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  • 24 novembre 2017

    Jamiroquai au Zénith de Toulouse - 22 novembre 2017

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    Vingt ans. Cela fait vingt ans que je suis véritablement devenu fan de la musique de Jamiroquai, de ses rythmes groovy, de ses lignes de basse superbement dessinées  et de ses orchestrations toujours très soignées. 

    Si Space cowboy m'avait séduit par le passé, le tourbillonnant Cosmic Girl fut mon véritable premier coup de coeur. C'est simple, je connais les paroles par coeur. Il y en aura bien d'autres par la suite. J'étais en première année de fac, temps de mes premières virées avec les copains, des soirées jusqu'au bout de la nuit et des premières cuites mémorables. Welcome back to 1997 !

    Je ne suis pas à proprement parler une groupie, en ce sens que si j'aime un groupe, un artiste, je vais bien évidemment écouter ce qu'il fait (c'est notamment le cas de Björk que j'avais vue en concert aux arènes de Nimes en 2007, un de mes très grands souvenirs de concert !) sans pour autant suivre ses moindres faits et gestes. Je n'avais donc aucune idée particulière de ce que pouvait donner un concert de Jamiroquai, si c'était à la hauteur, si cela en valait la peine.

    Pourtant lorsque en mars dernier, par je ne sais plus quel hasard, j'ai appris que Jamiroquai se produirait à Toulouse le 22 novembre, mon cerveau ne fit qu'un bond : il me fallait aller à ce concert. Et je me souviens très précisément du moment où j'ai acheté mon billet, six mois à l'avance et de cette pensée qu'il me serait probablement étrange, en novembre suivant, de me dire que cela faisait six mois que j'attendais cet instant. Et cela n'a pas loupé.

    Pour résumer le concert en un mot comme en cent : ça valait grave le coup car  j'ai vraiment passé une putain de super soirée !


    22 novembre 2017, il est dix-neuf heures lorsque j'arrive sur le parking du Zénith et que je parque mon vélo à deux pas de l'entrée et prends place dans les gradins, idéalement situé. La première partie est assurée par un DJ dont j'ignore le nom et qui occupe les oreilles à défaut de faire danser les spectateurs déjà massés dans la fosse. Il y a déjà pas mal de monde mais la salle est encore pas mal clairsemée. Sera-t-elle pleine ?

    Vingt-et-une heures : la salle est pleine à craquer. C'est chouette, le public a répondu présent et la ferveur sera bel et bien au rendez-vous de bout en bout de la soirée.

    Peu à peu la lumière se tamise avant que le noir ne s'installe. Ca siffle, ça crie, ça attend, ça s'impatiente. Puis soudain, une courte séquence vidéo s'anime sur toute la largeur du mur d'arrière scène, sur une thématique infailliblement écolo, chère à Jay Kay, pendant laquelle le groupe prend place. Et c'est parti pour deux heures de show sans relâche : Shake It On !


    Alors soyons clairs : Jay Kay a visiblement pris du poids et n'a plus la forme de ses débuts ! "That's much more easy when you're twenty three !" lance-t-il avant de prendre une rasade d'eau quelques minutes après être entré en scène. "Ben oui, t'as plus vingt ans !" lance ma voisine de droite.

    Pourtant, la voix est toujours là, l'énergie aussi et après un petit tour de chauffe, le voici qui donne le change sans féblir, jusqu'au bout avec une fougue et une envie communicative. Et ce n'est vraiment pas rien, vu le style Jamiroquai, mélange d'acid jazz et de funk sous influence disco, qui donne un résultat hyper-tonique ainsi qu'une envie irrépressible de dancer.

    ♪♫ You make me love you, love you baby, 
    with a little L ♪♫ 

    Niveau setlist, le concert se présente comme un retour sur les vingt-cinq ans de carrière du groupe et fait s'alterner chansons du dernier album, Automaton en tête ou encore Summer Girl dans une nouvelle orchestration inédite, et tubes incontournables ("from the past") tels que Cosmic GirlLittle LAlright ou Emergency on Planet Earth, le tout en version longue. Intros développées et bridges retravaillés donnent la part belle aux musiciens et aux trois magnifiques choristes. La scène brille de mille feux, avec un très joli travail de lumières, chaque moment du concert étant poncuté d'un habillage spécifique. Tout est cadencé, huilé, démonstration d'une connivence évidente entre tout ce petit monde. Cela se voit et s'entend. Le bonheur.


