• A propos
  • M'écrire
  • Facebook
  • Instagram
  • Lutte Nuptiale
  • Premières fois
  • Identités Singulières
  • Twitter
  • Affichage des articles dont le libellé est Pampa. Afficher tous les articles
    Affichage des articles dont le libellé est Pampa. Afficher tous les articles

    28 novembre 2012

    Puerto Madryn (première partie)

    5 commentairess
    Comme promis je vais vous raconter un peu mon expédition en Patagonie.

    Pour mémoire, voici la carte avec, à peu, près notre itinéraire :

    Les étapes : 1- Passage éclair à Mar de la Plata ; 2 - Puerto Madrin et Peninsula Valdez ; 
    3 - Esquel ; 4 Retour à Buenos Aires.

    Donc nous sommes partis le vendredi dans un énorme 4x4, pour 18 heures de trajet en roulant comme des malades (arrêts compris). 18 heures et pas moins de 2500 Km. Oui, 2500 Km en 18 heures, cela fait une moyenne de  presque 139 Km/heure... Je vous laisse relire le Code Abrégé de la Route à l'usage des non-initiés afin que vous comprenez bien ce que j'ai voulu dire par "rouler comme des malades"...

    La route traverse d'abord une partie de pampa, c'est à dire de l'herbe et des vaches à perte de vue. Au début c'est jolie mais très vite (au bout d'une heure), la monotonie s'installe car il n'y a rien à voir pendant des centaines de kilomètres...

    La pampa, c'est ça...

    Une fois passé Mar de la Plata où nous ne ferons qu'un arrêt express pour raisons logistiques, peu peu se dévoile un tout autre genre de paysage, nettement plus aride, assez caractéristique typique des paysages de patagonie. Là non plus il n'y a pas grand chose à voir, sinon la route qui s'étire sur des kilomètres et des kilomètres, et de la steppe à perte de vue.

    Fond musical : Horse with no name

    Les stations service ne sont pas nombreuses, alors dès qu'on en trouve une, et quel que soit le niveau d'essence dans le réservoir, on fait le plein. La prochaine est peut-être dans 500 Km, mieux-vaut être prudent.
    Le trajet est épuisant. 18 heures de route presque d'une traite, c'est horrible. J'ai mal à la tête et la clim a fond dans la voiture est en train de me jouer un mauvais tour.
    La route n'en finit pas, monotone. Les secousses du 4x4 qui avale le bitume irrégulierement irrégulier finissent par devenir assomantes. Peu à peu la nuit tombe. A bord tout le monde est épuisé.


    On arrive à Puerto Madryn un peu après 22 heures. On file au restaurant manger un bout, puis direction l'auberge où nous logerons pendant 3 nuits. Le confort est un peu spartiate, mais il y a tout ce qu'il faut et surtout c'est au calme. Une bonne nuit de sommeil ne sera pas superflue. Surtout que j'ai le nez qui commence à me gratouiller un peu, très mauvais signe sur l'échelle signalométrique tambourmajoresque. 

    Le lendemain - samedi - nous nous rendons sur la Peninsule Valdés qui est, comme son nom l'indique une péninsule, mais surtout un immense parc naturel de plusieurs kilomètres carrés, classé patrimoine mondial de l'UNESCO.
    Sur cette péninsule il n'y a rien, rien du tout, sauf de la végétation basse à perte de vue et des bestioles en tout genre. 

     Pour vos donner une idée des distances et des dimensions, les chiffres en vert indiquent la distance entre deux points matérialisés par une étoile. Remettez ensuite tout ceci en perspective avec la carte au début de ce billet... C'est grand l'Argentine !

    Carte de la Peninsula Valdes

    A Puerto Piramides, on peut observer au large les baleines qui viennent se reproduire. Lorsque nous y sommes allés, c'était plutôt la fin de la saison, car les petits sont déjà nés et tout le monde regagne le grand large. Des bateaux, permettent d'aller en mer, à quelques petits kilomètres des rives, à la recherche des baleines, si elles se montrent...  Vous pensez bien qu'à y être et malgré le prix du billet (environ 400 pesos), pareille excursion ne se refuse pas.

