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  • 6 décembre 2014

    Night Call

    Night Call

    Réalisé par : Dan Gilroy

    Avec : Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed.

    Genre : Grands reportages, Allégorie cognitive néo-zarathoustrienne, Loft Story.

    Synopsis : Caméra au poing, Lou pourfend la nuit à bord de sa vieille caisse pourrie à la recherche du scoop qui fera la une du lendemain. Ça tombe bien : la radio de la police annonce qu'on vient de retrouver Blanche-Neige égorgée par Bambi... 

    Du sang, de la chair, des viscères fraîches, voilà qui devrait rebooster la cote d'audience de Tv-Bisounours en perte de vitesse. Et puis, Bambi, ça parle aux chtites n'enfants autant qu'aux chasseurs. C'est good pour l'audimat ça. Quoi c'est pas de l'info ? Et mon cul c'est du trèfle à lapin ? Au diable la morale, il faut bien gagner sa croûte et fabriquer du temps de cerveau disponible. 

    Gonflé à bloc par ses premiers succès, Lou apprend vite. Très vite. Un peu trop peut-être... 
    Allez,  shoot coco, shoot !

    Extraits :
    (Vroum vroum)
    (Bang bang bang !)
    - Shoot coco, shoot !
    - Money, money, money, Must be funny In the rich man's world...
    (Vroum vroum vroum)
    - Shoot coco, shoot !
    - Embrassez moi Barbara...
    - Hooo c'est beau tout ce sang !
    (Vroum vroum vroum)
    - Shoot coco, shoot !
    (Badaboum crash !)
    -Tu quoque ?
    - Écoute les orgues, elles jouent pour toi...
    - Shoot coco, shoot !

    L'avis de la rédaction : Abordant des questions aussi fondamentales que loi de l'audimat contre éthique et déontologie, dérives de l'information et du story-telling, soif de réussite et d'ascension sociale, dans une subtile perspective nietzschéenne que n'aurait pas renié Deleuze, Night Call confronte le spectateur à ses propres limites, face au sensationalisme le plus extrême. 


    Terriblement efficace, divertissant, servi par un Jake Gyllenhaal tout aussi fascinant que malsain, Night Call est surtout une ode au cynisme télévisuel le plus trivial. D'aucun y verront une forme d'hommage à peine voilé à la mystification sur laquelle le nihilisme fonde son pouvoir, dans la droite filiation d'un Lucrèce ou d'un Spinoza, grands amateurs de caméras cachées à leurs heures.

    Grisant !

    En conclusion : "L'homme a besoin de ce qu'il y a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il y a de meilleur" faisait dire Nietzche à Zarathoustra. Qu'il soit, en la matière, permis de douter de la dernière partie de pareille affirmation. Mais ne suffisait-il pas tout simplement de regarder TF1 ou NRJ12 pour déjà le savoir ?

    Note finale : Prix Étienne Mougeotte d'argent.

    2 commentaires:

    1. D'habitude j'aime bien Jake Gyllenhaal, 
      Ainsi parlais je ! ;-)

      RépondreSupprimer
    2. J'en suis sortie terriffio-fascinée. J'ai même cru que j'en ferais des cauchemars dans lesquels le susdit Jake aurait été un lémurien halluciné sous acide avec des yeux bien trop grands pour lui. Il est affreusement bon là-dedans.

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