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  • 15 juillet 2018

    La photo du mois de Juillet : Le Vent

    6 commentaires
    Bonjour bonjour, nous sommes le 15 juillet, il est midi et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 

    Le thème de ce mois-ci a été choisi par Pat qui nous a proposé : Le Vent.

    J'avais, pour répondre à ce thème, plusieurs idées de photos en tête, notamment une assez jolie photo d'orgue, étant un peu monomaniaque sur ce sujet, l'orgue étant qui plus est un instrument à vent, et pas des moindres ! 

    Cela étant, ayant déjà posté plusieurs photos d'orgue en illustration de la photo du mois, je me suis dit qu'il fallait peut-être faire preuve d'un peu plus d'originalité.

    Alors, en fouillant dans mes archives, et songeant à la rando en montagne de ce weekend, je me suis souvenu avoir pris celle-ci l'an dernier, lors d'une escapade dans les Pyrénées et qui, je crois, colle très bien au thème du jour.

    Même si en l'occurrence, du vent, il n'en faut point trop, l'idée était plutôt de rattacher le thème à la liberté : être libre comme l'air, libre comme le vent.

    J'aimerais beaucoup essayer de faire du parapente d'ailleurs et ressentir cette même liberté, voir par delà les montagnes et flotter comme une (très grosse) plume... 

    9 juillet 2018

    Poésie automatique et autres billevesées superfétatoires

    0 commentaire
    Je ne saurais dire pourquoi j'aime les générateurs aléatoires de contenu. En fouillant ce matin dans les archives de ce blog - ce que je fais de temps en temps histoire de me remémorer ce que je faisais à la même période les années passées, de me rappeler de jolis souvenirs ou de savourer le temps qui s'est écoulé depuis - je suis tombé sur ce billet et le lien l'accompagnant : un générateur aléatoire de poésie fonctionnant avec twitter.

    Et , Ô surprise, le lien fonctionne encore.

    Entrant les références de mon compte twitter puis choisissant la forme poétique souhaitée, je laissais la machine, dans le mystère insondable de ses circuits imprimés inexpressifs, faire sa besogne et générer le cadavre exquis demandé, sorte de créature de Frankenstein assemblée à partir de mes derniers gazouillis, vivant ainsi une existence qui n'est pas la leur.

    Et comme à chaque fois, l'exercice fait s'entrechoquer, de manière assez drôle et non-dénuée d'un certain à propos hasardeux mais bienvenu, des bribes de conversations tenues avec les uns et les autres et que je me suis plu à reconnaître, ici et là, mais totalement déformées par la perte de leur contexte initial. Si vous voulez vous amuser, cela se passe ici.
    Toutes circonstances…
    by Tambour Major

    Accroché à flanc de colline.
    N'est plus un paradis. La liberté…
    Bientôt le caniche de la voisine...
    De mordre dans du sucré... 🤤

    Merci ma petite morue des Carpates.
    Me file particulièrement le blues.
    Biodiversité et les z'insectes...
    Pour les esprits romantiques.

    C'est moi le chauffeur...
    Où sera le 14 juillet prochain...
    Le goût ? L'odeur ?
    Journée en perspective pour demain.
    De WTF intégral, quel bonheur !
    Dans un tout autre genre des choses aléatoires que j'aime, il y avait le petit jeu "Pochette académie" qui circulait autrefois sur les blogs et que j'avais vu chez Matoo. (Mein Gott... c'était il y a DIX ANS... Bordel de merde je n'aurais pas dû faire cette recherche !!!)

    Pour ceux qui n'auraient jamais joué, il s'agit de créer une pochette d'album en respectant quatre règles toutes simples. Il vous faudra un logiciel quelconque de dessin ou de retouche photo (Paint ou Picasa suffit largement) ainsi que quelques toutes petites minutes.

    Le premier article de la page est le nom de votre groupe ;

    Les 4 derniers mots de la dernière citation seront le titre de votre album ;

    La troisième photo, quelle qu’elle soit, sera votre pochette d’album !

