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  • 22 juin 2016

    La radio de l'été des blogueurs 2016

    3 commentaires
    Hop hop hop, c'était hier la fête de la musique et avec la date du 21 juin arrive le rendez-vous annuel de la radio de l'été des blogueurs, administrée sous la très haute autorité de Son Excellence Lolobobo.

    Les règles du jeu sont les suivantes :

    1/ Tu choisis une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur.

    2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indiques :
    • La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l'été,
    • Si tu veux (c'est mieux) tu raconte pourquoi c'est ta chanson de l'été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
    • Tu désignes 1 ou 2 blogueurs (ou plus ou moins, c'est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaîne de blogueurs,
    • Tu rappelles cette règle,
    • Et tu fais un lien sur ce billet.
    3/ Tu préviens tout le monde par le moyen de ton choix (panda volant, raton-laveur, signification par Huissier de Justice...).

    C'est clair ?

    Pour ma part, j'ai un tout petit peu hésité entre deux possibilités découvertes tout récemment et qui sont chacune semblablement aimables à mes oreilles.

    La première m'a été soufflée par ma petite souris préférée, alias Nekkonezumi (que je désigne au passage). Ce n'est pas à proprement parler une chanson. Non. Mais les fans d'Alien comprendront ma brusque hyperventilation me conduisant au bord de l'apoplexie lorsque je découvrais qu'une bande de zozos avaient purement et simplement publié une vidéo contenant rien de moins que douze heures de bruitages du Nostromo !!

    Juste pour le fun (et si vous avez douze heures devant vous) la voici, la voilà.


    En fouillant un tout petit peu sur youtube, vous pourrez même trouver douze heures d'ambiance du laboratoire médical du Nostromo. Mais là ça vire au glauque et je reconnais que c'est assez peu approprié pour une chanson de l'été.

    La seconde possibilité, qui sera mon choix, est une découverte du chéri qui la chantonne à longueur de journée. Vous admirerez la qualité du texte et l'inspiration musicale de ce pur chef d'oeuvre de 1977 signé Anne Léonard : Ma p'tite culotte. Attention c'est diablement entêtant !



    Et pour satisfaire à la règle du jeu, je désigne Nekkonezumi et Estef.

    Quant à ma petite culotte, inutile de la chercher, puisque je n'en mets pas.

    20 juin 2016

    38 ans

    15 commentaires
    Ce weekend j'ai eu 38 ans et pour la première fois depuis fort longtemps j'avais organisé une petite fête à la maison, rassemblé quelques amis, à manger, à boire, histoire de remettre un peu d'animation dans un appartement qui avait perdu l'habitude de recevoir autant de monde d'un seul coup.

    Car cela fait maintenant plusieurs années que je ne fêtais plus mon anniversaire. Non pas que je n'aime pas cela. Disons plutôt que je n'en avais pas envie. Mon esprit asphyxié par d'autres préoccupations n'était pas à festoyer. Il faut croire que, depuis lors, les choses vont un peu mieux.

    Ce fut une belle soirée avec beaucoup de rires pour laquelle le chéri et moi-même avions passé une bonne partie de notre journée à cuisiner de concert et faire le ménage. Ça c'est nouveau pour moi. Et je m'aperçois que cela me plaît beaucoup.

    Dans quelques jours c'est mon frangin qui aura à son tour 35 ans, un âge que je n'aurai plus. J'ai du mal à réaliser qu'il est papa, chef d'entreprise, et qu'il n'est plus l'ado capricieux et turbulent de ses 14 ans... 

    38 ans. Des années bien remplies, des expériences riches. Des voyages à l'étranger, des amis partout sur la planète, des projets pour les 10 ans à venir au moins   Aurai-je le temps de faire tout ce dont j'ai envie, d'accomplir tous les voyages dont je rêve ? 

    38 ans, presque la moitié du chemin, si l'on me prête vie jusque là. Car s'il est une chose qui m'angoisse, c'est bien de mourir, brusquement. De laisser toutes ces choses inaccomplies derrière moi, de n'avoir pas eu le temps de dire certaines choses, de n'avoir pu en vivre d'autres. 

    Vieillir me fait peur. La vieillesse, le délabrement des corps, perdre ses facultés mentales, n'être plus capable, devenir sénile, s'éteindre, et n'être plus rien... Voilà qui me terrifie.

    Lorsque certains jours de vague à l'âme je regarde une pauvre grand-mère marcher dans la rue, voûtée sur sa canne, l'air un peu perdue, je ne peux m'empêcher de songer que, quelques décennies en arrière, elle était probablement une petite fille pétillante, aux joues roses et aux couette blondes qui aimait à rire et à chantonner en sautant à la corde. 

