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  • 4 avril 2013

    Inadapté ? (suite)

    La semaine dernière je m'étais un peu épanché sur certains doutes professionnels qui m'animent depuis un bon moment. Inadapté ? Suis-je fais pour ce à quoi je me destine ? Car en dépit de tout ce que j'y trouve de positif et de séduisant, il y a  pas mal de choses qui me dérangent et qui peu à peu prennent le dessus. Le fait est que je ne me sens pas dans mon élément, que je ne m'épanouis pas et que, contrairement à certains de mes amis, je ne m'éclate pas. Pas du tout.

    Aussi depuis plusieurs mois je m'interroge, de long en large en travers, presque tout le temps, en essayant de redonner carte blanche à mon intuition.

    Ce matin, j'ai profité d'une petite virée pour aller faire un coucou à d'anciennes collègues que j'avais eu le bonheur de côtoyer pendant presque quatre ans voici maintenant une bonne paire d'années. J'ai toujours gardé contact avec elles, même si nous nous voyons assez peu. Ce n'est pas grave, l'essentiel est ailleurs.

    Comme on ne s'était pas revus avec l'une d'elles depuis presque an et demi, elle m'a demandé ce que je devenais, ce que je faisais. A ma réponse elle m'a aussitôt demandé :  "Mais... et ça vous plait ?

    Je me suis senti super mal sur le coup. Car, la mort dans l'âme, je n'ai pas pu répondre à cette question pourtant simple :"Mais... et ça vous plait ?"  Non, je ne pouvais pas lui répondre que ce que je fais me plait. Paf, droit dans le mur... Mais d'un autre côté je me suis senti soulagé que quelqu'un d'autre, de neutre, puisse mette le doigt sur ce qui ne va pas, confirmant du même coup mon ressenti et ce malaise dont je ne parviens pas totalement à me convaincre qu'il est réel. 

    Je ne vais pas développer les termes de ce ressenti. Certains tiennent très clairement à des éléments d'ambition personnelle, à la certitude que je vaux mieux que ce que je fais actuellement ; que, non, je ne me suis pas enfilé des années de thèse pour me retrouver là, même si mon sors n'est pas des moins enviables.

    D'autres éléments relèvent de la stricte irrationalité. Un puissant ressenti de n'être pas vraiment fait pour ce que je fais. Comme je l'ai écrit au début de ce billet, cet inextricable mêli-mélo de doutes m'accompagne depuis plus d'un an et je tente depuis lors de me convaincre, une fois encore, que tout va bien. Et en général je me prends des retours de manivelle prodigieux.   

    Voyant mon malaise à peine dissimulé derrière une grossière tentative de justification, dont la gaucherie ne lui aura pas échappée, elle me suggéra spontanément une autre possibilité à laquelle j'avais pourtant autrefois pensé, avant de l'oublier sur le bord du chemin. Hé oui, c'est tellement évident... Voilà qui me correspondrait mieux, à tous les points de vue. C'était d'ailleurs ce qui avait motivé mes études de droit au tout début. Alors pourquoi pas ? Il n'est pas trop tard pour changer.

    Je ne m'en étais pas rendu compte, mais ce questionnement s'inscrit dans la stricte direction de l'une des trois questions que je posais dans mon billet du premier janvier dernier
     « La question n'est pas que va-t-il se passer ? mais que feras-tu pour que cela arrive ? »
    Alors j'ai réfléchi à la question toute la journée et je crois que ma décision est prise. Ce n'est pas gagné d'avance car c'est un nouveau parcours du combattant qui s'annonce et dont le résultat n'est pas assuré. Mais je n'ai rien à perdre. Rien du tout. Alors pourquoi pas au fond ?

    C'est drôle, mais très souvent lorsque je suis en situation de doute, de questionnement, survient un événement ou une personne qui, plus ou moins consciemment, me donne des clés pour avancer et résoudre cette énigme personnelle. Comme un fait exprès.

    Je vous ai déjà dit que je ne croyais pas aux hasards ?  

    10 commentaires:

    1. Il n'y a pas de hasard...
      Fonce, il y aura toujours du bon à tirer de l'expérience, je sais de quoi je parle, tu as vu ou je suis ;-)

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      1. C'est pas très rationnel mais pour certaines choses je doute qu'il existe totalement.

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    2. Il y a toujours un phare dans la brume, et ce n'est pas un hasard... C'est fou ce qu'un regard extérieur peut être salvateur parfois.

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      1. Oui, c'est important. On se construit grâce à cela aussi.

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    3. Je m'étonne toujours aussi comme certaines personnes peuvent savoir tellement mieux que soi-même ce qu'on veut vraiment.

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      1. Parce qu'elles ne se heurtent pas au déni qui nous bloque je suppose.

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    4. C'est bien d'avoir des personnes capables d'envoyer ce genre de signaux et c'est encore mieux d'être capable de les percevoir.

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    5. Et c'est quoi cette autre possibilité ? Oui, je sais, je suis curieux...

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    6. Il arrive souvent que, comme ça, la vie nous tende un miroir qui nous permet de mieux nous voir... pour autant qu'on accepte de regarder! Bon courage! Le chemin risque d'être long et semé d'embûches.

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    7. oui... vu le temps (par jour) passé au boulot et le temps (en années) sur la vie, il est important (nécessaire..) d'y être bien (ou le moins mal possible...). j'espère que cela t'arrivera !

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