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  • 24 octobre 2016

    Identités singulières : Être gay et croyant - 4ème partie

    Est-il possible d'être gay et croyant en 2016 ? 

    Au rythme de un par quinzaine, vous seront présentés plusieurs témoignages guidés par un questionnaire en neuf points laissant toutefois la possibilité d'aménager les réponses librement. Autant de parcours de vie, tous différents - voire totalement contradictoires - de personnes venues d'horizons assez variés et croyantes à divers degrés. Des identités singulières.

    L'objet de cette série de billets n'est certainement pas de faire un quelconque prosélytisme - il suffira de lire pour s'en rendre compte - ni de clore un débat bien trop vaste. 

    Il s'agit seulement d'essayer d'apporter sinon des éléments de réponse, du moins des éléments de réflexion à une question complexe que je trouve passionnante.

    Et s'il s'en trouve parmi les lecteurs qui seraient intéressés pour laisser à leur tour leur témoignage, n'hésitez par à me contacter par courriel : tambour.major@yahoo.fr

    * * *


    Henri


    1. Peux-tu te présenter ? Âge, profession (quelques mots pour décrire ce que tu fais), où tu habites, où tu as grandi.

    J’me présente, je m’appelle Henri, j’voudrai bien réussir ma vie, être aimé. Être beau, gagner de l’argent puis surtout être intelligent … 

    J’ai 52 ans, je suis né à Rouen en Seine-Maritime et je viens juste de m’y installer après avoir vécu à Paris longtemps.


    2. A quels moments de ta vie as-tu compris puis accepté ton homosexualité ? Quel a été ou quel est ton cheminement ?

    J’ai commencé à regarder les garçons vers 12 ans sans trop savoir le pourquoi du comment. C’est au lycée que j’ai vraiment pris conscience de mon homosexualité. Au début des années 80, l’homosexualité n’est pas encore rentrée dans les mœurs, c’est un euphémisme. Pour trouver des gars comme moi ça n’a pas été simple et pas simple du tout de trouver un bar gay, une discothèque gay, à Rouen, en province donc et en 1980 !

    Et puis, une graphologue que j’avais consultée m’a dirigé vers une psychologue auprès de qui je me suis fais confirmer qu’être homosexuel n’était en aucune façon une maladie. À partir de là, j’ai vraiment assumé. Mais avant ça, j’ai bien sûr expérimenté dans le plus grand secret, of course. C’était en 1984, j’avais 20 ans, j’avais eu de l’argent par mon premier job d’été avec lequel je me suis offert un blouson aviateur en cuir et les séances de la psy.

    Ensuite, après avoir emménagé à Paris pour me bâtir une carrière professionnelle et une vie sexuelle et amoureuse fantastique, je me suis rendu compte que je ne voulais pas sacrifier ma vie professionnelle pour un garçon blond absolument adorable et horripilant à la fois. 
    Je me suis inscrit dans des agences matrimoniales pour essayer les filles et pour avoir des bases solides pour progresser professionnellement. Un fiasco, bien sûr. Dans les années 90, l’un de mes employeurs, un gay parisien flamboyant me montra le chemin à suivre ! 


    3. Es-tu out ? Auprès de ta famille ? de tes amis ?

    Oui complètement out dans ma famille proche. Le reste de ma famille doit être au courant également mais pas par moi. Faut dire qu’en m’expatriant à Paris, j’ai coupé sans le vouloir forcément, tous les liens avec la famille à l’exclusion de mes parents, ma sœur et mon frère.
    Mes amis sont bien sûrs tous au courant. Après, quand des gens me demandent si je suis gay, je réponds toujours oui que ça plaise ou non.


    4. As-tu grandi dans une famille religieuse ?

    Ma mère orpheline pendant la seconde guerre mondiale a été mise à l’abri chez les bonnes sœurs. Elle nous a raconté bien plus tard qu’elle avait été choquée par l’attitude d’une religieuse qui se la « pétait » ce qui se révélait être en complète contradiction avec la sévérité de l’éducation religieuse dispensée. Elle nous transmettra plus tard une éducation basée sur la politesse et le qu’en-dira-t-on.

    Ma sœur a fait sa première communion mais pas de confirmation, j’ai été baptisé mais pas de communion et mon frère n’a pas du tout été baptisé. C’est suite seulement à des problèmes de logistique que ma mère s’est éloignée progressivement des institutions religieuses. 

    Dans ma famille personne ne va à la messe mais tous se marient à l’église et reçoivent tous une cérémonie religieuse à l’église quand ils sont coincés entre quatre planches d’un cercueil. C’est parce que « c’est comme ça », c’est aussi parce que c’est la meilleure chose à faire ou la moins pire.

