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  • 29 décembre 2014

    Un peu de soleil

    11 commentaires
    Un peu de soleil sur le parquet
    Trois rayons de lumière qui jouent sur la couverture
    Un peu de douceur
    Dans cet entre-deux
    Accalmie de lendemain de fêtes
    Effervescence de fin d'année

    Un peu de calme
    De solitude
    Un coin de ciel bleu à travers la fenêtre
    Ciel de glace
    Les cheminées
    S'évaporent en panaches blancs
    Que dissipent le vent

    Un peu de soleil derrière la vitre
    Chaleur animale
    Douceur intérieure

    Un peu de musique
    Bercement ïambique
    Harmonies douces-amères
    Accord de sol mineur
    Sur soleil majeur

    Un peu de soleil.




    22 décembre 2014

    Esprit es-tu là ?

    5 commentaires
    22 décembre. Dans trois jours nous serons à Noël. Les rues fourmillent, les vitrines scintillent, les enfants surexcités galopent dans les magasins de jouets bondés. On se fait plus chic, les pulls s'affichent en rouge, les couples paradent bras dessus bras dessous affichant un sourire complice aux lèvres. Dans les salons les têtes se répandent en bigoudis et mise-en-plis sous le souffle haletant des sèche-cheveux maniés de main de fer par des coiffeuses aux poignets endoloris. 

    Place du Capitole et un peu partout ailleurs en France, flottent des odeurs de vin chaud, d'épices, d'oignons grillés et de chocolat chaud, dans le bruissement anonyme de la foule glissant le long des trottoirs baignés d'un nostalgique Gingle bells. Tout aime, tout jouit dans l'anticipation des festivités annoncées, promesse d'abondance, de sapin et de cadeaux au pied de la cheminée.

    Dans cette ode rituelle à la joie, à laquelle j'aimais pourtant me noyer pour y sombrer à l'envie, je ne m'y retrouve plus. Ce n'est pas spécifiquement propre à cette année. C'est un constat que je dresse de longue lune. En témoigne le faible nombre de billets consacrés à ce sujet en ce lieu, depuis huit ans maintenant.

    Non pas que je n'aime pas ou plus Noël. Mais En ce qu'il contraint à être joyeux sur commande et à subir la cohorte familiale, que l'on a par ailleurs plaisir à côtoyer au quotidien, rien que d'y penser, l'esprit de Noël me fatigue... Je n'ai pas envie de faire cet effort d'être plus heureux que d'habitude ou de donner l'illusion que je rayonne de bonheur.

    Car, en définitive, rien ne va mal. Tout va, et plutôt bien. Et c'est déjà très bien. Cette constance tranquille me convient parfaitement. A quoi bon faire semblant d'en rajouter ?

    Au fond, il s'agit peut-être tout simplement de profiter, sans trop se poser de question...

    19 décembre 2014

    Treevenge, ou la revanche du sapin de noël garou...

    2 commentaires
    A l'heure où, à l'instar de beaucoup d'entre vous, l'ami Tto fait son sapin et se casse les boules, dans cette euphorie collégiale de guirlandes bariolées, de vitrines multicolores, de fragrances d'épices et de vin chaud, dans une débauche de sentiments mielleux, il me paraît de bon ton d'apporter une touche d'acidité sarcastique salvatrice.

    Mon petit caramel au vitriol, dont j'avais déjà parlé en 2010, s'appelle Treevenge, un conte de Noël très second degré, gore tout ce qu'il faut, quelque part entre Massacre à la tronçonneuse et le film de zombie.

    Au cœur de l'hiver, le massacre rituel des sapins de noël bat son plein. Découpés, tronçonnés, piétinés, leurs bourreaux ne font preuve d'aucune pitié. Mais derrière leurs épines, la révolte gronde, et la revanche s'ourdit...

    Quoique sorti en 2008, multiplement primé, Treevenge, ou la revanche du sapin de noël garou, demeure encore injustement méconnu d'un large public, et c'est bien dommage...

    Vous ne verrez plus jamais un sapin de la même façon.



