonne tandis qu'un peu plus loin s'élève le dôme de l'hôpital de la Grave qui m'a vu naître. Sur le bord des quais, une grande roue installée tout l'été permet, moyennant quelques Euros, de prendre un peu d'altitude et d'admirer la ville vue du ciel. C'est splendide. Au centre le pont Saint Pierre dont on devine un des piliers plonger dans le fleuve, conduit vers le très animé quartier Saint Pierre où les terrasses emplies de monde, résonnent de d'une effervescence réjouissante.

    Et les autres blogueurs, où ont-ils passé leur été 2013 ?

    Agnès, A'icha, Akaieric, Akromax, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Anaïs and Spip, Angélique, Ann, Anne, Anne Laure T, Arwen, Aurélie Ménard , Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Caro from London , Caterine, Cécile - Une quadra, Cekoline, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christelle, Christophe, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, E, El Padawan, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, flechebleu, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, InGrenoble, Isa de fromSide2Side, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Josiane, Julie, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Messine, La Nantaise, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Leviacarmina, LisaDeParis, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M, magda627, Mamysoren, Marie-Charlotte, Marmotte, Mathilde, MauriceMonAmour, Mes ptits plats, Meyilo, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nicky, Nora, Ori, Oscara, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, scarolles-and-co , SecretAiko , Sephiraph, Shoesforgirls, Sinuaisons, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Parisienne, The Singapore Miminews, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Violette, Viviane, Wolverine, Woocares, Xoliv', Zaza.

    13 septembre 2013

    Comme la feuille portée par le vent

    21 commentaires
    Pas trop le temps de bloguer en ce moment, même si le clavier me démange. J'ai seulement la tête sous l'eau et suis pris à la gorge par de lourdes et contraignantes obligations professionnelles qui devraient se conclure dans quelques semaines par un heureux dénouement (croisez un peu les doigts pour moi, cela ne pourra pas me faire de mal). 

    J'ai pas mal de projets aussi, de gros et grands projets, notamment professionnels (encore) dont je reparlerai certainement, le temps pour moi de m'assurer de certaines détails techniques qui ne sont pas sans importance. 

    Des projets de vacances aussi, puisque dans deux mois je m'envole pour le Canada où je pars retrouver pour quinze jours celui pour qui mon petit cœur d'artichaut est littéralement entré en fusion. Nous nous parlons tous les jours, nous partageons énormément, tout le temps, nous nous manquons beaucoup. Il n'attend qu'une chose, que je désire aussi ardemment.

    À cette époque charnière de ma vie où je m'apprête enfin, après de très longues études, à me lancer définitivement dans le grand bain de la vie active, je m'interroge : pourquoi ne pas envisager le grand départ ? Qu'ai-je à perdre à essayer de construire ailleurs ce que je pourrais construire ici ? Et cela d'autant plus que la multitude de cailloux blancs rencontrés à mes pieds me dessine assez clairement  un joli chemin, certes escarpé, qu'il ne me reste qu'à suivre, comme la feuille portée par le vent.

    Folie, clamerons certains. 
    Et si justement, face à cette magnifique opportunité, c'était de ne rien faire qu'être fou ?


    « La question n'est pas que va-t-il se passer ? mais que feras-tu pour que cela arrive ? ».

    27 août 2013

    Une rencontre à Paris et le coming-out fait à ma mère

    53 commentaires
    Jeudi matin en me levant, j'avais conscience que le week-end qui s'annonçait serait déterminant. Pourtant, quelque intenses que fussent mes certitudes, je n'imaginais pas que l'arbre serait chargé d'autant de fleurs, promesses d'autant de fruits.

    Pour remettre les choses dans leur contexte, ce week-end était celui de la rencontre avec ce garçon avec qui je discute depuis deux ans. Nous avions décidé de profiter de sa venue en France pour concrétiser cette relation épistolaire. Aussi jeudi matin je prenais le train pour Paris, la boule au ventre comme un ado de quinze ans qui aurait eu son premier rendez-vous.