    4. Prenez la photo, ajoutez-y votre nom de groupe et le titre de l’album ; vous avez maintenant votre pochette d’album.

    Tadaaaaaaaaaam !


    Comme à chaque fois, je trouve très amusant de constater que, au final, on obtient ainsi une pochette d'album qui aurait réellement pu exister. Car, si l'on y prête un tout petit peu attention, les titres de certains albums sont absolument invraisemblables et ne veulent rigoureusement rien dire, pour me limiter au titre sans aborder le délicat sujet des paroles.

    Je vous invite à poster les fruits de vos poésies aléatoires ainsi que vos pochettes de future nouvelle star dans les commentaires, si le cœur vous en dit !
    Dix ans... bordel...

    7 juillet 2018

    Des amis, mes parents, Marylin Manson et moi

    0 commentaire
    Pfiou, ça fait un petit moment que je n'ai pas écrit ici. Dix sept jours exactement. Non pas que je n'aie rien à dire mais le temps et l'énergie manquent pour le faire. Le mois de juin a passé à toute allure et la première semaine de juillet est déjà derrière moi. Allons bon...

    Changement de dizaine oblige, j'ai fêté dignement mon anniversaire avec des copains, mobilisant pour l'occasion la maison familiale des parents à la campagne. Une bonne grosse poignée d'amis venus d'un peu tous mes cercles : les musiciens, les intimes, ceux du rugby et bien d'autres encore. Tout ce petit monde s'est agréablement mêlé tout au long d'une magnifique soirée organisée à la campagne, autour de grillades, d'une piscine et de quelques moustiques voraces. 

    Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas organisé une pareille soirée qui a dû réunir une petite quarantaine de convives, et je dois dire que cela m'a fait un bien immense de les avoir tous autour de moi et de recevoir autant d'amour. Être entouré, choyé, enveloppé de sourires et de bienveillance...

    Chose qui m'a faite rire : la proportion assez élevée de garçons sensibles parmi eux, c'est à dire environ les trois quarts. Je crois qu'il n'y avait jamais eu autant de pédés dans le village !! On aurait facilement organiser une Gay-Pride, hu hu hu...

    J'avais sur ce point une toute petite appréhension quant à la réaction de mes parents car ils ne connaissent quasiment aucun de mes amis dont une part importante sont des licornes, et je ne sais pas trop où ils en sont dans leur construction personnelle depuis que je leur ai fait mon coming-out voici quelques années seulement. J'ai eu la très bonne surprise (mais en était-ce vraiment une ?) de voir mes parents discuter avec un peu tout le monde et les entendre me dire ensuite, notamment à propos d'un couple d'amis qui vient tout juste de se pacser : "Ils étaient super sympas eux". Preuve qu'ils sont bien plus ouverts d'esprit que ce que j'imaginais jusqu'à il y a encore peu.  J'ai vraiment des parents formidables.

    Au rang des choses un peu moins formidables, j'ai mis fin à mon histoire avec ce charmant garçon que je fréquentais depuis deux mois et avec lequel j'avais toutes les peine du monde à communiquer. La décision fut en définitive assez simple à prendre. En fait, il s'y attendait un peu, m'a-t-il confessé. Je ne sais définitivement pas mentir avec mes sentiments... Néanmoins, il a compris mes raisons et nous restons en bons termes. A tel point qu'il était convié à ma soirée d'anniversaire et que nous continuons à nous voir car, en dépit de l'absence d'amorce de sentiments, nous nous apprécions mutuellement. Encore une fois, on récolte ce que l'on sème. Et la vie, pour lui comme pour moi, continue.

    Enfin, le mois de juin s'est terminé brillamment par une petite escale à Marmande où se déroulait, le weekend dernier, le festival Garorock. C'était bien la première fois que je mettais les pieds dans un tel festival, sortant ainsi largement de ma zone de confort. Hébergé aux premières loges chez un ami, j'ai passé quatre jours géniaux en bonne compagnie. Une brève pause comme un avant-goût de vacances qui tardent à venir.

