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  • 24 décembre 2015

    VACAAAAAAANCES !

    4 commentaires
    Ça y est, nous y sommes : dans quelques instants sera venue l'heure de 10 petits jours de vacances bien méritées. Enfin ! Il était plus que temps. Je n'aurais pas pu tenir davantage tellement mon niveau d'épuisement est intense. Environ très beaucoup. Au moins 87 sur une échelle de 1 à 10 (non il ne manque pas un zéro). 

    Je n'ai qu'une envie : dormir, dormir dormir, et peut-être dormir. Et dormir encore...

    Nawouel, qui est pourtant dans quelques heures, me semble une chose toute aussi abstraite qu'elle me paraît, vue d'ici, une épreuve pour le moment insurmontable.

    Le plus rude, comme j'ai pu à très juste titre le lire sur d'autres blogs, c'est cette permanente joie exubérante autour de soi (jusques et y compris sur les réseaux sociaux), alors que l'on doit pourtant encore fournir du travail, soigné si possible, et en des quantités qui, elles, ne varient pas. Trop de bonheur autour de soi tue le bonheur !

    Vous verserez probablement une petite larmichette de compassion en apprenant que, Ô comble de la torture, j'ai une fête foraine juste sous les fenêtres de mon bureau et que depuis 15 jours je bosse au rythme des chansons de Tino Rossi, Mireille Mathieu et autres saletés mielleuses, entrecoupées par les cris hystériques des gamins en train de s'éclater le trouillomètre sur les manèges.... La vie est un sport de combat psychologique !

    Finalement et en dépit de cette fatigue, accusant le poids des semaines, je n'ai pas déprogrammé mes vacances en cette terre inconnue, loin loin loin dans le vaste grand Ouest Armoricain que je ne connais point z'encore. Un petit changement d'air pour un grand changement d'idées et un Tambour Major qui s'en trouvera tout requinqué pour attaquer 2016 avec panache. Ça aussi, ça va me faire du bien.

    D'ici là, je vous souhaite un très bon Nawouel et de bonnes fêtes de fin d'année à tous et à chacun, et je vous dis à bientôt, pour de nouvelles aventures !

    23 décembre 2015

    Cassoulet

    7 commentaires
    Aujourd'hui je vais te parler d'un plat tout simple, rustique, convivial et merveilleux. Il t'apportera certainement quelques kilos en plus beaucoup de joie, tant à le préparer qu'à voir tes amis se régaler à le manger. 

    Un plat venu du fond des âges, qui sent bon le terroir et la flamme de l'âtre. 

    Je veux bien entendu parler du Cassoulet. 

    Recette pour 4 personnes

    Cette recette est celle qu'a faite l'autre jour la dame chez qui je loge en semaine et dont j'ai loué les mérites de long en large et en travers. Il ne s'agit ni plus ni moins que ce la recette de la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary. La voici donc.

    Ingrédients
    350 à 400 g de haricots secs de type lingot du Lauragais
    2 belles cuisses de canard (ou d'oie) confites
    4 beaux morceaux de 80g de saucisse pur porc dite "de Toulouse"
    4 morceaux de 50g de viande de porc pris dans le jarret, l'épaule ou la poitrine
    250 g de couenne de porc crue
    un peu de lard salé (20 à 30 grammes)
    1 carcasse de volaille ou quelques os, de porc ou de boeuf,
    de l'ail, des oignons et des carottes.
    Tu remarqueras qu'il n'y a pas de tomate dans cette recette. Hé non. Parce que le Cassoulet, faut le comprendre avant de le faire. 

    Tu vois petit, tu as affaire à un plat d'hiver, qui nourrit bien son homme du bout des orteils jusqu'à la pointe de cheveux. Alors on utilise des ingrédients que l'on trouve habituellement en hiver : des haricots secs, qui auront été ramassés à l'automne ; du confit parce que confire la viande est un moyen de la conserver longtemps pour la manger en hiver ; de la saucisse fraîche, parce que le cochon ça se tue quand il fait froid, entre décembre et février, sinon la viande elle ne se garde pas, entre le cagnard de l'été et les mouches. Tu comprends ? Alors des tomates, en hiver, il n'y en a pas dans ton jardin ni dans ton garde manger. Donc on n'en met pas. Du tout.

    Allez, viens un peu par ici que je te raconte la suite.


    La Recette

    La veille, tu fais tremper les haricots secs une nuit dans l'eau froide. Tu peux y mettre une pincée de bicarbonate pour faciliter la digestion par la suite. 

    Le lendemain :

    1/ Tu vides l'eau des haricots puis tu les fais blanchir 5 minutes :  tu mets les haricots dans une casserole avec trois litres d'eau froide et tu portes à ébullition pendant 5 minutes. Ensuite tu éteins le feu, tu jettes l’eau et tu réserves les haricots.

    2/ Prépare un bon bouillon avec à nouveau 3 litres d'eau, les couennes coupées en larges lanières, une carcasse de volaille si tu en as,  ou quelques os de porc ou de bœuf et, selon ce que tu aimes, un ou deux oignons taillés grossièrement et une ou deux carottes. Tu sales et surtout tu poivres généreusement.

    3/ Tu fais cuire ce bouillon pendant une bonne heure (c'est un minimum) puis tu le filtres en récupérant les couennes. Parce que les couennes, dans le cassoulet, c'est indispensable. Sinon tu fais autre chose. Des crêpes par exemple.

    4/ Dans ce bouillon filtré, tu mets les haricots à cuire jusqu'à ce que ceux-ci soient souples mais restent bien entiers. Pour cela il faut environ une heure d'ébullition.

    5/ Pendant que tes haricots barbotent dans ce bouillon qui doit embaumer toute ta maison, prépare les viandes : 

    6/ Dans une grande poêle type sauteuse, tu fais dégraisser les morceaux de confit à feu doux, puis tu les réserves.

    7/ Débarasse la graisse de la poêle (ne la jette pas surtout malheureux : ça vaut de l'or ce que tu as là !) et fais rissoler tes saucisses de Toulouse jusqu'à ce qu'elles aient une belle coloration bien caramélisée, puis tu les réserves. Mets y un feu assez vif. Il faut que ça chante dans ta cuisine !

    8/ Fais rissoler les morceaux de porc qui doivent être eux aussi bien dorés puis tu les réserves avec les autres viandes.

    9/ Maintenant tes haricots sont cuits. Tu les égouttes en récupérant le bouillon que tu garderas au chaud. Ajoute à tes haricots quelques gousses d'ail écrasées avec la paume de la main et le double en poids de lard salé broyés ensemble.