    Dans la salle comble, la fosse est une forêt de bras levés tandis que les travées se transforment en discothèque géante. Toute le monde danse, chante, s'éclate tout simplement en prenant un pied formidable au fur et à mesure que les tubes s'enchaînent. Moi je chante à tue tête, me trémousse sur mon siège, échange un regard complice avec ma voisine qui vient de hurler comme une fillette de huit ans et de me vriller durablement les tympans en reconnaissant les premières notes de Cosmic Girl...  Bon, j'avoue, j'ai aussi hurlé comme une gamine ^__^

    Après avoir égrené tube sur tube - mais en fait qu'est-ce qui ne l'est pas avec ce groupe ?- le concert s'achèvera par un incandescent Love Foolosophy suivi d'un unique rappel sur Virtual Insanity, là aussi en version extended pour l'occasion

    Les lumières se rallument. On a tous des étoiles plein les yeux et de la musique plein la tête, ivres de ce bonheur d'avoir vécu un grand moment avec un monstre sacré et pris un pied intégral. C'est simple, vingt quatre heures après, je flotte toujours un peu.

    "Thank you for the last twenty five years" avait lancé Jay Kay en début de concert. Vingt-cinq ans, c'est l'âge que nous avions-tous pendant ces deux-heures de voyage.

    ♪♫ Dance yeah, 
    Got canned heat in my heels tonight baby ♪♫

    21 novembre 2017

    Je te chie maman !

    2 commentaires
    (...) 
    Et comme Teresa souriait sans émotion ni surprise, Mauricette, folle de colère, fit alors une scène effroyable. Les paroles passent tous les actes. Je n'avais jamais imaginé qu'une fille, même dressée aux vices, pût dire de pareils mots à sa propre mère. Elle articulait au hasard, d'une voix sans suite, sans raison, pour la joie de lancer les injures dans le désordre et l'incohérence où elle les avait mâchées :
    "Ne me touche pas ! Je t'emmerde ! Je t'emmerde ! Et je foutrai le camp cette nuit. Je t'emmerde, sale vache ! Sale grue ! Sale gousse ! Sale enculée ! Sale maquerelle ! Sale putain ! Tu ne veux pas qu'on t'appelle comme ça ? Putain ! Putain ! Putain ! Putain ! Putain ! Putain ! Putain ! Putain ! Putain ! Putain ! Fille de putain ! Mère de putain, gousse de putains, branleuse de putains. Je ne suis pas une putain, moi, je suis une pucelle ! Tu as laissé vendre ton pucelage par ta putain de mère, mais moi, je ne suis pas une andouille comme toi ! Je ne laisse pas vendre mon pucelage, je le donne ! Tiens, regarde-le, sale-maquerelle ! Regarde-le ! ma garce ! ma garce ! Tu en voulais cent louis, tu n'en auras pas cent sous ! Tu n'en auras que du foutre et du sang dans la gueule !"
    Debout, les cuisses écartées, la tête en avant, elle ouvrait des deux mains les lèvres de son sexe. Puis elle les referma et parla plus vite de la même voix sourde et haineuse :
    "Oui, j'en ai assez de montrer mes nichons dans ton bordel d'enculées ! dans ton bordel de suceuses et de putains à tout faire ! J'en ai assez de te voir à table ramener un filet de foutre à la pointe de ton cure-dents et rire quand tu ne sais plus qui tu as pompé ! J'en ai assez de coucher dans les draps où il n'y a pas une place de sèche, par ce que tout le bordel y décharge, les michés, les maquereaux, les gousses et les putains ! J'en ai assez de trouver sur ma toilette une serviette où il y a de la merde, chaque fois qu'un de tes amoureux s'est essuyé la pine dedans. Vache ! Ordure ! Fumier ! Chameau ! Fille de garce ! Moule à bittes ! Gueule de chiottes ! Marchande de chaude-pisse ! Lécheuse de derrières ! Avaleuse d'étrons ! Bouffeuse de vérole ! Compte sur moi maintenant, ma salope ! Compte sur moi pour friser les poils de ta connasse ou pour te passer le bâton de rouge sur le trou du cul ! Je ne veux plus de ta langue ni de tes sales tétons pour me torcher ! Et je te chie ! Je te chie maman !."
    (...) 
    Pierre Louÿs
    Trois filles de leur Mère  - Chap. XII
    1910/1926

