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    3 février 2012

    Un cadeau qui fait un tabac

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    Fumer ne m'a jamais vraiment intéressé et j'ai traversé toute mon adolescence sans flirter avec la nicotine. J'ai dû cramer ma première clope il y a deux ans je crois. Je ne sais plus vraiment comment ni pourquoi je suis passé à l'acte. Une part évidente de stress je pense. Une part pour faire comme tout le monde je crois aussi. Un soir, besoin de décompresser, un pote qui fume à coté de moi, "tiens passe m'en une", regard incrédule, le petit rouleau inséré entre mes lèvres, un coup de briquet, et c'était parti. Personne ne m'a vraiment poussé, tout s'est fait de ma propre initiative.

    S'il peut m'arriver de griller exceptionnellement une clope piquée à un pote, je ne me considère pas comme un fumeur. Une par-ci, une par-là, sans régularité, tout en sachant que ce n'est pas la meilleure idée qui soit. Cette consommation tout aussi sporadique qu’homéopathique ne me fait pas me considérer comme un fumeur, un vrai, un qui achète son paquet de clopes, a toujours sur lui un briquet et s'intoxique les bronches à la première occasion. Je n'ai d'ailleurs jamais acheté un paquet de cigarettes. C'est une activité de je réserve à certains moments et qui ne se pratique qu'en présence de fumeurs invétérés, et pour cause. Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de me voir offrir, à l'occasion d'un heureux événement universitaire, quatre très beaux cigares de Havane, à l'abri dans une jolie boite en bois.

    J'ai déjà eu l'occasion de fumer le cigare. Pour le nouvel an d'abord, puis quelques jours plus tard pour célébrer un heureux événement. Un bon gros cigare. Avec une flûte de champagne bien frais. Ce fut un agréable moment qui m'a procuré une satisfaction à peu prés égale à celle que me procure la dégustation d'un très bon whisky généreusement tourbé. Je ne sais comment le décrire. Toujours est-il que j'ai aimé ça et je sais que je renouvellerai certainement l'expérience, à un moment qui s'y prêtera.

    Pourtant, jamais il ne me serait venu à l'idée que l'on puisse m'offrir du tabac, à moi, qui ne fume quasiment pas. J'avoue avoir été un peu décontenancé. Aussi, lorsque j'ai déchiré le papier, découvert puis ouvert la boite, ce sont deux sentiments totalement contradictoires qui se sont entrechoqués : de la joie mêlée d'une sorte de malaise, comme si l'on m'encourageait à la faute.

    Pour l'instant ils dorment dans leur boite, bien à l'abri dans un petit sachet étanche qui préserve leurs arômes, en attendant que le moment vienne. Car j'ai bien l'intention de les fumer un jour ou l'autre ces quatre cigares. Ce serait dommage de gâcher !

    16 janvier 2011

    Un bien étrange colis

    28 commentairess
    Hier matin alors que j'étais en train d'astiquer ma cuisine revêtu de mon tablier à paillettes fuchsia, le crissement mécanique de l'interphone vint réduire à néant ma chorégraphie de Vogue (oui, il faut absolument me voir un plumeau à la main sur "strike a pose") Vogue disais-je, qui faisait alors vibrer tout l'appartement. Abandonnant mon éponge écumante de mousse, je me dirige vers la porte d'entrée.
    - Oui bonjour monsieur, c'est la Poste, j'ai un paquet pour vous.
    Un paquet ? Cela m'a un peu surpris car je ne me rappelais pas avoir commandé quoi que ce soit mais après réflexion je me suis souvenu que deux amis m'avaient chacun conseillé ces jours deniers de surveiller ma boite à lettres. Allez zou, sort son tablier, enfile un jean et un sweat, cherche sa paire de babouches et descends au rez-de-chaussée récupérer la livraison.

    Parvenu en bas le facteur me tend alors une grosse enveloppe à bulles en papier kraft, estampillée By Air Mail, sans indication précise de l'expéditeur. Le seul signe est un "£" suivi de ce qui ressemble à un tarif d'affranchissement, laissant sous-entendre que le bidule a traversé la manche. C'est un peu volumineux et tout léger à la fois... Etrange étrange.


    Une fois installé à mon bureau commence le déballage.  Hoooooo !! Mais qu'est-ce que c'est que ce bidule ?


    Choco Mouse "Wireless USB mouse" : c'est une souris sans fil en forme de tablette de chocolat ! Haha, c'est génial !


    Un gourmand l'a déjà croquée avant moi... Même le capteur USB est couleur chocolat. On aurait presque envie de mordre dedans, mais je ne suis pas certain que ce soit très bon.


    Hop, on glisse les 2 piles (non fournies) dans la bête et aussitôt l'oeil rouge s'allume - comme dans 2001 L'Odyssée de l'espace. Heureusement j'avais un paquet de pile toutes neuves dans le tiroir de la cuisine, sinon j'aurais été ultra-frustré de pas pouvoir l'essayer tout de suite ! Oui je peux être très impatient parfois. smileys Forum


    Oeil rouge : check ! Capteur USB : branché. Signal détecté...   Tadaaaaaaam : Ca marche !