    Ça y est, tout est prêt, tu vas pouvoir monter ton cassoulet.

    Pour cela, la tradition veut que l'on utilise le fameux plat creux en terre cuite qui s'appelait "cassolo" (la "cassole") et qui a donné son nom au cassoulet, ou à défaut un plat assez creux en terre cuite allant au four. Si tu n'as qu'une grosse cocotte en fonte, je te pardonne, tu peux l'utiliser aussi.

    10/ Tapisse le fond de la cassole avec des morceaux de couenne.

    11/ Ajoute environ un tiers des haricots. Fais doucement avec ta louche ou ta cuillère, et ne les esquinte pas ! 

    12/ Dispose les viandes par-dessus et recouvre-les avec le reste des haricots.

    13/ Dispose les saucisses en les enfonçant dans les haricots, le dessus des saucisses devant rester apparent. C'est pas pour faire joli : c'est pour mieux les attraper quand tu serviras ton cassoulet tout à l'heure, et faire de la place pour attraper les haricots.

    14/ Complète la cassole en versant le bouillon chaud qui doit juste couvrir les haricots.

    15/ Poivre généreusement au moulin en surface, ajoute une cuillère à soupe de la graisse de canard de tout à l'heure. Et c'est tout. Pas de chapelure. Ça ne sert à rien. C'est contre nature. Et de toute manière, ta chapelure elle se noierait dans le bouillon...


    Cuisson 

    16/ Mets ton cassoulet au four à 150°C/160°C (Thermostat 5) et laisse-le cuire deux à trois heures. 

    Aujourd'hui on fait ça au four électrique. Mais avant, c'est à dire avant, quand il n'y avait pas l'électricité ni Michel Drucker le dimanche, on faisait ça au four à bois, ou directement dans un coin de la cheminée sur de la cendre. Ton cassoulet, tu le préparais le matin, avant de partir aux champs pour labourer avec les bœufs, d'aller tailler la vigne en partant avec le brouillard, ou tôt le dimanche avant d'aller à la messe. Comme ça, pendant tout ce temps, ton cassoulet, il se faisait, avec le feu. Tranquillement. Gentiment. Et quand tu rentrais le soir, ou à une heure de l'après midi après la messe, hé bé voilà, il était là le cassoulet, pour te redonner des forces. C'est un plat qui doit prendre son temps, comme les potées, les soupes et autres plats d'antan. Ce n'est pas une question de principe. C'est une question d'équilibre des choses. 

    Pendant la cuisson, si le dessus des haricots commence à sécher, tu ajouteras quelques cuillères de bouillon, pour le requinquer un peu. Le cassoulet c'est comme Jacotte un homme : quand ça a soif, il faut lui donner à boire. Sinon il dépérit. Il faut l'aimer ton cassoulet. Parce que lui, il t'aimera. De toute façon, la cuisine ce n'est que de l'amour. Tu peux pas cuisiner si tu n'aimes pas les gens...

    Autre chose que tu dois savoir petit. Pendant la cuisson il se formera sur le dessus de la cassole une croûte marron dorée. Si tu aimes les contes et les légendes, sache que les anciens disent qu'il faudra l'enfoncer à plusieurs reprises. 7 fois pour être exact. Tu vois : 7 fois. Le cassoulet, c'est quelque chose d'un peu magique. Tu comprends pas trop ce qu'il se passe à l'intérieur de tes haricots, et c'est bien normal. Et pourtant il se passe un truc. C'est le grand mystère des plats fantastiques.

    Si tu prépares ce cassoulet la veille, ce qui est une excellente chose, réchauffe-le au four à 150°C pendant une heure et demie avant de le servir. Lentement. Les choses simples, il faut les faire bien. Et surtout n'oublie pas de rajouter un peu de bouillon ou quelques cuillerées d'eau pour ne pas qu'il sèche.

    Voilà, c'est prêt. Ton cassoulet, il est bouillonnant dans sa cassole. Tu peux le porter à table et le savourer avec tes amis maintenant.

    Regarde leurs yeux qui pétillent devant ce cassoulet. Ils le dévorent déjà. On ne peut pas lutter. C'est magnétique.

    Pour l'occasion tu auras débouché une bonne bouteille d'un vin bien corsé et assez fort en alcool, comme le sont les vins d'ici. Un Minervois, du Fronton, ou pourquoi pas du Cahors ou un Côtes du Rhône.

    Vas-y, régale-toi. Tu l'as mérité.

    18 décembre 2015

    Вы говорите по-русски ?*

    11 commentaires
    Apprendre les langues étrangères a toujours été une forme de plaisir. Lorsque j'étais au collège puis au lycée, parler, participer et m'approprier des mots nouveaux en classe a toujours été un régal. Faire des phrases, construire, reconnaître des mots, savoir les réutiliser étaient et demeurent autant de possibilités d'expression, de comprendre d'autres personnes et de cultures, autant d'opportunités de rencontres, d'échanges et d'enrichissements.

    Au sortir du lycée il y a de cela maintenant plusieurs années, je m'étais mis bille en tête d'apprendre le russe. Probablement parce que j'avais, à l'occasion d'un échange culturel entre chorales, rencontré un groupe d'Ukrainiens qui ne parlaient rien d'autre que leur langue maternelle ou le russe et, pour l'un d'entre eux, l'espagnol. La langue de Cervantès fut par conséquent, et aussi surréaliste que cela puisse paraître, notre seul moyen de converser utilement...

    Le bac en poche, parallèlement à mes cours à la fac, je m'étais donc inscrit à des cours de russe. Je découvrais alors avec délices les mystères de l'alphabet cyrillique, sa prononciation, ses écritures et déchiffrais progressivement ce qui était encore naguère pour moi de véritables hiéroglyphes. Je ne tiendrai hélas le coup que quelques mois, des études exigeantes couplées à d'autres activités notamment musicales, toutes aussi exigeantes, ne me laissant que trop peu de temps pour y consacrer les heures nécessaires. Je ne parle donc pas le russe et je ne comprends pas davantage. Un regret, parmi tant d'autres...

    La culture slave ne lassait pas de m'intéresser pour autant. Je me délectais de Tolstoï (dont je dévorais l'Anna Karenine !), de Dostoïevski, savourais les œuvres de Rimsky-Korsakov, Prokofiev et autres Moussorgski. Tout ce petit monde demeure encore aujourd'hui dans un panthéon personnel comme autant de sommets. Et puis il y a cette fameuse "âme slave", noble, sévère, probablement exagérément romantique, mais tellement unique. 

