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  • 31 octobre 2015

    Clavardage du 31 Octobre 2015

    3 commentaires
    Cela fait plus d'une heure que j'ai l'ordinateur ouvert sur les genoux tandis que la télé allumée sur une chaîne quelconque distille ses mièvreries insignifiantes et que je n'écoute que d'une oreille vaguement distraite, tout occupé que je suis à perdre mon temps à faire le tour des dernières publications de mes amis sur FaceBook. Une vidéo de chaton en train de se faire attaquer par une horde de canetons inoffensifs pour l'un, un gif de jolis bears en harnais en train d'onduler en boucle pour l'autre, un article de presse sur les prochaine élections régionales là. Du haut, du grand niveau. Parfait pour mon samedi matin. J'ai besoin de choses simples et faciles. De la bouillie pour cerveau mou, à l'instar de la bouffe pour bébé à gencives molles.

    Je me suis réveillé à 6h30 ce matin. C'est tôt. Trop tôt pour un samedi dont la matinée est destinée à un farniente réparateur. Au chaud sous la couette, j'ai regardé rougir le ciel avant de me lever une petite heure plus tard, avec l'idée d'écrire un billet.

    Je n'aime pas écrire pour écrire. En général mes billets germent et mettent un certain temps avant d'arriver à maturité. Quelques heures, quelques jours, quelques semaines... Manifestement mon idée du jour n'est pas assez développée car je ne sais pas trop encore qu'en dire. En un mot, je me suis rendu compte en regardant les comptes InstaGram auxquels je suis abonné, que mes photos ne mettaient jamais en scène des personnes, seulement des paysages, des bâtiments. Mais jamais de personnes, de visages, ou alors de manière extrêmement rare. Je ne sais pas trop s'il y a de quoi en faire un billet. Probablement pas. Ou, du moins, pas pour le moment. Peut-être me faudrait-il avoir les idées plus claires, ce qui est assez loin d'être le cas.

    J'ai fait des rêves bizarres ces deux dernières nuits. Hier j'ai rêvé que je montais chez moi en prenant les escaliers et non pas l'ascenseur. Curieux, je pénétrais dans un appartement donnant directement dans le hall d'entrée au sol de pierre gris clair. Il n'y avait pas de porte. Les murs de cet appartement étaient revêtus de faïences aux couleurs vives et de formes géométriques caractéristiques des années 70. Du rouge, du blanc étincelant, du marron, du bleu foncé bigarré d'autres couleurs. Très lumineux, cet appartement était vide et ne comptait qu'une seule pièce assez vaste en apparence. En ressortant, je croise quelqu'un que je ne connais pas. Un black. Je ne sais pas qui c'est. Puis je reprends mon ascension des escaliers de marbre blanc, veinés de gris. Soudain, je me retrouve sur un échafaudage métallique en plein air, il fait presque nuit ainsi qu'en atteste la couleur du ciel au dessus de ma tête ainsi que les lumières colorées que je discerne en bas. Je comprends que je suis toujours dans les escaliers mais dans cet enchevêtrement de poutrelles de métal, je ne trouve pas mon chemin et je commence à paniquer. En face de moi arrivent deux enfants d'une dizaine d'années qui jouent à escalader ces "escaliers" dans lesquels j'ai bien du mal à retrouver ma route. L'un d'eux porte un pull orange.

    Cette nuit j'ai rêvé que l'on me tirait dessus. La scène se passait dans une sorte de musée. Ambiance de lumières feutrées, couleurs douces de ton crème. Des escaliers, encore, au dessus et au dessous. De beaux escaliers à angle droit mais avec une très belles lignes courbes qui accentuaient l'impression globale de douceur déjà installée par la lumière et les couleurs. Le genre de lignes qui marquent la pâte d'un architecte. Je dois avoir 14 ans. On m'agresse, on me veut du mal, je ne me souviens pas exactement des circonstances. Il y est question d'une sorte de dispute entre moi et quelqu'un d'autre de très agressif, la tension monte très vite et très fort. On me tire dessus avec une arme. C'est assez confus. Avant de me réveiller, je vois l'autre, celui qui a tiré, au sol, face contre terre. Je l'ai poussé, ou je lui ai également tiré dessus, je ne sais pas, je ne sais plus.

