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  • 1 juillet 2013

    Que feras-tu pour que cela arrive ?

    Assurément ce week-end fut un excellent week-end. Frais, vif, jovial, gouleyant à souhait,  Un grand cru même pourrais-je dire pour filer une métaphore oenologique. J'avais en effet le plaisir de retrouver deux amis de l'université et leurs trois enfants en leur nouvelle demeure bordelaise, au beau milieu du vignoble le plus prestigieux du monde, quelque part entre Pomerol, Petrus et Cheval Blanc...

    Nous avions programmé ce rendez-vous depuis trois mois, à l'occasion d'un précédent dimanche déjà passé au cœur d'un autre vignoble en terres Cathares. Car depuis leur installation là-bas, la distance ne nous permet plus de nous voir autant qu'avant. Ainsi vont les choses. Nous avons donc mis à profit le peu de temps dont nous disposions pour nous raconter nos vies, rigoler, boire de bons vins et refaire le monde à l'ombre d'un grand chêne, dans le calme de la campagne où mûrissent les prochaines vendanges.

    Eux et moi sommes très proches. Ils connaissent tout de ma vie, et je connais beaucoup de la leur. Des gens simples dans leur façon d'être, droits dans leurs bottes. Nous nous sommes connus à la fac, avons un parcours universitaire similaire, avons connu les mêmes déboires, les mêmes désillusions... Nous nous questionnons souvent sur le sens de la vie, le sens des choses. Non pas que nous soyons des inquiets de l'existence, mais que nous cherchions notre place dans ce monde. Eux commencent à trouver leurs repères et leur équilibre. Leurs hésitations passées nourrissent la mienne et l'enrichissent d'un regard avisé. Ils m'apaisent.

    Et le calme absolu de ces deux jours fut éminemment propice à la conversation, à la réflexion, aux échanges, et à une certaine prise de conscience : celle que les décisions prises sont les bonnes, que mes choix ne sont plus guidés par le hasard mais par une conscientisation précise et mature, et que la voie dans laquelle je compte marcher est celle qui me convient.

    Mon billet de premier l'an était à cet égard le point de départ d'une longue et profonde remise en question personnelle. Sûrement l'une des plus profondes que j'aie jamais osé entreprendre. Ce billet se concluait par trois citations, lues quelques jours plus tôt sur une affiche. 

    Les deux premières de ces trois phrases consistaient en des affirmations ayant pour thème le bonheur :  

    « être plus heureux c'est être plus libre »
    et :
     « Être vivants ou plutôt être capables de joie. La joie requiert plus de courage que la peine. »

    Venait ensuite ce que je crois être la clé de cette construction purement inconsciente - mais certainement pas fortuite : une question. Je ne m'étais pas rendu compte à l'époque de sa portée et de l'impact qu'elle aurait sur moi, puisque sept mois plus tard elle est encore au centre de mes pensées. Je crois même en faire ma devise :

     « La question n'est pas que va-t-il se passer ? Mais que feras-tu pour que cela arrive ? »

    Que feras-tu pour que cela arrive ? 
    Elle me hante cette terrible question. Car, quoique simple dans sa formulation, elle est multiple dans la réponse qui la sous-tend : Que feras-tu pour ce que cela arrive implique primordialement un objectif à atteindre, et ensuite les moyens à mettre en oeuvre pour l'atteindre. Le quoi, et le comment. 

    Cependant, appliquée à la recherche du bonheur, cette question est encore plus terrible car elle suppose alors de résoudre une troisième question : qu'est-ce qui te rendrait heureux ? Ou, du moins, de quelle manière pourrais-tu être satisfait de ta vie ? Que pourrais-tu changer pour être en harmonie avec toi-même. On touche à l'existentiel.

    Que feras-tu pour que cela arrive ?
    Depuis maintenant sept mois je me pose la question chaque jour.

    Que feras-tu pour que cela arrive ?
    Aujourd'hui, je sais...

    La joie requiert plus de courage que la peine




    ***
    Edit du 2 juillet : 
    Que feras-tu pour que cela arrive ?, mais surtout : Te donneras tu les moyens d'essayer...?
    Merci à un lecteur fidèle pour ses judicieuses remarques.


    10 commentaires:

    1. Pour paraphraser un très bon ami toulousain qui m'a écrit ce même commentaire il y a peu : fonce ! Fonce et ne regrette rien !

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    2. Le bonheur ne se prépare pas il se vit! Alors laisse toi vivre...ok je sais je suis mal placé pour parlé..ou non en faite je sais combien le cogitus gache le plaisir alors comme le dit le sexy Glimpse...fonce!

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    3. rien de tel qu'un bon we dans un endroit idoine pour se poser les bonnes questions, mais crois en ma vieille expérience, il ne faut pas se poser trop de questions, ça n'aide pas vraiment à avancer ! on peut aussi réfléchir en allant de l'avant

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    4. Il vaut mieux avoir des regrets que des remords, alors cours, cours Tambour !

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    5. Pour la peine, je me permets de partager ta joie

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    6. @ Glimpse : Tu as de bons amis :) Foncer, oui. Surtout quand l'objectif à atteindre est une marche plus haute que la précédente.

      @ Miimario : Me laisser vivre, je ne demande que ça (grosse feignasse AAAA+ inside). En ce qui me concerne, c'est le cogitus provoqué par l'insatisfaction de ma situation actuelle qui me gâche un peu le plaisir. Alors...

      @ BOUTFIL : Se poser des questions est une chose. Agir et réagir en fonction en est une autre. Après les lamentations, place à l'action !

      @ Fred : Piano sano. C'est une course de fond qui m'attend.

      @ François : Merci François.

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    7. Tu réponds à Fred : "une course de fond qui t'attend".
      Certes ! Mais si tu es capable de faire un travail sur toi-même, tu seras capable, j'en suis sûr, de faire cette course de fond et de franchir la ligne d'arrivée.
      Bon courage pour ce que tu entreprendras ;)

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    8. Moi je l'ai vu (et je le lis encore) dans ta manière de parler des choses, que c'est le fond qu'il te faut. Mon humble sensation, hein, mais voilà...

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    9. Peut on avancer sans se poser de questions ? Peut on se poser des questions si l'on avance pas ? Et si le bonheur c'était simplement de trouver des réponses simples à nos questions si complexes ?

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    10. Un garçon blond m'a un jour tambouriné aux oreilles que j'étais une chrysalide qui n'osait pas se transformer en papillon et qui se posait trop de questions. J'ai fait pas mal de choses pour que ça arrive... Et ça arrive !
      Bon les conseilleurs ne sont pas les payeurs...

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