• A propos
  • M'écrire
  • Facebook
  • Instagram
  • Lutte Nuptiale
  • Premières fois
  • L'Oiseau Bleu
  • Vine
  • 27 janvier 2017

    Ranger son bureau

    9 commentaires
    Autant mon appartement est toujours globalement bien rangé, autant mon bureau est, de manière récurrente, un vrai petit bordel...

    Sans tomber dans l'excès névrotique d'une Bree Vandekamp - la barbe en plus et la rousseur en moins - j'aime et fais en sorte que mon intérieur soit rangé : que la table basse retrouve chaque soir sa place à peu près au milieu du tapis ; que l'évier soit vide et propre tandis que le lave vaisselle s'emplit ; que le linge propre soit plié régulièrement sans traîner des jours et des jours dans le tambour du séchoir ; qu'il n'y ait pas de moutons de poussière sous les meubles ni ailleurs... 

    Bref, malgré les traces évidentes de vie qui y règnent, mon foyer-doux-foyer est présentable sans me faire honte.

    Faire du ménage est généralement une activité du weekend, et plus particulièrement du samedi matin. Il faut dire qu'en semaine, en me levant à 6h30 du matin pour ne rentrer le soir qu'après 20h je n'en ai ni vraiment le temps ni vraiment l'envie. Aspirer, balayer, serpillériser, récurer, éponger, détartrer, il faut que ça brille. Et ensuite, épuisé de tant d'efforts, je m'octroie une bonne petite sieste d'une heure ou deux. Oui, je me sens terriblement détendu une fois la tâche terminée et que tout est joli autour de moi.

    S'agissant de mon bureau en revanche, c'est une toute autre histoire...

    Je parle bien de la pièce entière, et non pas du seul meuble, ce serait trop facile. Je ne compte plus le nombre de jours que j'ai pu passer rien que pour lui trouver un agencement qui me satisfasse dans un espace aussi peu logeable que neuf petits mètres carrés bariolés de trois ouvertures sur trois faces. Je me souviens d'un après midi suivi d'une soirée entière passés à déplacer toutes les bibliothèques garnies de tonnes de bouquins pour réussir à obtenir, après plusieurs mois d'intense réflexion, la disposition optimale, tenant compte de l'emplacement des prises, de la fenêtre, du sens d'ouverture de la porte-fenêtre et de la réverbération du soleil dans l'immeuble en face certains après-midis, ainsi que de la circulation dans la pièce, si réduite soit-elle. Oui, pouvoir accéder à mon fauteuil pour m'y installer et travailler reste un prérequis...  Je crois que cette fois-là fut la bonne car je n'ai rien modifié de substantiel depuis.

    J'ajouterai à cela les heures  les jours les semaines passées à trier, classer, ranger toute la paperasse administrative, fiscale, universitaire, professionnelle et autre, dont ma boite à lettres s'emplit régulièrement, dans des classeurs et autres porte-documents aux couleurs chatoyantes pour donner un petit semblant de joie à cette monotonie bureaucratique aussi réjouissante qu'un cimetière de la Creuse un samedi après-midi de novembre par temps de pluie (avec option corbeaux qui croassent en haut d'un vieux platane agonisant)...

    Et pourtant rien n'y fait. Je ne sais pas comment c'est chez vous mais mon bureau est toujours en bordel. Entre les partitions qui traînent parce que je n'ai pas de place pour les ranger, la paperasse qui s'entasse parce que remise à plus tard, les affaires courantes dont je m'occupe, l'imprimante posée un peu n'importe où parce qu'elle prendrait trop de place sur le bureau et tout un tas de petit bordel qui s'accumule faute de tiroirs pour l'y dissimuler, c'est le boxon. Parfois j'en ai le tournis juste en poussant la porte...

