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  • 15 avril 2019

    La photo du mois : En avril ne te découvre pas d'un fil

    15 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 avril et c'est l'heure de notre quatrième rendez-vous avec La photo du mois.

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois, "En avril ne te découvre pas d'un fil" a été choisi par Lilousoleil  qui nous donne les indications suivantes :
    "En avril ne te découvre pas d'un fil. Mais si vous découvriez le vôtre ! fil rouge, fil de la vie, vie de l'eau..."
    J'avais beaucoup d'idées pour la photo de ce mois-ci mais faute de temps, je n'ai pu en réaliser aucune. Et c'est très frustrant. Du coup j'ai dû recourir à mes archives pour trouver celle qui correspondrait au thème de ce mois. Et j'ai trouvé !
    Contrairement aux apparences, ma photo n'a pas été prise en avril mais en plein mois de juillet aux alentours du lac d'Espingo. Le temps était très brumeux et un fin voile diaphane recouvrait toute la végétation.

    Blottie sous une grosse fleur comme nous l'étions alors dans nos parkas, cette petite araignée semble attendre le retour du soleil pour continuer à tisser, fil après fil, sa toile délicate.


    10 avril 2019

    We exist

    1 commentaire
    Depuis que l'image a été publiée aujourd'hui, le petit garçon qui aime marcher sous les étoiles en a plein les yeux, des étoiles.

    Elle a fait le tour du monde et aura probablement été vue des milliards de fois. L'inaccessible est désormais rendu visible. L'objet céleste le plus mystérieux et le plus fantasmé de l'univers donne enfin à se faire voir. 

    Et je suis fasciné.



    « Si nous découvrons une théorie complète, elle devrait un jour être compréhensible
    dans ses grandes lignes par tout le monde, et non par une poignée de scientifiques. 
    Alors, nous tous, philosophes, scientifiqueset même gens de la rue,
    serons capables de prendre partà la discussion sur la question de savoir 
    pourquoi l'Univers et nous existons.
    Si nous trouvons la réponse à cette question,ce sera le triomphe ultime de la raison humaine
    – à ce moment, nous connaîtrons la pensée de Dieu. »

    Stephen Hawking


    9 avril 2019

    Manger ses émotions

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    En gros émotif que je suis, j'ai toujours mangé mes émotions. Quand la nourriture devient une source de réconfort sur laquelle on reporte ses angoisses et ses contrariétés. Chaque bouchée est un morceau de plaisir immédiat qui évacue instantanément un tout petit peu de l'océan de stress qui nous habite. Un carré de chocolat et les tracas s'estompent. Mangez toute la tablette et la vie redevient presque rose.

    Outre que le simple fait de manger est un plaisir simple de la vie, se venger sur la bouffe pour y trouver du réconfort est un grand classique des personnes stressées ou émotives. Et je ne crois pas faire une révélation fracassante en écrivant ceci. Se venger sur la nourriture n'est pas une pensée du type "je suis contrarié donc je vais me soulager en mangeant un truc". Non, c'est quelque chose qui vient du corps. Tout votre organisme vous hurle de lui donner quelque chose de précis : du gras, du mou, du sucre... Vous devez manger. Vous ne pouvez pas lutter. 

    Pour ma part, mon dévolu se porte sur à peu près tout... Du fromage s'il y en a. Une énorme morceau de gruyère, du vieux comté, de la bûche de chèvre, du roquefort...  N'importe lequel, surtout s'il est gras. Oui, le gras est une source importante de plaisir pour le cerveau dont c'est l'essentiel de la composition. Manger un camembert entier, morceau par morceau, ne me fait pas peur. Ayant appris à gérer ces fringales qui n'en sont pas, je sais d'expérience à peu près choisir les aliments qui me procureront une satisfaction immédiate sans totalement ruiner ma ligne : yaourts, viande froide, protéines en tous genres sont donc mes premières victimes.

