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  • 19 mai 2015

    Le tintement des verres et le parfum des roses

    Ce devait être un beau week-end en famille par une belle journée de mai. L'occasion de retrouvailles, d'enfants qui courent dans l'herbe, de rires sous les mûriers, de verres qui tintent et de parfum de roses. Un week-end de fête. Mes parents fêtaient leur anniversaire de mariage. Le quarantième. Celui d'émeraude, vert comme le sont en ce moment les champs de blés. Alors pour l'occasion, nous avions mis les petits plats dans les grands et invité parents, cousins, cousines et quelques visages amis autour d'une grande table dressée dans le jardin, ornée de bouquets à la fragrance sucrée, et de quelques ballons de couleurs.

    La famille dans son sens large et les célébrations familiales sont, chez nous, porteuses de valeurs fondamentales, empreintes de bienveillance autant que d'une force symbolique qui dépasse la simple tradition. Un cocon puissant qui nous protège en même temps qu'il nous unit, par delà les générations et les stricts liens du sang. La famille dans laquelle on naît, celle que l'on se choisit, celle que l'on se construit, celle des amis proches qui en font tout autant partie. Des valeurs simples, sûres, essentielles comme l'est la terre nourricière à un arbre. 

    Encore une fois, avant même que le cérémonial ne commence, c'est une sorte de sensation d'oppression qui devait me gagner, comme si la contrainte de cette liesse obligatoire me poussait à fuir malgré moi. Car la conversation que j'avais eue la veille n'avait rien pour me pousser aux plus fastueuses réjouissances, sauf peut-être à apaiser certaines angoisses qui trouvaient désormais leur fondement et leur légitime explication. Au fond, se poser la question, c'est déjà avoir la réponse...

    Et puis, en quelques instants, irradié par une aura communicative, tout est retombé, oublié, volatilisé. Oui, je me suis senti remarquablement bien, en paix avec moi-même, en totale harmonie avec les autres. La fête fut belle, le repas délicieux, les sourires nombreux. Inévitablement ma mère a versé quelques larmes à la lecture d'un poème qu'un de leurs amis avait spécialement composé pour l'occasion, et j'ai vu mon père vraiment heureux. Que je les aime, ces instants qui font du bien !

    La journée s'est ainsi déroulée avec une infinie douceur, entre volupté et ivresse, sous un ciel parfait mêlé d'azur et de blanc que venaient entrecouper de radieuses mèches de lumière d'un Floréal finissant. Et c'est sous les lueurs soyeuses du crépuscule rougeoyant que s'achevait ce très beau week-end en famille sous un joli soleil de mai, parmi les enfants qui couraient dans l'herbe, les rires sous les mûriers, le tintement des verres et le parfum des roses...

    13 commentaires:

    1. Réponses
      1. Hé ben ! Quel compliment ! Mais non hein, laisse donc Pagnol sur son piédestal haut haut perché :)

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    2. Darren75012 😋19 mai 2015 à 17:46

      Bravo pour ce billet oh combien poétique et très bien écrit ! Continue de nous charmer et de nous faire rêver ��

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    3. Ah, c'est ici qu'est passée la douceur de la saison !

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      1. Elle arrive la doulce saison, elle arrive !

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    4. Ça fait souvent du bien de revenir à la source. Profite de ces moments qui filent avec le temps.

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      1. Ho que oui ça fait du bien. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai toujours cette petite appréhension, juste avant de sauter dans l'eau.

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    5. Ce sont ces moments particuliers qu'ils faut apprécier , ils feront parti de notre mémoire familiale et le temps passant c'est essentiel et quand c'est si joliment écrit ......

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      1. Ce n'est qu'avec le temps que l'on comprend combien ils sont importants ces moments, je suis bien d'accord..

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    6. Un superbe texte qui sent l'olivier (oui c'est ce qui me passe par la tête).

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