    Je ne me rappelle pas avoir jamais été aussi nerveux. À tel point que quelques minutes plus tôt j'avais failli exploser en larmes en voyant le métro tarder et l'heure pour mon train approcher dangereusement alors que je n'étais toujours pas monté à bord. Je ne pouvais pas rater ce train. Non, pas celui-là. L'idée m'en était plus qu'insupportable. Vous n'imaginez pas mon soulagement d'avoir pu monter quelques secondes avant que le chef de gare ne siffle le départ ! Ça y était, j'étais en route.

    Dans le train j'échangeais quelque mots avec un ami qui connait personnellement celui que je devais rencontrer et qui l'avait recueilli la veille à l'aéroport : "C'est vraiment un mec bien. Fonce"... Je ne remercierai jamais assez l'auteur de ces sept mots dont j'apprendrai quelques jours plus tard qu'il avait dit exactement la même chose à celui qui, de son côté, brûlait de me rencontrer.

    J'arrivais à Paris en panique, oscillant entre un sourire béat et une profonde envie de pleurer. Un truc totalement dingue. Chacun de mes pas vers ma destination renfonçait cette sensation d'euphorie mêlée de vertige.

    La rencontre elle même fut extraordinaire... J'ai passé cinq jours fabuleux avec un garçon absolument merveilleux, exactement tel que je me le représentais. La même joie de vivre, la même folie douce, le même sourire, et cette immense douceur dans laquelle je me suis laissé bercer jusqu'à l'ivresse... Un coup de foudre réciproque. Je crois que jamais je n'ai autant craqué pour un garçon.

    Lundi après-midi, la séparation devant le métro de Bréguet-Sabin fut horrible. Le voir fondre en larmes m'a totalement bouleversé. Hier soir j'avais envie de pleurer toutes les cinq minutes et je ne pensais qu'à lui.

    Sur le chemin du retour, installé dans mon Paris-Toulouse, me sont revenues en mémoire les paroles d'une chanson de Brigitte Fontaine, "Conne" : 
    Je suis malheureuse ! parce que je suis conne !
    Et parce que le monde est con !(...)

    Je suis passée à côté de l'amour, 
    l'amour 
    Quand il s'est présenté à moi 
    Avec sa Mercedes rose bonbon 
    Et sa poitrine nue et dorée
    Je l'ai laissé sur le bord de la route
    Et je suis montée dans une 2CV pourrie
    Où y'avait un chien qui puait 
    Conne !
    Et moi ? N'en avais-je pas marre de ma deuch pourrie et de ce chien qui pue ? N'était-il pas temps de monter dans la merco rose bonbon qui passe en ce moment même à côté de moi et de prendre le large ?

    Aussi, de retour à Toulouse, une évidence s'est imposée violemment à moi. Je ne pouvais plus me taire. Je ne pouvais plus mentir à mes parents en disant que j'allais simplement passer un week-end chez des amis alors que je suis allé rencontrer un garçon avec qui je discute depuis deux ans. Je ne pouvais plus leur mentir  en disant que j'allais simplement passer quinze jours à Montréal alors que j'ai prévu d'aller voir celui qui pourrait, dans un monde idéal - j'y reviendrai - devenir un jour leur gendre. Car, oui, nous avons déjà programmé de nous revoir tantôt au Canada en novembre.

    Le moment était venu, je m'en sentais la force. C'était là, prêt à sortir, cette boule dans la gorge qu'il me fallait vomir coûte que coûte, porté par ces sentiments très forts et par l'émotion intense procurée par cette rencontre.

    J'ai donc fait  mon coming-out à ma mère, pour commencer. Mon père viendra ensuite.