    Parler d'autres langues donc... je me souviens lors de mon voyage au Brésil, de cette frustration suprême de ne pas pouvoir parler avec les locaux ni de ne comprendre ce qui se disait autour de moi, comme si, privé d'oreille, j'avais visité le pays avec un bandeau sur les yeux ! En miroir inverse, c'est une joie décuplée que j'avais pu éprouver en Argentine et un peu partout en Amérique Latine, que mon oreille se fonde littéralement dans la masse sans que la langue ne soit un quelconque obstacle.

    Je me souviens d'une phrase qu'avait dite une dame d'un certain âge au longs cheveux argentés, un soir de septembre 1997 (il y a presque vingt ans... mon dieu le coup de vieux !) alors que j'étais bloqué avec d'autres passagers à l'aéroport de Munich en raison d'une panne sur l'avion. Un petit groupe s'était spontanément constitué puis regroupé autour d'une table de restaurant au troisième étage de l'aéroport. Le sens général de la conversation m'échappe aujourd'hui mais je me souviens très bien du contenu : "parler des langues étrangères nous permet de nous sentir chez nous partout dans le monde". Je trouvais cette idée absolument fantastique.

    Avec le temps et les voyages, j'ai compris que parler une langue étrangère n'est pas qu'un pur exercice de mémoire. C'est avant tout une aventure, une ouverture sur une autre façon de raconter le monde. Chaque langue est un prisme, avec ses avantages, ses inconvénients, ses richesses, ses lacunes. Et la possibilité de pouvoir jongler avec plusieurs d'entre elles dévoile je crois tout autant de facettes de notre monde, comme autant de reflets d'une même réalité.

    Un élément qui ne manque jamais de me fasciner est l'héritage culturel véhiculé par les langues. Souvent imperceptible au premier coup d’œil, il s'agit de véritables trésors de l'esprit. Ainsi, dans une émission de radio que j'aime beaucoup, j'avais ainsi été fasciné d'apprendre que des linguistes avaient réussi à déterminer que, dans la langue mongole, le mot "cheval" était apparu avant le mot "mer" ce qui signifiait par conséquent que les premières tribus Mongoles ne connaissaient pas et donc n'avaient jamais vu la mer...

    Pour ceux qui parlent espagnol, il est un tout petit exemple que je trouve personnellement d'une richesse infinie et  qui en dit très long, c'est le rapport entre le mot "olive" et le mot "huile". Olive en espagnol, se dit "aceituna" et huile se dit "aceite". Contrairement au français, les deux mots donc partagent en espagnol la même racine ce qui atteste de leur rapport étroit et qu'en Espagne, l'huile est forcément et culturellement d'olive, depuis des siècles...

    A l'instar de l'espagnol et de l'anglais, il y a beaucoup de langues que j'aimerais apprendre et savoir parler : le russe donc ; l'allemand que j'admire pour sa rigueur et sa structure agglomérante ; l'arabe pour son écriture et la richesse infinie de ses cultures ; le turc, parce que les Turcs sont probablement parmi les plus beaux garçons de la planète...

    L'autre jour à la salle de sport, je partageais les vestiaires avec deux garçons, l'un d'une bonne vingtaine d'années, l'autre dans la quarantaine. Tous deux blonds, la peau très blanche, solidement bâtis, silencieux. Lorsque le premier prit la parole pour s'adresser au second, je reconnus immédiatement les accents rugueux et souples à la fois de la langue russe. Travaillant dans une ville à légionnaires, cela n'a rien d'étonnant. 

    Assis sur mon banc et tout à mon affaire, je les écoutais discuter quelques instants, sans rien comprendre à ce qu'ils pouvaient se dire mais fasciné par l'idée que ces sonorités impénétrables contenaient des mots, des phrases et donc recelaient un message parfaitement clair pour eux mais dont le sens m'échappait.

    Alors fermant les yeux et les écoutant parler, je voyageais un peu et voyageai encore lorsque le silence revint et que, les vestiaires vides, je me retrouvai seul sur mon banc...

    * Parlez-vous la langue russe ?

    15 décembre 2015

    La photo du mois : "L'Evasion"

    12 commentaires
    Puisque un mois tout pile s'est écoulé depuis le 15 novembre dernier, c'est donc que sous sommes aujourd'hui le 15 Décembre, date de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 

    Pour ce mois de Décembre, Nicky qui propose le thème : "L'Évasion " et nous donne la piste suivante :  

    "Je ne peux que penser aux victimes malheureuses de la barbarie et je leur rends un vibrant hommage. Mon thème pour le mois de décembre a été choisi bien avant ces tristes événements. Il s'agit de l'évasion. Nous en aurons tous bien besoin sans pour cela oublier ces pauvres gens et leur famille. "Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes A trop te regarder J'en oubliai les miennes On rêvait de Venise et de liberté" Francis Cabrel. Et vous, comment vous évadez-vous?

    Ma photo prendra certainement le contre-pied de l'idée de ce thème, donné comme prétexte à publier une image propice à l'évasion, et ne répondra pas à la question savoir par quel(s) moyen(s) je m'évade - lire ce blog en donnera une petite idée. Aujourd'hui je vous propose du sordide, du glauque et froid. 
    Un lieu de pleurs, cris, de larmes. 

    Des geôles de tribunal. 

    Depuis les cellules aveugles, on ne voit rien d'autre que des murs sales, froidement éclairés par un néon blafard, et l'horizon vertical d'une lourde grille de métal. Un lieu d'où l'évasion n'est que difficilement possible mais d'où plus d'un a rêvé de pouvoir s'échapper...

    Evadez-vous en allant visiter les autres blogs qui participent à la Photo du Mois :

    A'icha, AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Canaghanette, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Dame Skarlette, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, E, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Josette, Julie, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, N. Madiot, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Suki, Testinaute, Thalie, Tuxana, Visites et voyages, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    7 décembre 2015

    Entre tristesse et colère

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    C'est empreint  d'un sentiment de tristesse mêlée de colère que je me couchais fort tard hier soir en essayant de trouver un sommeil qui ne venait pas.

    Tristesse des résultats, quoique l'on ait pu annoncer et depuis plusieurs semaines, une avancée significative de l'extrême droite dans les sondages. Les sondages, davantage annonciateurs d'une tendance que de la réalité d'un scrutin. De nombreux précédents démontrent qu'il faut rester méfiants à leur égard. Les résultats sont pourtant là, accablants.