    15 novembre 2017

    La photo du mois : Ambiance automnale

    17 commentaires
    Bonjour à tous, nous voici déjà au 15 Novembre pour notre avant-dernier rendez-vous mensuel avec la photo du mois  pour cette année 2017.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Josette nous a proposé un thème dans l'air du temps puisqu'il s'agissait de plancher sur Ambiance automnale.

    Elle nous donnait, pour ce faire, les indications suivantes :
    Elle est partout en ce moment ! Dans la couleur… Dans les balades… Dans les fruits et les légumes… Dans les fêtes, les fleurs et les commémorations… Et plus encore ! Je ne doute pas de votre imagination !
    Pour cette fois-ci, je vous propose de prendre l'air avec moi, En effet, ma photo a été prise au mois d'octobre dernier, dans le Gers, lors d'un vol en montgolfière au petit matin, alors que les nappes de brume se dissolvaient au fur et à mesure que le soleil se levait et inondait plaines et vallons de ses rayons caressants.


    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Betty, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Cara, Carolyne, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Marie-Paule, Memories from anywhere, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Natpiment, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sandrin, Shandara, Sous mon arbre, Tataflo, Ventsetvoyages, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente.

    Bloguerie du 15 novembre

    6 commentaires
    Nous voici déjà au 15 novembre. Quelques poignées de jours nous séparent de la fin de l'année et des suaves réjouissances qui l'accompagnent. Déjà les rues se sont parées de guirlandes qui bientôt seront lumineuses. Les vitrines lentement s'ornent d'ors, de rouge et d'argent, au fur et à mesure que les boîtes à lettres s'emplisssent des traditionnels catalogues de jouets, pour le cas où le père Noël serait en manque d'inspiration.

    Je viens de recevoir ma première sollicitation pour la Saint Sylvestre. Je ne dis pas "enfin" même si j'ai hésité à l'écrire car certaines années les propositions se faisaient jour dès le mois de septembre, ce qui a toujours eu le don de m'exaspérer au plus haut point. Le temps passant (qui a dit "avec le poids de l'âge" ? -__- ) je suis de moins en moins amateur de ces journées de réjouissances obligatoires. Trop manger. Trop boire. Trop tout... et trop rien. On me propose de réveillonner au coeur des Alpes. Pourquoi pas ?

    Cependant cette année j'avais envie de faire quelque chose d'un peu inhabituel, peut-être une belle randonnée à la journée, levé tôt et frais, pour profiter pleinement de ce premier jour de l'année. Ou bien me rendre en Bretagne, en prenant le temps de m'arrêter où bon me semble, et y passer quelques jours pour découvrir cette région dont j'ignore tout, et aller voir les fameux alignements mégalithiques de Carnac qui me font tant envie et dont j'ai eu le loisir de découvrir de lointains cousins lors de balades dans les Pyrénées.

    Nouvel An et, avant cela, Noël... tout cela est encore loin, j'ai le temps d'y songer. J'ai pour le moment d'autres préoccupations professionnelles qui m'envahissent et en particulier une échéance toute proche qui pourrait s'avérer déterminante. C'est tout autant terrifiant qu'exaltant. Cette fin d'année est décidemment remplie de suspens.

    J'aime assez ma nouvelle image qui sert d'arrière plan au blog. On reste dans le bleu, cette couleur que je porte bien et qui m'apaise. Elle confère à son tour un aspect plus tranquille à ce lieu, par contraste avec le design précédent que j'aimais bien malgré son aspect quelque peu torturé. Peut-être le reflet d'apaisements personnels.