    15 décembre 2014

    La Photo du mois : "Un décor de film"

    25 commentaires
    Bonjour tout le monde,nous sommes le 15 décembre midi pétantes, c'est donc le jour et  l'heure de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 
    Ce mois-ci Alexinparis nous a fait plancher sur le thème: "Un décor de film".
    Voici quelques explications qui devaient nous guider :
     "Parce qu'il arrive qu'une rue, un immeuble, un paysage, un intérieur soit suffisamment cinégénique au point de les imaginer comme décors possibles d'un film, passé ou à venir."
    N'ayant pas trop de temps en ce moment, je me suis tourné vers mon stock de photographies. J'en avais plusieurs dans mes archives qui auraient pu convenir à cet thème, notamment une très jolie photo du cloître de Moissac et qui me faisait penser au film "Le nom de la rose", tiré du livre éponyme de Humberto Eco.

    Finalement, en faisant du ménage sur mon disque dur, je suis tombé nez à nez avec une photo un peu plus ancienne, prise lors de mon passage en Argentine, le tout dernier jour de ma douloureuse résidence à La Plata. Une photo dont je me rappelle très bien, et que j'avais prise exactement parce que la scène me paraissait être tout droit sortie d'un film.
    La femme au journal.

    Attend-elle quelqu'un ? Son mari, son amant ? peut-être personne... Elle semble seule au monde, au milieu de ce café, baignée de lumière par le soleil du matin.

    Le cliquetis des tasses de porcelaine qui s'entrechoquent, le tintinnabulement d'une cuillère, l'odeur du café chaud, le bruissement soyeux des pages du journal. Un moment suspendu...

    Que va-t-il se passer ?

    Le film continue chez les autres blogueurs participants : A'icha, Agnès, Agrippine, Akaieric, Alban, Alexinparis, Amy, Anne, Arwen, Aude, Autour de Cia, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Brindille, Calamonique, Cara, Champagne, Chat bleu, Chloé, Christophe, Cocazzz, Crearine, Cricriyom from Paris, Cécile Atch'oum, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Destination Montréal, Dr. CaSo, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Homeos-tasie, Isa de fromSide2Side, Isa ToutSimplement, Isaquarel, Josette, Julia, Kantu, Kenza, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Nantaise à Paris, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Laurie, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mahlyn, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marion, Marmotte, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Milla la galerie, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Philae, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Salon de Thé, Sandrine, SylvieTataflo, Testinaute, Thalie, Tofashionandbeyond, Tuxana, Utopique-Lily, Vanilla, Voyager en photo, Wolverine, Woocares, Xoliv', Yoppappop, Yvette la Chouette, Zaza.

    12 décembre 2014

    11 Questions cuisine

    13 commentaires
    Un petit tour chez Doréus m'a fait découvrir ce petit questionnaire culinaire. Onze questions, comme les onzes doigts de la main.

    Let's go !

    1/ Inaugures-tu une nouvelle recette quand tu as des invités ou préfères-tu la tester d’abord en solo (ou sur ta famille) ?
    Niveau boustifaille et casseroles, je me débrouille plutôt pas mal. Donc je n'hésite pas à transformer mes invités en cobayes vivants et, jusqu'à présent, personne ne s'est plaint. Ou alors mes invités sont de fieffés hypocrites. 
    2/ Quand tu es en rade d’un aliment, tu vas chez le voisin pour être dépanné ou tu changes tes plans ?
    Je file chez au petit super marché du coin. Et si vraiment je suis en rade totale d'un truc indispensable et introuvable, comme de la panse de castor ou de la gelée de hareng saur à la réglisse, alors je change de plans. A l'impossible nul n'est tenu. 

