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  • 7 août 2014

    Pouding aux bleuets

    Aujourd'hui je vous propose une recette toute simple que j'ai live-twittée hier après midi (ou soir, selon le décalage horaire) et qui a suscité un certain intérêt. Quelques gourmands m'en ont demandé la recette. Voici donc la recette du pouding aux bleuets.

    Le bleuet, c'est un peu l'équivalent de la myrtille, en plus gros (de la taille d'un pois-chiche) et en mois savoureux que la myrtille sauvage. Le Québec en est un assez gros producteur, d'où une certaine fierté à mettre en valeur cette baie estivale.

    Ne soyez pas effrayés par le nom de pouding qui peut évoquer certaines préparations culinaires de nos amis d'outre-Manche. C'est bien normal, le Canada vit à l'ombre du drapeau de sa Grâcieuse Majesté. Pouding désigne simplement un genre de gâteau renversé. Ni plus, ni moins.

    Pouding aux bleuets

    Ingrédients :

    Pour les fruits :
    • 1/4 de tasse de beurre fondu
    • 1/2 tasse de sucre brun
    • 2 tasses de bleuets (frais ou congelés)
    • 1 c. à soupe de jus de citron
    Pour la pâte :
    • 1/2 tasse de beurre
    • 3/4 de tasse de sucre granulé (du sucre en poudre classique)
    • 1 œuf
    • 1 c. à thé de vanille
    • 1 1/3 tasses de farine tout usage
    • 2 c. à thé de poudre à pâte (comprenez : 1 sachet de levure chimique)
    • 1/4 de c. à thé de sel (une pincée quoi...)
    • 1 c. à thé de cannelle (facultatif, mais très bon avec !)
    • 3/4 de tasse de lait.
    Vous noterez immédiatement les quantités indiquées en tasse, 1/2 tasse, cuillère à thé et autre contenant fantaisiste. Hé oui : ici c'est comme cela ! Le Canada, et le Québec avec lui, fait partie du Commonwealth. Même si le système métrique a valeur officielle, dans les chaumières ce sont encore les unités anglaises qui sont de rigueur. Certaines habitudes ont la vie très dure. Une balance graduée ? Connais pas ! Ici on ne mesure pas des masses, mais des volumes. Inutile de vous dire que mesurer exactement 1/2 tasse de beurre avant de l'avoir fait fondre, fait partie des grands moments de bonheur de cette recette... 

    D'ailleurs ne vous y trompez pas : une tasse c'est UNE tasse, c'est à dire 8 onces ou 226.79 grammes. C'est extrêmement précis. Ne cherchez pas à jouer sur les mots, comme certains rigolos l'ont pu faire, en affirmant que "tout dépend de la taille de la tasse". Vous seriez immédiatement excommunié puis traîné dans les bois attaché derrière un gnou jusqu'à ce que mort s'en suive.
    Toutefois, vous pouvez retenir cette astuce :

    "1 tasse = 225 grammes"

    Cela vous évitera d'avoir envie de vous ouvrir les veines avec une cuillère en bois.

    Heureusement, toute bonne ménagère Canadienne possède ces ustensiles indispensables que sont des mesures en tasse, 3/4 de tasse, 1/2 tasse et 1/4 de tasse ; il en existe aussi pour subdiviser la cuillerée en toute sous-partie accessible à l'imagination d'un anglais normalement constitué. Sans elles, point de salut !

    De même, avoir à mesurer 1/3 de tasse avec des outils qui fonctionnent par multiples de 2 procure des élans de joie frôlant l'indicible. Pour ma part, je suis parti du principe que 1/3 c'est un grand 1/4...  À la guerre comme  à la guerre.

    Autre paramètre à prendre en compte (mais que je n'ai pas pris en compte vu que je l'ignorais) : le bleuet sauvage est bien plus petit que le bleuet de culture. Ca doit changer pas mal de choses, ne serait-ce qu'au niveau de l'épaisseur de la couche de fruits et du jus produit pendant la cuisson.