    Aussi, demain sera un grand jour puisque, empruntant quelques heures le sémillant Kangoo de papa et maman Tambour Major, j'ai prévu d'aller chez notre ami suédois, le marchand de meubles en sapin pressé, acheter de quoi ENFIN me permettre de donner à chaque chose une place et de conférer à mon bureau la douceur et l'harmonie qui feront de ce lieu un espace de volupté et de quiétude, propice aux bonheurs intellectuels auxquels j'aime à m'adonner en toute impunité lorsque le temps m'en laisse la possibilité.

    J'ai donc opté pour un bureau d'angle qui viendra remplacer celui que j'ai depuis maintenant presque dix ans et qui a bien vécu, un meuble à roulettes bas avec tiroirs, de l'éclairage efficace pour ne pas continuer à me ruiner les yeux le soir, ainsi que divers rangements qui prendront place dans le rayonnage bas de mes bibliothèques. Je ne devrais pas trop me ruiner tout en apportant une petite dose de confort non négligeable.

    Y penser me réjouit et me terrorise à la fois, devant l'ampleur de la tâche qui s'ensuivra nécessairement : il va falloir ranger... 

    Idéalement il faudrait aussi pousser un peu les murs pour gagner quelques mètres carrés au sol. A l'usage douze mètre-carrés me paraissent une surface minimale pour un bureau digne de ce nom. Mais ça, ce n'est hélas pas pour tout de suite.

    Un généreux donateur dans la salle ? 

    20 janvier 2017

    30 Chansons

    15 commentaires
    Je suis tombé l'autre jour sur ce 30 Day Music Challenge qui suggère de publier chaque jour et pendant 30 jours une chanson correspondant à une définition.

    Plutôt que d'y aller de façon homéopathique, je vais épuiser le sujet d'un coup de billet à la façon d'un portrait kaléidoscopique et musical.

    Je me suis efforcé de tenir la règle en ne nommant qu'une seule chanson à la fois, même si souvent plusieurs auraient pu convenir. C'est aussi l'une des difficultés de l'exercice.

    Autre point, et puisqu'il n'est, dans la version anglaise à ma disposition, question que de chansons, j'exclue le répertoire "classique" dans lequel je suis pourtant nettement plus à l'aise, ce qui me contraint à sortir de sa zone de confort. Ce n'est ma foi pas si inintéressant.

    Enfin, je n'ai choisi que des titres que j'écoute vraiment et que j'apprécie, ou qui ont une implication directe dans ma vie. Pas juste un titre entendu entre deux portes de magasin ou le tube du moment qui passe à la radio. Et juste pour corser un peu l'exercice, je me suis efforcé de ne pas citer deux fois le même artiste...

    Prêts ?

    1. Une chanson qui comporte une couleur dans son titre
    Mamy blue de Nicoletta.

    Ma grand mère maternelle en avait le disque et l'écoutait souvent lorsque nous étions gamins. C'est une chanson que je lui associe. Je crois même qu'un jour je lui avais demandé si c'était elle, la Mamy blue de la chanson...

    2. Une chanson qui comporte un nombre dans son titre 
    Il venait d'avoir 18 ans.

    Un texte magnifique dû à la plume délicieuse de Pascal Sevran, porté par une sensibilité extraordinaire, qui parle du temps qui passe, du temps perdu qui ne reviendra plus. Et d'une immense solitude. 

    3. Une chanson qui te rappelle l'été
    The Mamas The Papas - California Dreamin.

    Je crois que c'est un peu fait exprès d'ailleurs. Certaines musiques sont calibrées pour aussitôt évoquer une ambiance, une atmosphère.

    4. Une chanson qui te rappelle quelqu'un que tu préférerais oublier.
    Il n'y a pas grand monde que je préférerais oublier. Que certaines personnes soient entrées dans ma vie dans y laisser un souvenir impérissable est une chose, et il y en a. Que d'autres y soient entrées en y ayant fait des dégâts en est une autre...

    Mais en cherchant bien, il y en a une : Cover girl, de RuPaul.