    Enfant, je suis allé au patronage avec mon frère. Juste une seule année. Ma mère a profité de cette opportunité pour nous occuper le jeudi après-midi. J’aimais bien les activités manuelles (j’avais fait une maquette de planeur de 1,20 m d’envergure en balsa de toute beauté !). Je me souviens que le couple qui assurait le patronage nous lisait des passages de la bible et qu’ils nous faisaient chanter des chansons gaies et entraînantes (tout autour de Jéricho, tout autour de Jéricho, tout autour de Jéricho l’armée marcha et ce fut sept fois sans arrêt la la la la …*). 

    Un jour, ils nous ont disputé car on leurs avait fait croire qu’un copain ne serait pas là. Mais c’est très mal de mentir. Je me souviens avoir objecté que ce n’était pas grave, que c’était juste pour rire. Et bah non ! C’est mal ! 

    Et puis un autre jour, ils nous ont demandé de prier à voix haute au prétexte que le message passait mieux quand il était exprimé à haute et intelligible voix (même devant tout le monde). Je me souviens m’être creusé la tête et avoir évacué toutes les requêtes d’amour et de paix dans le monde car des prières comme ça il devait s’en faire plein tous les jours. Moi, je pensais qu’il fallait vraiment trouver un truc qui ne fasse l’objet d’aucune prière. Autant être efficace d’un seul coup, surtout que c’était à voix haute ! J’ai prié pour que tous les chiens abandonnés retrouvent un maître. J’étais super fier de moi et puis sur le chemin du retour, un copain chrétien jusqu’au bout des mocassins, m’a engueulé que ça ne se faisait pas de prier pour les chiens !

    On rigole, on rigole mais ce sont des petits détails comme ça qui font que j’ai décroché de cet univers et si l’année d’après ma mère nous a proposé d’y retourner, j’ai décliné poliment l’offre.

    * J’ai appris bien plus tard que ce fût un bien beau massacre la prise de Jéricho (l’amour du prochain toussa …)


    5. Quelle importance revêt la religion dans ta vie actuelle ? 

    J’allais dire « aucune » mais ce serait un mensonge. Elle fait remonter en moi de la colère, de la tristesse, du désappointement, de l’incompréhension et surtout de la fatigue. La religion et ses représentants (la parole du pape n’est à mon avis que de la communication elle ne vaut pas mieux que la parole d’un politicien, ce qu’il est aussi.) ont permis mon apostasie fin 2010. En clair, j’ai renié mon baptême et obligé l’archevêché de Rouen à le stipuler sur le registre des baptêmes. 

    S’il y a une importance à donner à la religion dans ma vie actuelle, c’est qu’à ma mort, elle ne s’appropriera pas ma dépouille. Pensez-y. Ce n’est pas rien … 

    Combien dans le doute, au moment final sur un lit d’hôpital ou dans un lit design s’en remettront in fine à l’Église ? La valeur de la vie ne vaut que dans l’expectative de l’après mort. 


    6. La religion a-t-elle été ou est-elle un frein à ton acceptation ? 

    La religion a bien été un frein à mon acceptation tout comme la société corsetée des années 80. Je dirais ni plus ni moins. À l’âge où je me construisais, la religion n’a pas été un refuge pour moi là où la société dépénalisait seulement l’homosexualité qu’en 1982. 

    L’homosexuel en 1980 était un criminel et un pêcheur ! On pouvait rêver mieux comme « choix » de vie, non ?

    Ensuite la religion chrétienne ne m’a pas emmerdé outre mesure avant qu’elle ne descende dans la rue avec La Manif pour Tous. La religion est respectable lorsqu’elle ne s’autorise pas à s’immiscer dans l’organisation de la vie sociétale et ce d’autant plus dans une République laïque. Et là, petite précision, c’est la République qui assure le droit et la protection de la pratique religieuse, ce n’est pas l’inverse et ce depuis le 9 décembre 1905 (séparation des Églises et de l'État). Ce n’est pas aux religions de s’autoriser à revendiquer leurs us à la République. Jusqu’à preuve du contraire les religions n’ont jamais été les garants d’une vie de paix et d’harmonie entre les peuples. 

    Pour moi, les religions donnent des réponses à des gens qui se posent des questions, qui cherchent des repères, des voies (voix) tout comme moi, j’ai trouvé des réponses en consultant un psy pendant plus d’une décennie. La fédération nationale des thérapeutes de la racine sacrée de l’ortie blanche n’a pas, à ma connaissance, cherché à imposer ses choix de vie à la République française. 

