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  • 14 avril 2014

    Le jour où j'ai rencontré mes beaux parents

    10 commentaires
    Que dire de plus que ce titre ? Je tourne et retourne la question dans tous les sens depuis l'autre jour sans y trouver de réponse adéquate. Tout est là : j'ai rencontré mes beaux-parents

    Peu importent les circonstances, je dirai simplement que tout s'est bien passé. Et même très bien, ayant été gratifié d'une poignée de main et d'un rare sourire de beau-papa, réputé pour son caractère naturellement bougon, particulièrement exacerbé jusqu'à l'inhospitalité en présence d'étrangers. 

    Curieusement, la perspective de faire connaissance avec la famille de mon chéri ne m'a causé aucune angoisse particulière. Lui était bien plus plus stressé que moi dans cette histoire, ce qui est un peu normal eu égard à notre tempérament respectif. J'étais au contraire profondément serein. 

    Aujourd'hui pourtant une sensation bizarre m'envahit lorsque j'y pense : c'est la première fois que je suis amené assez loin dans une relation pour connaître ma belle-famille. Oui, la première fois. Cela pourra paraître ridicule à beaucoup, car au fond quoi de plus commun ? Mais d'un autre côté, quoi de moins anodin que de présenter la personne que l'on aime à ses parents ? Mutatis mutandis je sais que je serai probablement mort de trouille le jour où ce sera à mon tour de le présenter à eux.

    Pour étrange qu'elle soit, cette sensation n'est pas désagréable, que l'on ne s'y méprenne pas. Elle me cause néanmoins un léger vertige, le genre de vertige que l'on peut éprouver lorsque, randonnant en montagne depuis quelques heures, une trouée dans les arbres permet d'apercevoir la plaine, offrant au marcheur un coup d'oeil spectaculaire sur la vallée et que s'échappe un "Wow !". Ce "Wow !" qui tout à la fois marque la beauté du paysage et témoigne de la considération du chemin parcouru depuis le départ, au pied du sentier.

    Wow,
    J'ai rencontré mes beaux-parents...

    3 avril 2014

    Plus c'est gros...

    12 commentaires
    ... mieux ça passe.

    Après avoir subi un hiver particulièrement rude de l'aveu même des Québécois les plus endurcis - nous avons encore eu une tempête de neige dimanche dernier ! - voici que commencent à poindre les premiers jours d'un véritable printemps. Enfin !

    Vous pensez bien que face à un tel spectacle, ce n'est pas maintenant que j'irai travailler dans l'une des zones les plus hostiles, climatiquement parlant, de la planète. Non, vraiment, je vous assure, le froid pôlaire à congeler un orignal sur place les trois-quart de l'année, ce n'est pas pour moi.


    Franchement, si joli que puisse être le Vanuantu, je ne me vois pas vraiment affronter de la neige jusqu'au mois de juin et une température moyenne de +15°C en été. Moi qui vient d'une région où le soleil est roi.

    Et puis, Iqualut, dont le nom signifie « les poissons » en inuktitut, ça aurait pourtant dû vous mettre sur la piste...


    Seriously...

    Oui, voici poindre le joli printemps. Pouvoir sortir sans cass' de pwoêl (comprenez : chapeau en fourrure), ni gants ni écharpe est un luxe dont je savoure la volupté. Partout la glace hivernale fond goutte à goutte au soleil. Les rues bruissent du chant cristalin de mille filets argentés qui s'écoulent en fins ruisseaux serpentant entre les autos.

    Même les écureuils sont sortis de leur cachette et commencent à galoper jovialement d'arbre en arbre, utilisant les câbles électriques pour enjamber les routes. Je ne me lasse pas de les observer ces petite bêbêtes.


    Vivement que les arbres se couvrent enfin de bourgeons et de fleurs qui, paraît-il, rendent la ville de Montréal si agréable à la belle saison.


    Oui, vivement !