    Après le repas de midi, pendant qu'elle me parlait de choses dont je n'avais que faire, activité dans laquelle ma mère excelle, je l'ai interrompue un peu brutalement, et je lui ai dit. Je lui ai dit que ce week-end je n'étais pas qu'allé voir des amis, mais que j'étais surtout allé rencontrer pour la première fois quelqu'un avec qui je discute sur internet depuis deux ans.
    - Une fille ? 
    - Non. 
    - ................ un garçon ?
    - Oui. 
    - ..................mais tu es...? 
    - Oui...
    Elle a versé une petite larme, je l'ai pris dans mes bras. On a un peu parlé, elle m'a posé quelques questions. Sa réaction fut magnifique, malgré son émotion manifeste. Je lui ai parlé de celui que j'étais allé rencontrer, pour la rassurer un peu. Je lui ai dit à quel point c'était un garçon formidable. Je me suis surpris par ma facilité de lui parler de tout cela. Je ne me savais pas autant à l'aise. Cela m'a fait du bien.
    Elle m'a dit merci...

    Je suis encore un peu étourdi, mais voilà, la glace est brisée. Dorénavant, elle sait, et le reste de la famille suivra progressivement. Et je n'aurai bientôt plus peur de leur présenter quiconque. Je ne réalise pas encore ce que cela va changer concrètement dans ma vie, mais je crois que c'est une muraille gigantesque que je viens de faire sauter de mes fortifications. Il me manquait juste un bon détonateur ; il me l'a procuré.

    Un peu plus haut j'ai écrit que, dans un monde idéal, un monde dans lequel Montréal ne serait pas à 6000 kilomètres de Toulouse, ce garçon aurait pu être beaucoup plus qu'un ami. Il est vrai qu'il représente tout ce que j'aime chez un garçon, intellectuellement comme physiquement. Fidèle à mes travers habituels, je me suis beaucoup laissé emporter par mes émotions aujourd'hui et me suis laissé errer dans des projets potentiels totalement fous dont j'ai même fait part à certains amis intimes qui m'ont apporté un soutien qui n'a fait que confirmer toute l'affection que je leur porte.

    Mais, parallèlement, au fond de moi, résonnait la voix de cet ami qui m'avait comparé à une forteresse cathare et conseillé de lâcher prise. Lâcher prise, certes, sans perdre les pédales. La folie, ou la raison ? Les deux Monsieur le Président. Mais dans une juste mesure.

    Un peu plus tard dans la journée, ce beau garçon venu du grand nord et moi nous sommes appelés. Cela m'a fait du bien, comme à chaque fois. Je lui ai raconté mon coming-out. Je lui avais d'ailleurs annoncé le matin que j'allais le faire et il m'y avait encouragé.

    Nous avons longuement discuté, pendant plus d'une heure. Au fil de la conversation, armé d'une expérience de vie plus riche que la mienne, il s'est montré plus cartésien que moi, avec raison. Et je l'en remercie du fond du cœur. Contrairement à ce dont j'essayais encore de me convaincre ce matin, en l'état actuel des choses, lui et moi ne serons jamais des chums. Oui notre rencontre fut formidable, oui on s'apprécie énormément, oui on se porte une affection considérable, mais si beau soit le rêve, et malgré l'infinie tendresse que nous nous portons mutuellement, il faut être réalistes : la distance ne permet rien. Et nous en sommes tous les deux profondément désolés.

    C'est drôle car il y a quelques semaines, c'est lui qui craignait de se mettre dans de pareils états, et moi qui lui avait tenu le discours inverse. Décidément la fatigue n'aide pas à avoir les idées claires face à un déluge d'émotions. Putain, je me suis vraiment laissé porter à la dérive...

    Alors, que restera-t-il de tout cela ?

    Assurément beaucoup de choses. Des souvenirs merveilleux de Paris, une rencontre rare qui sera le point de départ d'une amitié magnifique. D'ailleurs vendredi je pars à nouveau le rejoindre pour le week-end à Angers, et nous avons déjà prévu de nous revoir en novembre, cette fois chez lui, à Montréal.

    Et par dessus tout, il restera à jamais ce pilier qui a su me bouleverser comme jamais et grâce auquel j'ai trouvé la force d'amorcer un nouveau grand pas dans ma vie, celui de mon coming-out à ma famille. Rien que pour cela, je lui dois une reconnaissance éternelle.