    La religion est respectable lorsqu’elle reste spiritualité mais elle a bien été un frein à mon acceptation.


    7. Comment perçois-tu le discours et le positionnement de l'Eglise, globalement peu favorable aux homosexuels ?

    Voir question 6. 
    Je résume : Qu’elle ferme bien sa gueule sur les sujets de société, merci.


    8. Alors, j'ai tout bien lu, et j'ai une autre question : Quel est l'élément / l'événement qui a déclenché le passage à l'acte de ta demande d'apostasie ? C'est une démarche qui n'est pas commune... 

    J’ai fait ma demande d’apostasie fin 2010.

    Il n’y a pas d’événement fort, déclencheur mais une accumulation d’événements qui ont construit une atmosphère de haine des LGBT en France. J’ai tout de même vérifié dans mes archives l’événement qui aurait pu être la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase.

    Et j’ai trouvé ! J’ai participé à Paris à la manifestation contre l’homophobie du Vatican : Tarcisio Bertone, secrétaire d’État du Vatican, a affirmé le 13 avril 2010 qu’il existait un lien entre homosexualité et pédophilie.

    Mais n’empêche, je reste sur ma première réponse car la question posée est trop orientée, restrictive. Un événement particulier est facilement démontable, justifiable, contestable, critiquable, relativisable. C’est bien une accumulation d’événements qui m’ont incité à prendre cette décision. L’Église ne m’aime pas ! Et bien je la quitte.

    Bien avant, l’abomination de l’homosexualité de Christine Boutin (avril 2014) et des délires de La Manif Pour Tous, je sentais bien que cette Église et ses fascistes prenaient trop de place dans le débat public pour véhiculer des messages de haine en toute impunité.

    Je regrette par ailleurs le peu de mobilisation des gays parisiens pour toutes ces manifs qui défendaient nos droits, notre honneur, la Pride comprise.

    La petite anecdote concernant la manif contre le Vatican homophobe, c’est que nous n’avons pas été autorisés à manifester devant l’ambassade du Vatican mais juste autorisé au Palais de Tokyo. Le groupe de fachos qui est venu nous insulter n’a pas été inquiété par les forces de l’ordre. On a eu des consignes de sécurité en fin de manif nous demandant de ne pas prendre le métro dans les stations voisines et surtout de ne pas y aller seul. Ambiance.

    Palais de Tokyo – 24 avril 2010 – Against Vatican homophobic

    9. Aujourd'hui, as-tu encore une vie spirituelle ? Crois-tu en quelque chose, en une transcendance ? 

    Je n’ai jamais cru en un dieu, une puissance divine bien définie. Très jeune, j’ai pu y penser mais j’avoue que je ne me rappelle pas avoir eu la Foi.

    Est-ce que j’ai une vie spirituelle ? 
    Au lycée, nous avons étudié les Pensées de Blaise Pascal ; « l’infiniment petit, l’infiniment grand ». J’ai trouvé cela limpide, éclairant, évident. Et au lieu de me plonger dans une angoisse incommensurable, ne trouvant pas ma place au milieu de toute cette organisation de l’espace et du temps, je me suis trouvé rassuré. L’ordre des choses répondait à une organisation sans faille, chaque chose à sa place dans sa juste mesure.

    À cela s’ajoute une leçon bien retenue en chimie, à peu près à la même époque ; la maxime de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Pour moi, c’était rassurant, je n’avais plus d’autres questions à poser et je n’avais plus qu’à me préoccuper de mes petits problèmes personnels à savoir est-ce une maladie d’être gay et surtout est-ce que ça se soigne ? Ce questionnement appelant par la suite d’autres questions, je l’ai formulé auprès de divers praticiens des années durant.

    Et ma vie spirituelle à moi se tourne non pas vers une entité suprême, extra-ordinaire mais vers les gens, les humains, l’Homme. Et je trouve que c’est un bon raccourci pour ne pas être obligé de passer par l’interprétation de textes sacrés, de traditions orales, etc.

    Les religions, de mon point de vue, régissent l’organisation de la vie de l’individu en société. Toutes les grandes civilisations ont eu des souverains serviteurs d’une religion. Toutes les sociétés ont eu des intermédiaires certifiés pour poser des questions existentielles à une entité détentrice de la Vérité. Ces intermédiaires ont régné aux côtés des chefs des civilisations durant des siècles et des siècles.