    En écrivant ce billet de manière plutôt automatique, je me rends compte que c'est la troisième fois en quelques semaines qu'il est question d'un escalier dans mes rêves. Le premier s'effondrait au fur et à mesure que je le construisais. Je me perds dans le second, et tue quelqu'un dans le troisième. Ce n'est pas bien glorieux. Je ne sais pas trop ce que cela signifie. Peut-être faut-il y voir la manifestation onirique de certaines angoisses professionnelles qui me tenaillent depuis quelques semaines. Des décisions à prendre, des orientations à me donner, des responsabilités pour lesquelles je ne suis pas sûr d'encore avoir les épaules assez larges pour les endosser, même si l'on m'assure que si...

    Finalement et malgré moi ce billet s'est écrit un peu tout seul.
    Nous sommes le 31 octobre 2015, il est 11h47.

    Je dois aller prendre ma douche et me faire couper les cheveux.
    Des choses importantes.

    Ma vie presque ordinaire...

    22 octobre 2015

    Place de la Major

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    De l'envie profonde de visiter cette ville ou de l'envie de découvrir l'endroit où mes parents s'étaient pris en photos voici presque quarante ans, lors de leur deuxième année de mariage, je ne sais pas exactement ce qui m'a poussé à faire un détour par Arles.

    Toujours est-il que la semaine passée, lorsque j'appris que je devais me rendre dans le Sud Est de la France pour une mission flash-éclair de 36 heures et que, préparant mon trajet, je me suis aperçu que ma route allait croiser cette ville qui inspira une jolie nouvelle à Alphonse Daudet et l'un des chef-d'oeuvre de tous les temps à Georges Bizet, l'évidence se fit que je m'arrêterai quelques heures en terres camarguaises.

    Le temps m'étant compté, je focalisais ma visite sur le cœur de la ville, à savoir son amphithéâtre et son théâtre romains, distants de quelques pas. 

    Dire que je n'ai pas été impressionné par ces deux édifices serait un mensonge. Marcher le long des pierres pluriséculaire provoque inévitablement une sensation de grandiose auquel je suis particulièrement sensible.

    Imaginer qu'ici même, en d'autres temps, la foule gallo-romaine a arpenté les mêmes lieux, effleuré cette même pierre, regardé le même ciel, qu'ici-même des gens ont ri, pleuré, applaudi en des temps tellement lointains et en parlant une langue que je ne comprendrais pas, a quelque chose de véritablement sidérant. On est bien peu de choses, face à ces pierres immuables.

    Pourtant c'est je crois en admirant la ville du haut d'une tour que je crois avoir deviné que la véritable beauté d'Arles résidait moins en ces deux monuments, qu'en ses rues et ruelles serpentant par dessous les tuiles rouges des toitures biscornues.

    Visiter une ville au pas de charge a quelque chose de frustrant. On voit, mais on ne ressent pas. On entend, mais on n'écoute pas.

    On respire sans sentir, on marche sans prendre le temps de vibrer. 

    On regarde mais l'on ne perçoit pas le rythme de la ville, ses sons, ses odeurs, ses us... bref tout ce qui fait qu'ici ce n'est pas exactement pareil que là-bas.

    C'est d'ailleurs l'une des grandes richesses de notre beau pays que cette variété de territoires, de terroirs, d'architectures. Faire 200 kilomètres et avoir tout à découvrir...

    Et du peu que j'ai pu en voir en deux petites heures qui m'étaient imparties, je sais que je reviendrai découvrir ce que la belle arlésienne cache sous ses jupons. 

    15 octobre 2015

    La Photo du Mois : Nuage

    26 commentaires
    Bonjour tout le monde, nous sommes le 15 Octobre , il est midi, et c'est le retour sur le blog du rendez-vous mensuel avec La photo du mois!

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.
    Le thème de ce mois nous a été donné par Dame Skarlette et il s'agit de : Nuage.

    Pour nous aider dans notre tâche, voici les éléments d'inspiration que nous suggérait Dame Skarlette :
    "Que vous ayez la tête dans les nuages, que vous soyez sur un petit nuage, que vous rajoutiez un nuage de lait ou tout simplement que vous aimiez regarder les nuages et imaginer des formes avec ceux-ci, à vous d'interpréter à votre manière le mot NUAGE(S) comme vous l'entendez. A vos appareils..."
    Ma photo a été prise dans les rues de Toulouse.