    Aujourd'hui, j'ai fait mon coming-out à ma mère.

    Aujourd'hui, j'ai fait mon coming-out à ma mère...


    18 août 2013

    Un peu de repos

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    Hier soir, en rentrant chez moi harassé après une nouvelle journée au bureau passé à mettre un point final à un travail urgent que je ne voulais pas faire attendre, je me suis allongé sur le lit, dans le simple appareil d'un boxer blanc. 

    Pointant aussitôt le bout de ses moustaches, le chat, de sa démarche indolente, s'en est venu ronronner sur ma poitrine. Bercé par la mélodie féline, dans l'écrin capiteux du jour tombant éparpillant ses éclats d'or à travers la fenêtre entrouverte, je me suis senti plonger sans retenue dans les eaux placides des bains de Morphée, un océan de bien-être dont la volupté m'enveloppa complètement. Je me suis endormi. Profondément.

    Voici venu le temps du repos, quelques jours de vacances. 
    Enfin...



    15 août 2013

    La photo du Mois : "Un objet"

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    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Août, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème nous est proposé par Gizeh et il s'agit de : Un objet.

    J'ai choisi un petit objet, que j'ai presque toujours avec moi et qui, lorsque je le regarde, me fait puissamment voyager. Un petit morceau d'évasion de quelques centimètres carrés.


    Il s'agit d'un morceau de papier amaté qu'une amie m'avait ramené du Mexique, quelques mois avant que je ne m'y rende moi même. 

    Le papier amaté est un papier fabriqué à partir d'écorces d'arbre. Autrefois, les Mayas et les Aztèques utilisaient ce procédé pour créer des livres. Cette technique si spécifique s'est perpétuée à travers les siècles. Il se fait en séparant l'écorce extérieure de cactus, de roseaux ou de "Maguey" (plante utilisée à la fabrication de la Tequila), de son écorce intérieure. La fibre végétale est alors mise à tremper, bouillie dans de l'eau. De l'eau de chaux ou de soude est ajoutée sur la fibre avant d'être rincée. Ces fibres sont ensuite disposées sur une surface dure, croisées en double épaisseur. Elles sont battues afin d'être homogénéisées. Est enfin enduit une couche de chaux ou d'amidon afin d'obtenir une surface lisse, propre à être peinte. 

    Celui-ci est orné d'un motif traditionnel venu des Mayas, un oiseau aux couleurs vives. Il a naturellement trouvé sa place dans mon agenda où m'offre un peu de soleil. 

     Quel objet auront choisi les autres participants à la Photo du Mois ? Il n'y a qu'un moyen de le savoir !

    Agnès, Akaieric, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Anaïs and Spip, Ann, Anne, Arwen, Aurélie Ménard , Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carnets d'images, Caro from London , Caterine, Cathy, Cekoline, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christelle, Christophe, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, E, El Padawan, Eloclemence, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Isa, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, _Hypeandcie, Isaquarel, J'adore j'adhère, Josiane, Julie, Kia909, KK-huète En Bretannie, Kob, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Messine, La Nantaise, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M.C.O, magda627, Mamysoren, Marie-Charlotte, Marmotte, Mathilde, Mes ptits plats, Meyilo, MissCarole, Monptitboudoir, Morgane Byloos Photography, Nicky, Nie, Ori, Oscara, Photo Tuto, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sephiraph, Shoesforgirls, Skipi, Solveig, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Parisienne, The Singapore Miminews, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, woocares, Xoliv', Zaza.

    9 août 2013

    La Forteresse Cathare

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    Tu t'es construit tellement de mécanismes de défense que tu es une forteresse cathare : ceux qui passent dans la plaine te voient, se disent : "Houla, surtout n'allons pas nous y risquer tellement c'est inaccessible" et passent leur chemin, de peur de l'affronter.

