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    12 octobre 2020

    Inktober avec un clavier #12 Glissant

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    J'ai refait du ski pour la première et dernière fois il y a bientôt trois ans. Je n'en avais pas rechaussé depuis une petite éternité. Environ vingt ans. J'en avais tout autant à l'époque et, si mes souvenirs sont exacts, cela devait être lors de vacances de février avec mon frère et l'un de ses amis, dans les Pyrénées.

    La pratique de ce sport n'a jamais soulevé chez moi ni grande passion ni grand enthousiasme. Déjà gamin je me trouvais particulièrement pataud avec ces planches en bois vissées aux pieds. Alors que mon frère dévalait les pistes à toute allure sans craindre la chute, j'avançais péniblement en chasse-neige au prix d'un effort démesuré pour ne heurter personne ni ne prendre une vitesse incontrôlable.

    Surtout j'ai toujours détesté prendre le tire-fesses. Cet appareil du diable qui, souvent, propulse le skieur de toute sa masse à plusieurs mètres de distance, à la faveur d'un bond toute aussi prodigieux que la réception serait calamiteuse. Combien de fois me suis-je retrouvé à perdre l'équilibre, les skis enchevêtrés, obstruant lamentablement la piste de remontée, obligeant l'opérateur à stopper les machines le temps que je me remette sur pieds ? Que celui à qui cette mésaventure n'est jamais arrivée me jette la première pierre.

    Outre l'effet catapulte, qui dit tire-fesses ou remontées mécaniques dit : attente. Là encore, faire la queue pendant vingt minutes pour une descente qui en durerait à peine le dixième m'a toujours paru une perte de temps insupportable. 

    Ma fréquentation des pistes de ski s'est donc progressivement amenuisée avant de se réduire au zéro absolu pendant, au bas mot, deux décennies, sans que cela me manque le moins du monde. C'est à la faveur d'un réveillon passé en pleine montagne avec un skieur aguerri que je me laissais embarquer, à moitié convaincu, dans ce qui allait s'avérer, mon ultime tentative. 

    Une petite station familiale au creux des pistes, beaucoup de neige, un beau soleil. Cela aurait pu être un bon moment... Mais non. Au bout de quelques minutes à glisser sur les pistes, c'est une sensation d'inconfort général qui m'a envahi, accentuée par une paires de chaussures qui s'est avérée trop petite transformant l'exercice en une véritable torture chinoise. 

    De bonne composition malgré tout, et ayant au bout d'une bonne heure troqué mes sabots de souffrance contre un équipement désormais adapté, je poursuivais ma journée parmi les sapins saupoudrés de blanc. Éprouvais-je du plaisir ? Pas réellement, hélas. Il faut croire que je suis imperméable aux plaisirs de la glisse. Aussi je décomptais secrètement les heures de validité de notre forfait. 

    En déchaussant mes skis en fin de journée, je sus, avec cette assurance inébranlable qui font la force des évidences, que c'était pour la toute dernière fois.

    12 août 2020

    Les vacances sont toujours trop courtes

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    Oui, les vacances sont toujours bien trop courtes. A peine a-t-on le temps de commencer à respirer un peu qu'il faut déjà tout ranger dans les valises et s'en retourner sur le chemin de l'école. Rentré lundi après-midi, ma productivité de ces deux premiers jours est cataclysmiquement faible. Heureusement la période brille par un certain calme consécutive à une baisse calendaire d'activité.

    Les vacances sont souvent l'occasion de faire le vide, de se recentrer sur les choses essentielles et de mieux percevoir tout ce dont on voudrait se délester, comme autant de fardeaux inutiles que l'on s'épuise à porter alors qu'ils ne nous apportent rien. Un travail d'épure, vers davantage de simplicité ou d'efficacité. J'arrive à un âge où je n'ai plus envie de m'emmerder. Surtout, j'avais un immense besoin de prendre du recul sur tout, tant la moindre aspérité du quotidien se muait en un océan de contrariété, me touchant très personnellement et me mettant dans des état de stress absolument insoutenable. 

    La solution fut drastique : une coupure totale avec le monde professionnel par la désactivation du téléphone et des courriels pro, et une mise sur répondeur quasi permanente du téléphone personnel. Rien, absolument rien, je ne voulais rien savoir du monde extérieur. Je ne voulais rien laisser entrer dans ma petite bulle de bonheur personnel qui puisse altérer mon plaisir quotidien fait de volcans, de soleil et de randonnées en montagne. 

    Je garderai un joli souvenir de cet été 2020 passé au grand air. Quelques jours en Auvergne que je découvrais, une grosse semaine dans mes Pyrénées chéries, quelques amis. Si j'apprécie la solitude je m'interroge toutefois sur son bienfondé en vacances. Être avec d'autres personnes aide à sortir de son quotidien, à ne pas replonger dans ses petites habitudes un poil pépère. Ce n'est pas toujours facile d'être toujours sur le même rythme ni la même longueur d'ondes. Mais on ose d'avantage, on ri à plusieurs, on se change peut-être un peu plus les idées. 

