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    15 novembre 2019

    La photo du mois : la pluie

    13 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 novembre et c'est l'heure de notre neuvième rendez-vous avec La photo du mois.

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci, nous devions traiter le thème La pluie, proposé par Krn et qui nous donnait les indications suivantes :
     La pluie et tout ce qui en découle, gouttes, flaques, inondations, crues, etc.
    J'ai cru un moment que jamais je n'arriverai à faire de photo car nous sommes restés assez longtemps sans voir l'ombre d'une goutte d'eau à Toulouse. Et puis, tout finissant par arriver à qui sait attendre, les nuages sont venus et la pluie avec eux.

    J'ai donc fait ma photo dans les rues de la Ville Rose, juste après la pluie. Une flaque rue Alsace se transformait alors en un joli miroir.

    6 février 2019

    Nostalgie de la pluie

    2 commentairess
    Relire de vieux billets à la faveur d'une recherche sur le blog. Pouvoir y retrouver la trace d'événements vécus, ma mémoire de ces onze dernières années, a quelque chose de formidable.

    Au dehors, sous un ciel blanc et vide, les doigts verts des palmiers s'agitent mollement devant la brique rouge, sous les battements de la pluie. 

    Tout en écoutant le premier album de Dido qui leur est immédiatement contemporain, retomber sur deux billets relatifs à ces semaines noires passées au chevet d'un ami

    Ressentir à nouveau les lumières blafardes et bleutées des néons, l'odeur caractéristique des couloirs d'hôpital, la tiédeur étrange des câbles de l'électrocardiogramme et des perfusions, le bruissement des machines.

    Ligne après ligne, revivre exactement l'instant, chaque geste, chaque bouffée de cet air chargé d'un inextricable sentiment d'impuissance.

    Neuf années se sont sont écoulées depuis...

    Sortir son portable et relire ce message d'il y a dix jours. Voir son visage radieux et son sourire espiègle. Il se marie au mois de mai prochain.

    La pluie froide de février m'est propice à la nostalgie.

    15 février 2018

    La photo du mois : Constraste(s)

    14 commentairess
    Nous sommes déjà le 15 Août et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois de février a été choisi par Philisine Cave qui nous propose de plancher sur Contraste(s).

    Ses indications étaient les suivantes :
    "On peut interpréter le mot sur la forme (son sens photographique : propriété intrinsèque d'une image qui quantifie la différence de luminosité entre ses parties claires et sombres) ou sur le fond (deux éléments de l'image pourraient symboliser une opposition : la présence de l'un fait ressortir celle de l'autre) ou bien sur les deux ou bien sur tout autre chose (le mot Contraste autorise plein de métaphores). Voilà, voilà ! A vous de jouer!"
    Bon, je ne sais pas si ma photo est exactement dans le thème... et ce dernier mois fut plutôt bien  rempli, ne me laissant que peu de temps pour réfléchir à ce joli sujet.

    Mais plutôt que de noyer le poisson en sortant une nouvelle photo de Le Chat en train de contraster dare-dare sur le canapé (il contraste aussi bien qu'il non-gyroscopise, c'est dire !) je vous propose cette photo-ci, prise un soir que la pluie faisait si bien luire les rues.


    21 novembre 2015

    Pluie de novembre

    4 commentairess
    Voici venue la pluie, la pluie de novembre. La pluie froide, glaciale, pénétrante. Une pluie de désolation qui s'abat sur les arbres agonisants qu'étouffe un ciel d'abandon.

    Je n'ai jamais aimé le mois de novembre, sa détresse soudaine après l'agitation tourbillonnante de l'été puis la pétillance méridionale de l'automne si doux et la tiédeur de l'arrière saison, naguère encore  voluptueusement languissante.

    Novembre, Brumaire, période des brumes et des brouillards dont je peux savourer certains matins le spectacle, grandiose et féerique à la fois, de la campagne en éveil au sortir de la nuit et de ses pudiques paysages opalescents voilés de brumes, mollement éclairés par le disque blanc du soleil.  

    Novembre, Frimaire, la période des premiers froids, des manteaux noirs et des premières écharpes, des mains dans les poches et des regards plongés dans le vide le long des trottoirs gris. Novembre, ton teint délavé et tes immeubles désolés qui pleurent sous ta lumière crue parsemée d'oiseaux tristes.