    Que restera-t-il de cette insouciance dans nos vieux os ? 
    Vulnerant omnes, ultima necat dit le proverbe.

    Une phrase m'avait particulièrement interpellé dans les Dialogues des Carmélites de Georges Bernanos, à tel point que six ans plus tard je m'en souviens encore. Alors qu'elle est à l'agonie sur sa couche, la Prieure du couvent livre cette confession : 
    "J'ai médité sur la mort chaque heure de ma vie, et cela ne me sert maintenant de rien !"
    [Bernanos, Dialogues des Carmélites -  1948, 2e tableau.]
    Terrible et désarmant aveu d'impuissance de la part de cette femme de foi... 

    38 ans, et encore au moins autant à vivre.
    38 ans, et encore tout ce temps devant moi.

    38 ans.

    15 juin 2016

    La photo du mois : Homéostasie

    17 commentaires
    Nous sommes le 15 Juin, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Attention, je vous préviens, ce mois-ci, ça a cogité très fort...

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du bidule : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci, Homeos-tasie nous a proposé le thème : "Homéostasie"...

    [insérer ici un océan de perplexité].

    Pour atténuer la vague générale de stupeur et de tremblements qui n'a pas manqué d'assaillir l'ensemble des blogueurs participants, Homeos-tasie nous a donné les indications suivantes : 
    "L’homéostasie est ce [ qui répond chez une personne au besoin viscéral d'être bien. Il s'agit de la recherche d'harmonie, laquelle anime l'organisation des informations dans notre monde intérieur; ensuite de la recherche d'équilibre, qui caractérise notre relation avec le monde, ...]. Donc, pour faire plus simple que celle bien définition de Monsieur Lascoux, je vous propose de nous parler d'équilibre et d'harmonie qu'ils soient personnels, philosophique, l'équilibre en photo, que sais-je ^^ "
    Va donc pour l'équilibre... Ce qui ne nous avance guère plus. Car en cherchant un peu, on s'aperçoit que l'équilibre renvoie lui-même à tout un tas de notions qu'il est bien compliqué de mettre en photo.

    De fil en aiguille, par association d'idées, j'en suis arrivé à l'entropie, et plus particulièrement d'entropie de l'information et tout un tas d'autres concepts liés à l'équilibre physique en chimie et en mécanique des fluides (oui ça a franchement fumé dans les synapses du Tambour Major !).

    Au bout du compte (et quelques aspirines plus tard), voici ma photo :

    (Cliquez sur l'image pour agrandir)

    Une goutte d'encre noire dans un verre d'eau. De l'ordre vers le désordre. Les deux liquides se mélangent, progressivement, à la recherche d'un équilibre qui ne sera atteint que par la répartition uniforme de l'encre dans l'eau, le tout ne formant alors plus qu'un mélange homogène.

    J'ai bon ?

    La photo du mois continue bien évidemment sur les autres blogs participants :

    AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Mireille, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sense Away, Sinuaisons, Sous mon arbreTestinaute, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Woocares, Xoliv'.

    Prochain rendez-vous le 15 juillet !

    14 juin 2016

    My love is illegal

    1 commentaire
    Une réaction indirecte aux faits d'Orlando, dont l'horreur choque de par sa brutalité massive et la jeunesse des victimes. Qu'elle ne nous fasse pas oublier que, ailleurs dans le monde, et contrairement aux USA ou en France (depuis 1982 seulement), être Gay demeure une infraction pénale qui conduit directement en prison ou sur le peloton d'exécution.

    Au Cameroun, au Sri Lanka, à Singapour, en Inde... dans 76 pays dans le monde, aimer une personne du même sexe est interdit. Tel est le thème de cette vidéo que j'avais mise en exergue sur ce blog depuis quelques semaines. Il est temps de lui donner un peu plus de place.


    8 juin 2016

    Flash Bac

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    Cela fait vingt ans que j'ai passé et obtenu mon baccalauréat. Vingt ans... Dans mon esprit c'était hier. Je me souviens de mon oral de latin et de mon hors sujet sur le "fatum", de l'écrit de français et du commentaire de texte sur l'intelligence et les animaux, je me souviens du long couloir gris aux fenêtres jaunes où nous avons attendu l'appel de nos noms avant de prendre place chacun à notre table, du silence qui suit la distribution des sujets et du vague étourdissement lorsque, l'épreuve terminée, nous rendîmes nos copies.