    S'agissant du Festival, j'avoue que, plus d'une fois, j'ai eu l'impression de vivre un épisode de Rendez-vous en terre inconnue... Public hyper jeune (22 ans de moyenne d'âge), musique assez loin de mes standards, ambiance de colonie de vacances, déluge de corps dénudés, des choupis et des pandas par centaines... A ce niveau, ce fut un véritable supplice pour les yeux ! 

    Niveau musical, le bilan est assez mitigé. Le jeudi, le festival s'ouvrait avec Indochine, groupe que je me réjouissais d'entendre en live, même si je ne suis pas un aficionado de leur musique. Hé bien, je n'ai pas vibré du tout. Mais alors... rien ! Je n'ai pas été emporté par leur univers musical. D'un morceau à l'autre, la même ambiance, les mêmes enchaînements d'accords, la même tambouille, le tout noyé dans un océan de basse sur-gonflées jusqu'à l'obscène. En fait, la seule chanson qui est sortie du lot, c'est celle qu'un autre avait composée pour eux. Bon... J'en attendais peut-être trop d'un groupe qui a pourtant une bonne petite carrière derrière lui. Mais je suis un peu déçu.

    Je n'ai pas non plus vibré à la prestation de Eddy de Pretto, que j'ai trouvé tellement égal à lui même, en parfaite copie de ce que l'on a déjà entendu mille fois, ni à beaucoup d'autres, les rappeurs en particulier dont la prose m'afflige, et les DJ en général dont je trouve la musique d'une pauvreté terrifiante et d'un manque cruel d'inventivité. Je n'étais clairement pas le public cœur de cible. Rendez-vous en terre inconnue, disais-je. 

    Alors, non, je ne jette pas tout car j'ai tout de même beaucoup apprécié Django Django, dans une lignée pop anglaise acidulée élégante et efficace, et des musiciens qui prennent visiblement leur pied sur scène. Dans la même veine, j'ai aussi passé un très joli moment avec Charlotte Gainsbourg que je reverrai avec un immense plaisir. Là aussi, les musiciens sont excellents et l'on entend tout le boulot qu'il y a sur la qualité du son. Du travail d'orfèvre sacrément bien foutu !

    Enfin, le Golden What The Fuck Award est décerné au concert de Marilyn Manson. A vrai dire, voir le monstre sacré Marilyn Manson à Marmande, en soi, c'est déjà à la limite de l'irréel. Au moins autant que Britney Spears à Nevers ou Maria Carey à Tulles. Ensuite, il y a la musique. Et là...

    Comment décrire un concert de Marilyn Manson ? Vous avez déjà été happé par une moissonneuse batteuse...? Ben voilà. C'est à peu près ça. Un tsunami de décibels voraces qui vous plaque en arrière, vous attrape par les couilles, vous tient suspendu la tête en bas et vous arrache le scalp d'un coup de croc dès le premier accord de guitare. Longtemps, je me souviendrai de l'expression d'effroi de mon voisin de droite cherchant dans mon regard une once de compassion à son endroit, aussi terrifié que s'il venait de voir sa mère se faire couper en deux par une tronçonneuse.

    Alors, non, ce n'est pas non-plus ma tasse de thé mais je dois reconnaître que ce fut l'un des concerts les plus marquants de ces quatre jours. Quatre qui ne furent que trois car, en raison d'une alerte météorologique, les concerts du dimanche furent annulés. Qu'importe, l'essentiel était ailleurs, en compagnie de personnes que, pour la majorité, je rencontrais pour la première fois et que, pourtant, j'ai eu l'impression de connaître depuis toujours.

    Je ne cache pas que la reprise lundi fut très très dure. En réalité j'ai réalisé à quel point j'avais besoin de vacances et d'une véritable coupure d'avec le boulot qui a tendance à m'envahir énormément. Ce sera pour fin août. De véritables vacances, au repos le plus total.