    Une autre source importante de réconfort provient du sucre. Manger une part de gâteau, ou tout le gâteau comme ce fut le cas de ce dimanche, se goinfrer de pâtisseries (qui n'a jamais éprouvé cette volupté incroyable au confin du sensuel en mordant à pleines dents dans une part de gâteau au chocolat, par exemple ?) ou manger le pot de nutella directement à la cuillère sont des grands classiques du genre. Pour ma part, les envies de sucre apparaissent en particulier dans les moments d'intense fatigue. Dans ces cas-là, ce n'est même plus une envie mais un besoin. Presque une pulsion de survie. Il me faut du sucre. Cela vire à l'obsession. Il m'est impossible de me concentrer tant que je n'ai pas eu mon shot de sucre. Je limite la casse avec les fruits, pommes et bananes notamment, que je possède en permanence à portée de main.

    Ajoutez à la fatigue une once de stress, et le combo sucre + gras vous explosera à la tronche. Dans mon cas le chocolat - noir - est un partenaire de choix. Difficile de m'en tenir à quelques carrés, c'est toute la tablette qui y passe.

    Comme si cela ne suffisait pas, a ces besoins de sucre et de gras s'ajoute parfois un besoin d'alcool. C'est assez vicieux. Je crois qu'on a tous expérimenté cela : on rentre le soir complètement crevé, la journée a été pénible et on se sert un verre d'alcool pour se détendre. Parfois on commence à lâcher prise à partir du deuxième verre. Alors on s'en ressert un troisième pour être certain de bien se relaxer. Au quatrième, toute la pression s'en est allée.

    Parfois cela va beaucoup plus loin, comme je le relatais dans ce billet qui aura bientôt cinq ans :
    "Cela commence par ce petit verre de vin du vendredi soir, une fois en passant, qui t'aide à déconnecter. Une bonne bouteille, pas de la piquette à trois Euros. Tu bois par plaisir. Dans un premier temps. Par nécessité, ensuite. Quelques gorgées, quelques verres et tes idées se délient enfin. Ton cerveau s'apaise. Tu lâches prise. Cela te fait du bien. Non, tu n'as pas de problème avec l'alcool. C'est seulement une passade, dis-tu. Les semaines passent, les bouteilles vides s'entassent. Jusqu'à deux par weekend, à toi tout seul..."
    Relire ce paragraphe écrit à un moment où cela n'allait pas du tout m'a fait froid dans le dos. J'ai beaucoup appris de mon burn-out.

    Ces dernières semaines, harassé par un agenda beaucoup trop soutenu,  mon corps m'a énormément parlé. Heureusement je pratique une activité sportive assez régulière, ce qui me permet de limiter la casse sur la balance. J'ai toutefois fait attention, autant que possible, en limitant le gras et le sucre. L'alcool, en revanche, c'était beaucoup plus difficile. Antidépresseur puissant - sur le moment - quelques jolies bouteilles m'ont permis de tenir le coup, tout en sachant que ce n'est pas une solution viable. Je détecte désormais très vite que quelque chose ne va pas lorsque ma consommation d'alcool augmente et que le besoin s'en fait sentir plus d'une fois par semaine. Car là encore je ne parle pas de boire un verre ou deux entre amis. Mais de boire parce que votre corps vous le demande et de ne pas pouvoir résister à cet appel.


    Sur le moment je m'inquiète toujours un peu, notamment parce que je fais attention à mon poids. Je sais que lorsque je mange et bois - beaucoup - plus que de coutume, c'est parce que quelque chose ne va pas. Souvent mon corps me parle avant que mon cerveau ait verbalisé le problème. Je sais que c'est un précurseur et qu'il me faut être vigilent et analyser mon train de vie afin de détecter ce qui ne va pas et le résoudre. Aussi s'ai appris à déculpabiliser de tout cela. A ne pas trop m'inquiéter tout en étant lucide que quelque chose ne va pas dans mon quotidien car j'ai conscience que le problème est purement conjoncturel et que les choses rentreront dans l'ordre par elles-mêmes dès que la phase de stress se sera dissipée. Jusqu'à présent cela a toujours été le cas. 
     
    Ainsi, depuis dix jours, mon emploi du temps s'est sérieusement calmé. J'arrive à sortir du bureau avant vingt heures, pensez donc ! Je cours un peu moins partout et je suis moins sous pression. Automatiquement, ma consommation d'alcool et de bouffe ont substantiellement diminué, sans que je ne fasse rien. Le besoin corporel a disparu, c'est tout.