    Pour expliquer le pourquoi du comment, cette chanson était aussi ma sonnerie de portable du temps où je bossais à chez le fou-furieux qui m'a pas mal esquinté la santé...

    5. Une chanson qui doit être écoutée avec le volume à fond
    Nirvana, Rape me...

    Brutal, sans concession, la rage aux tripes. 

    6. Une chanson qui te donne envie de danser
    On parle bien et seulement d'envie hein... Car pour me voir danser il faut se lever de bonne heure et m'avoir sérieusement fait picoler.

    Dans un premier temps, j'avais pensé à Alexandrie de notre Cloclo national, et c'était plutôt imparable. Mais en pratique je n'écoute jamais de Cloclo chez moi. Alors ce sera Marcia baila des regrettés Rita Mitsouko. Vous aussi vous dodelinez de la tête dès les premières mesures ?

    7. Une chanson pour conduire
    Rollercoaster, du groupe Everything But the Girl (album Amplified Heart, un petit bijou).

    L'album plutôt très calme dans l'ensemble s'écoute très bien en conduisant, sur de longs trajets. Il fait partie des CD que j'emporte souvent avec moi dans ces occasions.

    8. Une chanson sur la drogue et l'alcool
    Pas facile car spontanément il ne m'en vient aucune à l'esprit.

    Ah ben si ! Un perle signée Juliette, dont les textes sont toujours savoureux : Retour à la terre. Vous m'en direz des nouvelles...

    9. Une chanson qui te rend heureux
    L'âme des poètes, de Charles Trenet. Même si la chanson est empreinte d'une douce mélancolie, elle me donne le sourire. Une chanson qui sent bon la douce France d'antan, l'insouciance et qui donne envie de valser sur les trottoirs.

    Vous noterez au passage le délicat emploi du présent de l'indicatif dans le refrain...

    10. Une chanson qui te rend triste
    Les chansons tristes sont souvent les plus belles. Et celles qui rendent tristes le sont plus encore. Puisqu'il m'en faut choisir une et une seule, ce sera Partir quand même de Françoise Hardy.

    11. Une chansons dont tu ne ne lasses pas
    Brigitte fontaine, Frehel. J'ai eu un véritable coup de foudre pour cette chanson il y a une dizaine d'années, son rythme faussement chaloupé et ses harmonies éthérées n'y sont pas pour rien. Un voyage intérieur.

    12. Une chanson d'avant ton adolescence
    Chantal Goya, Felix le chat. Héééééééééé oui...

    13. Une de tes chansons préférées des années 70
    Petula Clark, Downtown. Une chanson que je qualifierais de solaire. Il y a un truc qui rayonne dans cette chanson, je ne saurais l'expliquer. Je l'aime beaucoup et en ai fait ma sonnerie de téléphone...

    14. Une chanson que tu aimerais qu'elle soit jouée pour ton mariage
    Bon, on va être réalistes deux secondes, je n'ai pas encore envisagé de me marier... Difficile par conséquent de se projeter sur un événement qui est à ce jour totalement extérieur à mes préoccupations.

    Cela pourrait très bien être quelque chose d'un peu fou comme Groove is in the heart, de Deee-Lite.

    15. La reprise d'une chanson par un autre artiste
    Instinctivement j'aurais cité, "Mon légionnaire", par Gainsbourg, reprise de Piaf, qui l'avait elle-même reprise de Marie Dubas.

    Mais comme je vais citer Gainsbourg un peu plus bas, je vais m'orienter vers Philippe Katerine et sa reprise de Partir un jour qui réussit le tour de force de rendre le bidule presque écoutable.

    16. Un de tes chants classiques préférés
    Classique, comme musique classique ? Ou classique hors de la musique classique ? C'est pas très précis comme question.

    Choisissons alors un "classique", Fly me to the moon, de Sinatra, que j'écoute souvent en faisant le ménage (et on ne se moque pas !).