    Hi hi, c'est vraiment génial ce machin...Cela tombe d'autant mieux que je voulais m'acheter une souris sans fil pour aérer encore mon bureau. C'est  fonctionnel et décalé juste ce qu'il faut, je kiffe. Alors même si j'en ai une vague idée, je sais pas encore exactement à qui je dois dire merci mais sachez une chose : je suis totalement fan de mon nouveau jouet !
    smileys Panneaux

    19 février 2010

    Plaisir d'offrir

    14 commentairess
    Cela peut paraître égoïste mais je ne ramène que très peu de cadeaux de voyages. La première raison est que je voyage assez peu, même si lorsque cela m'arrive je voyage assez loin. Les occasions de revenir les bras chargés de babioles ne sont par conséquent pas légion. La seconde raison est que je n'aime guère les souvenirs de voyage. Qui a déjà rêvé de recevoir un chien en coquillages, un tshirt "I Love Melun" totalement immétable, un décapsuleur tour-Eiffel, un pin's du Taj Mahal ou une reproduction au 1/500° de la Statue de la liberté qui clignote ? Le plus souvent on ne sait pas quoi en faire, on le pose juste pour faire plaisir sur le buffet dans le salon avant de s'en débarrasser plus ou moins définitivement par une chute fatale dont on essaie de se convaincre du caractère purement fortuit. Néanmoins, et par bonne conscience, je m'astreins autant que possible à rapporter deux ou trois bricoles à mes proches en mettant un point d'honneur à taper dans le produit local, made-in-le-village-d'à-coté ou représentatif de mes pérégrinations lointaines, tel que de l'artisanat un peu roots, ou une bonne bouteille de gnôle du coin.

    Il y a quinze jours c'était à mes parents de prendre la poudre d'escampette à destination de la Sardaigne. Et comme de coutume ma mère est revenue une semaine plus tard les valises pleines de jolis souvenirs... Le plaisir d'offrir que voulez-vous !

    J'ai déjà nommé un certain nombre de ce que j'estime relever des cadeaux les plus nases de la planète. Il y en a d'autres, je vous épargnerai une litanie qui pourrait vous rappeler de mauvais souvenirs, soit que vous ayez reçu personnellement l'un d'eux, soit que vous vous aperceviez soudain en avoir offert un par inadvertance par le passé, comprenant du coup la drôle de tête du gratifié à l'instant où il découvrait, horrifié, le contenu du paquet que vous lui aviez remis avec toute la fierté dont vous êtes capables. Mais là, j'avoue... mon imagination n'avait pas osé franchir certaines limites pourtant bien repoussées.

    Car une fois que ma mère nous ait remis à chacun notre dû,  elle aussi arborant alors une certaine forme de fierté, j'eus le plaisir (feint) de découvrir, après avoir déballé l'épaisse couche de papier-bulle enveloppant la chose, je vous le donne en mile :

    Un superbe repose cuillère............ jaune ...
    - C'est de la porcelaine Sarde ! Et peinte à la main !
    lança fièrement ma mère, le regard triomphant de cette belle trouvaille, comme s'il s'était agit de porcelaine de Sèvres.
    Me forçant à esquisser un sourire vaguement crispé, je la remerciai pour ce présent magnifique  (un repose cuillère ! gmwarpf...) et me demandais in peto ce que j'allais bien pouvoir faire de ce bidule aussi utile que l'est un fer à repasser à un cheval.

    Un repose cuillère............. jaune...!

    De retour chez moi, je pose machinalement l'objet à coté de ma plaque vitro et contemple sur le seuil de la porte la faute de goût irrattrapable que provoque l'intrus et sa jaunitude coupable. Moi qui m'étais promis de n'en jamais posséder un !

    Et puis vint ce soir...
    Le drame.
     
    Ce soir je préparais à dîner des légumes à l'étouffée avec un peu d'agneau grillé. Cuisiner sans sortir au moins deux fourchettes et une spatule, désolé, je ne sais pas faire. Oui, ça fait de la vaisselle en plus à nettoyer, mais comme j'ai une machine qui s'occupe de la basse besogne à ma place, ces questions là l'entrent pas en considération lorsque je me mets aux fourneaux.
    Mes légumes arrivaient au point de cuisson idéal (encore croquants mais cuits), la viande présentait des faces brunies à souhait d'où perlaient de délicates goutes de sang juste rosé, mes papilles frétillaient déjà d'impatience, lorsque je posai machinalement mon doigt sur la surface tactile pour stopper la cuisson. Mon regard accompagnant mon geste j'eus la surprise, que dis-je, la stupeur de constater que mes fourchettes et spatules sales avaient élu domicile provisoire sur le reposoir en porcelaine... Aaaaargh... A cet instant l'horreur de la situation atteignit son paroxysme : j'étais déjà conditionné, à l'insu de mon plein gré !!! Je m'étais servi du repose-cuillère-jaune-peint-à-la-main-en -porcelaine-Sarde...

    Je suis maudit, irrécupérable...
    Vite, passez moi une enveloppe que j'en finisse !

    Boarf...
    Finalement, c'est bien pratique ce bidule. smileys Forum