    En attendant, et après Londres en avril, ce sera un petite escapade de trois jours à Lisbonne avec des copains et, avant ça, un weekend de randonnée à la montagne, histoire de prendre le grand air.

    C'est l'été.
    Profitons !

    20 juin 2018

    40 ans et (presque) toutes mes dents

    5 commentaires
    Cette semaine j'ai eu 40 ans. Rien que le fait de l'écrire me donne le vertige. Quarante ans. Et dire que je célébrais avant hier (ou était-ce la semaine d'avant ?) mes trente printemps... voilà que d'un coup d'un seul je me trouve affublé d'une décennie de plus.

    Le temps passe décidément très vite. 

    Et à bien y regarder, cette dernière décennie fut d'une richesse proprement inouïe, ce qui est encore plus vertigineux : j'ai soutenu une thèse de doctorat, j'ai vécu six mois en Argentine, j'ai vécu presque un an au Québec, j'ai traversé les Andes en bus, j'ai vu des baleines, je suis allé deux fois à Iguazu, j'ai randonné à cheval au clair de lune au Canada, je suis devenu papa-chat à temps partiel, j'ai travaillé dans plein d'endroits, j'ai beaucoup grandi professionnellement et créé ma propre boîte, j'ai publié dans articles dans des revues très sérieuses, j'ai rencontré plein de gens incroyables, j'ai vu des opéras magnifiques, j'ai vu des cromlech, j'ai renoué avec l'enseignement à la fac, je suis tombé plusieurs fois amoureux, j'ai fait mon coming-out à mes parents, j'ai assisté à des couchés de soleil fabuleux, j'ai dansé torse-nu sur un char à la Gay-Pride, j'ai des parents toujours aussi formidables qui prennent enfin soin d'eux... et j'en passe.

    Quarante années. 
    Deux fois vingt printemps.

    Sur le coup, je reconnais que ça pique un peu. On sent l'âge charnière, celui du passage d'une phase de vie à une autre. Peut-être le temps des moissons et d'être un peu plus adulte. A cet égard je crois que les jours à venir s'inscriront pleinement dans cette mouvance, à plus d'un titre.

    Professionnellement, je commence enfin à me sentir légitime dans ce que je fais. Cela peut paraître étrange mais j'ai longtemps été hanté par le syndrome de l'imposteur, celui qui fait qu'on ne se sent pas à sa place, que l'on n'est pas assez compétent, pas assez bon, pas assez ceci ou trop cela. Celui qui pousse à bout à force d'efforts vains pour dépasser une limite qui n'existe pas. Usant. Épuisant. Et puis, à force de pratiquer les autres, je me rends compte que je ne suis pas pire qu'eux, voire meilleurs dans certaines choses et qu'en tout état de cause, on me considère en égal. C'est un peu étrange. Il m'a fallu du temps pour m'en rendre compte. Le moral ainsi que mon estime personnelle, chroniquement atrophiée, s'en portent nécessairement mieux. Je ne saurais m'en plaindre.

    Sur un tout autre tableau, depuis quelques temps on me faisait du pied pour prendre part à certaines responsabilités associatives que je n'avais pas envisagées il y a un an. Mais alors pas du tout...  Mettre un petit doigt dans l'engrenage et m'investir davantage dans le fonctionnement d'une association militante en laquelle je crois, apporter ma petite pierre à l'édifice, aider, témoigner, me sentir utile à une cause qui me tient à cœur, est une chose qui me titille depuis un moment. Toutefois, étant arrivé fraîchement dans la structure, je ne me sentais (là non-plus...) pas légitime. Pas autant que pourraient l'être d'autres qui sont là depuis bien plus longtemps que moi et qui ont une connaissance plus approfondie des choses, mais qui ne semblent pas tentés par l'expérience. 