    Trève de prolégomènes, enfilez votre tablier, chaussez votre plus belle charlotte et passons aux choses sérieuses.

    Préparation :

    1/ Dans un moule carré de 9 pouces (22cm) mélanger le beurre fondu et le sucre brun. Répartir uniformément dans le fond. Étendre les bleuets uniformément sur le dessus. Arroser de jus de citron.
    Faute de moule carré, j'ai utilisé un moule rond à fond amovible de 24 cm de diamètre. 
    Personnellement, j'ai mis 3 fois plus de bleuets que la recette car, ainsi que je l'indiquais, dans un gâteau aux bleuets, ce qui est bon, ce sont les bleuets, justement ! Attention, tripler la quantité de fruits veut dire un gâteau plus juteux. Le démoulage, et surtout le retournage, n'en sera que plus acrobatique...
    J'avais aussi rapé un peu de l'écorce du citron utilisé, pour parfumer.
    Autre remarque : si vous voulez conserver la saveur québecoise de votre gâteau, pensez à augmenter la quantité de beurre et sucre destinée aux fruits selon les mêmes proportions. Sachez toutefois qu'un palais français s'accommodera fort bien des quantités de sucre inscrites dans la recette... (pensez à prendre rendez-vous chez votre dentiste si vous optez pour le style traditionnel québécois).

    2/ Dans un bol, battre le beurre puis ajouter graduellement le sucre. Bien mélanger. Ajouter ensuite l'œuf et la vanille. Bien battre.

    3/ Tamiser la farine, la poudre à pâte, le sel et la cannelle ensemble. Ajouter les ingrédients secs en alternant avec le lait au mélange crémeux.
    Franchement, les deux étapes précédentes avec cette histoire d'alterner les ingrédients secs et crémeux, c'est du foutage de gueule... Ne vous prenez pas la tête : dissolvez autant que possible le sucre dans le beurre fondu, ou encore blanchissez l'œuf avec le sucre, ou mieux encore : mettez tout dans la cuve de votre pétrin et malaxez jusqu'à obtenir une pâte bien lisse. Kôliss, on va pas vous apprendre à faire une pâte à gâteau tout de même !


    J'ai aussi ajouté une pointe de rhum et de zeste de citron dans la pâte, n'ayant pas de vanille sous la main. J'avais en revanche de la cannelle et j'en ai mis. Et c'était très bon.
    4/ Étendre uniformément la pâte ainsi obtenue sur la couche de bleuets.



    5/ Cuire à four th. 350°F (180°C) pendant 45 à 50 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent inséré au centre en ressorte sec et propre.
    Même en ayant mis 3 fois plus de fruits que nécessaire, je m'en suis tenu au temps de cuisson indiqué. Le résultat était parfait, sauf la compotée de fruits un poil fluide dans le fond, ce qui a rendu le retournage assez délicat. 

    6/ Laissez refroidir 10 minutes dans le moule avant de démouler sur une grande assiette plate.
    Pour la phase de démoulage, pensez à la question de la quantité de fruits et du jus que cela va produire (je vous en ai parlé plus haut). Et surtout, gardez en tête que les indigènes utilisaient le jus de bleuet comme teinture à vêtements... Cela vous évitera de flinguer votre dernier Kooples à 900 Euros.
    7/ Dévorez encore tiède, c'est délicieux !


    18 commentaires:

    1. Nonon ! Les bleuets sont aussi bons, même meilleurs en fruits frais que les myrtilles européennes.

      http://boutique.petitsfruits.com/12-type-corymbosum

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      1. Pour le moment je n'ai goûté que des bleuets cultivés (probablement de variété géante ou en corymbes). Les bleuets sauvages, plus petits, sont probablement plus savoureux. Je vais aller enquêter du côté du marché Jean-Talon...

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    2. Je ne sais pas si j'aurais assez de tasses et de soucoupes pour faire cette recette à l'européenne mais elle semble tout à fait succulente. Promis, je mets un grand tablier avant de démouler.