    Après quinze jours de repos, je reviens relativement serein et apaisé. J'ai pu cerner un ou deux points qui m'empoisonnent réellement l'existence et dont je veux me débarrasser à tout prix. J'ai pu me conforter dans certains choix et projets tant personnels que professionnels - aspects qui sont trop étroitement imbriqués pour être parfaitement dissociables -  et que je sais désormais vouloir mener à bien. Maintenant j'espère bien pouvoir prolonger cet état aussi longtemps que possible et parvenir à cet état d'épure où ne reste que l'essentiel, ce qui compte, en limitant au maximum les sources de perturbation, quitte à faire quelques sacrifices.

    Oui, c'était bien les vacances.

    15 mai 2020

    La photo du mois : En avril, ne te découvre pas d'un fil ; en mai fais ce qu'il te plaît.

    15 commentairess
    Bonjour les déconfinés ! Nous sommes le 15 Mai, date qui sonne le rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Le principe de la photo du mois demeure inchangé : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci le sujet  a été choisi par Lavandine qui nous propose : En avril, ne te découvre pas d'un fil ; en mai fais ce qu'il te plaît.

    Elle nous donne pour ce-faire les indications suivantes :

    "Et vous que vous plairait-il de faire les jours, le mois qui suivront le déconfinement progressif du 11 mai ? Tout est envisageable, y compris les idées les plus loufoques. Seule condition, c’est que cela reflète une réelle envie ! Mais… on n’ira pas vérifier… hein..."
    Une chose qui m'a terriblement manqué durant ces deux derniers, outre revoir les copaings et faire du sport, c'est de pouvoir m'évader dans les montagnes.

    Le mois de mai marque habituellement le déconfinement des chaussures de randonnée. Avec le retour des belles journées, c'est un réel plaisir que d'aller gambader au milieu des estives où les meuh et les béééh paissent dans un joyeux tintinnabulement de clarines, de respirer à pleins poumons le grand air des cimes et de rentrer chez soi le soir les yeux remplis d'étoiles avec l'envie furieuse d'y retourner le weekend suivant.

    Manque de bol, la météo de cette semaine est à la pluie. Ni meuh ni béééh pour le moment. Alors en attendant, je rêvasse en regardant les photos prises lors de précédentes escapades, notamment ce très joli souvenir de randonnée à l'étang de la Frèche, dans les Pyrénées. 

    Que plairait-il de faire aux autres participants à La photo du mois ? La réponse est par ici : 
    Akaieric, Amartia, Betty, Blogoth67, Brindille, Chris M, Christophe, Cynthia, Danièle.B, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Marlabis, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sous mon arbre, USofParis, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.

    15 avril 2019

    La photo du mois : En avril ne te découvre pas d'un fil

    17 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 avril et c'est l'heure de notre quatrième rendez-vous avec La photo du mois.

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois, "En avril ne te découvre pas d'un fil" a été choisi par Lilousoleil  qui nous donne les indications suivantes :
    "En avril ne te découvre pas d'un fil. Mais si vous découvriez le vôtre ! fil rouge, fil de la vie, vie de l'eau..."
    J'avais beaucoup d'idées pour la photo de ce mois-ci mais faute de temps, je n'ai pu en réaliser aucune. Et c'est très frustrant. Du coup j'ai dû recourir à mes archives pour trouver celle qui correspondrait au thème de ce mois. Et j'ai trouvé !
    Contrairement aux apparences, ma photo n'a pas été prise en avril mais en plein mois de juillet aux alentours du lac d'Espingo. Le temps était très brumeux et un fin voile diaphane recouvrait toute la végétation.

    Blottie sous une grosse fleur comme nous l'étions alors dans nos parkas, cette petite araignée semble attendre le retour du soleil pour continuer à tisser, fil après fil, sa toile délicate.


    24 septembre 2018

    Ainsi commence l'automne

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    Quelques photos en souvenir d'un excellent weekend de septembre. Deux jours pleins de douceur, parés d'un ciel d'azur impeccable et couronnés par un soleil impérial, comme un prélude à l'automne naissant qui, depuis plusieurs jours déjà, installe sa lumière et ses couleurs.

    Les deux premières font suite à une très belle randonnée à l'étang de la Frèche, samedi, à deux petites heures de Toulouse et à peine plus de temps de marche. Un havre de paix au pied de la frontière espagnole, entouré de montagnes, d'eau qui bruisse entre les pierres, et d'un calme parfait.

    Depuis l'Hospice de France, le chemin serpente d'abord en sous-bois avant de s'épanouir parmi les moutons, en contrebas d'une barrière rocheuse qui dissimule de vastes estives situées un peu plus haut et dont les flancs verdoyants s'étirent tout en rondeur jusqu'au crénelage des crètes. Puis, le végétal cédant la place au minéral, le chemin s'élance en zigwaguant plein sud, contournant le port de Venasque tout proche.

    Peu à peu, la vallée s'étend à nos pieds, constellée de moutons blancs. Et bientôt le roucoulement des eaux vives à fleur de roches annonce les étangs dans lesquels, entre deux morceaux de ciel, valsent les truites sauvages.
    Le dimanche s'est poursuivi en ville, sous un soleil invariablement délicieux. Quelques pas dans le jardin japonnais, remonter par la rue Valade jusqu'à la place du Capitole, déjeuner en terrasse à l'heure espagnole dans un établissement où j'ai quelques habitudes - leurs pommes sautées à la graisse de canard en ont converti plus d'un.