    Voyager. J'ai envie de voyager. Ce sera pour 2018. Un beau voyage plein de couleurs de lumières et d'images. Je ne sais ni où ni quand ni comment. Mais cela fait longtemps que je n'ai pas fait un joli voyage, mème s'il m'en faut peu pour m'extraire de mon quotidien. Mes Pyrénées chéries me tendent toujours les bras et je sais que je puis trouver en leurs cimes et vallons, mille manières de m'échapper.

    L'année 2018 sera pleine de promesses...


    8 novembre 2017

    Sache que tu es une raclure

    8 commentaires

    "Et pour terminer, sache que tu es une raclure. Une belle raclure." C'est en ces termes plutôt musclés que s'est achevée ma conversation avec l'autre... Car depuis le 22 octobre je n'avais pas rompu le fil, pour diverses raisons, notamment essayer d'avoir le fin mot de l'histoire, mais surtout pour avoir les résultats de ses examens sérologiques et savoir s'il me fallait ou non poursuivre le traitement préventif prescrit par le médecin urgentiste.

    Fidèle à son insolente désinvolture face à la situation, il n'a pas spontanément fait de test sanguin, alors que c'était la seule chose raisonnable à faire sans qu'il soit besoin d'y réfléchir pluis d'une demi-seconde. Je l'ai donc harcelé pour qu'il en fasse un, pour qu'il sache et que je sache. Parce que c'est la logique du protocole médical que je subis depuis un peu plus de deux semaines, et qu'il est inutile de poursuivre un traitement qui te dézingue les intestins alors qu'aucune infection ne te menace.

    Dans un premier temps il m'a dit avoir un rendez-vous "la semaine prochaine", vraisemblablement dans une association, il ne m'a jamais dit où exactement ni dans quel cadre. Puis qu'il aurait les résultats "dans une semaine". Le jour supposé des dits résultats, il m'a adressé un texto me disant que c'était bon, qu'il était négatif. Étrangement lorsque je lui ai demandé à voir les fameux résultats, il a commencé à monter sur ses grands chevaux. 

    Dans un premier temps il m'a dit ne pas les avoir sur lui puis, face à mon insistance, il a commencé à se poser en victime, à dire qu'il n'appréciait pas que je mette sa parole en doute, qu'il ne montrait pas ses résultats médicaux à n'importe qui, que la paranoïa cela allait bien cinq minutes et que si j'étais inquiet je n'avais qu'à faire un test...

    J'ai explosé. 
    De rire. 
    De rage.

    Voici in extenso la réponse exacte que je lui ai faite :

    Hooo pardon de mettre ta parole d'évangile en doute. Je suis désolé de t'ennuyer avec tout cela. Je suis au moins autant ennuyé que tu ne l'est à mon  égard. Ha, non, pardon, je suis étourdi : tu n'as strictement rien à foutre de moi et de ma santé. Tu n'en as rien à foutre de savoir que depuis 15 jours je suis sous trithérapie préventive avec tous les effets secondaires indésirables que l'on connaît.

    Oui je suis inquiet parce qu'il s'agit de ma santé, il s'agit de ma vie. Et que non je n'ai pas confiance juste en des paroles et que lorsque l'on parle de choses un minimum graves comme elles le sont actuellement, avoir certains documents sous les yeux est le minimum que l'on puisse faire, le minimum de respect pour l'autre. Ce respect tu en fais défaut depuis le commencement, à savoir ne même pas m'avoir conseilllé d'aller aux urgences consulter, au cas où...

    Et je te rassurre, oui j'ai fait des tests, et non je n'ai pas attendu 10 jours pour faire une prise de sang et savoir ce qu'il en était de ma sérologie, contraitrement à toi. Et encore, le fait que tu ne veuilles pas me communiquer tes résultats signifie probablement une chose : que tu n'as même pas fait les tests.

    Pour finir sache que tu es une raclure. Une belle raclure.

    Je n'ai pas attendu de réponse de sa part. J'ai définitivement bloqué son numéro. Il est temps qu'il sorte définitivement de ma vie. Il me l'a assez pourrie comme cela ces derniers jours. Je ferme la porte aux potentielles explications mais je crois désormais qu'il était parfaitement illusoire d'espérer en avoir ne serait-ce que des bribes. Il me faudra faire avec.