    Il faut dire qu'en ce moment, ce sont de drôles de nuages multicolores qui flottent au dessus de la rue Alsace-Lorraine !
    Cette installation insolite est en réalité le coup d’envoi poétique de la première édition du festival toulousain Wops, pour « Walk on the pink side ! », et qui aura lieu du 12 au 18 octobre.

    Tout toulousain qui se respecte, dont je fais partie, a bien évidemment fait sa photo. La mienne sera la contribution de ce mois.

    La photo du mois continue bien évidemment sur les autres blogs participants :
    A'icha, Akaieric, Alban, Alexinparis, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Canaghanette, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cocazzz, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Dame Skarlette, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, Iris, Isaquarel, J'habite à Waterford, Josette, Julia, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loqman, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Milla la galerie, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, ratonreal, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sandrine, Sinuaisons, Suki, Tambour Major, Testinaute, Thalie, Tuxana, Visites et voyages, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    11 octobre 2015

    Vapeurs chocolatées

    9 commentaires
    Le réveil a sonné à 9h30. Trop tôt. Beaucoup trop tôt vu mon niveau de fatigue ce matin. J'ai pourtant dormi plus de huit heures mais mon corps en réclame davantage. Mes nuits sont mauvaises en ce moment. Bien plus que de coutumée. Je me suis finalement levé une heure plus tard, en me faisant quelque peu violence, vaguement étourdi par cette crève qui m'use depuis quinze jours.

    Une lumière incroyable baigne l'appartement. Basse, chaude, enveloppante, aux reflets dorés. Au dehors les arbres couleur de rouille se détachent sur un ciel impécablement et uniformément bleu. Une journée d'automne magnifique. Normalement j'avais prévu de bosser sur des choses urgentes. J'ai envie de profiter de ma journée et je suis crevé. 

    Un café mousseux dans une grande tasse agrémenté d'une pointe de lait à la main, je fouille sur mon téléphone cette recette de "Gâteau tout chocolat" trouvée la veille. Le four préchauffe thermostat 6 tandis qu'un mélange mousseux d'oeufs et de sucre foisonne dans un saladier. Le beurre et le chocolat fondus emplissent la cuisine d'un parfum d'enfance puis se répandent en zébrures chamarées dans la pâte qui prend peu à peu forme sous le fouet. Belle, lisse et luisante, la consistance semble idéale. 

    J'aurais mieux à faire qu'un gâteau au chocolat. Mais cet après midi je vois mon filleul et je lui ai promis de porter un gâteau pour le goûter. Ca fait longtemps que je n'ai pas préparé de gâteau d'ailleurs... 

    Vingt-cinq minutes plus tard.
    La minuterie du four qui retentit. Il a l'air parfait.

    Allongé sur le canapé du salon devant Mommy, blotti dans ma couverture, j'oublie le temps et les soucis du quotidien. De délicieuses vapeurs chocolatées flottent dans l'appartement. 

    4 octobre 2015

    Pâtes aux pleurotes et à la crème

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    Ce qu'il y a de terrible lorsque je me rends au marché Victor Hugo à Toulouse, c'est cette envie irrépressible de vouloir tout acheter, alors même que l'on n'y est venu que sous le prétexte de "faire un tour" et acheter "juste trois tomates".

    Grave erreur...

    C'est un peu comme aller chez l'ami Suédois sans se douter que l'on en ressortira invariablement avec au minimum des bougies, quand ce n'est pas une nouvelle bibliothèque dont on ignorait que l'on en avait un besoin impérieux jusqu'au moment précis où on l'a vue en rayons. Ça ne loupe jamais.

    Ce matin donc, je me rendais au marché Victor Hugo à la quête de quelques végétaux de saison qui pourraient venir égayer ma tranche de beef bien rouge prévue pour le midi, achetée la veille chez mon boucher. A priori quelques cèpes, pourquoi pas, si le prix en était raisonnable.

    Je m'approche donc de ce temple Toulousain de l'hédonisme à la quête de mes basidiomycètes. Ici des piments doux, un peu hors saison mais tellement bons grillés au four avec un filet d'huile ; là des potimarrons, excellents en purée avec une noisette de beurre, ou en gâteau sucré mais ils demandent un bon investissement de temps que je n'avais pas ; là-haut des panais, délicieux mais ce n'est pas exactement ce dont j'ai envie...

    Nous y voilà : des cèpes. Les malheureux ont hélas une bien triste mine et je devine à leur allure que je ne suis pas le seul à les convoiter, d'autres s'étant vraisemblablement déjà immiscés à l'intérieur... Saperlipopette ! J'étais frustration.