    Tristesse parce que je croyais, en éternel optimiste que je suis, et probablement passablement naïf, que cela n'irait pas jusque là, que les électeurs se dégonfleraient sur le chemin des urnes et qu'un éclair de lucidité les ferait renoncer à ce vote toxique à bien des égards. Naïf, oui, je l'étais.

    Tristesse parce que cette soirée m'a aussitôt replongé ce dimanche 21 avril qui avait pourtant si bien commencé. Des amis, une après-midi toute en musique à chanter le Requiem de Duruflé... Et puis lorsque groupé autour de la télévision chez des amis vint l'annonce des résultat, les sourires qui s'estompent, les visages se font graves et les mines dépitées. Abasourdis, viennent les premiers commentaires, l'impensable était arrivé. Et l'histoire se répète.

    Colère de constater que depuis treize ans, rien n'a changé. Que malgré les manifestations qui s'en étaient suivies entre les deux tours, en dépit des déclarations de toute part, la bête immonde avait continué son travail mortifère. Lentement mais sûrement. Et qu'aujourd'hui l'annonce d'un désastre à venir est tonitruante.

    Colère des discours qui ont ponctué la soirée. Des manœuvres basses et lâches, de cette cuisine politicienne qui fait justement tout ce dont l'extrême droite aime à se repaître, attisant de plus fort sa vigueur grandissante.

    Colère contre les électeurs, aussi, aveugles au point de ne plus voir l'évidence, sourds au point de ne plus être capable d'entendre et de comprendre la merde qu'on leur vend. 

    Colère contre les médias, ces laveurs de cerveaux, ces faiseurs d'abrutis, qui à coup d'émissions débiles et crétinisantes destinées à "fabriquer du temps de cerveau disponible" font progressivement perdre à nos concitoyens cet outils si précieux qui s'appelle l'esprit critique... 

    Colère enfin en écoutant sur France Info  et cette étude selon laquelle le Front National serait aujourd'hui le premier parti de France chez les jeunes de 18-24 ans. Qu'est-elle devenue cette jeunesse qui scandait naguère qu'elle emmerdait le Front National ? Qu'a-t-elle fait pour que son message se soit si vite estompé ? Lui a-t-on à ce point lavé la tête pour qu'elle ai oublié ses promesses d'hier ?

    De Charybde en Scylla, entre tristesse et colère, et un sommeil qui ne venait pas. Autant dire, mais cela n'étonnera personne, que ce matin, j'avais un peu, et comme probablement beaucoup de monde, la gueule de bois.

    4 décembre 2015

    Chronophages !

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    Les fêtes de fin d'année approchent, l'esprit est d'avantage propice à la rêverie qu'aux dossiers... Et c'est bien normal. Heureusement pour toi, c'est précisément le moment où refait surface la rubrique chronophage de ce blog !

    Aujourd'hui, trois petits jeux seulement mais qui démontrent à eux seuls combien un concept tout simple peut être efficace dès lors qu'il est bien réalisé. Cela fait un sacré moment que je joue ou que j'ai joué à chacun d'eux, et à chaque fois, patatras, j'y passe des heures sans m'en rendre compte. Ils font un peu partie de mes chouchous. Prépare-toi à l'addiction...

    Hop, c'est parti !

    Electric Box

    Commençons avec Electric Box auquel j'avais joué il y a quelques années et qui, à ma grande surprise, n'avait pas encore eu sa place ici.

    Concept simple donc : d'un côté un générateur (en vert sur l'image), de l'autre un truc qui doit recevoir du courant électrique (le machin gris en bas à gauche). Et entre les deux des lignes électriques par lesquelles c'est à vous de faire en sorte que le courant passe. Par exemple en branchant un ventilateur d'un côté et dont le souffle fera tourner une éolienne qui produira de l'électricité.  Ou en plaçant ici une bouilloire dont la vapeur alimentera un alternateur qui, in fine, fournira du courant. Et au fur et à mesure des niveaux, la complexité des réactions en chaîne s'intensifie avec à chaque fois une astuce à trouver et qui reviendra quelques niveaux plus tard mêlée à d'autres. Ne vous inquiétez-pas, les premiers niveaux sont très pédagogiques et la prise en main est enfantine.

    Joliment réalisé, agrémenté d'une musique très sobre, Electric Box bousillera allègrement de nombreuses heures de bureau.

    Electric Box

    Spin In

    Passons ensuite à Spin In dont le concept est d'une simplicité évangélique : vous devez éjecter la pierre précieuse du cadre en bois. Attention, il est impossible de déplacer chaque pierre individuellement car toutes les pierres bougent ensemble dans la même direction ! Alors on bouge dans un sens, dans l'autre, puis non re-dans ce sens... vers le haut alors ? Non zut ça marche pas ! On s'arrache les cheveux à force de ne pas y arriver, et pourtant il y a bien une solution...! 

    Pour les hard-core gamers, sachez que le jeu offre un petit challenge complémentaire consistant à terminer chaque niveau en un nombre limité de mouvements. Redoutable !

    Simple, je vous l'avais dit. Mais ne vous y trompez pas : si Spin In est terriblement addictif. Je vous aurai prévenus... 

    Spin In

    Kingdom Rush - Frontiers

    Je vous avais déjà parlé de Kingdom Rush il y a quelques temps. Voici un nouvel opus, Kingdom Rush - Frontiers, qui reprend les mêmes ingrédients qui avaient fait du premier volet une tuerie totale : des salves d'affreux à dégommer, des boss intermédiaires, et un gros boss de fin. Toujours à votre disposition des magiciens, des archers, des bombardes et des tours défensives, chaque type de tour ayant ses aptitudes, ses up-grades et bottes secrètes, toussa toussa, dans des proportions délirantes. La difficulté est croissante de tableau en tableau de sorte que Kingdom Rush - Frontiers vous tiendra en haleine de nombreuses heures.

    Outre sa belle réalisation et ses graphismes mignons, ce qui contribue au charme de ce jeu est sans nul doute son grain de folie parfaitement assumé, ses références cartoonesques, ses bruitages parfois insolites, et les interactions hilarantes avec les éléments du décors (cliquez sur les moutons...!) bref tout un tas de petits détails qui démontrent que les concepteurs se sont éclatés à concevoir ce jeu dans le but évident de faire plaisir aux joueurs. Pari tenu !

    Kingdom Rush - Frontiers

    1 décembre 2015

    Sortez couverts

    3 commentaires
    Parce que les dernières études démontrent que l'épidémie ne recule pas.