    Cette réponse je la publie ici, parce que j'en ai besoin, comme j'avais besoin de parler de tout cela et de pouvoir y revenir plus tard. Parce qu'on ne se remet pas de ce genre de chose d'un coup de baguette magique et qu'il faudra du temps pour recoller certains morceaux, ainsi que j'ai pu en discuter avec certaines personnes venues me parler et qui se sont trouvées confrontées à la même situation. Parler avec elles m'a fait du bien. Nous a fait du bien.

    Et encore merci pour tous vos messages, textos, courriels et autres échanges en DM sur twitter : vous êtes vraiment formidables...

    1 novembre 2017

    25 questions culinaires

    3 commentaires
    1/ Sucré ou salé ?
    Réponse de normand : cela dépend. Par habitude, je suis devenu plus salé que sucré. Mais le reste de ce questionnaire va démontrer, s'il en était besoin, que je sais succomber honteusement à un bon dessert.  

    2/ Viande ou végétarien ?
    Viande ! Toutes, de toutes les façons, en toute saison.

    3/ Top 3 des plats préférés ?
    Je n'ai pas à proprement parler de plat préféré. Je mange de tout avec le même appétit et du moment que c'est bien préparé ou avec attention, j'aurai du plaisir à table. Mais pour jouer le jeu, si tu veux vraiment me faire plaisir je citerai l'agneau grillé, une bonne poêlée de cèpes, et les écrevisses à la nage.

    4/ Les épices ou les condiments dont tu ne peux pas te passer ?
    Le poivre noir et le sel. La base de la cuisine française.

    5/ Les épices ou les condiments que tu ne peux pas supporter ?
    Je déteste la moutarde de type Savora, ou moutarde sucrée au curry, telle au'on la trouve au Québec par exemple. Sinon j'ai du mal à comprendre l'intérêt des baies roses. De manière générale je ne supporte pas l'usage irréfléchi des épices, sans justification. Comme la réduction de vinaigre balsamique dans l'assiette juste pour le décor qui ne sert à rien.

    6/ Le plat que tu réussis le mieux ?
    Sans vouloir me lancer des fleurs, je cuisine plutôt bien. La question ne se pose pas en ces termes donc.

    7/ Ton epic fail en cuisine ?
    Ce n'est pas réellement de la cuisine mais lorsque j'étais gamin, je devais avoir une dizaine d'année maximum, mes parents avaient acheté un four microondes. C'était alors un gage de modernité absolue. On testait tout un tas de truc pour voir comment cela réagissait, jusqu'à essayer de faire cuire des oeufs que nous avons bien évidemment fini par ramasser avec une éponge sur les parois du four. Un jour, j'ai voulu faire y décongeler un croissant, sans trop savoir me servir de cet engin. J'ai donc programmé un temps de cuisson un peu au pif. Grand mal m'en a pris : ce qui est ressorti du microondes quelques minutes plus tard ne ressemblait plus à grand chose. Même le chien n'en a pas voulu...

    8/ Riz ou pâtes ?
    Pâtes. A toutes les sauces. Ou simplement avec des pleurotes et un peu de crème fraîche.

    9/ La pizza à l'ananas ou autre garniture ?
    C'est pas interdit par la Convention de Genève la pizza à l'ananas ?

    10/ Ton petit déj préféré ?
    Oeufs brouillés au piment d'espelette, un morceau de fromage un peu affiné, de l'avocat, pain complet grillé, café au lait. Simple, efficace, robuste.

    11/ Thé ou café ?
    Le café c'est la vie.

    12/ Ton restaurant / type de restaurant préféré ?
    J'aime beaucoup (sans les préférer) les restaurants "sans façon" avec de grands plats convivaux et un poil désuets, la marmite à même la table, sans protocole recherché, comme on le serait chez sa grand-mère. J'ai à cet égard un souvenir formidable de "Chez Titine" quelque part au fin fond de l'Ariège où, pour un prix dérisoire, nous avions mangé comme des rois.