    Manger - et boire, ses émotions... Je me suis construit comme cela et je ne sais pas si je pourrai changer ou modifier ce comportement. Je sais qu'il existe, j'en connais la cause et les symptômes. Plusieurs amis m'ont conseillé la méditation ou le yoga, voire l'auto-hypnose.  Pour le moment je n'ai rien testé de tout cela. Mais je crois que ce serait une bonne idée d'essayer.

    Au moins pour voir.

    6 avril 2019

    Souffler

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    Prendre un peu de temps pour soi
    Oublier le réveil
    Se jouer de l'heure, se jouer du temps
    Profiter du chat qui ronronne comme un bienheureux
    Et ne se lever que lorsque le corps nous signifie qu'il a assez dormi

    Traîner
    Aujourd'hui rien ne presse

    Braver la fraîcheur, mettre un pied sur la terrasse
    Le petit citronnier est rempli de boutons
    Dans la treille, les bourgeons sont aux aguêts
    Promesses d'un printemps tout en fleurs
    Gratouiller le chat fait qui des roulades
    Entre les pieds de la table de jardin

    Avoir enfin du temps pour soi
    Travailler un tout petit peu moins
    Refaire des projets
    Concrétiser des envies
    Écrire, besoin de voyager
    Se projeter, rêver
    Créer des perspectives nouvelles
    Souffler enfin

    Souffler

    30 mars 2019

    Je ne vous imaginais que très brun !

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    Il y a quinze jours, la publication d'une photo sur Twitter donnait lieu à un petit échange avec un lecteur :
    "C'est la photo ou il y a du poil blond ? Je ne vous imaginais que très brun !
    - Je ne me suis jamais caché d'être blond (aux yeux bleus).
    - Han ! Mon univers s'écroule. Et je pensais ça depuis que je lisais votre blog
    ."
    Pour situer le contexte, en sortant de chez le barbier d'où je venais de me faire élaguer les poils du menton, il me prit cette petite folie discrète de faire un égoportrait. Comme je ne me montre que très très peu sur les réseaux sociaux, et en tout cas jamais à visage totalement découvert, je le tronquai astucieusement afin de ne faire apparaître qu'une partie seulement de mon visage. Puis je le postai sur Twitter afin de montrer le triomphe luisant d'une barbe bien entretenue. 

    La remarque de ce lecteur m'a tout d'abord fait sourire. Même si je ne me montre pas - je n'ai en effet jamais affiché la totalité de mon visage ni ma réelle identité, protégeant en cela mon anonymat qui est le garant de ma liberté - il m'est toutefois déjà arrivé de lâcher ici et là quelques bribes d'informations tels que ma blondeur, le bleu de mes yeux, et ma stature plutôt imposante. 

    Ces quelques éléments épars sont-ils pour autant suffisant à créer un portrait de moi ? Malgré la dizaine d'années qui me sépare de mon tout premier billet et le petit millier de publications répandues ici, quelle image est-il possible de construire de celui qui tient le clavier ? 

    À la grande époque des blogs c'était d'ailleurs l'un des aspects particulièrement intéressant de l'exercice. Lire, apprécier, commenter, discuter, houspiller sans véritablement savoir qui se cache entre les mots. Parfois venait le jour où l'on décidait de se rencontrer à deux ou à plusieurs, afin d'échanger autour d'une bière, d'un café ou d'un repas, et de refaire le monde en discutant comme si l'on se connaissait de toujours, ce qui en réalité était un peu le cas. Car, que l'on joue un rôle ou non, on blogue toujours tel que l'on est. 

    C'était et cela demeure toujours tout à la fois amusant et terriblement fascinant de découvrir enfin le visage, la voix et tous les petits gestes et attitudes de celui ou celle que l'on apprécie de lire. Si j'ai rencontré beaucoup des blogueurs que je suis habituellement, j'en compte un certain nombre dont je n'ai aucune idée de ce à quoi ils ressemblent, ni même l'ébauche d'un prénom à leur attribuer.