    Parce qu'entre 2003 et 2013, les cas de séropositivité chez les jeunes hommes de 18 à 24 ans, nés en France, ayant des rapports homosexuels, ont progressé de 157%.

    Parce que l'on a cru, à tort, que c'était une histoire ancienne.

    Parce que le drame continue et qu'avec lui s'annoncent les larmes à venir.

    Parce que cela peut t'arriver, à toi, à ton pote, à moi, à ta sœur, à ta meilleure amie... 

    Parce que l'objectif du zéro-contamination est encore devant nous.

    Restons vigilants. 



    26 novembre 2015

    Carpaccio de chaton au raifort et à la citronnelle

    9 commentaires
    Ce n'est un secret pour personne, à l'heure où les rues se parent de décorations multicolores, les fêtes de fin d'année approchent à grands pas et, avec elles, le rituel cortège des repas de famille.

    De Noël à Nouvel An, ce sont autant d'occasions de se réunir autour d'une belle table afin de savourer ensemble de bons petits plats cuisinés avec amour. En bonne ménagère attentionnée que vous êtes, vous commencez donc fort légitimement à vous à vous préoccuper de vos menus de réjouissances.

    Mais voilà, qu'allez-vous cette année servir à vos convives ? Comment en effet sortir du sempiternel saumon fumé toujours trop salé et du boudin blanc bon marché (que certains associent aux pratiques les plus viles) ?

    Sans pour autant tomber dans le piège blingbling du caviar que personne n'apprécie véritablement (ha... si ? Vous aimez vraiment cela ...?), nous vous proposons aujourd'hui une recette fraîche, simple et savoureuse qui ravira petits et grands : un délicieux carpaccio de chaton aux arômes inédits qui ravira vos papilles et surprendra vos invités.


    Carpaccio de chaton au raifort et à la citronnelle
    (pour 6 convives)

    Difficulté *** Prix ***** Temps de préparation *******

    Injustement réduite à la part congrue du chaton krokro mignon et autres lol-cats qui pullulent sur le web, la viande de chaton est pourtant d'une finesse et d'une délicatesse par trop insoupçonnée.

    Consommée en Mésopotamie Septentrionale dès l'aube du IX siècle av J.C., c'est Alexandre le Grand qui popularisera au gré de ses conquêtes le fameux Mlöch, sorte de ragoût mi-cuit à base de chair de chaton, de fleurs de gentiane et de racine de mandragore fermentée dans du lait caillé.

    Dans la Rome Antique, le célèbre Apicius rapporte une recette similaire qui était fort goûtée de César Auguste et servie lors des fêtes du solstice d'été.

    Aujourd'hui c'est une version résolument contemporaine de ce plat éminemment festif que nous vous invitons à réaliser. 

    À vos marques, prêts ? Cuisinez ! 

    Ingrédients :
    • 3 chatons (comptez 1 chaton pour 2 personnes)
    • 10 cuillerées à soupe d'huile de noyau de goyave
    • 5 cuillerées à soupe de vinaigre de fleur de lotus
    • 137 grammes de chair d'agave du Poitou
    • 19 grammes de sel rose de la Baie de Tchankalakoualawüt
    • 2 bâtons de citronnelle bio de Tanzanie
    • 1 racine de raifort fraîche (préférez la Ulalala Sarrachlag Heul, dont l'arôme est plus vif)
    • 2 pamplemousses rose de Nouvelle Ecosse
    • 3 kumquats de Lituanie
    • 226 grammes de fromage de zèbre frais 


    Préparation : 

    1/ La veille, dépecez soigneusement les chatons que vous aurez préalablement fait préparer par votre chatonnier. A l'aide d'un bon couteau, découpez-les en lanières un peu épaisses d'un demi-centimètre.

    Disposez la chair sur une grande planche de cèdre, couvrez d'un linge et d'un poids pas trop lourd et laissez reposer à l'air libre pendant au moins 12 heures.
    Astuce du chef : 
    Choisissez uniquement des chatons âgés d'au minimum 3 mois sans excéder le seuil de 6 mois au maximum. En effet, en deçà de 3 mois la chair de chaton, particulièrement tendre, se transformer assez facilement en une pâte informe, ce qui nuirait à sa tenue et préjudicierait gravement à la réussite de votre recette.
    En revanche, au-delà de 6 mois, la chair commence au contraire à devenir dure et filandreuse, ce qui pourrait s'avérer particulièrement désagréable en bouche. 
    Il est donc fondamental que, lors de votre commande, vous précisiez bien cet impératif à votre chatonnier qui se fera un plaisir de vous fournir des chatons de la meilleure qualité.
    Autre précaution, choisissez vos chatons bien vigoureux et joueurs, signes de qualité tant sanitaire que gustative. Faites le test de la baballe : lancez une balle de tennis et repérez ceux qui s'élancent d'un seul bond et sélectionnez les plus joueurs. 
    2/ Toujours la veille, faites infuser les 2 bâtons de citronnelle, fendus en 2 dans le sens de la longueur, dans l'huile de noyau de goyave. Faites délicatement chauffer le tout au bain marie pendant 6 heures. Laissez ensuite reposer  à l'air libre, simplement couvert.

    3/ Le jour même, pressez le jus des pamplemousses.Versez le vinaigre de fleur de lotus dans un petit bol, ajoutez le sel rose de la Baie de Tchankalakoualawüt ainsi que le jus de pamplemousse, 113 grammes de fromage de zèbre, puis fouettez vivement jusqu'à obtenir un mélange mousseux.
    Réservez au frais.

    4/ Filtrez l'huile à la citronnelle à l'aide d'un carré de soie et réservez à l'air libre. 

    5/ Pelez la racine de raifort. À l'aide d'un économe ou d'une mandoline, taillez une douzaine de lamelles dans le sens de la longueur (comptez deux lanières par personne). Prenez garde à vos doigts... Ce n'est pas vous, le carpaccio ! Puis réservez au frais.

    6/ Taillez les  kumquats en quartiers en gardant la peau.

    7/ Pelez l'agave du Poitou, et taillez sa chair en julienne.

    8/ Dans un saladier en cristal de Baccarat, réunissez les lamelles de raifort, les quartiers de kumquat, la chair d'agave. Émiettez les 113g restant de fromage de zèbre. Arrosez avec 5/8 du mélange au vinaigre puis brassez sans trop insister pour ne pas casser la chair des fruits.  