    Et puis, au détour d'une cagette de carottes, voici des pleurotes qui me font soudain de l’œil. De belle allure, la cuisse ferme et le teint laiteux tout ce qu'il faut. Hop, aussitôt vus aussitôt adoptés, je m'en prends de quoi remplir mon estomac pour la somme faramineuse de 2,50 Euros. Oui, l'avantage du pleurote sur le cèpe est, outre qu'il est souvent vierge de résidents indésirables, que son prix est imbattable.

    L'erreur fut de ne pas rebrousser immédiatement chemin et de m'engouffrer plus avant dans les entrailles de ce ventre de Toulouse.

    Quelques pas plus loin, après avoir contourné les étals des poissons et réalisé au passage un petit portrait de famille (et constaté que ma poissonnière adorée n'y était plus), me voici nez à nez avec l'une de mes innombrables Némésis : un fromager.

    Inspectant la vitrine, juste pour me faire saliver, je découvre au détour d'une montagne de Maroilles, un saladier rempli à raz bord de crème fraîche d'Isigny. Diantre ! L'un de mes amis - qui mangerait de la crème fraîche sur la tête d'un chien galeux - m'en avait naguère vanté les louanges en des termes dithyrambiques. La tentation était bien trop forte pour ne pas y succomber. Je ne ferai donc pas durer plus longtemps le suspens vu qu'il n'y en a aucun : j'en ai acheté 500g. 

    Rentré à la maison, les papilles en alerte, j'extirpais le pot transparent de son sachet en papier brun, m'emparais une petite cuillère que j'enfonçais dans la masse nacrée puis que j'extrayais ensuite la bave aux lèvres, tandis que le dos de la cuillère se décollant du pot formait spontanément de jolis becs dans cette crème d'une onctuosité démoniaque. Un morceau de pain frais déchiré à la main, et là ce fut le drame...

    Putain de sa race : ce que c'est bon la crème fraîche d'Isigny !

    C'est alors que jaillit dans mon esprit une idée scandaleuse par une association d'idées des plus géniale : des pleurotes frais, de la crème, j'avais des bonnes pâtes dans mes placards : arrivedeci la pièce de bœuf, voici mon menu de midi ! Des pâtes aux pleurotes et à la crème.

    Vu le succès que ma photo a remporté sur twitter et les réactions nombreuses des gourmands qui hantent mes contacts, pour toi public, voici ma recette (inventée sur le moment).

    Pâtes aux pleurotes et à la crème
    Alla Tambour Major

    * * *

    Prix : Pas cher. Temps : 10-15 minutes. Difficulté : Aucune. Indice de plaisir : 17/20

    * * *

    Je ne donne pas la liste des ingrédients, tout est dans le titre. Et puis tu sauras le menu détail en lisant la recette. Pas de proportions non plus. La bonne bouffe c'est souvent au pifomètre...

    1/ Dans une grande casserole, tu fais cuire tes pâtes. Des bonnes pâtes. Pas du 1er prix, tu vas les manger après. Alors pense à te faire plaisir. De Cecco est un minimum. Avec des pâtes fraîches (à la semoule hein, pas à la farine) tu approches de l'Olympe...
    Tu ne sales pas l'eau, ça ne sert à rien. L'assaisonnement, c'est la sauce qui va le faire pour toi. 
    Pour le temps de cuisson tu enlèves 1 à 2 minutes au temps indiqué sur l'emballage. Question de vie ou de mort. Capisci ?

    2/ Pendant ce temps, tu fais cuire tes champignons à feu bien vif dans un peu d'huile d'olive ou un peu de gras de canard (ici on est dans le Sud-Ouest), jusqu'à légère coloration. Ne remue pas trop ni trop souvent, tu vas les esquinter. Et ne couvre pas. Sous aucun prétexte. Tu les entends chanter tes pleurotes ? Non ? Allez, approche l'oreille et ferme les yeux...

    3/  Au bout de deux ou trois couplets, quand tes pleurotes ont une belle mine et les cuisses dorées, tu les déglaces avec deux ou trois cuillères à soupe de porto rouge ou un vin similaire. Moi j'ai fait avec du floc de Gascogne rouge, pour rester couleur locale. Là c'est le chœur final. On croirait le Te Deum de Tosca. Tes pleurotes ils montent au paradis des pleurotes.