    Car enfin, qu’est ce que j’ai découvert en travaillant auprès de praticiens non certifiés ? Nous souffrons tous d’inhibitions, de peurs, de jeux de rôle, de dénis, de tabous, etc. Et toutes les religions ont proposé des solutions, des réponses et simultanément ont engendré et cultivé ces mêmes peurs. Tout est sous contrôle. Les religions, la pratique d’une vie spirituelle, permettent de se poser des questions existentielles et d’y trouver les « bonnes » réponses. Et c’est un moindre mal que de ne rien proposer comme réponses à une vie spirituelle, à ce questionnement. Cultiver les peurs pour éviter le chaos.

    Je crois en une transcendance, précisément dans le sens qui va au delà de l’entendement, celle qui consiste à écouter l’Humain en le libérant de toutes ses grilles (ornières) de lecture. Je crois en l’Humain. Je crois qu’il est capable de surpasser ce grand questionnement sur la vie, la mort, l’amour en cherchant les réponses en lui et non plus dans les grands livres d’histoire(s) sacrée(s). L’Humain est une extraordinaire machine, immensément riche, nous n’avons pas fini de le découvrir et aucun texte sacré ni tradition orale ne saura le définir complètement.


    10. Malgré ton apostasie que conserves-tu de l'enseignement chrétien que tu as reçu ? Ou au contraire as-tu tout rejeté en bloc ?

    Ha hum. On s’est mal compris. Je n’ai pas reçu d’enseignement chrétien, enfin pas vraiment. Une seule petite année de patronage à mon actif et encore je n’ai pas compris que c’était du patronage non laïque. On me lisait des passages de la Bible mais pour moi ce n’était que de l’Histoire ou de la lecture d’histoires merveilleuses. J’écoutais comme si j’étais à un cours Histoire de France à l’école. J’ai par la suite tenté de lire par moi même la bible reçue au patronage. J'ai essayé de comprendre des trucs mais l’écriture métaphorique m’a rapidement plongé dans un ennui profond.

    Je n’ai donc rien conservé ni rejeté en bloc.

    Par contre, si j’ai rejeté quelque chose, ce n’est pas la conséquence de mon apostasie mais bien la cause. C’est quand je me suis aperçu que rien ne me liait à la religion chrétienne que j’ai trouvé astucieux d’officialiser la chose en revendiquant pour le coup, mon apostasie.

    Tout ceci m’a amené à chercher au plus profond de moi les questionnements sur Dieu, son existence, sa finalité et j’ai cherché où je pouvais bien me mentir à moi même en refusant d’y croire. Au delà du « folklore* » rattaché à la pratique de la chose religieuse (la prière, les lectures, la messe, la confession, les rites de passage, etc.) que je rejette absolument et totalement, je me suis interrogé, j’ai essayé de ressentir vraiment ce qui me touchait quand j’évoquais Dieu, débarrassé de tous ses « accessoires* ».

    * Je suis respectueux, ce n’est pas injurieux, je veux juste qu’on comprenne bien où je situe la place d’un dieu.

    Pour illustrer mon propos, je vais évoquer la mort, la finalité de toutes les religions me semble-t-il. Je peux très bien expliquer sans aucun trémolo dans la voix que je n’ai pas peur d’elle, que je ne veux pas être enterré mais incinéré. Cela ne veut pas dire que j’y suis prêt. Que je souhaite passer dans l’au-delà tout de suite. Non ! Je suis furieusement attaché à cette vie ici-bas même si parfois c’est un peu la merde quand même.

    Alors pour l’existence de Dieu, j’ai voulu sur le même principe exposé ci-dessus (l’acceptation dans l’énoncé vs son rejet / la négation dans l’énoncé vs son acceptation) mon esprit qui se veut cartésien, m’entraîne vers la négation et en regardant ce qui pourrait se cacher derrière, je découvre … Rien ! Mais vraiment rien ! Je ne ressens absolument rien. La non existence d’un dieu ne m’émeut pas, ne me dérange pas, ne m’angoisse pas.
    Ce n’est vraiment pas une figure de style de ma part de ne pas croire, vraiment.

    Sinon et pour conclure, ma citation préférée juste après : « Is there some reason that my coffee isn't here ? Did she die or something ? » est : « On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi. »

    Merci Henri.