    17. Une chanson que tu aimerais chanter en duo en karaoké
    Bonnie and clyde, par Gainsbourg et Bardot.

    La classe internationale cette chanson, non ?

    18. Une chanson de l'année de ta naissance
    Blondie - Heart Of Glass. Elle passe souvent sur Rire et Chanson, radio que j'écoute tous les soirs en rentrant du boulot.

    19. Une chanson qui te fait penser à la vie
    Sandra Kim, J'aime la vieJardin d'hiver par Henri Salvador. Une jolie chanson avec un joli texte et un bel arrangement, qui parle à mon sens de la vie, des petites choses essentielles qui font que la vie vaut d'étre vécue.

    20. Une chanson qui a plusieurs significations pour toi.
    Horse with no name de America. Chanson que j'aime vraiment beaucoup et qui me fait voyager dès les premiers accords de guitare. C'est ça qui me fascine avec la musique et qui me plait tant dans certaines œuvres : cette aptitude à créer un univers propre et à vous y emmener tout entier, l'espace de quelques minutes.

    Cette chanson, oui, elle a de multiples sens pour moi, hors des mots (je m'étais même amusé à en étriller les paroles) et de la musique. Elle reste et restera associée à quelqu'un qui gardera toujours une place part dans ma vie...

    21. Une chanson avec le nom de quelqu'un dans le titre.
    Billie Jean, de Michael Jackson.

    Notez que ce titre pourrait à lui seul répondre à presque la moitié de ce questionnaire...

    22. Une chanson qui de donne de l'allant
    Human Behavior de Björk, une artiste que j'apprécie beaucoup au fur et à mesure de ses albums. J'avais eu la chance de la voir en concert aux Arènes de Nîmes en 2007. Un souvenir incroyable.

    23. Une chanson que tout le monde devrait écouter
    Petite pédale, de Emmanuelle Seigner. Tout simplement bouleversante...

    24. La chanson d'un groupe que tu aimerais toujours voir ensemble
    A de très rares exception, je n'ai jamais réellement suivi de groupe dont je puisse regretter la dissolution. Le seul dont je regrette la disparition, au moins moment, c'est Everything But The Girl et je me suis donné pour règle de ne pas citer deux fois une chanson du même artiste. Dur dur...

    Simply Red est toujours là et en tournée encore en 2016.
    A-Ha était encore actif l'an passé et ils font encore de la bonne musique.
    Franz Ferdinand est lui aussi toujours là.
    Je n'ai jamais vraiment écouté oasis.
    Gorillaz vient de sortir son Hallelujah Money...

    Non, vraiment, je ne vois pas... Je passe.

    25. La chanson d'un artiste décédé
    Rendons-lui hommage, ce sera Outside de George Michael.

    Lui je l'écoutais tout gamin, lorsqu'il faisait alors partie du groupe Wham! C'est dire si ça date.
    (Le groupe a bel et bien disparu mais bon... de là à dire que j'aimerais qu'il soit encore formé...!)
    26. Une chanson qui te donne envie de tomber amoureux
    Alors là c'est une colle. Je trouve même la question étrange car je ne comprends pas le concept d'avoir "envie de tomber amoureux"... On l'est ou on ne l'est pas, amoureux. Ou alors qu'on m'explique.

    En revanche un morceau dont j'aime tout particulièrement la sensualité c'est bien le très envoûtant Souvenir de Paris, de Dimitri From Paris, même si je m'écarte un peu du sujet car il ne s'agit pas à proprement parler d'une chanson.

    27. Une chanson qui te brise le cœur
    Encore une vieillerie, mais Le petit jardin de Dutronc a le don de faire vibrer la corde de la mélancolie...

    28. La chanson d'un artiste dont tu aimes la voix
    C'est un peu con comme question car j'ai du mal à aimer une chanson si je n'aime pas la voix de celui qui l'interprète.