    Non je n'ai jamais aimé cette ambiance de mois de novembre, porteuse de mélancolie.
    Et pourtant, très étrangement, cette année, elle m'avait manqué.

    5 octobre 2014

    Vole, vole, vole la feuille

    4 commentairess

    Vole, vole, vole la feuille  au vent... 
    Cette ritournelle m'est instinctivement revenue en tête alors que je me promenais en l'autre jour en admirant dea feuilles mortes soufflées par le vent.
    Les vacances sont finies,
    Les bleuets fanés,
    L'hirondelle est repartie,
    Au revoir l'été.
    Oui, au revoir l'été pour cet année. L'automne est bel et bien là. Impossible de se tromper. Les splendides couleurs cuivrées dont se parent les arbres au Québec en ce moment sont là pour en témoigner. L'arrière saison ici est vraiment splendide. Les arbres peu à peu s'embrasent. Et les écureuils qui gambadent encore un peu partout, sont plus grasouillets que jamais !

    Les bleuets - du Québec ! - sont effectivement fanés. Mais l'on en trouve toute l'année produits sous serres et importés des voisins étasuniens. Tiens, il me faudra refaire un pouding aux bleuets !
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.
    Cette chanson, nous la chantions à l'école primaire, lorsque j'étais en CP, ou quelque chose comme ça. C'est drôle comme certains souvenirs sont tenaces. On la chantait le soir, avant la fin de l'école, dans notre petite salle de classe, aidés par un tourne-disque gris et organge.

    Je me rappelle exactement de la voix un peu nasillarde du monsieur, puis du choeur d'enfants qui reprenait avec lui le refrain sur le disque. J'ignore en revanche qui en est l'auteur et qui l'avait enregistré. 
    Les nuages sont venus,
    Le vent a soufflé
    Et sur l'arbre presque nu,
    La pluie a pleuré.
    En septembre, les journées sont belles, ensoleillées, globalement très agréables. Le soir, le ciel se dore au soleil couchant, jouant avec l'écume des nuages. Les arbres ne sont pas encore nus. Ils le seront dans quelques semaines, avec l'arrivée des premiers coups de gel.

    La pluie, elle est là aujourd'hui. Je n'ai jamais vraiment aimé les temps de pluie, à de rares exceptions. La pluie et le gris du ciel qui va avec elle, suppose le renfort moral du chocolat chaud, d'odeurs épicées et d'une couverture douillette. La pluie renferme sur soi et invite à l'introspection.

    Au contraire la neige, qui ne mouille pas et sublime la nature morte, est une invitation à l'aventure.
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.

    Elle est entêtante cette chanson. Je ne me rappelais plus exactement de toutes les paroles, alors je les ai cherchées sur internet. J'ai atterri sur un forum de maîtresses d'écoles qui cherchaient aussi ce texte et sa musique pour l'enseigner à leurs élèves de CP. Elle est donc toujours apprise. Je me demandent si certains d'entre vous la connaissent...
    À six heures l'horizon,
    Est déjà tout noir,
    Qu'il fait bon à la maison,
    À rêver le soir
    À six heures l'horizon n'est pas encore tout noir. La nuit ne tombe pas pour le moment avant sept heures. Mais en décembre le soir commence à quatre. Cela m'avait un peu choqué lors de mon premier passage ici l'an passé. L'hiver est tellement opressant que l'arrivée de beaux jours est une libération. Mais l'hiver est tellement beau...
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.

    Oui, c'était la chanson de l'automne. Dehors cela sentait la pluie sur les trottoirs et la feuille de maronnier. Emmitouflés dans notre manteau, nous bravions le froid du soir. Une chanson triste, très mélancolique. 
    Et Noël s'en reviendra, 
    Dans l'hiver tout blanc
    Et le gui refleurira 
    Au premier de l'an.
    Noël... dans un peu plus de deux mois. Pour le moment ici, c'est l'effusion de Halloween qui approche. Citrouilles monstrueuses, squelettes et autre colifichets maléfiques envahissent vitrines et rayonnages. L'hiver sera là bien assez vite pour déjà y songer. Profitons de l'automne tant que nous le pouvons. 
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.

    15 décembre 2012

    La photo du mois : "Détail"

    27 commentairess
    Bonjour bonjour, c'est l'heure de notre rendez-vous habituel avec La photo du mois. Et peut-être la dernière, étant donné que la fin du monde est proche...