    J'ai énormément hésité, réfléchi, pris la question sous tous les angles... Est-ce une bonne idée ? Serai-je à la hauteur ? Suis-je conscient de l'engagement que cela représente ? J'ai finalement accepté. Non pas par dépit mais par choix. Un choix que je veux assumer. Je n'avais vraiment pas envisagé que cela puisse se produire si vite. Et j'en suis très (très) honoré.
     
    Je viens d'avoir quarante ans, j'ai presque toutes mes dents (on m'a posé récemment ma première couronne...) et ma vie est enfin en train de s'épanouir. Progressivement. 

    C'est le bon moment de prendre un envol de plus, et m'affirmer davantage encore.

    15 juin 2018

    La Photo du Mois : Parfait (ou presque)

    10 commentaires
    Bonjour bonjour, nous sommes le 15 juin (et dans trois jours c'est mon anniversaire, soit dit en passant), il est midi et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois-ci a été choisi par Nanouk qui nous propose de plancher sur : Parfait (ou presque).

    Note de l’auteur-e :

     À prendre littéralement ou avec une certaine ironie, à votre bon plaisir. 

    Alors, alors alors...

    Alors j'avoue avoir pas mal séché sur ce sujet qui ne m'a pas inspiré du tout. Entre la masse de boulot que je déblaie comme un forcené depuis un mois et tout un tas d'autres choses, je n'ai pas vraiment eu le temps de véritablement réfléchir à ce thème ni de songer à prendre une photo qui soit en parfaite adéquation avec le sujet proposé.

    Que faire ? Renoncer ? Hors de question. 

    J'étais sur le point de jeter l'éponge lorsque soudain... le chat ! (Vous l'aviez vu venir ?)

    Me penchant sur la donzelle nonchalamment alanguie sur un plaid moelleux, j'eus cette vision de quasi-perfection mathématique...



    Incroyable non ?
    Le Chat m'avait déjà permis de démontrer l'effet gyroscopique mais, là, j'avoue que j'en suis resté bouche bée...

    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Albane, Alexinparis, Amartia, Angélique, Betty, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, Céline in Paris, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Pat, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Ventsetvoyages, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.

    10 juin 2018

    I fuckin' did it !

    14 commentaires

    https://www.instagram.com/p/Bj295MVFdsl/
    Quelle journée mes aïeux, quelle journée !

    Comment dire autrement que cette Pride 2018 fait partie de ces moments qui vous changent un Tambour Major ? Lorsque l'insurmontable est terrassé et que l'impossible est accompli.

    Car oui, je l'ai fait.

    Je. L'ai. Putain. De. Fait...!! 


    J'ai dansé torse-poil hier après-midi sur un char de la GayPride de Toulouse. J'en suis encore tout étourdi, mais tellement fier.

    Et crevé aussi, parce que, mine de rien, organiser une Pride c'est un sacré boulot niveau logistique. Mais là n'est pas le plus important.

    Oui, fier.

    Fier de l'avoir fait. 
    Fier d'avoir pu affronter le regard des autres.
    Fier d'avoir surmonté mes peurs.
    Fier d'avoir pu me dire "Je m'en fous".
    Fier d'avoir pu hurler avec tous les autres notre rage d'exister.
    Fier de ces centaines de rires avec les copains.
    Fier de ces milliers de sourires qui m'ont inondé le cœur.
    Fier de ce que nous avons fait tous ensemble.


    Fier...


    Fier !
    Fier. 
     
    Hier, j'ai grandi.
    Un peu.
    Naturellement je prélève 55% sur toute transaction...



    Crédit photos : @DonDiegoDeLaVerga  et @Wolkmann 

    7 juin 2018

    Les uns avec les autres

    1 commentaire
    Avec le mois de juin s'ouvre la période des Marches des Fiertés qui auront lieu un peu partout en France et dans le monde. Dans deux jours aura lieu celle de Toulouse et l'édition de cette année sera pour moi un peu particulière car, pour la première fois, je ne défilerai pas à pied parmi la foule, mais sur l'un des chars.