    Je vais choisir Why does the wind de et par Tracey Thorn, la voix des EBTG dont je parlais à la question 7. Depuis quelques années maintenant elle mène une carrière solo avec des albums très léchés, dans un style perso fortement influencé par les années 80.

    En bonus-track, écoutez cette version live maison de Why does the wind. Elle est au chant, son mari Ben Watt à la guitare, plus un clavier. Trois musicos. Et ce que je trouve fabuleux c'est qu'à la premier syllabe, paf ! on est emporté dans son univers, comme ce que je disais plus haut dans la question 20. Elle occupe tout l'espace, sans artifice. Et ça fait sacrément du bien de voir que certains artistes sont capable de cela, sans avoir besoin de six tonnes d'effets spéciaux.  

    29. Une chanson qui soit un souvenir d'enfance
    Dalida, Soleil Soleil.

    Encore une chanson associée à ma grand mère maternelle qui aimait beaucoup cette chanson, qui en avait le disque et qui l'écoutait souvent.

    30. Une chanson qui te fait penser à toi-même
    Depech Mode, Enjoy the silence. Pour mon côté contemplatif, notamment.


    Et vous ? 

    15 janvier 2017

    La photo du mois : Street Art

    28 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Janvier 2017 et c'est l'heure de notre premier rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Who Cares ? nous a proposé le thème du Street Art.

    Bon, j'avoue, ce thème ne m'a pas du tout inspiré vu que je n'ai pas (mais alors pas) du tout le temps d'aller flâner à la recherche de quelque streetarterie susceptible d'honorer le sujet du mois. Alors j'ai fais la grosse feignasse et suis allé puiser dans mes archives.

    Hop, direction le plein soleil avec cette photo prise le 2 janvier 2013 (boudu que le temps file) à Santiago du Chili où je passais alors quelques jours autour du Nouvel An. Que de souvenirs !

    Il s'agit en réalité d'un morceau d'une très grande fresque qui tient en quatre panneaux, peinte quelque part en plein centre ville historique de Santiago mais je serais bien incapable de vous dire où...

    En tout cas, cette photo et ses couleurs très vives a le don de me filer une grosse patate, surtout qu'en rédigeant ce billet j'écoute de la Bossa Nova brésilienne. Parfait pour lutter contre la morosité et la grisaille.

    Zou, la photo du mois continue chez les autres participants :
    A chaque jour sa photo, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sinuaisons, Sous mon arbre, Sweets Mix, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente, ÔBD.

    14 janvier 2017

    Pour ne pas vivre seul

    4 commentaires
    Ce billet sera un peu décousu car fruit d'une réflexion personnelle autour de choses que j'ai pu lire ces derniers temps et sur lesquelles j'avais besoin de réagir. 

    Certains maux m'épuisent et font, je crois, exactement - au moins en partie - écho à mon précédent billet à propos de la prise de distance des réseaux sociaux, ainsi qu'à cet autre dans lequel je vilipendais la course folle à la mise en scène de sa propre vie, dans une recherche effrénée de (vaine ?) popularité... 

    Je l'appellerai l'effet Narcisse, ce terrible effet Narcisse que ce billet de juillet 2015 décrit exactement quant à ce que je ressens en ce moment à la lecture de certains propos, ici et là :
    "Après le règne de l’Être de l'Avoir, voici donc venu le temps du Laisser paraître et du Faire croire au l'on a. Comme dans un bon film, où tout le monde serait idéalement beau et parfaitement heureux. La meilleure illusion est celle qui, bien entretenue, se laisse confondre avec le réel." 
    Et lorsque l'illusion s'évapore, continuerais-je, il ne reste que le revers d'un décors en carton pâte, ses coulures de colle, ses éraflures, son étrange fausseté, comme une salle de spectacle vide après la fête, ses vapeurs d'alcool, ses paillettes ternes jonchant tristement le sol comme des insectes morts. 