    De manière générale je suis plutôt organisé quand j'invite : j'élabore mon menu à l'avance et fais une liste de courses, de sorte à ne pas me retrouver dans l'embarras le moment venu. Souvent même, l'idée d'un plat ou d'une recette me vient précisément parce que j'ai en ma possession un ingrédient rare ou atypique. En ce moment j'ai des pelures de truffe. Elles finiront probablement - en partie - dans un prochain risotto au foie gras...
    3/ Comment préfères-tu la cuisson des œufs ?
    J'adore les oeufs. J'en mange tous les matins pour mon petit déjeuner. Je les préfère au plat, le jaune encore coulant. Avec une pincée de cumin, de piment d'Espelette ou de paprika fumé. Si tu me fais une omelette, alors laisse-là légèrement baveuse. Dans une salade verte ou simplement sur un morceau de très bon pain, j'aime aussi beaucoup les oeufs mollets, qui, contrairement à Jacques, ne doivent pas être trop cuits, eux...
    4/ Si parmi tes invités il y a des enfants, leur prépares-tu quelque chose de différent que ce que tu mitonnes pour les adultes ?
    Jusqu'à présent il n'y a jamais eu d'enfants parmi mes invités. Ca résout pas mal de problèmes. Et s'il y en avait ben il mangeraient comme tout le monde. Aux parents de gérer la situation.
    5/ Par rapport à ton enfance, y a-t-il des aliments que tu t’es mis à aimer, et au contraire d’autres que tu n’aimes plus ?
    Mes parents m'ont toujours fait manger de tout, y compris des épinards et des z'haricots verts.  A une époque j'ai fait un blocage total sur la viande de cheval, rapport à l'animal trop sympa - le cheval, je l'aime, je le mange. Aujourd'hui j'y suis revenu mais avec modération. Je trouve à la viande de cheval une saveur un peu sucrée qui ne me convainc pas tellement. J'ai aussi longtemps eu un gros blocage sur la viande crue en tartare, alors que maintenant j'adore ça.

    Le seul légume qui me révulse, c'est le navet violet... Alors ça, c'est franchement pas bon.
    6/ A choisir : du bio qui a fait le Tour du Monde pour rejoindre ton marché hebdomadaire ou des produits du terroir que tu vas chercher chez les producteurs du coin (avec juste un peu de pesticide, mais pas trop) ?
    N'étant pas du tout un convaincu du Bio tel qu'il est pratiqué aujourd'hui,  je ne me pose même pas la question : je prends ce qu'il y a, point. En plus, le nord de Toulouse est riche en maraîchage. On n'est pas à plaindre, et l'on trouve à peu près de tout sans que mon poireau ou ma laitue aient fait trois fois le tour de la planète.
    7/ Regardes-tu les émissions culinaires «à la mode» ?
    N'ayant pas pour l'instant de télévision, la question ne se pose pas vraiment. D'une manière générale j'aime bien ces émissions, à petite dose. Donc si chez mes parents ou des amis je tombe nez à nez avec l'une d'elles, oui, je regarde, avec un certain plaisir. Même si Cyril Lignac m'insupporte...
    8/ Quand tu vas dans un restaurant typique, tu commandes une spécialité ou un steak-frites (nan parce que j’en connais qui le font…) ?
    Généralement je vais m'attaquer aux trucs bien locaux, typiques du coin. Et plus c'est bizarre, plus j'aime. Je me souviens d'un resto en Aragon, où j'avais mangé des joues de porc absolument fameuses sous les yeux intrigués de mes voisins de table qui s'étaient rabattus sur une rassurante - et non moins délicieuse - paella...
    9/ Es-tu un puriste des recettes régionales (clafoutis forcément à la cerise, far uniquement aux pruneaux, tarte flambée crème, lardons, oignons et rien d’autre…) ?
    Je suis assez conservateur avec les traditions et les recettes régionales, tout en tolérant une certaine marge de manœuvre, et particulièrement pour les recettes de type familial. Le clafoutis, certes c'est bon avec des cerises - surtout aigres, les fameuses guignes ! - mais c'est aussi délicieux avec des prunes ou des mirabelles. 
    L'essentiel je crois est de ne pas trahir l'esprit de la recette, son essence profondément paysanne et familiale, ou de son esprit bourgeois imprégné de luxe et de raffinement. Après, en toute matière - y compris en cuisine - l'hérésie passagère fait partie des menus plaisir de la vie dont il faut savoir ne pas se priver...
    10/ Penses-tu que les knackis Hert* soient réellement conformes aux véritables knacks alsaciennes ?
    Ha mais oui. Avec des vrais morceaux d'alsaciens dedans. Pourquoi cette question ?
    11/ Comment vois-tu notre alimentation dans 30 ans ?
    Je ne sais pas du tout ce qu'elle sera.
    A mon avis, les seules choses qui auront probablement changé dans 30 ans sont, d'une part, les techniques de culture et la modération de l'usage des produits phytosanitaires (encore qu'il existe des disparités énormes à ce sujet entre les différents pays européens, certains produits interdits ici sont parfaitement légaux là-bas) ; d'autre part la proportion de produits industriels entrant dans notre alimentation, sur lesquels le consommateur n'a aucune possibilité de contrôle. C'est donc probablement sur la qualité des aliments que quelque chose aura changé. Je l'espère, en bien.