    C'est une remarque que je me suis faite tout à l'heure avec une petite pointe de vertige. Non pas qu'il s'agisse d'un accomplissement mais je confesse une pointe de fierté personnelle, en regard du chemin parcouru depuis ces dix dernières années. Depuis que je tiens ce blog et que ma vie arc-en-ciel a commencé...

    Le char en question sera celui des Tou'Win, l'équipe de rugby Gay-Friendly de Toulouse. Des hétéros qui jouent au rugby avec des homos. Une équipe de rugby loisir comme les autres qui s'entraine et se bat avec pugnacité et succès. Comme le dit son président, le respect, l'équipe le gagne sur le terrain, à la sueur du maillot et au nombre d'essais marqués à la fin du match. Et une fois balayés les préjugés, nous sommes une équipe comme n'importe quelle autre équipe, qu'importe nos individualités. 
     
    C'est peut-être une chose que l'on oublie parfois un peu vite lorsque l'on milite : avant de convaincre il faut d'abord apprivoiser. L'art de la conviction procède nécessairement d'une part de séduction.

    Au fond c'est, mutatis mutandis, comme cela que je comprends et que j'ai reçu l'exposition d'Olivier Ciappa "Les couples de la République", régulièrement vandalisée par des groupuscules extrémistes. Tout récemment encore elle était qualifiée d'homophobe car elle serait invisibilisante en ce qu'elle montre des personnes hétérosexuelles singeant l'homosexualité, gommant de ce fait les personnes homosexuelles du paysage.

    Cette critique tient, à mon sens, à l'ignorance de la différence entre signifiant et signifié, entre le signe et le symbole, qui n'est pas que rhétorique. Or c'est justement là, dans ce jeu de la transposition, que se trouve l'habileté de la démarche.

    Si la critique est ridicule, l'idée de l'exposition est en effet, au contraire, excellente : montrer des couples imaginaires composés de visages connus du grand public. Des personnalités ancrées dans le paysage médiatique et appréciées pour ce qu'elles sont, ce qu'elles véhiculent de positif. Des visages familiers qui font un peu partie de la famille. Apprivoiser, donc.

    Transposées dans un contexte LGBT l'image qui s'adresse en premier lieu à l'intelligence, interroge : Et si cette photo c'était vraiment eux, qu'est-ce que cela changerait ?

    Et au second plan cette deuxième flèche qui accentue encore la mise en perspective, laissant ouverte la porte des possibles : Et d'ailleurs toi qui regarde cette photo, qu'en sais-tu vraiment de leur orientation sexuelle ? Rien, évidemment...

    Contrairement à ce que l'on peut lire ici et là - notamment sur Twitter - venant de groupuscules d'excités de l'acronyme et du micro-repli sur soi, les revendications LGBT ont et auront toujours besoin des autres et des hétérosexuels en particulier, pour avancer. Parce que l'union fait la force, parce que les hétéros ne sont pas des homophobes oppresseurs privilégiés par nature. Parce que diviser n'a jamais permis de mieux régner et que l'exclusion, au motif d'un entre-soi que l'on prétend protecteur, est l'antithèse même de toutes les luttes LGBT menées avec opiniâtreté depuis des décennies.

    Au contraire. Montrer au commun des mortels qui en douterait encore que les personnes LGBT sont des personnes comme les autres. Les amener à comprendre que le danger relève du fantasme et que les craintes sont infondées. Les conduire vers la tolérance. 

    Cela s'appelle l'éducation.

    Alors marchons. 
    Les uns avec les autres.

    28 mai 2018

    Tambour Major Summer Tour

    3 commentaires
    Je n'ai rien vu passer. Rien. Absolument rien. Ce mois de mai est déjà fini alors que j'ai l'impression qu'il a commencé hier, ou la semaine d'avant. Pris dans le tourbillon du travail et empêtré dans d'autres problématiques, le temps a passé beaucoup trop vite.