    ***
    Identités singulières : 

    13 commentaires:

    1. Henri, vous êtes Gay et je m'en moque! Arrêter de jouer les persécutés même si les choses n'étaient pas simples il y a quelques temps. Je pense que depuis le PACS, les Gays avaient une juste place dans la société, autant que Robert, l'hétéro du coin. Après est arrivée cette pantalonnade qu'est le mariage pour tous qui, n'eût été la suite prévisible, serait resté une blague ridicule et de mauvais goût entraînant, et peut-être même plus de votre côté, rires gras et stupides et humour salace.(cf la Gay pride).
      Tous ces gens qui ont défilé ne l'ont pas fait CONTRE l'homosexualité mais POUR l'enfant. Vous le comprenez ça? Toujours pas? Tout le problème est là, dans ce déni de la réalité qui vous anime à des fins de normalité et de reconnaissance.
      Mais deux hommes qui se promènent, singeant la famille lambda en tenant un enfant par la main, ce n'est pas NORMAL Henri, c'est même un excellent moyen pour que le chaland moyen à leur passage lance "sales Pédés". Vous n'avez pas le Droit à l'enfant, seul l'enfant à des droits. J'arrête là mais évitez de me traiter d'homophobe fasciste si les arguments sérieux viennent à vous manquer.
      Vas, Henri, je ne te hais point!

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      1. Et l'enfant, il a quels droits de plus avec des parents hétéros ? D'avoir une seule mère névrosée ? Un seul père alcoolique, où chômeur ? Ça c'est vachement normal pour les abrutis de catholiques: ça leur permet de prier pour eux en se persuadant qu'une entité supérieure pourra faire intervenir sa grâce. Ce sont eux qui se font gardiens de la normalité biblique. Fort heureusement la loi de 1905 est passée par là. Défendons-la sans complexe !

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    2. J'ai parlé d'arguments sérieux! Là, vous êtes dans le slogan, la propagande. Et limiter la contestation du MPT aux seuls cathos est de la pure mauvaise foi (sans jeu de mots). Et d'ailleurs, si un Gay a la foi pourquoi ne la manifesterait-il pas? Qui lui interdit d'entrer dans une église et de prier?

      Alors pour en finir de mon côté, "revisitons" (le terme est à la mode)la Genèse.
      Deux couples hétéros, jeunes, féconds. Deux couples homos (1 masculin, 1 féminin), jeunes, féconds. Tous sont différenciés génétiquement.
      Qu'arrivera-t'il?: Les hétéros feront le Monde, les autres disparaîtront ou, pour tenter de laisser une trace, devront tricher égoïstement sans se soucier du mal qu'ils ont pu semer.
      Tous les hétéros ne sont pas névrosés, alcooliques ou chômeurs. Pour les homos je n'ai pas plus de statistiques...

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      1. Et pour en finir du mien, quant à parler d'arguments sérieux tels que la Genèse biblique, j'opposerai moi la mythologie grecque où les dieux se mélangent aux hommes, se tuent ou s'enculent dans la joie. Ce n'est pas moins sérieux que la Genèse.

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      2. Je vous cite : "Mais deux hommes qui se promènent, singeant la famille lambda en tenant un enfant par la main, ce n'est pas NORMAL Henri, c'est même un excellent moyen pour que le chaland moyen à leur passage lance "sales Pédés"."
        Et c'est vous qui parlez d'argument sérieux...?

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      3. Vous faites exprès de ne pas comprendre? (fin).

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      4. La Genèse, parlons-en. Adam et Eve ont eu deux fils et c'est tout.Ils ont couché avec quelle femme? Leur mère?

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    3. Dans une série d'articles intitulés : "Etre gay et croyant", avoir interrogé un homosexuel qui reconnaît n'avoir "jamais cru en Dieu" et affirme même : "On peut bien prier une sardine", était d'avance voué à l'échec !

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      1. De quel échec parlez-vous Mildred ? Ne trouvez-vous pas cette voix dissonante intéressante ? Ne pas croire en Dieu interdirait donc d'avoir une spiritualité, de croire en certaines choses, en une transcendance comme l'exprime Henri ?

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      2. "On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi." C'est au contraire un message de tolérance vers tous les humains qui ont une croyance, une foi. Qu'importe le dieu en somme. L'important c'est d'avoir la foi pour avancer sur le chemin de la vie. On peut aussi y cheminer avec les autres, les rencontrer et les aimer. C'est ça, avoir la foi.

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      3. C"est aussi un message de tolérance envers les sardines...

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    4. Ce que j'appelle "échec" c'est qu'il faut arriver à la 10ème et dernière question, pour entendre Henri vous déclarer : "On s'est mal compris", et terminer par son histoire de sardine !
      De plus son attitude défendant la gaypride et les LGBT qui n'ont, à ce que je sache, rien à voir avec la transcendance, devait immanquablement s'attirer la réponse d'un partisan de la Manif pour tous.
      C'est tout à fait normal mais dans le contexte de cette série, c'est décevant !

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    5. Comme si la foi était la clé de la transcendance. Mais pour qui se prennent tous ces croyants autoproclamés..? Et après ça vient sucer dans les bois en cachette...

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