    Pour ma part, il y a deux choses que j'aime examiner chez l'autre. D’abord, le timbre de la voix. Ayant l'oreille musicale, j'y suis assez sensible. Chacun a sa petite voix intérieure lorsque nous lisons. Lorsqu'un personnage parle, nous lui attribuons un timbre, un rythme, un accent... Souvent cette construction est bien éloignée de la réalité et l'une de mes premières questions est de vérifier si la voix colle à la personne. Je sais, c'est idiot, mais je le fais à chaque fois.

    Une autre chose que je regarde toujours, ce sont les mains. La forme des doigts, s'ils sont fins, épais ou longs, la forme des ongles, leur courbure, s'ils sont longs, courts ou rongés, la forme des cuticules, le velouté de la peau, si les veines sont saillantes... Au-delà des gestes, je trouve que les mains expriment beaucoup de choses sur la manière d'être des gens.

    L'avènement de l'instantanéité avec Facebook puis Twitter, peu à peu rattrapés par ce fabuleux vecteur d'images qu'est Instagram - et le phénomène des putaclics aidant - on lit et on écrit beaucoup moins de blogs et l'on a aussi perdu ce goût de la découverte. Souvent, on sait tout de ce à quoi ressemble celui qui se tient de l'autre côté de l'écran. 

    D'ailleurs, c'est tout aussi souvent la seule marchandise qu'ils ont à vendre : ceux qui en disent le plus en ont d'ordinaire le moins à raconter...

    26 mars 2019

    É.p.u.i.s.é.

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    A bien y réfléchir, je crois que cela fait plusieurs semaines que, lorsque l'on me pose la question "Comment vas-tu ?" ma réponse est invariablement : "Épuisé". 

    É.p.u.i.s.é.

    Derrière cette litote galante se cache non pas petit coup de mou passager consécutif à une rude journée ni à une semaine compliquée, ce serait trop facile, mais bel et bien une bonne grosse fatigue de fond. Un véritable épuisement tant intellectuel que physique qui ne cesse de durer depuis plus de six mois.

    En discutant hier matin avec une connaissance qui, elle aussi, travaille très dur et pour à peu près les mêmes raisons que moi, j'ai fait un petit calcul du nombre de jours de repos - weekend compris - que je me suis réellement accordé depuis mon retour de vacances fin août dernier. J'enchaîne les semaines de soixante à soixante-dix heures, je bosse presque tous les weekends, je n'ai pas pris de congés à Noël ni en février faute de temps... Au final, je ne crois même pas arriver à l'équivalent de trois semaines de repos en sept mois. Il va vraiment falloir que je revoie mes engagements professionnels à la baisse l'année prochaine.

    Épuisé, donc. Je lutte chaque jour contre une fatigue grandissante et je crois que si je ne suis pas encore cloué au lit avec une fièvre de cheval, c'est uniquement à cause du stress que je m'inflige pour réussir à surmonter la montagne de boulot qui s'amoncèle devant moi. J'en ai eu la preuve voici un petit mois alors que je profitais d'un samedi et d'un dimanche consécutifs sans avoir besoin de travailler pour me reposer : dès le samedi après-midi, ma gorge s'est mis à me faire mal, mon nez à gratter, des courbatures sont apparues et, avec elles, tout un tas de divers symptômes grippaux. Je reprenais le chemin du bureau lundi matin la goutte au nez. Comme par enchantement, dès le lundi après-midi tout était rentré dans l'ordre...

    Depuis un mois, je me gave de probiotiques pour tenir le coup, je bouffe un peu n'importe quoi et  ma consommation d'alcool a très sensiblement augmenté ces dernières semaines. Je sais qu'il faut y voir des signaux alarmants et que mon corps me hurle de m'arrêter au plus vite. Tout ça n'est pas très brillant. Mais, paradoxalement, je redoute le moment où je vais vraiment m'arrêter pour prendre du repos car je m'attends à un sévère retour de bâton.

    Voilà voilà voilà... 
     
    Heureusement, certaines obligations professionnelles touchent à leur terme, ce qui va me libérer pas mal de temps dans la semaine pour pouvoir faire autre chose, et notamment me reposer le weekend, en ne rien faisant, ou en prenant soin de plantations sur mes balcons, entre deux pitreries des chats-minous qui, eux, se portent comme des charmes. Et avec le retour des beaux jours se profile le retour des randonnées en montagne qui m'ont tant manquées ces derniers mois.