    Il faut dire que depuis plusieurs semaines je n'arrête pas, n'ayant que trop rarement le temps de me poser, voire de me reposer, tout simplement. Si je n'ai pas fait les ponts, j'ai en revanche profité des jours fériés pour une balade en montagne ou aller voir des amis en Ariège, histoire de déconnecter un peu car, depuis mes dernières véritables vacances qui remontent à Noël dernier, cela commence à tirer un peu sur la ficelle. Heureusement le mois de juin qui arrive puis le mois de juillet seront l'occasion de petites escapades avant quinze jours de coupure d'une seule traite.

    Et autant dire qu'il me tarde, vraiment !

    La première escale se fera tout d'abord à Marmande pour le festival Garorock, en compagnie de quelques connaissances. Je n'ai encore jamais mis les pieds dans un festival de ce type et encore mois assisté à un tel festival dans son intégralité alors ce sera une grande première ! Dans le genre "Rendez-vous en terre inconnue" je trouve assez électrisant d'aller voir en live des monstres sacrés situés très très loin (euphémisme) de mon répertoire de prédilection (pour preuve, à l'instant où j'écris ces lignes, j'écoute les Sonates en Trio de J.-S. Bach !) comme Indochine ou encore Marilyn Manson (d'ailleurs qui peut se targuer de l'avoir vu en vrai, celui-là ?). En tout état de cause, cette escapade hors des sentiers habituellement battus par mes oreilles s'inscrira parfaitement dans la ligne de conduite que je me suis fixée pour cette année : profiter. Cerise confite sur le pudding au Nutella, connaissant ceux en compagnie de qui je vais être quatre jours durant, je sais d'ores et déjà que cela sera source d'excellents moments. What else ?

    Juillet me verra ensuite filer sous le soleil de Mexico Lisbonne où je réussis enfin à me rendre, alors que je traîne ce projet depuis l'an passé. J'ai vraiment hâte de ces quelques petits jours au Portugal d'autant que j'y vais avec deux amis joyeux et pétillants que j'apprécie beaucoup. Mon guide du routard dort depuis plusieurs mois sur ma table de nuit, il faudra bien que je l'ouvre un peu avant le départ histoire de planifier un tout petit peu mon séjour. A moins que je ne me laisse porter, tout simplement. Au fond, est-ce bien important ?

    Le mois d'août sera quant à lui l'occasion d'une grosse coupure de quinze jours consécutifs amplement mérités. D'abord du  11 au 18 pour une belle semaine à Paris où je ne suis pas revenu en vulgaire touriste depuis des lustres. C'était il y a 5 ans. Fichtre...! Ce sera l'occasion de revoir pas mal de monde que je n'ai pas vu depuis au moins autant de temps, voire d'avantage pour certains, et sûrement l'opportunité de rencontrer de nouvelles têtes croisées sur twitter. Ha, le petit monde des réseaux sociaux ! Là aussi ce sera rudement chouette.
    Et ensuite, après le tumulte de la foule, hé bien ce sera le calme des cimes au cours d'une petite semaine à la montagne, dans les Pyrénées que j'affectionne tant, pour m'adonner à des heures de randonnées débridées parmi les estives et les moutons.

    Ce joli programme me semble pour l'instant terriblement lointain et abstrait tellement j'ai à faire jusque là. Il faut dire que la semaine qui démarre et celle qui va suivre s'annoncent très intenses et je m'attends à ne pas toucher terre pendant les quinze jours prochains. Poser ces lignes m'aide à me projeter au loin de à regarder par dessus cet océan de travail qui me sépare d'un peu de repos.

    Allez, encore un gros mois à tenir avant de pouvoir lever progressivement le pied.

    15 mai 2018

    La photo du mois : Made in Japan

    9 commentaires
    Bonjour bonjour, nous sommes le 15mai, il est midi et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois-ci a été choisi par Mirovinben qui nous proposait de plancher sur Made in Japan.