    10/ Passez maintenant à l'étape ultime : le dressage.
    Disposez dans chaque assiette une dizaine de lamelles de chair de chaton, A l'aide d'un pinceau, badigeonnez-la assez généreusement d'huile infusée à la citronnelle. Puis ajoutez de façon harmonieuse les lamelles de raifort, les quartiers de kumquat et les dés d'agave. Gardez au frais environ 1 heure puis servez bien frais, en présentant les 3/8 restant de vinaigrette au fromage de zèbre dans une jolie coupelle, à part, à discrétion des convives.

    Accord mets-vin

    La viande de chaton, fine et délicate, s'accommode assez mal des vins traditionnels. Relevée de raifort et de citronnelle, il lui faut une réplique toute en fraîcheur et en vivacité, à l'image de ces petits animaux attendrissants.

    Notre choix se porte donc fort naturellement vers un saké millésimé, servi tiède, dans la plus pure tradition du saké. C'est là assurément l'accord parfait pour un repas sans faute note.

    Pour ceux et celles en quête d'un peu plus d'exotisme, un Tokay de Hongrie 2007 peut s'avérer un excellent compromis qui accompagnera tout aussi bien, dans la continuité de vos agapes, une tarte fine aux foies de taupe meringuée.

    Et Bon Appétit bien sûr !

    21 novembre 2015

    Pluie de novembre

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    Voici venue la pluie, la pluie de novembre. La pluie froide, glaciale, pénétrante. Une pluie de désolation qui s'abat sur les arbres agonisants qu'étouffe un ciel d'abandon.

    Je n'ai jamais aimé le mois de novembre, sa détresse soudaine après l'agitation tourbillonnante de l'été puis la pétillance méridionale de l'automne si doux et la tiédeur de l'arrière saison, naguère encore  voluptueusement languissante.

    Novembre, Brumaire, période des brumes et des brouillards dont je peux savourer certains matins le spectacle, grandiose et féerique à la fois, de la campagne en éveil au sortir de la nuit et de ses pudiques paysages opalescents voilés de brumes, mollement éclairés par le disque blanc du soleil.  

    Novembre, Frimaire, la période des premiers froids, des manteaux noirs et des premières écharpes, des mains dans les poches et des regards plongés dans le vide le long des trottoirs gris. Novembre, ton teint délavé et tes immeubles désolés qui pleurent sous ta lumière crue parsemée d'oiseaux tristes.

    Non je n'ai jamais aimé cette ambiance de mois de novembre, porteuse de mélancolie.
    Et pourtant, très étrangement, cette année, elle m'avait manqué.

    16 novembre 2015

    Place du Capitole

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    Dimanche 15 novembre 2015
    Place du Capitole, Toulouse.

    15 novembre 2015

    La photo du mois : "Mémoire"

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    Puisque quoi qu'il advienne la vie continue, et que nous sommes aujourd'hui le 15 Novembre, mettons l'angoisse la tragédie quelques instants de côté pour notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour ce mois de Novembre, c'est elPadawan qui nous avait proposé le thème "Mémoire".
    "Pas de note ni d'explication. Je vous laisse la liberté d'interpréter le thème comme bon vous semble. En dire plus serait déjà vous orienter..."
    Un thème ouvert, très large, qui laisse la place à de multiples interprétations. Voici la mienne :


    La mémoire... sans elle pas de passé, pas même de futur. Seulement un présent constant et éternellement fuyant. Graver un signe dans la pierre, sur une tablette d'argile ou une feuille de papier, en laisser une trace, c'est fixer cette mémoire pour que d'autres, après nous, puissent accéder à leur tour à cette information et qu'elle se  puisse se transmettre fidèlement à travers le temps et l'espace,

    Du bloc de marbre au rouleau de parchemin, du premier document imprimé au CD-ROM (pour Read Only Memory) gravé sous le stylet du laser, et jusqu'à la clé USB, les progrès techniques ont permis un accroissement vertigineux de la capacité de stockage et donc de la capacité de fixer, sur des mémoires inertes, un volume prodigieux d'informations. Toujours plus. La clé de cette photo a dix ans et une capacité de 250 Mo qui nous paraît aujourd'hui bien ridicule à côté des Giga-Octets qui sont désormais de mise.

    Se souvenir de tout pour ne rien oublier. Une information immédiatement et mondialement accessible. Mais au fond pour quoi faire ?  Il y faut probablement un peu d'humanité, pour que la mémoire se fasse souvenir... 

    Si vous n'avez pas la mémoire trop courte, vous vous rappellerez que la photo du mois continue sur les autres blogs participants  :

    A'icha, AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Canaghanette, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Dame Skarlette, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, E, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Josette, Julia, Julie, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Milla la galerie, Mimireliton, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, N. Madiot, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, ratonreal, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Suki, Testinaute, Thalie, Tuxana, Un jour, une vie, Visites et voyages, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    14 novembre 2015

    13 novembre 2015

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    “Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste.”
    [Victor Hugo / Choses vues, 1851] 

    11 novembre 2015

    James Bond - Spectre

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    Spectre

    Réalisé par :  Sam Medes

    Avec : Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux

    Genre : Fashion TV, Le tour du monde en 80 jour, Hacker Magazine.

    Durée : 21.43 fois 007 minutes

    Synopsis : Épuisé par sa précédente et éprouvante mission, Bond prend quelques jours de vacances sous le ciel de Mexico et devient fou au son des rythmes tropicaux. Entre deux verres de tequila et quelques bouchées de nachos, il décide de redessiner quelque peu le plan local d'urbanisme à coups d'explosifs avant de s'adonner à l'un de ses loisirs préférés, la voltige en hélicoptère. 

    Toutefois cette petite incartade hors mission déplaît à ses supérieurs qui le grondent très très fort. Hé non, ce n'est pas le moment de faire le pitre au moment même où le Grand Chef décide de faire un peu de ménage dans les services avec l'arrivée d'un petit geek aux dents longues capable de finir Call Of Duty en moins d'une heure les yeux bandés, et qui reprend instamment les rênes de la ménagerie.

    Vexé dans son orgueil, et armé de son plus beau costume, Bond part pour Rome assister à une réunion TupperWare sans y avoir été préalablement invité.

    Pendant ce temps, quelque part dans un mystérieux lieu tenu secret, des méchants ourdissent un plan démoniaque pour asservir le monde à leur concupiscence sans borne. 

    Ça tombe bien 007 est déjà sur le coup. 

    Extraits :  [Attention, spoilers !]
    ♫♪Toum-toum toudoudoum-toum, ♪♫ toum toudoudoum toum... ♪♫

     Vrrrrrrrrraaaaaaaaaaoumm...

