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  • 18 mars 2015

    Max Frisch et moi

    Je n'attendais pas un tel succès de ce billet dans lequel je vous demandais de me susurrer vos secrets au creux de l'oreille. En attestent vos commentaires, mais également des courriels, et même un texto d'une personne dont la démarche m'a particulièrement touché.

    Alors un grand merci à tous et toutes pour vos contributions. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore, fait, sachez away qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire...

    Et puis, à l'issue de ses onze réponses, quelqu'un m'a demandé : "et toi ?"

    Et moi ?
    1/ Aimeriez-vous être votre femme / votre mari ?
    Pour le moment la question ne se pose pas. Et même si les choses changeaient, je suis déjà bien trop sévère avec moi-même pour pouvoir tolérer vivre avec quelqu'un qui me ressemblerait à ce point. La réponse est donc définitivement non.
    Quand à être celui que j'aimerai et que je désirerai, non-plus. On ne peut correctement appréhender les choses qu'en leur étant extérieur...

    2/ Qui auriez-vous préféré ne jamais rencontrer ?
    Ces salopards qui m'ont pourri la vie pendant un mois, au printemps 2013. Ils m'ont fait beaucoup de mal, en parfaites ordures qu'ils sont, et je sais qu'un jour je leur renverrai un ascenseur qui leur fera très mal. Je ne suis pas un garçon méchant, mais j'ai bonne mémoire, et je peux être terriblement rancunier.

    3/ Aimeriez-vous posséder la mémoire absolue ?
    J'ai plutôt une bonne mémoire. A une époque pas si lointaine j'aurais aimé avoir une connaissance absolue de tout, ce qui n'est pas exactement la même chose. Le cerveau est une belle chose qui permet l'oubli...

    4/ Quel mort aimeriez-vous revoir ?
    Aucun. Les morts sont là où ils doivent être, à leur place. Je me suis habitué à leur absence, le monde a continué d'avancer sans eux, et c'est très bien ainsi. Et puis, comme je l'ai indiqué à la question précédente, l'oubli, le temps, sont de belles et précieuses choses.

    5/ Auriez-vous préféré appartenir à une autre nation (culture) et laquelle ?
    A ce jour non. Je suis fier de ma culture, de l'histoire (ou plutôt de l'historicité) de mon pays. J'aime la France, ses valeurs, au moins dans leur absoluité. J'ai eu la chance de vivre à l'étranger, de découvrir d'autres cultures.
    Alors, peut-être la chose qui me mettrait un peu plus à l'aise, ce serait que l'on prenne un peu de recul, que l'on sache davantage prendre le temps, que notre société soit moins bousculée, moins attachée à des choses ma foi bien superficielles, pour revenir à des valeurs plus fondamentales et simples. Ce sont des choses qui m'ont beaucoup plu au Québec par exemple et que j'avais déjà rencontrées en Argentine, dans une autre mesure.

    6/ Quel âge aimeriez-vous atteindre?
    90 ans, en pleine forme intellectuelle, et physiquement encore valide, ça me paraît bien. Il y a une forme de prétention ridicule à vouloir franchir le siècle.

    7/ S'il vous arrive de vous imaginer n'être pas né, cette idée vous trouble-t-elle ?
    C'est une question que je me pose parfois. Que serait-je si je n'étais pas né ? Serais-je seulement quelque chose ? Une conscience quelque part ? Oui, cette question me trouble au plus haut point car elle me renvoie à cette question : qu'est-ce que la conscience ? Avec quoi naît-elle ? A partir de quand ? Existe-t-elle hors de l'humain ? Que la conscience soit réductible à de simples influx électro-chimiques aurait quelque chose de très décevant...

    8/ Quand vous pensez à des personnes décédées: souhaiteriez-vous que telle personne vous parle ou préféreriez-vous lui dire encore quelque chose ?
    Je ne me suis jamais dit que j'aimerais parler à telle personne décédée. Je crois au contraire que les morts nous parlent, au fond de nous.

    9/ Aimez-vous quelqu'un ?
    C'est quoi aimer ? Si la question est "ai-je un chéri ?" la réponse est non. Si la question est "suis-je capable d'aimer ?" la réponse est certainement oui. 
    Plus généralement, j'aime mes amis proches et ma famille. Non pas d'un amour passionnel comme l'on peut l'entendre dans les tourments romantiques. Plus simplement d'un amour sincère et quasi inconditionnel.

    10/ Et qu'est-ce qui vous amène à cette conclusion ?
    Le fait que chaque moment passé avec eux est unique et que l'idée de les perdre m'est insupportable.

    11/ A supposer que vous n'ayez jamais tué personne: comment expliquez-vous que vous n'en soyez jamais arrivé là ?
    Parce que je connais trop les règles du jeu social pour savoir ce qu'il en coûte de les enfreindre... Mais ce n'est pas l'envie qui a pu manquer, parfois. Je crois même que, dans certaines conditions liées à un gros pétage de plombs, je pourrais y prendre un certain plaisir.

    12/ Quel espoir avez-vous abandonné ?
    L'espoir de rattraper le temps perdu, les années passées, et d'avoir pu vivre différemment certaines choses. Je me suis fait à l'idée que mon passé est ce qui m'a construit tel que je suis aujourd'hui, avec mes forces et mes faiblesses et que changer le passé revient à changer le présent. Alors, qu'y gagnerais-je mais, surtout, qu'y perdrais-je ?

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