    13/ Ton epic fail dans un resto ?
    Aucun... Je ne vois même pas ce que la question peut signifier.

    14/ La malbouffe / junk food préférée ?
    Attention, c'est très très sale : des nuggets McDo trempés dans du houmous de chez El Dayaa, le restaurant libannais de Toulouse qui sert probablement le meilleur houmous de la ville.

    15/ Le truc qu'on t'a forcé à manger gamin ?
    Du navet violet dans la soupe. Je déteste.

    16/ Le truc que tu n'as jamais pu manger et qui te fait furieusement envie ?
    La véritable pasta italienne faite intégralement à la main et le haggis.

    17/ Fromage ou dessert ?
    Si j'ai bien mangé le fromage est facultatif. Alors dessert.

    18/ Pain au chocolat ou chocolatine ?
    C'est quoi un pain au chocolat ?

    19/ Chocolat noir, blanc ou au lait ?
    Noir pour le plaisir, à condition qu'il ne soit pas trop sucré. Au lait pour la gourmandise, avec du bon pain ou un moceau de brioche et un grand verre de lait frais. Blanc, à l'occasion.

    20/ Top 3 fromages ?
    Tous, absolument tous. Et plus ça pue, mieux c'est.

    21/ Top 3 desserts ?
    J'ai un gros faible pour le Saint-Honoré, un dessert qui ne supporte pas la médiocrité. Le mélange de la pâte à chou croquante, de la crème patissière parfumée de vanillle et de rhum puis la chantilly ferme et légère à la fois, je succombe. Lorsqu'il est bien réalisé, c'est un vériable enchantement. 
    Et puisqu'il en faut encore deux, je dirai l'Opéra et la tarte aux pommes de ma maman, avec de l'oeuf battu et de la crème, comme en Alsace.

    22/ Gourmand ou gourmet ?
    Les deux Votre Honneur.

    23/ Vin ou non ?
    Un vrai bon repas sans vin(s) est rigoureusement inconcevable.

    24/ 3 turns off culinaires ?
    Je suis un peu un golgoth niveau bouffe, il n'y a pas grand chose qui me fasse peur sous nos latitudes. Même les abats, vu que j'adore ça. 
    Cependant je serais incapable de manger des insectes. Ah, puis les rognons blancs, je crois que j'aurais du mal... Et puisqu'il en faut un troisième je citerai les oeufs couvés.

    25/ Quand tu as trop mangé : raconte une anecdote ?
    Je n'ai absolument rien à raconter à ce sujet... Quand j'ai trop mangé, je dors et / ou je vais prendre l'air en marchant. Et si mon estomac hurle de douleur j'avale un comprimé de citrate de bétaïne ou un mélange de bicarbonate de soude dissous dans un verre d'eau, avec un comprimé d'aspirine effervescent. Passionnant non ?

    Et vous ?

    30 octobre 2017

    Relisons Nietzsche

    1 commentaire
    (...)

    Ô mes animaux, êtes-vous donc cruels, vous aussi ? Avez-vous voulu contempler ma grande douleur comme font les hommes ? Car l’homme est le plus cruel de tous les animaux.

    C’est en assistant à des tragédies, à des combats de taureaux et à des crucifixions que, jusqu’à présent, il s’est senti plus à l’aise sur la terre ; et lorsqu’il s’inventa l’enfer, ce fut, en vérité, son paradis sur la terre. 

    (...)

    F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
    Troisième partie, Le convalescent, 2
    Trad. Henri Albert

    25 octobre 2017

    Formidables

    8 commentaires
    Au milieu de la nuit se dressent des sentinelles qui vous tendent la main, pour ne pas tomber plus bas. Pour vous aider à vous relever un peu. Pour avancer avec eux.

    Un sourire, un petit mot, une soirée pour se changer les idées, rire et regarder droit devant.

    Visages amis ou profils inconnus, merci à tous pour votre soutien, que ce soit par vos paroles, vos messages, ici ou ailleurs.

    Cela me touche énormément et me fait beaucoup de bien.

    Vous êtes formidables.

