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  • 9 juillet 2013

    Man of Steel

    Man of Steel 
    Réalisé par Zack Snyder

    Genre : Action, Françoise Dolto, Bricolage, Métallurgie lourde.

    Durée : Long (environ)

    Synopsis :  Alors que la planète Krypton part en cacahuète à cause d'un dénoyautage un peu trop brutal, Jor-El décide de sauver son fil Kal-El en l'expédiant sur Terre où il devrait couler des jours heureux à Lacanau en vendant des chouchous sur la plage. Malheureusement le pauvre petit  Kal-El atterrit au beau milieu d'un champ de maïs transgénique paumé en plein Kansas.

    Rebaptisé Clark par un couple de fermiers fans de tornades dévastatrices, il devient la risée des ados du coin qui lui passent régulièrement la bite au cirage. Mais Clark a deux passions secrètes : lire Platon dans le texte et sauver le monde.

    Pendant ce temps, resurgis des entrailles de l'infini intersidéral, des Kryptoniens ont décidé de refaire la déco locale un peu plus à leur goût...

    Extraits :
    - Où vais-je, où-cours-je, dans quel état j'erre ?
    (Boum) (Crash) 
    - Oh c'est quoi ce machin ?
    (Badaboumcrash !)
    - Beaucoup en toi de colère il y a...
    - Papa, c'est toi ?
    (Boïng  boïng boïng...)
    (Brombrombrombrom)
    - Courrez courrez !
    - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
    - Hey, mes carreaux !
    - Sauver le monde tu dois...
    (Badaboumcrash)
    (Pif paf pif paf pif paf pif paf)
    - Hoooo qu'il est bôôôô...

    L'avis de la rédaction : Modération, contrôle et sens de la mesure sont sans nul doute les maîtres mots de ce blockbuster tout en retenue. Doté d'une austérité quasi-cistercienne, Man of Steel a su faire preuve d'une salutaire économie de moyens proche de l’aridité, digne du dernier Thema sur la mucoviscidose en milieu carcéral Moldave. On regrettera peut-être la subtilité trop aboutie des effets spéciaux, si discrets à l'écran, dans cette ode néo-créationniste de la plus haute inspiration.

    Les plus attentifs auront remarqué, entre deux scènes de démolition dont l'épure n'a d'égal que la subtilité, ces quelques poils dépassant agréablement du poitrail de notre super-héro, preuve que Clark, en homme de goût, ne s'épile pas. On ne peut que saluer cet hommage à peine voilé au Manifeste du Poil dont on mesure aujourd'hui la singulière portée prophétique...

    Après avoir questionné l'Être et l'Avoir dans leur dimension œdipienne, le film se termine par 45 très utiles minutes - au cours desquelles les scénaristes font preuve d'un niveau de virtuosité scénaristique rarement atteint depuis 2012 - et dont la haute ressource philosophique, véritable allégorie moderne de la folie humaine dans ce qu'elle a de plus narcissique, est à rechercher pour partie au moins, au cœur des plus sombres pages de Kierkegaard :
    « Chacun restera dans le souvenir, mais chacun fut grand selon son espérance. L'un fut grand dans l'espérance du possible ; un autre dans l'espérance de l'éternité ; mais celui qui espéra l'impossible fut de tous le plus grand »
    [Crainte et tremblement: Lyrique dialectique - 1900] 

    En guise de conclusion : Nous céderons la parole à Picasso qui, quoique n'ayant pas pu voir le film, l'a néanmoins parfaitement résumé : « Un tableau était une somme d'additions. Chez moi, un tableau est une somme de destructions » (Pablo Picasso à son pédicure).

    Note finale : Truelle de bronze.


    23 commentaires:

    1. Ptdr en voilà un résumé über original : j'adore ^_^

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    2. Bien qu'étant une assidue auditrice du "masque et la plume" sur FI,je suis extremement séduite par cette critique drolistico-comique!
      J'envisage même très sérieusement de gouter à" l'austérité quasi-cictercienne" de ce film....
      (Je passe,sur l'hilarant manifeste du poil,auquel,par la même,j'ai totalement adhéré.)
      Merci pour cet éclairage cinematographique...Je ne manquerai pas d'attendre le prochain....!

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      1. Je suis aussi un auditeur (mais pas trop assidu) du Masque et la Plume, et gros auditeur de F.I. (depuis 25 ans je crois). Bon, on va pas mettre LMELP au même niveau que ce billet, qui est surtout prétexte à raconter n'importe quoi ^^

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      2. N'importe quoi,certes,mais avec un esprit fin et critique!^^

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    3. Quelle merde, mais QUELLE MERDE ce film !!! :)

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      1. Tu plaisantes ? C'est un chef d'oeuvre néo-cistércien ! :D

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    4. Hahahahaha, splendide massacre à la truelle ! J'aurais pas été si loin sur le coup, hein. Même si j'ai dormi entre deux crasboumcrack.

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      1. Quoi, tu trouves que j'ai un peu exagéré ? Où ça ? :D

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    5. Olalala ! J'en ai ri dans mes chocapics... Tu devrais écrire de la critique ciné plus souvent (ou remplacer les critiques de Telerama, je ne sais pas...)

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      1. Tous les films ne sont pas assez mauvais pour me donner envie d'écrire de telles bêtises. Heureusement !

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    6. Cette enclume me rappelle ma jeunesse, où j'en vendais dans un parapluie à la sauvette dans le métro. La difficulté était de courir avec quand les flics arrivaient...

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      1. Il m'arrivait d'en acheter auprès d'un marchand de pluie qui passait sur sa péniche. Ma mère nous en faisait des tartes. Le plus long était de les éplucher.

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    7. Oh! Voilà une critique d'une telle tenue que j'en aurais presque envie d'aller voir le film.

      Euh... faut pas?

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      1. Ma foi, ça peut convenir un soir de semaine pour achever de se lobotomiser après une rude journée. Ca m'a fait le même effet que regarder un access prime time sur TF1. MAis tu as le droit d'aimer aussi...

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    8. Très bonne analyse du film.
      On peut compléter par celle là : http://odieuxconnard.wordpress.com/2013/07/04/man-of-style/

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      1. Super Spoiler (via Odieux Connard) raconte. Tambour Major analyse. Fine différence, le point commun étant qu'on se poile comme des bêtes en lisant les deux.

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      2. @ Anonyme : Faut-il encore présenter Odieux Connard ? Et puis, il y en a d'autres dans ma blogroll qui ont chronique le film avec talent.

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    9. Contre toute attente, cette description m'a donné envie d'aller voir le film (la place était offerte par le ciné). Je n'ai pas passé un mauvais moment (il y a des film moins longs qui durent beaucoup plus), mais c'est globalement assez bien résumé ! :-)

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      1. Il y a de mauvais films qui restent plaisants à voir. Man of Steel en fait partie.

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    10. Après les sourires du soir, le fou rire en guise d'apéro (un peu avant midi heure de Paris)

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    11. La vue du poitrail poilu de ce superman à la gueule sexuellement barbu, a anesthésié mon cerveau durant la suite de ce film, que je qualifierai donc de chef d'oeuvre.
      Mon slip est d'accord avec moi.

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    12. Kansas ? Tornades ? Maïs ?
      Non mais tu t'es trompé de salle, là ! Tu es entré dans celle qui projetait une rediffusion Haute Définition du "Magicien d'Oz", en fait ! ;)

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