    Alors, lire qu'une personne que je suis sur un réseau social - sur lequel ses photos aguicheuses lui assurent une certaine popularité - est partie à l'autre bout du monde et s'y ennuie, parce que ses copains ne sont pas là, oui, ça me désole et me mettrait presque en colère.

    Aller chercher loin ce que l'on ne trouve déjà pas en soi, quelle folie.
    N'exister que par sa présence aux autres et le regard des autres, quelle tristesse.

    Tiens, tout cela me fait penser au conte du vieux marchand...

    Musique. Et aussi celle-là...

    13 janvier 2017

    Avant

    0 commentaire


    [Une pièce étroite aux murs de béton.  
    Un lit en fer et des draps blancs. 
    Un long voilage blanc est  pendu au coin gauche du plafond.
    Eclairage en clair-obscur. 
    Le personnage - homme ou femme - est assis sur le lit.
    Sa voix est douce, sans âge, éraillée ou non. 
    Diction lente. Dans le vide]







    Avant j'étais belle.

    J'étais belle...

    J'étais belle.

    Belle...

    Avant j'étais belle. 
    Avant.

    Avant j'étais belle. 
    Très belle.

    Avant.
    J'étais belle...

    J'étais belle.
    Belle.

    Avant j'étais belle.

    Mais j'avais froid.

    Froid.
    Très froid.

    Très. Très froid.
    Froid...

    Avant j'étais belle... mais j'avais froid.

    J'avais froid.
    J'avais très froid.

    C'est terrible d'avoir froid.

    Si froid...
    Terrible...

    Tellement froid.

    J'étais belle.

    Mais j'avais froid.
    Froid.

    Avant, j'étais belle, mais j'avais froid.

    Avant...

    [Noir]

    Photo : Luc Lamotte /  Galerie Jamault

    6 janvier 2017

    Raisonner les réseaux

    1 commentaire
    Depuis plusieurs mois je réfléchis à la question, mis sur la voie par plusieurs connaissances et certains amis qui suivent le même chemin. Aller vers plus de simplicité dans son rapport aux autres, moins d'artificialité, en réduisant l'utilisation des réseaux sociaux. 

    L'idée n'est pas de couper totalement cours à ces derniers mais d'en faire un usage raisonné et de revenir à des valeurs simples et sûres

    Cela commence par les applications de rencontres que j'ai purement et simplement éliminées de mon téléphone. J'ai bien encore mes profils sur tel et tel site mais vu que je ne me suis pas reconnecté depuis des mois et des mois, je ne sais même plus s'ils existent toujours. Et quoi qu'il en soit je m'en moque. Je connais mon travers de regarder toujours beaucoup plus loin que mon horizon immédiat. Privé de ces jumelles, je regarde donc autour de moi lorsque l'occasion se présente. Et il est vrai que les rues de Toulouse sont fort bien achalandées...

    Limiter l'usage de Twitter ensuite, dont je suis plutôt accro. Pour le coup il n'est pas question d'éradiquer l'oiseau bleu mais bien de lui donner une place raisonnable, notamment le soir où il m'est difficile de décrocher, étant souvent à l'affût d'une bonne vanne ou en pleine discussion avec tel ou tel twittos. Je sais surtout que je n'y étale pas ma vie par le menu, heure par heure, ni n'y égraine mes grognements de vieille mégère acariâtre à longueur de page, ce dont certains se sont fait une spécialité. Je twitte donc je suis ? Certainement pas...

    A cet égard, Twitter qui tend parfois à devenir un baisôdrome à ciel ouvert, m'agace de plus en plus. Les gens y exhibent le vide de leur vie à coup de photos - et maintenant de vidéos - aguicheuses. Les jeunes célibataires ou les grosses putes (ce sont parfois les mêmes) s'y reniflent outrancièrement le derrière au point que c'en est parfois gênant. Être beau rend populaire semble-t-il. La réalité démontre toutefois que cela ne rend pas pour autant intéressant.

