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    22 mai 2011

    Belshazzar au Théâtre du Capitole

    6 commentairess
    Avant dernier opéra de la saison du Théâtre du Capitole, Belshazzar de Georg Friedrich Haendel, est en réalité un oratorio en trois actes qui narre la prise de Babylone par le roi Cyrus. Alors que  Belshazzar nargue ses assaillants depuis les hauteurs de son palais, le prophète Daniel le met en garde  contre sa chute prochaine, annoncée de toute éternité. Détournant les flots de l'Euphrate et profitant des fêtes de Sésach (une vaste orgie), Cyrus pénètre dans Babylone, soumet Belshazzar et promet au prophète Daniel de rebâtir la cité des Juifs conformément aux desseins divins.

    A dire vrai, j'étais plutôt tiède en me rendant au spectacle connaissant assez mal l'oeuvre de Haendel d'une part, et n'ayant pas un souvenir impérissable du peu que j'avais pu entendre jusque là. Pourtant certains arguments laissaient entendre que l'instant s'annonçait exceptionnel. Aller écouter l'immensissime Akademie für Alte Music de Berlin servie par le non moins fameux RIAS Kammerchor avait de quoi mettre en furieux appétit ! Un appétit largement rassasié.

    Soyons clairs, quoiqu'il y ait du monde sur scène, il ne se passe pas grand chose niveau action scénique : on est dans l'épure d'un oratorio. Les décors se réduisent à la plus simple expression d'un mur en escalier représentant les murailles de Babylone, assorti d'un éclairage discret et très efficace. Une ascèse - presque cistercienne avant l'heure - au service des interprètes et de leur jeu qui donne toute la tension dramatique à cette très belle oeuvre.

    Car, en un mot comme en cent, la première de Belshazzar qui eut lieu vendredi soir fut tout simplement MAGISTRALE ! C'est de très très loin la plus belle production de la saison et certainement l'un de spectacles les plus fantastiques auquel j'ai jamais assisté. De la musique superbe digne des plus grandes pages d'un Jean Sébatien Bach, des solistes formidables, un orchestre aux petits oignons, un choeur époustouflant... Une représentation sans faille. Que dire de plus ? Rien. Ou plutôt si : je n'ai qu'une envie, y retourner absolument !



    Belshazzar
    Du 20 au 27 mai au Théâtre du Capitole