    24 octobre 2017

    Stealthing ?

    5 commentaires
    Je me sens horriblement mal depuis samedi soir. Malgré la prise en charge immédiate, le fil des événements se bouscule dans ma tête, au ralenti, me faisant revivre un vertige indicible, cette angoisse qui m'a submergé, et cette solitude immense face à quelqu'un qui essaye de dédramatiser ce qu'il vient de se produire.

    Je revois également en boucle cet instant où il découvre le préservatif le long de sa jambe. "Ho, il est là...". Le ton de sa voix, dénué de toute inquiétude, presque au bord d'un rire gêné, m'avait alors décontenancé. A présent il me dérange. De même que son attitude totalement détachée, ou encore le fait de ne pas même m'avoir conseillé de me rendre à l'hôpital. Lui même n'y est d'ailleurs pas allé, aux dernières nouvelles. Car je maintiens le contact. Pour savoir le fin mot de l'histoire.

    Mon expérience est à tout le moins la démonstration que ce genre de déconvenue, accidentelle ou pas, peut arriver à tout le monde. Absolument tout le monde...

    "Es-tu sûr que c'est un accident ?" m'a questionné un ami. Dimanche je lui répondais que oui. Aujourd'hui je ne le sais plus. Et à vrai dire j'en doute de plus en plus.

    J'ai en effet appris depuis lors l'existence d'une pratique totalement folle : le Stealthing, qui consiste pour l'un des deux partenaires à retirer son préservatif sans le dire à l'autre qui continue à se croire protégé... Je vous laisse imaginer le carnage que ce genre de chose peut faire, tant chez les hétéros que chez les gays. Ces gens sont des criminels en puissance.

    "Mais arrête, c'est un accident. Il t'a peut-être trompé sur la capote, mais tu es pris en charge, arrête de dramatiser" m'écrivait en substance une connaissance ce midi. Non, justement... et bien au contraire, ce n'est pas rien bordel de merde. Non, non, non et mille fois NON. Je n'ai jamais consenti à un rapport sans préservatif. Avec personne en général et lui en particulier. Si ce n'est pas un accident - ce qu'avec un peu de recul j'ai de plus en plus de mal à croire - alors ce type m'a utilisé pour son petit plaisir en bafouant les règles élémentaires en la matière : le respect de l'autre et la sécurité. La mienne comme la sienne.

    Si ce n'est pas un accident, alors, à cause de lui, je suis obligé de prendre un traitement assez lourd pendant un mois, de subir des contrôles médicaux réguliers, et de croiser les doigts en espérant qu'il n'en soit rien dans 30 jours. Non, ce n'est pas rien... Ce n'est pas bénin. Savoir ce qu'il s'est réellement passé est important pour moi. On ne parle pas d'une simple grippe.

    S'agissant des bilans, mes premiers résultats sanguins sont parfaits, ce qui ne me surprend guère. J'espère seulement qu'ils se maintiendront ainsi. 

    Pour autant, le moral fait le yo-yo, pris entre l'envie d'aller de l'avant et l'envie régulière de fondre en larmes, de me blottir dans des bras enveloppants qui me diront que tout va bien se passer, que ça va aller, que je ne suis ni sale ni spolié de rien. Car, comme je l'écrivais tantôt à un copain venu aux nouvelles, je me sens mal dans mon corps. Sale. Spolié de quelque chose. Comme si j'avais été violé. Et ce matin je me suis réveillé avec une migraine titanesque.

    Une question lancinante me hante : Stealthing...?

    22 octobre 2017

    30 jours

    22 commentaires
    Il y a tout d'abord ce garçon que tu n'as pas revu depuis un bout de temps et qui te propose de passer chez lui. Vous vous êtes vus quelques fois. Ce n'est pas vraiment un régulier mais disons que vous êtes restés plus ou moins en contact. Alors tu y vas. Une sieste crapuleuse, ma foi, cela ne fait de mal à personne.

    Il y a cet instant où tu sens que la situation dérape et que tu laisses déraper. Un tiroir qui s'ouvre, une boite de préservatifs, du lubrifiant... Tu laisses faire. A quoi bon résister à la tentation ?