    Telles sont, dans leur transcription à peu près fidèle, les paroles d'un ami l'autre jour au téléphone. Une longue conversation qui a duré une heure, comme j'en ai peu eu depuis longtemps et qui, pourtant, fait tellement de bien. Pouvoir se livrer à cœur ouvert, en toute confiance, à une oreille que l'on sait attentive et compréhensive, sans crainte de jugement, voilà une chose qui m'est, en réalité, rare, et d'autant plus précieuse. 

    Oui, j'avais besoin de vider un peu mon sac, trop lourd à porter pour les reins d'un seul homme, si Tambour Major soit-il. Quelques personnes l'ont compris, et se sont manifestées en conséquence, chacune à sa manière. Ce sont des choses que je n'oublie pas...

    Car en effet, depuis quelques temps, quelques mois, cela ne va pas très fort. Les causes en sont nombreuses (oserais-je dire innombrables ?) et pour certaines parfaitement identifiées. Des soucis au boulot, un manque total de visibilité professionnelle à court terme doublée d'une certaine insatisfaction intellectuellement lignifiante, quelques soucis de santé, beaucoup de fatigue physique, un océan d'épuisement moral, un désert sentimental asphyxiant, voilà la coupe que je bois chaque jour jusqu'à la lie. Je m'emploie d'ailleurs ardemment à lui trouver une solution efficace et viable mais, jusqu'à présent, mon arsenal stratégique de fortifications, douves, meurtrières et autres ponts-levis me permettaient de préserver un semblant d'équilibre apparent. C'est d'ailleurs étonnant comme je parviens à tromper mon monde par cette sûreté granitique affichée qui cache en réalité un puits abyssal de doutes quasi-constants. Lorsque la voûte en plein cintre masque un château de cartes.... Au fond, l'attaque étant la meilleure stratégie de défense, tout cela est fort logique. 

    Quitter ma zone de confort et faire un peu de place à autre chose. Un peu d'imprévu, un peu de fantaisie, un soupçon d'insouciance, un zest de lâcher prise. Relâcher un peu la bride de tout, pour ne plus avancer en apnée. Vaste programme...

    Hier soir, en ayant particulièrement ras-la-cuve de ma journée, je m'en suis allé me promener en ville en sortant du boulot. Il faisait très bon et très beau. Cela m'a fait beaucoup de bien, je crois que je souriais un peu. Au détour d'une rue, par un hasard que seul le Destin - ou le plus grand des hasard - peut expliquer, j'ai croisé sur ma route deux charmants garçons de ma connaissance qui marchaient ensemble. Nous avons discuté un peu. J'ai eu beaucoup de plaisir à bavarder avec eux, et surtout à revoir plus longuement l'un des deux qui présente à mes yeux bien des charmes.

    Cela commence peut-être tout simplement par là...

    Quitter ma zone de confort donc, prendre les difficultés une par une avec un minimum de recul, et surtout baisser sérieusement les armes. Ce n'est pas simple. Mais ce n'est pas insurmontable. 

    Rome ne s'est pas faite en un jour. Tambour Major non plus...

    31 juillet 2013

    La vie est bizarrement faite quelques fois...

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    J'ai commencé à discuter avec ce garçon il y a environ deux ans. C'est lui qui a fait le premier pas et m'a demandé comme ami sur Facebook. Un ami d'ami que je n'ai à ce jour pas encore rencontré.

    Je l'ai tout de suite trouvé très mignon, très à mon goût. Il m'avouera plus tard que je suis également du sien et que c'était l'une des motivations de sa demande. Pourtant, ses premiers pas étaient dénués d'un quelconque enjeu immédiat, un océan nous tenant durablement à distance l'un de l'autre. Mais après tout, ce n'était pas tellement grave, internet permet de discuter sans que l'espace soit une contrainte.

