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    19 juillet 2011

    Décidément le rugby fait de très beaux garçons

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    Habituellement je vais m'entraîner à la salle de sport entre midi et deux, ce qui est plutôt agréable car il y a peu de monde qui vient, une petite dizaine de personnes à tout casser. De  fait il y a largement assez de place pour que l'on ne se gène pas les uns les autres. Et puis le petit nombre fait que l'on se connait tous plus ou moins de sorte qu'on peut papoter de façon  très conviviale. L'autre avantage est que l'on peut prendre sa douche tranquillement : il suffit d'attendre que le plus gros des troupes passe devant et soit sorti pour disposer des vestiaires à sa guise. Car, ainsi que je l'avais déjà expliqué,  les douches ont ceci de particulier d'être collectives. Hé ouep, on se savonne tous ensemble ! Seul un rideau sépare pudiquement l'espace douche du reste des vestiaires. Bon, au départ cela m'intimidait un peu car je suis malgré tout assez pudique en dépit d'un petit coté coquin-voyeur. Mais avec le temps j'ai fini par m'y faire, même si contrairement d'autres adhérents je ne suis toujours pas disposé à me trimballer à poil au vu de tout le monde...

    Depuis quelques temps j'ai changé mes horaires d'entrainement. Un agenda défavorable m'amène à repousser mes séances en fin de journée, à un moment où il y a davantage de monde. Du coup il est fréquent qu'il faille se partager le même appareil ou le même plateau à plusieurs. Ce n'est pas en soi très embêtant. Il est du même coup également fréquent qu'il faille prendre sa douche avec deux ou trois autres personnes, ce qui est une autre paire de manches.
    Cela faisait à vrai dire un sacré bout de temps que je n'étais pas venu en soirée, au point que je me suis rendu compte qu'il y avait pas mal de nouveaux inscrits, et tout particulièrement un petit groupe de rugbymen d'une vingtaine d'années venus parfaire leur musculature pourtant déjà bien saillante sous leur maillot près du corps. Rien qu'en les apercevant la première fois dans la salle j'ai eu des bouffées de chaleur et c'est en transpirant à grosses goutes, le souffle haletant que je leur serrais la main pour les saluer, en gentleman que je suis. Etrangement ça n'a rien de particulièrement excitant à regarder un très beau mec qui s'entraîne. Non. Le moment le plus intéressant, c'est la phase de récupération après l'effort, les regards qui plongent dans le vide, les visages qui se décrispent avec la décharge d'endorphine délivrée par l'effort, l'attention qui se relâche, les sourires au copain qui fait une plaisanterie. Ca fait de beaux garçons le rugby... de très beaux garçons mêmes.

    Je connais assez mal les mœurs propres à l'ovalie mais une très récente expérience me laisse penser que c'est une terre paradisiaque. L'autre jour en arrivant à la salle de sport je me dirige vers les vestiaires pour me changer. C'est à ce moment que j'eus une vision orgasmique : deux très très beaux rugbymen visiblement totalement indifférents à ma présence papotaient entièrement nus en sortant de la douche tout en s'essuyant nonchalamment. Feignant l'indifférence mais intérieurement proche du stade de la vaporisation, je m'assieds pour me changer, prenant tout mon temps pour profiter du spectacle autant qu'il se doit. Croyez-moi : si les rugbymen dont déjà très beaux garçons habillés, je vous assure qu'ils le sont bien plus encore dans le plus simple appareil ! Vous avez déjà vu la vidéo making-off des Dieux du Stade ? Ben voilà, c'est à peu près l'impression que j'ai eue, celle de vivre un instant magique entre moiteur vaporeuse et la sensualité torride de ces corps dénudés que rien ne semblait pouvoir atteindre. Chez Chaosmen ou Falcon tout cela aurait normalement fini en orgie débridée, mais ce jour-là il faut croire que les réalisateurs avaient leur leçon de poney.

    Ce soir-là, émoustillé au plus haut degré, j'ai redoublé d'efforts sous ma barre qui me semblait bien légère. Allez savoir pourquoi...

    7 novembre 2010

    Dans les vestiaires

    23 commentairess
    Hier je suis retourné m'inscrire à la salle d'haltérophilie où je pratique depuis quelques années. Je n'y étais pas retourné depuis cet été, notamment en raison de son déménagement vers d'autres lieux, et aussi parce que je me demandais si cela était réellement utile non pas de maintenir une masse musculaire importante mais surtout de poursuivre un entraînement conduisant toujours plus loin, en force, en puissance, en souffrances aussi, et dans quel but ? Parallèlement j'étais inscrit dans une autre salle faisant partie d'une chaine où je fais du cardio quelques heures par semaine et pensais m'en tenir à cette seule dernière : transpirer, souffler, faire tourner la machine et perdre quelques kilos pour être bien dans ses baskets, au fond n'est-ce pas ce que je recherche ?

    Mais depuis trois mois sans effort musculaire intense, un manque s'est installé. Le manque de cette sensation de plénitude, de bienêtre incomparable que l'on ressent lorsque, après l'effort, le sang gorgé d'endorphines, les muscles saturés manifestent leur existence. La sensation d'être "plein", d'être vivant. Je ne sais pas bien comment la décrire mais je sais qu'elle me plait.

    Alors hier j'ai pris mon sac et me suis rendu à la nouvelle adresse du club, faisant du même coup connaissance avec les nouveaux locaux. C'est joli, c'est tout propre, c'est tout neuf. J'ai retrouvé l'ambiance hyper-testostéronée décontractée qui conférait au club son charme si particulier. J'ai retrouvé quelques habitués, des copains pour certains, notamment P, un petit ourson tout gentil que je ne me suis jamais lassé de mater regarder en plein effort les années précédentes. J'ai fait connaissance avec quelques nouvelles têtes, très agréables pour certaines. La population ici est bien particulières : pas de cocotte à l'eau de rose qui  prend garde à ne pas trop transpirer pour pas esquinter son auto-bronzant, qui se rase le torse et s'inonde de Jean Paul Gaultier. Non, ici c'est du mâle, du vrai, du tigre de combat ou de jeunes lionceaux voulant se construire une crinière à la force du biceps, avec du poil et de la sueur. J'ai ri intérieurement en repensant à certaines billets que Fred a pu écrire sur le sujet.

    Et surtout j'ai découvert les nouveaux vestiaires qui ne sentent pas encore le renard, et dotés de douches toutes propres. Là j'ai tiqué l'espace d'une demi seconde.  En effet changement radical par rapport aux précédentes :  finies les cabines individuelles, les douches sont désormais collectives. Me retrouver nu au milieu de mecs en tenue d'Adam, abandonnant leur corps à la volupté du gel douche... Moi qui suis si pudique. J'ai eu raison de revenir.