    L'avoir n'était pas tellement une question. Bon élève, studieux et appliqué depuis toujours, je ne me faisais guère d'illusion sur le résultat des épreuves. Le contraire eut été incompréhensible. Ce qui à l'époque m'interrogeait, c'était l'angoisse de mes camarades dont les notes tout au long de l'année ne laissaient elles-non plus que peu de place au doute : untel l'aurait de toute évidence, untel serait manifestement au repêchage, tel autre pouvait prétendre à la mention.

    Contrairement à beaucoup, je garde un souvenir horrible de mes années lycée, la classe de seconde exceptée, dont je n'ai gardé aucun ami ni camarade, à de rarissimes exceptions près.

    Ma classe était, de loin, la plus insupportable. Composée de groupuscules dont j'ignore encore la genèse géopolitique, ces derniers passaient leur temps à s'envoyer les pires horreurs à la figure, à se casser du sucre sur le dos et à balancer du ragot à tort et à travers à longueur de journée, par pur plaisir sadique. Bien entendu, faire criser les profs faisait partie intégrante du jeu et il ne se passait pas une semaine sans que le CPE n'intervienne pour essayer d'apaiser ce marasme dérivant sur un océan de crétinerie. Il n'y avait guère que l'effroyable Monsieur D., le prof de maths, qui parvenait à contenir cette volière indisciplinée, le terrible Monsieur D dont le souvenir hantera longtemps mes cauchemars.

    Parmi le lot de gros cons que je rêvais en secret de découper à la tronçonneuse, il y avait C, à l'égard duquel, vingt ans plus tard, je conserve une animosité qui n'a pas faibli. Lui, je le connaissais depuis la sixième, époque à laquelle il était déjà irrespirable. C était l'archétype de l'emmerdeur. Je ne sais plus exactement pour quelle raison, je lui avais décoché en pleine récréation une baffe monumentale sous les yeux du surveillant qui, voyant que l'autre n'avait eu de cesse de provoquer, n'avait pas même jugé nécessaire de me sanctionner. Doté d'un ego de footballeur de première division, grande gueule épuisante, bad boy invétéré et séducteur infortuné, ma plus grande joie fut sans conteste de le voir se planter aux examens et devoir revenir l'année suivante pour un nouveau tour, tandis que je prenais franchement le large pour user mes fonds de culotte sur les bancs de la fac. 

    Il y avait aussi S, la grande duduche. Toujours affublée de son petit toutou, l'arrogante Miss Je-Pête-plus-Haut-Que-Mon-Cul, elle se prenait pour une diva à qui il aurait fallu dérouler le tapis rouge. Insupportable dans ses manières comme dans sa façon de parler, hautaine et condescendante, S s'affichait comme une gloire professionnelle en devenir. Elle se rêvait greffière à la Cour Européenne des Droits de l'Homme ou magistrat international. J'ai ri lorsqu'il y a quelques années je l'ai aperçue avec son gros cul en train de pousser un chariot rempli de papier toilette rose à la caisse d'un supermarché...

    Moi, qui ne faisais partie d'aucun clan, j'en prenais aussi pour mon grade en humiliations hebdomadaires, parfois même en intimidations, de la part de petits cons aux gros bras mais au cerveau mou. Aussi, pour échapper momentanément à la bêtise crasse de mes camarades, j'optais pour les options les plus exotiques et les plus éloignées pédagogiquement qui soient. C'est ainsi que, en terminale économique, je choisissais le latin et les cours de physique-biologie, tous deux fréquentés par les littéraires et les scientifiques où j'avais mes véritables amis dont certains sont toujours fidèles au poste.

    Passer mon bac c'était donc, avant tout, quitter ce petit monde dont je ne pouvais plus et laisser derrière moi les crabes et autres crétins dont la seule vue m'exaspérait. 

    Du jour des résultats, je me souviens d'un beau soleil et d'une jolie lumière blanche, des panneaux vitrés gris accrochés au mur pâle du préau sur l'un desquels j'ai pu lire mon nom ainsi que le mot magique "admis" avec mention, la petite cerise sur le gâteau qui fait plaisir aux parents. Sous le ciel vert du noyer qui ombrage la cour de mes grands parents, nous avons bu une coupe de vin mousseux en mangeant des petits gâteaux secs. Des bulles pour célébrer un achèvement. 

    Je l'ignorais mais c'était surtout alors que venait de s'ouvrir la porte vers un avenir aux contours incertains et dont je me demande, aujourd'hui encore, où il me mènera...