    - Mon précieeeeuuuux...!

     Tacatacatacatac !

    - Bonjour James.

    - Ho elle est jolie la voiture....

    ♪♫♪ Toum-toum toudoudoum-toum, ♫♪ toum toudoudoum toum... ♪♫

    - Gniark gniark gniark... On est les méchants....!

    Vroum vroum vroummmm.... (plouf !)

    - Tatoukacé le navion...!

    Pif paf pif paf pif paf !

    - Mwouahahaha....

    - Ho James...

    ♫♪♫ Toum-toum toudoudoum-toum, ♫ toum toudoudoum-toum... ♪♫

    L'avis de la rédaction : Acclamé lors de la denière Fashion-Week pour sa collection printemps-été 2016, le dernier James Bond, Spectre, est assurément un très grand cru du prêt à porter masculin. Car l’émotion était partout. 

    Le Bond version printemps-été 2016 est plutôt chic, sobre, et urbain. Un savant mélange de coupe 60’s et d’inspiration sportswear. La retenue est toutefois de mise cette saison chez Maison Bond qui avait pourtant habitué les fashion addicts à un style plus expérimental et déstructuré.  Les petits blousons sont très alléchants et les slim vernis portés avec des vestes trois boutons sont parfaits. Enivrant !

    S'agissant du scénario qui se déploie en un kaléidoscope visuel de cartes postales et de situations pour le moins rocambolesques (n'est pas Bond qui veut !) toutes parfaitement crédibles, l'action mollement rythmée s'enchaîne aux quatre coins du monde. Et à vouloir trop en faire, Spectre finit un peu par se perdre et se noyer dans sa propre ambition. Ce faisant et sur la même cadence, notre James adoré élime ses superbes costumes avec un raffinement inouï. Daniel Craig, ou la classe internationale...

    L'on regrettera néanmoins l'omniprésence d'une musique un tantinet trop présente et irraciblement anxiogène qui vient ternir cet opus globalement regardable quoique relativement convenu.

    En conclusion : Un poil long (d'environ 007 fois 5 minutes), d'un ton globalement assez sombre, suivant en cela la lignée du précédent SkyfallSpectre demeure un film sympatoche, sans plus.
    "L’élégance n’est ni une question de porte manteaux, ni une question de porte monnaie." affirmait Karl Lagerfeld dans une entrevue. Avec un budget de 300 millions de dollars, Spectre démontre qu'un porte monnaie bien rempli y aide un tantinet...

    Note de la rédaction : Karl Lagerfeld de bronze.

    5 novembre 2015

    Arrière-saison

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    Novembre
    Je n'ai pas vu cette année passer
    Depuis fin janvier les semaines s'enchaînent
    Toutes assez différentes, toutes assez pareilles
    Frénétiques

    Des journées bien remplies
    Des instants fulgurants
    Des nuits souvent trop courtes
    Entrecoupées de songes étranges

    Le temps qui passe

    La fenêtre de mon bureau ouverte
    J'écoute la rue
    Le bruit des voitures
    Deux jeunes hommes qui discutent
    Une porte qui claque
    Au loin une meuleuse portée par quelque main caleuse mange du ciment

    Le vent emporte la feuille du platane à l'écorce grise
    L'eau du canal s'étale avec mollesse le long des roseaux
    Un coin de ciel dans une flaque
    Et l'ombre longue qui s'allonge sur le granit

    Envie de lecture
    De canapé au coin du feu 
    De gâteau au chocolat encore tiède

    Un peu de douceur
    De tendresse

    Cette arrière saison déraisonnable n'encourage pas au labeur
    Il faut bien pourtant...

    Le rythme lent 
    Du temps 
    Qui 
    Passe.

    2 novembre 2015

    Les contes de la Forêt Magique : "Bridou le Caribou a perdu ses boules"

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    Il était une fois, dans la Forêt Magique, des petits lapins et des petits écureuils qui aimaient beaucoup s'amuser, rire et chanter. Ce sont les petits animaux de la Forêt Magique. 

    Les animaux de la Forêt Magique ont un grand copain : Tambour Major. Il est très grand, et très costaud. C'est le plus fort de toute la Forêt Magique ! Avec lui on s'amuse, on pleure, on rit, il n'y a pas de méchant, que des gentils. Et Tambour Major aime beaucoup ses amis de la Forêt Magique.

    Ce matin-là dans la Forêt Magique, alors qu'il se promenait sous un vaste chêne pour ramasser des glands, les oreilles de Tambour Major furent attirées par de longs et lourds sanglots provenant du bord de la Rivière Enchantée.

    Mais qui donc pouvait être en train de pleurer de la sorte, alors que les fêtes de Nawouel approchaient peu à peu et que toute la Forêt Magique commençait à bruire jovialement de tous ces réjouissants préparatifs ? 

    S'approchant des berges, non-loin du Vergé des Muses, il aperçut Bridou le Caribou en train de pleurer à chaudes larmes, entouré de tous les petits animaux de la Forêt Magique, tous bien en peine devant un pareil spectacle.

    Intrigué et attristé de voir son ami si triste, Tambour Major interroge :

    "Mais enfin, que t'arrive-t-il ?" demanda-t-il au cervidé apitoyé...
    - J'ai perdu mes boules ! répondit Bridou.
    - Tes boules ?
    - Oui...  Mes boules ! Mes jolies boules de Nawouel. Je ne les retrouve plus !" pleurnicha Bridou en reniflant bruyamment.

    Un frémissement de stupeur se répandit alors parmi tous les petits animaux de la Forêt Magique, horrifiés par cette nouvelle terrible : Bridou le Caribou a perdu ses boules de Nawoel...? Mais comment cela était-il possible ? Sous le coup de l'émotion, Juliette la Moufette en tomba à la renverse. Car aucun drame d'une telle ampleur n'avait frappé la Forêt Magique depuis la triste et sombre affaire du chapeau de Ginette l'Alouette, il y avait déjà bien bien longtemps, affaire dont les animaux de la Forêt Magique ne reparlaient qu'en chuchotant et avec une grande prudence...