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      1. Une fois faites les conversions avec une calculatrice (ou une simple feuille de papier) les plus dur est derrière toi ;)

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    3. Merci, Maître Queux !! (t'imagine pas que j'allais passer à côté, quand même ;-))
      J'imagine que cette recette peut aussi fonctionner avec d'autres fruits rouges (je pense à d'éventuelles cueillettes savoyardes fin août, miam...) mais je vais peut être la noter en convertissant tout ça d'emblée en unités bien de chez nous ;-)

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      1. Chère lectrice,

        Je reconnais bien là une fieffée gourmande dont la réputation n'est plus à faire. La recette donnée fonctionne très probablement avec d'autres fruits que les bleuets. Libre à vous d'adapter selon vos goûts et de laisser libre cours à votre inspiration.

        Attention toutefois, je doute que la pastèque ou le melon de Cavaillon, même s'ils sont aussi ronds que des bleuets, soient des choix judicieux...

        Bonnes conversions et bonnes vacances !

        Votre Tambour,
        plus Major que jamais.

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    4. ah oui c'est de la myrtille de compèt' le bleuet !

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      1. Bon, je me fais (gentiment) taper sur les doigts un peu partout pour avoir dit que le bleuet c'était de la myrtille... Rhâlalala, dur dur la diplomatie !
        Alors, je vais faire un genre de mea culpa : non, le bleuet n'est pas de la myrtille, même si cela y ressemble fortement.
        Les bleuets que je trouve dans les commerces de mon quartier sont tous énormes. C'est la variété qui veut ça. Les bleuets sauvages devraient, normalement, être bien plus petits et plus savoureux. Mais encore faut-il en trouver !

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    5. Si la compotée de fruits est trop liquide,une pincée (/4 de c. à thé) d'agar-agar,devrait rendre le démoulage plus facile.

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      1. De l'agar-agar dans une recette traditionnelle québécoise ? Tiens-tu réellement à être excommunié puis traîné dans les bois attaché derrière un gnou jusqu'à ce que mort s'en suive ?

        En fait, le bleuet ne rend pas autant d'eau que ce que je pouvais redouter. Ca ne détrempe pas. C'est juste fluide (comme de la confiture) lorsque c'est encore très chaud. Et en refroidissant la consistance est parfaite.

        Le conseil serait donc d'attendre que le gâteau ait franchi le palier des 50°C pour le démouler. Il ne devrait plus y avoir de risque majeur.

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    6. Et un peu de sirop d'érable par dessus ? ;-)

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      1. Reprends donc une part de tarte au lieu d'écrire des bêtises :D

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    7. Le bleuet, j'adore cette dénomination ! Et le fruit que cela désigne, c'est exactement celui que j'ai mangé dernièrement en Roumanie : plus gros qu'une myrtille, la peau plus épaisse... et j'ai trouvé, un peu moins bon que la myrtille (moins sucré et moins acide à la fois ? Bon après les dernières myrtilles mangées datent de mon adolescence et venaient des buissons sauvages sur les pentes alpines...), mais de ce fait je l'imagine très bien en gâteau !!! Voilà : j'aurais du ramener des bleuets (et teindre donc tout mon sac ;-) ). Merci pour cette recette !

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    8. Moi aussi, mes derniers souvenirs de myrtille, ce sont les tartes que faisait ma grand-mère en Savoie. Elle les cueillait elle-même en allant se promener sur le flancs du Mont Blanc. Des saveurs d'enfance. J'y passais deux semaines presque tous les étés.
      La recette est vraiment bonne, j'en ai encore repris un morceau il y a à peine 10 minutes :)

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    9. Juste pour clarifier: Bleuets, myrtilles et même les atocas ou canneberges sont des espèces différentes mais du même genre botanique. Généralement on a au Québec deux espèces différentes les gros qui sont cultivés et les sauvages qu'on récolte au Saguenay et en Abitibi. Les sauvages sont plus petits et bien meilleurs !

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