    Notre rencontre dans le cybermonde eut donc lieu sans qu'elle fût animée par une quelconque arrière pensée, sans objectif de séduction, quand bien même ce garçon serait exactement dans mes canons, à tout point de vue. Sauf que, pour la raison que j'ai évoquée, il n'était pas une proie potentielle pas plus que je n'en étais une pour lui. Encore une fois la géographie rendait cette option inenvisageable. En outre, ayant déjà souffert les affres de la relation à distance, je sais que cette voie ne m'est pas une option viable. J'envie sincèrement ceux qui en sont capables. Le joli billet de Laurent m'avait à cet égard beaucoup touché...

    Ne s'offrait à nous que le seul plaisir de discuter, pour ma part avec quelqu'un d'agréable, doté d'une jolie personnalité, de cultivé ce qu'il faut, et qui sait si bien faire preuve de cet esprit un peu foufou par lequel je me laisse bien volontiers séduire.

    Aujourd'hui cela fait donc deux ans que nous échangeons, de façon plus ou moins régulière, mais avec une véritable constance.  Lorsque j'étais en Argentine, il prenait régulièrement des nouvelles. Et réciproquement je lui demandais des siennes lorsque ses publications montraient qu'il n'allait pas très bien. Au fil du temps, nos propos ont pris un peu plus de consistance. Progressivement nous sommes parvenus à une certaine forme d'intimité que je partage avec très peu de personnes. Et je sais, il sait - nous savons, que nous nous plaisons, beaucoup. Sans être amoureux de ce garçon, je lui porte néanmoins une grande tendresse.

    L'autre jour, après que nous avons papoté toute une journée entière, il écrivait cette phrase :
    "La vie est bizarrement faite quelques fois. Avec certains ça ne fonctionne pas mais ils sont à 10 minutes chez soi, et dans d'autres cas il y a des garçons charmant dont on pourrait fort probablement tomber très amoureux mais qui sont sur un autre continent..."
    Dans quelques semaines il doit venir en France pour son boulot. Nous avons prévus de nous rencontrer évidemment. Cela sera assurément un moment formidable, l'apogée de longs mois de conversations et de rires échangés par pixels interposés. Et je sais déjà qu'il me sera fort difficile de ne pas le prendre dans mes bras et le serrer tout fort contre moi. Je sais aussi que ce moment me laissera une atroce  amertume lorsque viendra l'heure des au revoir. 

    Si je ne veux pas risquer de pleurer amèrement ce garçon avec qui rien ne sera jamais possible, il me suffit de ne jamais le rencontrer et de laisser les choses dans une éternelle expectative virtuelle. Aucune chance de perdre en ne jouant pas. Ce n'est pas cette option que j'ai choisie. Je sais aussi que cette option n'est évidemment pas la sienne. Nous allons nous voir.

    Mais là n'est pas tellement la question que je voulais aborder dans ce billet, car au-delà de ce premier aspect, qui n'en est pas moins important, je retire deux observations de cette histoire. 

    La première observation est que je retombe toujours dans le même travers : je vois les gens qui se trouvent à des centaines, voire des milliers de kilomètres de chez moi alors que je suis incapable de voir ceux qui, certainement tout aussi charmants et intéressants, doivent habiter à trois rues de ma porte ou ses environs. Cette situation m'exaspère vraiment. Pourquoi ne suis-je pas foutu de voir ce que j'ai certainement sous les yeux ? Est-ce parce qu'inconsciemment la distance met à l'abri d'un éventuel engagement ? Est-ce une attitude de fuite involontaire ? Qu'en serait-il de ce garçon s'il vivait à deux rues de chez moi ? L'aurais-je seulement regardé ?

    La seconde observation, et je pourrais la faire à propos de ma toute première histoire avec un garçon, celle qui fut sans l'ombre d'un doute la plus intense à ce jour, est que j'ai besoin de temps. Oui, du temps. Du temps pour apprendre à se connaître, du temps pour laisser faire les choses, du temps pour se parler vraiment.