    Pour cette utlime nouvelle édition, c'est Krn qui nous propose le sujet suivant : "Détail".

    Des événements récents à Buenos Aires m'ont donné l'occasion de faire cette photo. Elle n'a rien d'extraordinaire me direz-vous. Et pour cause, tout est dans le détail...
    Cette photo a été prise le 6 décembre dernier, en centre ville, vers 15 heures. Il pleuvait, beaucoup. Vraiment beaucoup. Un véritable déluge : ce jour-là, il est tombé entre 130 et 140 mm d'eau, alors qu'en décembre il tombe en moyenne 110 mm. En quelques heures seulement il a donc plu davantage qu'en un mois complet.

    Le bilan ne fait pas non plus dans le détail : des routes inondées, avec parfois jusqu'à 80 cm d'eau dans certains quartiers dont les rues se sont transformées en torrents, accès aux autoroutes coupés, circulation fortement perturbée, métro noyé, gare de trains fermées, coupures d'électricité dans toute la ville... Pendant plusieurs heures la ville a été plongée dans un chaos encore plus impénétrable qu'il ne l'est d'habitude. Trois personnes sont mortes noyées, vraisemblablement emportées par le courant.

    Les insupportables médias argentins ont fait leurs choux gras de ces événements météorologiques, à grand renfort d'images choc de voitures emportées par le courant, de torrents de boue, et des kilomètres d'embouteillages aux portes de la ville. Puis, dès le lendemain ils sont passés à autre chose, comme si rien ne s'était passsé.

    Un détail...

    Et pas une ligne dans les médias Européens qui ont certainement estimé que ce détail ne méritait guère leur attention.

    C'était le 6 décembre dernier, à Buenos Aires, l'une des plus grandes villes du monde. Juste après que, plus tôt dans la matinée, un container de produits chimiques a explosé dans la zone portuaire de Puerto Madero, un quartier très fréquenté à deux pas du centre ville, couvrant plusieurs quartiers d'un épais nuage de vapeurs toxiques. Un ordre d'évacuation de tout le sud de la ville avait même été donné. Un autre "détail"...


    Tout n'est que détail.

    Allez voir la contribution des autres membres du goupe de La photo du mois
    100driiine, A&G, Agrippine, A'icha, Akaieric, Alban, Alexanne, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anita, Anne, Anne Laure T, Annick, Arwen, Ava, Batilou, Bestofava, Blogoth67, Calamonique, Caprices de filles, Cara, Carnets d'images, Caro, Carole In Australia, Caterine, Cathy, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Cessna, oui !, Champagne, Cherrybee, Chris et Nanou, Christeav, Cindy Chou, Clara, Coco, Cocosophie, Cook9addict, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dame Skarlette, David et Mélanie, DelphineF, Djoul, Dorydee, Dr. CaSo, Dreamteam, E, El Padawan, Eloclemence, Emma, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, Flo, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Isabelle et Gilles, Isaquarel, J'adore j'adhère, Jean Wilmotte, Josiane, Juriste-in-the-city , Karrijini, Kob, Krn, Kyoko, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Messine, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaFamilleD , LaGodiche, Laure, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, Le Mag à lire, Les bijoux de Sandra, Les petits supplices !, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, Lhise, Lisa doré, LisaDeParis, Lo, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, magda627, Maïder, Maïeva Voyage, Mamysoren, Marion, Marmotte, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, Misscarone, Mistinguett, N, Nana, Narayan, Nataru, Nathalie, Nicky, Nikit@, Nora, Olivier, Ori, Pat Québec, Pilisi, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sébastien, Sephiraph, Shandara, Sinuaisons, Skipi, Solveig, Sophie Rififi, Stephane08, Supalisa, Testinaute, Thalie, The Mouse, Titem, Un jour une rencontre, Une niçoise, Valentine, Vanilla, Violette, Virginie, Viviane, Xavier Mohr, Xoliv', Zapo, Zaza.

    21 août 2007

    Météo du jour

    2 commentairess
     " Un petit coup au carreau, comme si quelque chose l'avait heurté, suivi d'une ample chute légère comme de grains de sable qu'on eût laissés tomber d'une fenêtre au-dessus, puis la chute s'étendant, se réglant, adoptant un rythme, devenant fluide, sonore, musicale, innombrable, universelle: c'était la pluie. "
    [Marcel Proust - Du côté de chez Swann]