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  • 14 janvier 2017

    Pour ne pas vivre seul

    Ce billet sera un peu décousu car fruit d'une réflexion personnelle autour de choses que j'ai pu lire ces derniers temps et sur lesquelles j'avais besoin de réagir. 

    Certains maux m'épuisent et font, je crois, exactement - au moins en partie - écho à mon précédent billet à propos de la prise de distance des réseaux sociaux, ainsi qu'à cet autre dans lequel je vilipendais la course folle à la mise en scène de sa propre vie, dans une recherche effrénée de (vaine ?) popularité... 

    Je l'appellerai l'effet Narcisse, ce terrible effet Narcisse que ce billet de juillet 2015 décrit exactement quant à ce que je ressens en ce moment à la lecture de certains propos, ici et là :
    "Après le règne de l’Être de l'Avoir, voici donc venu le temps du Laisser paraître et du Faire croire au l'on a. Comme dans un bon film, où tout le monde serait idéalement beau et parfaitement heureux. La meilleure illusion est celle qui, bien entretenue, se laisse confondre avec le réel." 
    Et lorsque l'illusion s'évapore, continuerais-je, il ne reste que le revers d'un décors en carton pâte, ses coulures de colle, ses éraflures, son étrange fausseté, comme une salle de spectacle vide après la fête, ses vapeurs d'alcool, ses paillettes ternes jonchant tristement le sol comme des insectes morts. 

    Alors, lire qu'une personne que je suis sur un réseau social - sur lequel ses photos aguicheuses lui assurent une certaine popularité - est partie à l'autre bout du monde et s'y ennuie, parce que ses copains ne sont pas là, oui, ça me désole et me mettrait presque en colère.

    Aller chercher loin ce que l'on ne trouve déjà pas en soi, quelle folie.
    N'exister que par sa présence aux autres et le regard des autres, quelle tristesse.

    Tiens, tout cela me fait penser au conte du vieux marchand...

    Musique. Et aussi celle-là...

    4 commentaires:

    1. Je fais souvent le même constat que toi, hélas. A ceci près que je joue moi aussi la comédie du paraître, un peu, pas trop j'espère.

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      1. Sur la vaste scène de la vie, nous jouons tous un peu la comédie... Le tenancier de ces pages y compris.

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    2. Nous vivons tous dans une comédie. Chacun joue un rôle dans lequel il (pense qu'il) excelle mais on oublie souvent que sans public, pas d'acteur. Et du coup quand on pense être le centre de l'attention et qu'on se retrouve seul on se prend une grande tarte dans la tronche...toujours est-il qu'à mon sens il est clair que ceux qui ne savent exister qu'au travers des autres ont une vie bien triste

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      1. Je suis tout à fait d'accord avec ta conclusion (qui était le sens de mon billet ^^).

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