    Nous avions pour ce-faire les indications suivantes :

    Technologie, gastronomie, art de vivre, croyances, loisirs, littérature, multimédia... Quelque chose venant du Japon.
     Du Japon, j'en ai un peu partout d'éparpillé chez moi, enfin, je crois. J'en ai surtout un bout sur mon frigo (lui il est Coréen), qui me regarde à travers des plan-plantes lorsque je fais la cuisine.

    Saurez-vous le trouver ?

    La photo du mois au pays du Soleil Levant continue chez les autres blogs participants :

    30 avril 2018

    Doutes...

    12 commentaires
    Cela fait trois semaines que lui et moi nous fréquentons, depuis que nous avons fait connaissance chez des amis communs que je soupçonne d'avoir sciemment organisé le coup. Un Toulousain d'adoption, de mon  âge, qui a une situation professionnelle stable et qui a en plus le bon goût d'habiter à seulement quelques minutes de marche de chez moi.

    Nous nous voyons assez régulièrement. Presque tous les jours en fait. Nous faisons connaissance. Nous apprenons à nous connaître, lentement, car le garçon est un poil hérisson sur les bords, et j'ai l'impression qu'ils sont assez larges. Et le temps en sa compagnie passe toujours relativement vite, ce qui est, je crois, une bonne chose. Je le sens plein de bonne volonté, de bien faire. Ainsi, alors qu'il ne cuisine pas vraiment, la semaine dernière il m'avait préparé un très bon petit repas, et je me suis régalé. C'est vraiment un garçon gentil, doux et attentionné.

    Mais... car il y a un mais... depuis trois semaines, je trouve que nous n'avons pas grand chose à nous dire. Depuis trois semaines, nous n'avons jamais vraiment discuté de quoi que ce soit et niveau vivacité d'esprit, ce n'est pas très percutant non plus. Jamais il ne relance sur un sujet. Jamais il ne sort une bonne vanne ou un mot d'esprit un peu saillant - ou même à côté de la plaque. Je ne sais pas s'il s'agit de timidité ou d'autre chose ou s'il est vraiment comme cela mais j'avoue que cela est un peu gênant. Samedi soir, je l'ai embarqué au resto où je rejoignais des amis. Auprès d'eux, j'ai instantanément retrouvé ce tourbillon de folie joviale qui fait que l'on s'entend si bien tous ensemble et que j'ai plaisir à les retrouver : ça discute, ça bataille, de tout, sur tous les sujets, tout le temps, avec curiosité et passion. Et c'est là que je me suis rendu compte que lui en était dépourvu ou que, du moins, il n'en avais encore jamais fait preuve. Au Québec on dirait probablement qu'il est "beige", c'est à dire sans réel relief.

    Notre après-midi passé hier chez moi en est un autre exemple. Nous étions ensemble mais sans connexion et j'ai vraiment ramé pour lancer une conversation qui tienne plus que trente secondes. J'ai vraiment failli perdre pied. Il aurait probablement pu rester toute l'après-midi devant la télévision sans que nous ne parlions et je crois qu'il aurait pu trouver cela satisfaisant. Finalement ce sont les préparatifs de son voyage à la fin du mois qui ont permis de lancer la machine. C'est un peu son seul sujet de conversation du moment, en réalité. Nous n'avons jamais parlé d'art, de musique, de cinéma, de politique, d'architecture, de littérature... Mais peut-être ne vois-je pas tout ce dont nous avons pourtant pu discuter.

    Lorsque je parlais de hérisson, c'est vraiment l'image la plus parlante. Réservé ? Oui, certainement. Manque de confiance en lui, énormément, c'est également certain. Mais il est loin d'être idiot, ça aussi c'est certain. Sa vie, c'est son quotidien et je le sens plein de bonne volonté pour que nous fassions des choses ensemble, ce que je trouve très encourageant.

    Et ce qui est également certain c'est que, en dépit de tout, pour le moment je me sens plutôt bien avec lui...