    "Ce n'est pas bien grave !  Nous allons les retrouver tes boules ! répondit Tambour Major, de sa jovialité coutumière.
    - Mais... comment ? S'enquit tout tremblotant le Caribou sanglotant.
    - C'est simple, rétorqua Tambour Major, nous allons demander à nos gentils lecteurs de t'en dessiner de nouvelles !"
    - Hoooooooooooo !" Firent admiratifs tous les petits animaux de la Forêt Magique en écarquillant tout grand les yeux...
    - Quelle bonne idée ! Balbutia Bridou qui esquissa un timide sourire et qu'une étincelle d'espoir vint illuminer le regard un peu couillon et encore tout embué.


    Veux-tu aider Bridou le Caribou 
    à retrouver ses boules ? 


    Réalisée avec paint, en 47 secondes...
    1/ Alors prends tes crayons de couleurs, tes feutres, ta tablette graphique, paintbrush ou n'importe quel logiciel de dessin pourrave, la queue du chat... (ad lib)  ou tout ce que tu voudras,

    2/ Et dessine la plus belle boule de Nawouel pour notre ami Bridou le Caribou ! 

    Jolie, super moche, trash ou abstraite, laisse courir ton imagination ! Tu peux même participer plusieurs fois.

    3/ Envoie ton dessin (ou sa photo) au format JPG à tambour.major@yahoo.fr en précisant bien ton nom.

    4/ Tu as jusqu'au 10 Décembre 2015 à minuit.  

    Toutes les boules seront affichées ici même et la plus belle remportera un somptueux cadeau, choisi par Bridou le Caribou lui-même, qui donnera son verdict le 20 décembre !


    "A tes crayons, je compte sur toi !"

    31 octobre 2015

    Clavardage du 31 Octobre 2015

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    Cela fait plus d'une heure que j'ai l'ordinateur ouvert sur les genoux tandis que la télé allumée sur une chaîne quelconque distille ses mièvreries insignifiantes et que je n'écoute que d'une oreille vaguement distraite, tout occupé que je suis à perdre mon temps à faire le tour des dernières publications de mes amis sur FaceBook. Une vidéo de chaton en train de se faire attaquer par une horde de canetons inoffensifs pour l'un, un gif de jolis bears en harnais en train d'onduler en boucle pour l'autre, un article de presse sur les prochaine élections régionales là. Du haut, du grand niveau. Parfait pour mon samedi matin. J'ai besoin de choses simples et faciles. De la bouillie pour cerveau mou, à l'instar de la bouffe pour bébé à gencives molles.

    Je me suis réveillé à 6h30 ce matin. C'est tôt. Trop tôt pour un samedi dont la matinée est destinée à un farniente réparateur. Au chaud sous la couette, j'ai regardé rougir le ciel avant de me lever une petite heure plus tard, avec l'idée d'écrire un billet.

    Je n'aime pas écrire pour écrire. En général mes billets germent et mettent un certain temps avant d'arriver à maturité. Quelques heures, quelques jours, quelques semaines... Manifestement mon idée du jour n'est pas assez développée car je ne sais pas trop encore qu'en dire. En un mot, je me suis rendu compte en regardant les comptes InstaGram auxquels je suis abonné, que mes photos ne mettaient jamais en scène des personnes, seulement des paysages, des bâtiments. Mais jamais de personnes, de visages, ou alors de manière extrêmement rare. Je ne sais pas trop s'il y a de quoi en faire un billet. Probablement pas. Ou, du moins, pas pour le moment. Peut-être me faudrait-il avoir les idées plus claires, ce qui est assez loin d'être le cas.

    J'ai fait des rêves bizarres ces deux dernières nuits. Hier j'ai rêvé que je montais chez moi en prenant les escaliers et non pas l'ascenseur. Curieux, je pénétrais dans un appartement donnant directement dans le hall d'entrée au sol de pierre gris clair. Il n'y avait pas de porte. Les murs de cet appartement étaient revêtus de faïences aux couleurs vives et de formes géométriques caractéristiques des années 70. Du rouge, du blanc étincelant, du marron, du bleu foncé bigarré d'autres couleurs. Très lumineux, cet appartement était vide et ne comptait qu'une seule pièce assez vaste en apparence. En ressortant, je croise quelqu'un que je ne connais pas. Un black. Je ne sais pas qui c'est. Puis je reprends mon ascension des escaliers de marbre blanc, veinés de gris. Soudain, je me retrouve sur un échafaudage métallique en plein air, il fait presque nuit ainsi qu'en atteste la couleur du ciel au dessus de ma tête ainsi que les lumières colorées que je discerne en bas. Je comprends que je suis toujours dans les escaliers mais dans cet enchevêtrement de poutrelles de métal, je ne trouve pas mon chemin et je commence à paniquer. En face de moi arrivent deux enfants d'une dizaine d'années qui jouent à escalader ces "escaliers" dans lesquels j'ai bien du mal à retrouver ma route. L'un d'eux porte un pull orange.

    Cette nuit j'ai rêvé que l'on me tirait dessus. La scène se passait dans une sorte de musée. Ambiance de lumières feutrées, couleurs douces de ton crème. Des escaliers, encore, au dessus et au dessous. De beaux escaliers à angle droit mais avec une très belles lignes courbes qui accentuaient l'impression globale de douceur déjà installée par la lumière et les couleurs. Le genre de lignes qui marquent la pâte d'un architecte. Je dois avoir 14 ans. On m'agresse, on me veut du mal, je ne me souviens pas exactement des circonstances. Il y est question d'une sorte de dispute entre moi et quelqu'un d'autre de très agressif, la tension monte très vite et très fort. On me tire dessus avec une arme. C'est assez confus. Avant de me réveiller, je vois l'autre, celui qui a tiré, au sol, face contre terre. Je l'ai poussé, ou je lui ai également tiré dessus, je ne sais pas, je ne sais plus.

    En écrivant ce billet de manière plutôt automatique, je me rends compte que c'est la troisième fois en quelques semaines qu'il est question d'un escalier dans mes rêves. Le premier s'effondrait au fur et à mesure que je le construisais. Je me perds dans le second, et tue quelqu'un dans le troisième. Ce n'est pas bien glorieux. Je ne sais pas trop ce que cela signifie. Peut-être faut-il y voir la manifestation onirique de certaines angoisses professionnelles qui me tenaillent depuis quelques semaines. Des décisions à prendre, des orientations à me donner, des responsabilités pour lesquelles je ne suis pas sûr d'encore avoir les épaules assez larges pour les endosser, même si l'on m'assure que si...

    Finalement et malgré moi ce billet s'est écrit un peu tout seul.
    Nous sommes le 31 octobre 2015, il est 11h47.

    Je dois aller prendre ma douche et me faire couper les cheveux.
    Des choses importantes.

    Ma vie presque ordinaire...