    4/  A ce moment là seulement, et pas avant, tu sales, tu poivres bien (avec du poivre noir, frais, du moulin !) et tu rappes une petite pincée de muscade. Haha ! Oui Monsieur !

    5/ Surveilles rapidement tes pâtes, okazou. 

    6/ Reviens à tes champignons Tu ajoutes ta crème fraîche, environ 2 bonnes grosses cuillères à soupe bien pleines. Il faut que tes pleurotes puisse se vautrer dedans et s'en mettre plein la lampe. Si tu as de la crème liquide, compte une petite brique. Hé oué mon gars, faut ce qu'il faut ! Ensuite tu baisses le feu et tu laisses mijoter 3 minutes sans couvrir.

    7/ Normalement tes pâtes sont cuites maintenant. Alors tu les égouttes, puis tu les ajoutes, directement dans ta poêle, aux champignons qui sont en train de prendre leur pied dans la sauce. Et maintenant tu couvres. Tu laisses imprégner 5 minutes à tout petit feu et en remuant légèrement, avec délicatesse, bordel. On prépare du bonheur ici. 
    Attention petit scarabée, j'ai dit 5 minutes. Pas 10 ni 15... On ne badine pas avec le temps. 

    8/ Avant de servir ce morceau de paradis dans une belle assiette, tu goûtes (si ! tu goûtes !) et tu rectifies l'assaisonnement si c'est nécessaire (et ce sera nécessaire) en sel et en poivre. Faut bien poivrer, surtout. Le poivre et le sel, c'est la vie en cuisine. Sinon c'est pas la peine... 

    9/ La préparation de ce miracle culinaire t'a pris 15 minutes à tout casser. Alors maintenant assieds-toi, savoure, et profite... Et n'oublie pas de déboucher une bonne bouteille surtout. Du rouge, épicé et charpenté. C'est pas de la rigolade que t'as dans ta gamelle. Alors rends-lui la pareille... 

    1 octobre 2015

    Parenthèse bordelaise

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    Cela faisait un peu plus de deux ans que nous ne nous étions pas vus, eux et moi. Deux ans... que le temps passe vite.

    Des obligations professionnelles m'ayant conduit en terres girondines, me voici à nouveau au pays du bon vin et des pierres blanches le temps de quelques petits jours. Deux ans sans s'être vus. Et pourtant rien n'avait changé. La même joie de les revoir, la même complicité évidente, la même simplicité. 

    Un gin-to à la main, sur la terrasse de bois, nous nous racontons nos vies. Tellement de choses, et si peu. Eux se sont mariés, tandis que je foulais du pied l'autre continent. Les chats font les andouilles autour de nous et s'étirent, toutes griffes dehors, sur le cache-pot du magnolia.

    Sur les bords de la Garonne, nous avons rendez-vous avec la nuit. Des milliers de paires d'yeux rivées vers un vaste écran de ciel sur lequel dansent des jets de couleurs scintillantes. Pirouettes pyrotechniques.

    Avant de nous quitter le lendemain, nous formulons le vœu de nous revoir avant que deux nouvelles années ne s'écoulent. A nous de susciter ces occasions. Ne laissons pas le temps et les aléas de nos agendas respectifs décider à notre place.

    Place Saint Pierre, c'est autour d'une bière que je papote avec une autre connaissance. S'ensuivra une petite balade le long des quais. Il fait très beau. Bordeaux est une ville vraiment agréable. Et septembre dans le Sud-Ouest un mois délicieux.

    Un peu plus tard je rejoignais ce garçon rencontré en janvier. Nous ne nous étions pas revus depuis, bien que nous continuions toujours à discuter et à prendre très régulièrement des nouvelles l'un de l'autre, à distance. 

    Quelques mojitos chez La Comtesse, un copieux burger au soleil, une marche dominicale à travers les rues animées du centre ville... Comme la fois dernière le temps passait très vite en sa compagnie.

    L'un des avantages de laisser le temps aux choses, c'est de leur permettre de s'articuler entre elles sans heurt ni précipitation. Laisser la tempête des émotions se décanter, et voir ce qu'il reste. En l'occurrence une belle amitié doublée d'une jolie complicité, et qui ne demandent qu'à grandir, comme elles le font sereinement depuis huit mois.

    Pour peu reposantes qu'elles soient, elles font du bien, ces parenthèses.
    Un peu de fantaisie, dans une vie presque ordinaire.