    Je ne crois pas aux grands bouleversements en la matière.Voici 50 ans, on nous promettait que l'homme de l'an 2000 se nourrirait de pilules multicolores qu'il avalerait une fois par jour. Le présent nous montre à quel point ces prophètes avaient vu faux.

    Dans 30 ans les gens continueront à manger des légumes, des tartines de confiture, de la viande grillée, des huîtres et du foie gras, en buvant de la bière et du bon vin...

     * * *

    Tiens, j'aimerais bien savoir ce qu'en pensent Jegoun, Le Faucon, l'ami niçois , la petite souris malicieuse et la gourmande toulousaine.

    6 décembre 2014

    Night Call

    2 commentaires
    Night Call

    Réalisé par : Dan Gilroy

    Avec : Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed.

    Genre : Grands reportages, Allégorie cognitive néo-zarathoustrienne, Loft Story.

    Synopsis : Caméra au poing, Lou pourfend la nuit à bord de sa vieille caisse pourrie à la recherche du scoop qui fera la une du lendemain. Ça tombe bien : la radio de la police annonce qu'on vient de retrouver Blanche-Neige égorgée par Bambi... 

    Du sang, de la chair, des viscères fraîches, voilà qui devrait rebooster la cote d'audience de Tv-Bisounours en perte de vitesse. Et puis, Bambi, ça parle aux chtites n'enfants autant qu'aux chasseurs. C'est good pour l'audimat ça. Quoi c'est pas de l'info ? Et mon cul c'est du trèfle à lapin ? Au diable la morale, il faut bien gagner sa croûte et fabriquer du temps de cerveau disponible. 

    Gonflé à bloc par ses premiers succès, Lou apprend vite. Très vite. Un peu trop peut-être... 
    Allez,  shoot coco, shoot !

    Extraits :
    (Vroum vroum)
    (Bang bang bang !)
    - Shoot coco, shoot !
    - Money, money, money, Must be funny In the rich man's world...
    (Vroum vroum vroum)
    - Shoot coco, shoot !
    - Embrassez moi Barbara...
    - Hooo c'est beau tout ce sang !
    (Vroum vroum vroum)
    - Shoot coco, shoot !
    (Badaboum crash !)
    -Tu quoque ?
    - Écoute les orgues, elles jouent pour toi...
    - Shoot coco, shoot !

    L'avis de la rédaction : Abordant des questions aussi fondamentales que loi de l'audimat contre éthique et déontologie, dérives de l'information et du story-telling, soif de réussite et d'ascension sociale, dans une subtile perspective nietzschéenne que n'aurait pas renié Deleuze, Night Call confronte le spectateur à ses propres limites, face au sensationalisme le plus extrême. 


    Terriblement efficace, divertissant, servi par un Jake Gyllenhaal tout aussi fascinant que malsain, Night Call est surtout une ode au cynisme télévisuel le plus trivial. D'aucun y verront une forme d'hommage à peine voilé à la mystification sur laquelle le nihilisme fonde son pouvoir, dans la droite filiation d'un Lucrèce ou d'un Spinoza, grands amateurs de caméras cachées à leurs heures.

    Grisant !

    En conclusion : "L'homme a besoin de ce qu'il y a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il y a de meilleur" faisait dire Nietzche à Zarathoustra. Qu'il soit, en la matière, permis de douter de la dernière partie de pareille affirmation. Mais ne suffisait-il pas tout simplement de regarder TF1 ou NRJ12 pour déjà le savoir ?

    Note finale : Prix Étienne Mougeotte d'argent.