    En revanche, mes véritables vacances ne sont pas pour tout de suite. A la fin du mois d'août prochain ou peut-être début septembre, il faut d'ailleurs que je m'en préoccupe. Mais d'ici-là je compte bien m'aménager des pauses bienfaitrices, un weekend à Paris avec mes parents et une semaine à Garorock comme l'année passée, histoire de retrouver des visages amis. Peut-être retourner à Lisbonne que j'avais tant aimée ?

    Allez, encore quelques jours à tenir.

    15 mars 2019

    La photo du mois : La poésie cachée dans notre quotidien

    8 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 mars et c'est l'heure de notre troisième rendez-vous avec La photo du mois.

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois, "La poésie cachée dans notre quotidien" a été choisi par Jakline qui nous donne les indications suivantes :
    Une lumière, un paysage, un regard, ….chacun de nous a SON idée de poésie, son ressenti. Une photo va peut-être nous révéler aux autres !
    Ceux qui me lisent savent à quel point je suis sensible à la poésie des petites choses du quotidien. Ma photo de ce mois fait évidemment écho à l'un d'eux. Un spectacle dont je ne me lassse pas et auquel j'avais, il y a longtemps déjà, consacré un billet : celui des premières lueurs du jour depuis la fenêtre de mon salon.

    (...)
    Mais voici que le ciel constellé d'étoiles blanchit peu à peu tandis que sous lui s'éveille l'astre du jour dans sa pâleur diaphane, transperçant d'abord avec mollesse l'écharpe de brume enveloppant l'horizon. Le voici, il est là le soleil rougeoyant, ce coloriste prodigieux qui, dans un éclat insoutenable, éclabousse soudain l'univers de pourpre, de violine et de magenta. Sous les coups de ses pinceaux les ténèbres se replient. Dans une lutte sans merci l'obscurité se débat en un tumulte extraordinaire dissimulé par la sublimité étourdissante la scène. Les ombres foudroyées s'évanouissent, se dissolvent, englouties par un irrésistible déluge de lumière. Progressivement le paysage se dévoile, la vie reprend son cours.
    (...)
    La poésie du quotidien continue sur les autres blogs participants :

    15 février 2019

    La photo du mois : Faire de sa ville sa prochaine destination de voyage

    8 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Février et c'est déjà l'heure de notre deuxième rendez-vous avec La photo du mois.

    Vous connaissez parfaitement le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le thème choisi par Julia Toulon est ; Faire de sa ville sa prochaine destination de voyage.

    L'auteure nous donnait les indications suivantes : 
    Parcourez les rues de votre ville comme si c’était la première fois et attardez-vous sur des détails. Levez les yeux pour découvrir votre ville sous un nouvel angle ! Et partagez vos découvertes avec nous.
    De manière étonnante, ce sujet m'a donné beaucoup de fil à retordre afin de trouver un photo qui soit originale et qui vaille le coup.

    En effet, depuis longtemps déjà je publie sur le blog de nombreuses photo de Toulouse, ville que j'aime vraiment beaucoup, ou de billets à son sujet et, encore tout récemment, dans le cadre de cette série de billets de la photo du mois. C'est simple, je ne perds jamais une occasion de la photographier.

    Alors... hé bien... j'ai un tout petit peu triché. Si...

    En effet, la photo du mois c'est une photo et une seule. Mais cette photo peut, elle-même, être composée de plusieurs images.

    Alors, puisque le thème est aussi celui du tourisme, j'ai donc composé ma photo comme une carte postale caléidoscope en hommage à ma chère ville.

    Et hop, le tour est joué : Bon baisers de Toulouse !
    Saurez.vous reconnaître chacune des six vues qui composent cette photo ?

    11 février 2019

    CRUISING

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    CRUISING (La Chasse)
    Sorti en 1980.

    Réalisé par William Friedkin.

    Avec : Al Pacino...

    Genre : Policier moustachu à la grosse matraque turgescente.

    Durée : 1h40

    Synopsis : C'est la terreur chez les folles de New-York depuis qu'un vilain tueur en série martyrise les pédés tendance cuir-moustache.

    Pour faire cesser l'hystérie collective et remettre de la sérénité dans les jockstraps, la police envoie son meilleur agent, Steeve.