    Grâce à Twitter pourtant, j'ai croisé de belles personnes que j'espère pouvoir rencontrer "en vrai" un jour ou l'autre. A l'instar des autres réseaux, Twitter est un bel outil mais qui ne fait pas tout. Je crois en la relation humaine, physique, en face à face, plus qu'à la vitrine virtuelle et souvent déformante qu'offre le web et derrière laquelle tout un chacun peut s'inventer une existence fantasmée.

    Le blog est (était ?) à cet égard un outil formidable sans être parfait et qui, inscrit dans la durée d'un texte long et signifiant, les commentaires aidant, permettait un véritable échange, loin de la simple "punch line" ou d'une répartie cinglante destinée à faire du ramdam. Je ne compte plus le nombre de personnes que j'ai pu rencontrer grâce aux blogs, souvent au terme d'une longue relation épistolaire, et dont certaines sont, depuis plusieurs années maintenant, de véritables amis.

    La question de Facebook ne se pose pas. J'y suis peu, ne m'y expose pas - la dernière photo y montrant ma frimousse doit remonter à plusieurs années - et poste essentiellement des âneries pour faire rire les copains, un peu toujours les mêmes d'ailleurs, que je vois régulièrement. Je pense à ma clique des mémères à chats de Toulouse, aux membres du Toulouse Carnet que j'ai toujours plaisir à revoir pour notre rendez-vous mensuel, à mes amis lyonnais dont j'ai revu certains pour nouvel An avec un immense plaisir, aux parisiens que je n'ai pas revu depuis des lustres, à ceux qui ont déménagé un peu partout et que je n'ai pas non plus revus depuis trop longtemps...

    Car au fond voilà ce qui m'importe vraiment : être avec mes amis, partager des moments avec eux, un peu de convivialité et de chaleur humaine, dans l'immédiateté et la spontanéité du quotidien... A trop s'éparpiller sur les réseaux sociaux à la recherche d'une notoriété virtuelle, je crois que l'on perd de vue cet essentiel que plusieurs milliers de followers ne pourront jamais remplacer. Sans compter le temps que l'on ne prend plus pour le leur consacrer.

    Couper les réseaux sociaux ? Certes non. Mais leur donner leur juste place pour que la vie réelle n'y perde pas au change.

    1 janvier 2017

    1er Janvier

    12 commentaires

    A l'heure où paraîtra ce billet, je serai quelque part en Ariège, au coin d'un feu de cheminée, en compagnie de quelques amis et d'un bon verre de vin, tandis que sur le coin de la cuisinière aura mijoté quelques plats délicieux dont le maître des lieux a le secret...

    2016 a été une année professionnellement et humainement assez mouvementée : quitter la maison des fous et une ville en déliquescence au prix d'un petit burn-out passager, non sans avoir préalablement rencontré l'inénarrable Loulou le Roi des Calamars ; avoir retrouvé une certaine forme de sérénité professionnelle ; avoir essayé de répondre aux sollicitation de Cupidon qui avait décidé de me faire tourner en bourrique ; avoir terminé l'année par la concrétisation d'une grosse décision qui pourrait changer pas mal de chose d'ici la fin de l'année... Oui, 2016 a été bien remplie en définitive.

    En regardant l'année écoulée, me revient en tête cette question que je m'étais vu poser il y a 4 ans en Argentine et dont j'ai presque fait une quasi-devise : "Que feras-tu pour que cela arrive ?".

    Si je devais vous formuler un vœu pour la nouvelle année, ce serait celui que vous ayez la force de prendre les décisions qui vous sont importantes et d'aller de l'avant, en vous donnant les moyens de ce que vous désirez. Parce que quoiqu'on en dise, la personne la plus importante dans votre vie, c'est vous.   

    Très bonne année 2017 à tous et à chacun !