    Plus tard, une fois la dernière salve passée, il y a cet instant où tu t'aperçois que le préservatif de ton partenaire n'est plus là... Alors qu'il y était quelques instants auparavant. Enfin si, il y est, déroulé et tout. Mais pas là où il devrait être. Pas là où il était il y a quelques minutes. Putain de bordel de merde : t'as baisé sans capote !

    Il y a ensuite cet instant où tout tourne autour de toi, comme dans un mauvais rêve. Tu ne sais plus vraiment si cela est réel. Non, c'est pas possible. Ca n'a pas pu arriver. Non... pas à toi. Putain... NON ! Et pourtant si. C'est bien à toi que cela arrive. Que tu le veuilles ou non, tu as baisé sans capote. Tu as pris un risque et ton partenaire aussi. Tu as - p.u.t.a.i.n - d.e - m.e.r.d.e - baisé sans capote.

    L'autre te dit qu'il est clean. Que son dernier test était négatif. De ne pas t'inquiéter. Putain... Non, tu vas la fermer ta gueule ! On n'est jamais sûr à 100%  d'être porteur sain. Et puis qu'est-ce que j'en sais moi de la vérité de ta sérologie ? Et d'ailleurs toi, qu'est-ce que tu en sais de la mienne ? On a pris un risque bordel.  

    Viennent ensuite ces minutes interminables où tu essayes coûte que coûte de te raccrocher à ta rationalité, à peser le pour et le contre, à reprendre le dessus. Tu te rhabilles sans prendre la peine de te doucher. Tu pues. Il te raccompagne, penaud. Puis la porte se referme derrière toi. Tu es seul...  

    Tu trembles comme une feuille, t'as envie de hurler et de chialer. Tu ne réalises pas ce qu'il t'arrive. C'est encore abstrait. Tu te sens sale et honteux, malgré le caractère accidentel des choses. Mais mille pensées t'envahissent. Cette situation tu la connais. On te l'a racontée. Tu l'as vue mille fois à la télévision. Tu l'as vue mille fois dans des films. Sauf que là ce n'est pas un film. C'est ta vie.

    En sortant tu appelles au secours auprès d'amis qui ne répondent pas. Un pote médecin finit par décrocher et te donner la marche à suivre. Direction les Urgences. Tu n'avais pas prévu d'y passer ton samedi soir. Maintenant tu n'as guère le choix. 

    Il y a cet autre ami qui, au hasard d'une conversation Whatsapp demande des nouvelles. Tu lui racontes. Il accourt. Vous vous retrouvez sur un parking au beau milieu de la nuit. Tu fonds en larmes dans ses bras... Tu ne le remercieras jamais assez d'avoir été là à ce moment précis.

    Arrivée aux Urgences. Après les formalités d'accueil, l'infirmière référente te bombarde de questions. Tu racontes tout par le détail. Tu t'en fous. T'es froid, carré, direct. La pudeur n'a pas sa place ici. On est dans l'efficacité technique. Environ une heure plus tard, le médecin te reçoit en consultation. Rebelote. Tu prends une masse d'informations dans la tronche. Les protocoles, les risques, les suites possibles... 

    Puis il y a cet instant où les mots sont lâchés: Trithérapie préventive.

    Pour un néophite chacun de ces mots pèse un milliard de tonnes. Chaque syllabe t'écrase sous le poids de leur résonnance médicale, culturelle et sociale. Des millions d'images te traversent l'esprit. Tu es peut-être au bord d'un basculement irrémédiable. Seules l'adrénaline et la bienveillance rassurante du médecin te permettent de ne pas t'effondrer. Tu encaisses. De toute manière tu n'as pas le choix. 

    Quelques minutes plus tard, il revient avec des ordonnances pour tes sérologies et des documents pour ton médecin traitant. Ca flotte encore un peu autour de toi.

    Il y a aussi de grosses pillules roses. Trois, pour commencer. Pour les trois premiers jours. Les vingt-sept autre seront à venir chercher plus tard, à la pharmacie de l'hôpital. Trente jours de traitement. Trente jours à attendre.

    Plus que vingt-neuf...