    Sa mission ? Franchir la porte noire des nuits sombres, infiltrer incognito les milieux Gay SM de la ville et démasquer le fieffé gredin qui sème la zizanie dans les bosquets.

    Vêtu de son plus beau marcel, tous muscles dehors et son hétérosexualité à toute épreuve en bandoulière, Steeve sait qu'il ne peut désormais compter que sur lui-même.

    It's time to lip-sync for your life, gurl !
     
    Extraits :
    - Hoooooooou la grosse matraque que voilàààà...
    Cuir, Cuir-moustache.. ♪♫
    - Slt, tu ch ?
    - Wesh chô ?
    ♫♪ Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Envole-moi au ciel Zoum !

    - Promenons-nous dans les bois...
    [Argh...]
    - Mais qui a tué Pamela Rose ?
    - Je propose de le piéger avec une tapette géante.
    Cover girl, put the bass in your walk
    Head to toe, let your whole body talk ♪♫
    - Petit petit petit...
    - Tu les aimes mes grosses menottes ?
    L'avis de la rédaction : Diffusé dimanche soir à la Cinémathèque de Toulouse dans le cadre d'un cycle "Extrême-Cinéma", CRUISING est le genre de film qui gratte par là où il passe et qui laisse durablement son empreinte dans les mémoires, au point qu'il me hante encore plus de douze heures après.

    Sorti en 1980, adapté du roman américain éponyme paru en 1970 de Gerald Walker et doté d'une rare brutalité, CRUISING est, me semble-t-il, un film absolument incontournable de la culture Queer.

    Brutalité tout d'abord dans sa manière de montrer les nuits Gay SM. Au soutien d'une caméra impudique à l'extrême, l'image ne recherche aucune forme d'esthétisation. Tout y et cru, nu, brut de décoffrage, sans pour autant se livrer à de la pornographie gratuite, du moins dans sa version cinéma. Il semblerait en effet que la version initiale comportait un certain nombre de scènes de sexe parfaitement explicites qui ont été expurgées du montage final. Quoi qu'il en soit, l'image est relativement salie et la lumière sinistre pour retranscrire la promiscuité oppressante jusqu'à l'obscène des corps qui se cherchent et des bouches qui se trouvent, tout autant que l'atmosphère dégoulinante de stupre, de sueur et de testostérone qui électrise les folles soirées fetish new-yorkaises.

    Brutalité ensuite dans les rapports humains qui, à de rares exceptions près, nient toute altérité. L'autre n'est qu'un objet destiné à assouvir une pulsion. Prière de laisser votre romantisme aux vestiaires. Peut-être est-ce un effet de loupe, mais la violence hallucinante des rapports de drague, tels que présentés dans les foires à viande du film, et à tous les sens du terme, m'a réellement choqué. A cet égard, l'emplacement des bars en question au voisinage immédiat des hangars à viande du port, est particulièrement savoureux.

    Si beaucoup en effet dénoncent aujourd'hui les comportements humiliants de certains gars sur les "réseaux sociaux de l'amûr", CRUISING montre, trente ans plus tôt, une relation à l'autre qui est déjà complètement déshumanisée dans les boîtes à cul de l'époque. Insultes, regards humiliants, attitudes ahurissantes de bêtise... Les temps et les moyens changent, les comportements restent.

    Violence ensuite car, bien que le terme ne soit jamais employé, l'homophobie latente transpire à chacune des cent minutes du film. Homophobie institutionnelle tout d'abord : trans agressés par des ripoux en mal de sexe gratos, homos massacrés par un tueur en série, tabassage en règle dans les locaux de la police qui ne s'émeut pas davantage de leur sort. D'ailleurs, et sans rien divulgâcher, la seule hâte des forces de l'ordre est de boucler (bâcler ?) l'enquête le plus vite possible quitte à la bidonner, et de passer à autre chose de plus "sérieux".

    Homophobie sociale également car, en gros, personne n'en a rien à foutre de la série de meurtres touchant la communauté gay new-yorkaise. A une exception près, les pédés eux-même n'abordent pas le sujet et continuent à se renifler le cul, comme si le sujet n'existait pas où comme si se faire buter par un fou-furieux relevait d'une forme de banalité. Violence délibérément tue, violence ignorée ou violence acceptée ? Fatalisme de personnes affairées à la jouissance de l'immédiat ? Je ne sais toujours pas. Probablement un peu de tout cela.