    Maman les p'tits bateaux...

    Avons-nous vu des baleines ?
    Ou autre chose ?

    La suite au prochain épisode.

    6 novembre 2012

    En route pour la Patagonie !

    17 commentairess
    Aujourd'hui je vais être Grand Seigneur - encore plus que d'habitude, c'est dire ! Si vous avez envie de haïr quelqu'un de toutes vos forces, de lui péter les dents à coups de pioche, de l’éviscérer avec un tournevis ou de lui titiller la rate avec une agrafeuse, je suis là... car vous allez avoir une excellente raison de me détester.

    Un indice sur vos écrans, regardez donc la carte ci dessous :


    Vous aurez certainement reconnu la carte de l'Amérique du Sud, encadrée à gauche par l'océan pacifique et à droite par l'océan atlantique. Plus particulièrement vous aurez repéré l'Argentine et ses 23 provinces
    Quelques esprits attentifs auront également situé Colonia del Sacramento, en Uruguay, où je me suis rendu dernièrement.

    Mais seuls les plus perspicaces auront détecté la présence de (très) discrètes flèches vertes formant comme une sorte d'itinéraire géant à travers le Sud du pays. C'est bon, vous les avez vues ? Oui je sais, c'était assez subtil, je ne peux pas vous en vouloir d´être sottement passé à côté.

    Pour ceux - et celles - qui chercheraient encore (si si, je sais qu'il y en a...), les dites flèches partent de Buenos Aires et descendent d'abord un peu sur le littoral Sud, à Mar del Plata. 
    Ensuite, elles continuent beaucoup plus au Sud vers Puerto Madrin et la Peninsula Valdés, au large de laquelle on peut en ce moment observer les baleines. 
    Dans un troisième temps, elles coupent tout net d'Est en Ouest jusqu'à Esquiel, au pied de la Cordillère des Andes, dans une zone réputée pour ses lacs que l'on dit sublimes... 
    Enfin, remontant tout d'abord par la mythique Route Nationale 40 qui parcourt l'Argentine de Nord en Sud, le parcours s'achève dans une dernière traversé Ouest-Est pour revenir à Buenos Aires.

    C'est bon, tout le monde suit ?

    Hé bien chers amis, c'est précisément ce fantastique itinéraire que je m'apprête à parcourir dès mercredi et pendant 12 jours, à travers les provinces qui forment cette célébrissime région de la Patagonie. Douze jours à arpenter la Patagonie, cet immense non-mans-land dont j'entends parler depuis des années, sans trop bien savoir à quoi cela correspond concrètement, cette vaste étendue de terres sauvages pendant longtemps et encore largement aujourd'hui coupées de la civilisation sur des centaines de kilomètres à la ronde. Je n'avais même pas osé en rêver, et voilà que cela me tombe dessus, tout cuit. Quand je vous disais que c'était bien parti pour que ces six mois soient exceptionnels !  

    Comme tout road-trip digne de ce nom, le trajet s'effectuera en 4x4, ce qui permettra de savourer les interminables étendues désertiques qui font la réputation de la Patagonie et, surtout, de prendre conscience d'une réalité géographique dont on a du mal à se rendre compte tant que l'on ne l'a pas éprouvée soi-même : que la notion de distance revêt ici des proportions inimaginables pour un européen (voyez un peu l'échelle en bas à droite de la carte). Il paraît que l'on peut rouler pendant des heures voire des jours sans jamais croiser la moindre âme qui vive... Flippant, mais terriblement excitant aussi. Néanmoins je ne me fais aucun souci, l'équipage qui m'accueille a ses habitudes dans la région, que ce soit le jour sur les routes, ou le soir autour d'un asado, dans la plus pure tradition des plus belles épopées gauchos !

    Bien entendu, personne ne mettra en doute le bien-fondé de ce déplacement, strictement lié à d'impérieux motifs professionnels...