    Ce que je trouve beau dans cette histoire, qui pourrait prendre une toute autre tournure si la distance venait à disparaître, c'est sa désexualisation presque totale. Je dis bien "presque" totale, car le fait est que ce garçon me plait beaucoup physiquement. C'est la seule interférence qu'il y ait eu entre nous. Tout le reste s'est uniquement construit sur un quotidien plus ou moins distendu, sans enjeu particulier, sans bon point à marquer, sans effort particulier à faire pour tenter de remporter l'autre. Non, juste être nous-mêmes, dans la simplicité la plus totale. A bien y regarder, je crois que c'est vraiment important.

    En serions-nous là, à nous parler encore et à faire joyeusement les pitres si nous avions déjà couché ensemble ?

    Et c'est peut-être une triste conclusion à laquelle je parviens, sans savoir quel crédit il convient de lui donner : sûrement la prégnance du sexe et des pulsions, qui conduisent à l'instantanéité et à une certaine  forme d'immédiateté dans les relations interpersonnelles, gâchent-elles beaucoup de choses...

    La vie est bizarrement faite quelques fois...

    25 juillet 2013

    Le temps de s'échapper

    11 commentaires
    Travailler en été alors qu'il fait si bon et si beau dehors, quel gâchis !

    Lorsque tout prête à la langueur et au farniente, lorsque enfin le soleil daigne faire se dévoiler les jolis garçons aux bras nus et aux décolletés étourdissants, lorsque nos sens aiguisés nous conduisent le nez au vent vers des sentiers d'exquise perdition, aller s'enfermer au bureau est une véritable injustice.

    Heureusement il y a le week-end pour compenser...

    Le week-end, ce moment à part, bien à moi, deux jours de liberté, loin des contraintes du jeu social. Un moment de relachement total. Une bulle, que je partage le plus souvent possible avec des amis proches.

    On est jeudi après-midi. Plus qu'une grosse journée à tenir avant la prochaine libération.
    J'entends au loin la montagne qui m'appelle.
    Et le suivant est déjà planifié depuis plusieurs semaines.

    Il me tarde...

    21 juillet 2013

    Les mots

    12 commentaires
    Il y a les mots doux, les mots tendres, des mots couleur de ciel qui se murmurent à l'oreille, alanguis sur un morceau de soleil dans l'intimité d'une épaule généreuse. Des mots du matin, des mots du soir, des mots qui n'ont pas d'heure, des mot hors du temps. 

    Il y a les mots qui se devinent en silence, ceux qui s'expriment d'un regard, d'un sourire, d'une étincelle dans les yeux. Des mots qui ont la fraîcheur de l'eau au creux de la pierre, et la légèreté d'un vent dans les feuilles au printemps. 

    Il y a les mots qui blessent, qui tonnent, des mots qui tuent. Des mots qui vous transpercent et déchirent l'âme comme les chairs d'une proie terrassée par les serres mortelles d'un rapace. Des mots qui vous laissent sans vie, sans voie, à l'agonie. Des mots dont on redoute la morsure aux exhalaisons d'acier fumant.  

    Il y a les mots fades, insipides, poudrée de non-dit. Des mots qui tournent incessamment en rond en quête du sens qu'ils n'ont pas et  qu'ils ne trouveront jamais. Des mots vides d'eux-mêmes.  

    Il y a les mots de cristal qui rient à gorge déployée. Les mots de la joie, qui se partagent un verre à la main dans la moiteur d'un soir d'été. Des mots qui réchauffent le cœur et rendent les jours heureux. 

    Il y a les mots que l'on n'attend pas, des mots qui font plaisir et qui mettent du rose aux joues. Des mots lumineux et chamarrés comme le parfum des épices dans un plat de tajine aux amandes dont une main gourmande aurait subrepticement soulevé le couvercle. Des mots friandises.

    Il y a les mots du souvenirs, les mots de la mémoire, les mots qui reviennent sans qu'on les aie convoqués. Des mots souvent moelleux mais qui bercent le présent dans les couleurs du passé. Des mots qui chamboulent et qui bousculent. Des mots qu'il faut apprivoiser et dont il faut savoir se défaire sans les oublier, pour ne pas leur rester prisonnier. 

    Les mots...