    Labyrinthique, enfin, le film l'est à maints égards. Plongée dans les lieux de drague nocturnes de New-York, l'intrigue s'étale et se perd souvent avec ses propres personnages, au gré d'une enquête balbutiante, oscillant entre vrais pistes et faux indices qui malmènent le spectateur jusqu'à la dernière minute, au prix d'une frustration terrible.

    En conclusion :  L'on peut comprendre les raisons pour lesquelles les associations LGBT étaient montées au créneau lors de la sortie de CRUISING au motif que le film - comme nos Prides aujourd'hui -  donnerait une mauvaise image des pédés.

    Pourtant, au-delà des images, CRUISING dépeint une réalité qui, si elle ne fait pas de cadeau à la communauté LGBT, n'en fait pas d'avantage, et peut-être moins encore, à la société Américaine des années 70.

    Puissant, labyrinthique, cruel, déshumanisant, frustrant, porté par le jeu d'acteur impressionnant de réalisme d'un Al Pacino en pleine force de l'âge (Le Parrain 2 est sorti six ans auparavant et Scarface sortira trois ans plus tard), CRUISING est incontestablement un film qui mérite d'être vu.
    Note finale : Grosse matraque à moustache en inox 18/10.


    10 février 2019

    Prénoms

    3 commentaires
    J'ai beaucoup aimé un billet de Tto qui s'interroge sur ces prénoms qui lui réussissent et ceux qui lui ont causé bien des tourments.

    L'existence d'un lien de causalité entre le prénom et la personne qui le porte serait assez extraordinaire, c'est pourquoi j'y vois surtout une simple corrélation dénuée de fondement rationnel, mais toujours est-il que j'avais moi aussi remarqué l’existence d’accointances naturelles avec certains prénoms, alors que d'autres ne me réussissent pas du tout.

    Ainsi j'ai toujours du mal avec les Sébastien qui m'ont souvent paru arrogants. Plusieurs exemples tirés tant de ma tendre enfance que de ma vie d’adulte confirment ce sentiment. De même, je me suis rarement bien entendu avec les Cédric. Et d'ailleurs, je n'aime pas tellement ce prénom. "Cédric"... Rien qu'en le prononçant, je trouve la succession des consonnes dures d-r-c- purement déprimante. À chaque fois que je le prononce, c'est à dire le plus rarement possible, j'ai l'impression d'avoir la glotte qui se coince…

    Pour une autre raison que je ne m'explique pas davantage, et tout comme l'ami Tto, le prénom David m'a rarement réussi. C'est un joli prénom portant, David, auquel je trouve un certain éclat tout autant qu'une noblesse probablement enracinée dans l'Histoire. Pourtant je ne crois pas avoir de David dans mes cercles d'amis. J'en ai banni le dernier que j'ai fréquenté voici plusieurs années et ne le laisserai certainement pas revenir. Pour d'identiques raisons strictement personnelles, dont la rigueur scientifique n'est étayée par absolument rien, les Fabrice sont également des personnes à l'égard desquelles je nourris un a priori plutôt défavorable...

    En revanche les Mathieu, les Laurent, les Thomas et les Guillaume m'ont toujours réussi. Au point qu’en observant de plus près mon réseau d’amis, je m’aperçois que j’en côtoie beaucoup. À une exception notable pour chacun d'eux, je crois également avoir une certaine affinité avec les Romain et les Christophe dont je compte quelques représentants au nombre de mes amis.

    S’ils sont moins présents autour de moi, les Jean et les Jean-quelque-chose me réussissent plutôt aussi. Jean-Baptiste, Jean-Pierre, j’en ai toute une collection dans mon sérail. Étonnamment, si je trouve le prénom Jean quelque peu vieillot, qu'il se trouve accolé à un autre prénom lui procure tout d'un coup une certaine douceur et prédispose les personnes qui le portent à une forme de sympathie naturelle.

    Étonnamment cette analyse est plus compliquée lorsque je la mène à l'égard des prénoms féminins.

    Allez savoir pourquoi...