    Admirer depuis le pont Saint Pierre la vue sur le Pont Neuf, filer ensuite le long de la Garonne par les très animés quais de la Daurade, avant de rejoindre, derrière le musée des Abattoirs, ce parvis où l'on danse tango et salsa à l'ombre des platanes. Savourer le bonheur des gens...
    Regagner le centre-ville et faire un détour par le Couvent des Jacobins, chef-d'oeuvre de l'art gothique qui déploie ses voûtes nervurées par-dessus la nef baignée de la lumière extraordinaire des vitraux que le le soleil déclinant abreuve d'ors et d'argent.

    Dans ce lieu hors du temps, se laisser porter par l'oeuvre de Sarkis - notamment constituée de néons de couleurs, suspendus entre les piliers de la double nef. S'arrêter, encore un peu, en laissant passer le temps qui passe malgré nous.
    C'est simple, le bonheur.

    15 août 2018

    La photo du mois : Trophée

    12 commentairess
    Bonjour bonjour, nous sommes le 15 août, il est midi et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 

    Le thème de ce mois-ci nous est proposé par La Tribu de Chacha qui nous a proposé un thème en accord avec l'actualité du mois de juillet, moment où il a été choisi, puisqu'il s'agit de Trophée.

    Avant de me jeter sur mon appareil photo, j'ai d'abord ouvert un dictionnaire pour vérifier ce qu'est exactement un trophée, histoire de ne pas faire n'importe quoi (et pour voir si le chat ne me sauverait encore la mise cette fois-ci).

    Donc :

         TROPHÉE, subst. masc.
    I. 

    A. − [Dans l'Antiquité] Dépouilles (cuirasse, armes) d'un ennemi vaincu déposées sur un tronc d'arbre. (Dict. XIXIe et XXe s.).
    B. − Ensemble qui regroupe les armes d'un ennemi vaincu et les marques tangibles d'une victoire (dépouilles, prises de guerre, etc.) et qui est destiné à attester, à commémorer cette victoire.
    C.
      1. Objet attestant une victoire, un succès.
      2. Spécialement
         a) SPORTS. Récompense attribuée à un sportif (coupe, médaille, etc.) attestant une victoire dans une compétition.
         b) CHASSE. Trophée de chasse. Tête ou corps entier empaillé d'un animal abattu.
    II. − Au fig. Signe d'une victoire, d'une réussite.

    Bon, ça tombe assez mal car je n'ai pas de dépouilles d'ennemis vaincus en stock à photographier (je les ai mangées) et je n'ai pas davantage prévu de faire empailler le chat pour le moment...

    N'ayant pas non plus gagné la coupe du monde de quoi que ce soit (pas même celle de natation synchronisée dans de la gelée de mûre, c'est vous dire), je n'ai rien à vous montrer à ce niveau.

    On est mal, on est mal !

    Mais, puisque le trophée est également le signe d'une victoire, je crois avoir trouvé la photo de ce mois-ci, prise il y a tout juste trois semaines, au retour d'une magnifique randonnée de deux jours au lac d'Espingo, dans les Pyrénées.

    Hop :


    Après l'effort, le réconfort !
    Et le tour est joué.

    La photo du mois continue sur les autres blogs participants : Akaieric, Alexinparis, Betty, Blogoth67, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, Céline in Paris, Danièle.B, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Nicky, Pat, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sandrin, Sous mon arbre, Travelparenthesis, Weeteweete, Xoliv', écri'turbulente.

    25 août 2017

    Tambour Major et le cromlech du col de Pierrefite

    2 commentairess
    Décidément l'année 2017 sera placée sous le signe des cromlechs, ces alignements mégalithiques protohistoriques, généralement disposés en cercle, datés d'entre 2000 et 3000 avant notre ère, et dont ignore encore aujourd'hui la fonction exacte. Après avoir découvert en avril dernier ceux de la montagne d'Espiau, voici que mes pas m'ont tout récemment conduit au cromlech du col de Pierrefite, aux confins de la Haute Garonne et des Hautes-Pyrénnées.

    Situé à 1855 mètres d'altitude, l'accès à ce cromlech se fait de diverses manières. Soit en montant au Mont Né en arrivant du Bourg-d'Oueil (compter une bonne heure et demi de grimpette), soit en suivant sur 2 Km la piste qui part depuis le col de Balès - que les plus courageux grimpent à vélo.

    Pour par part, j'y suis parvenu au terme d'une très jolie randonnée sous forme de boucle partant du Bourg-d'Oueil, évoluant peu à peu dans les estives rythmées par le joyeux tintinabulement des vaches en villégiature en cette saison. Au fur et à mesure que l'on s'élève au milieu des odorantes prairies de bruyère, le paysage se dévoile et avec lui une vue incroyable sur une vaste portion des Pyrénnées.

    Au bout de quelques trois heures et demi de marche, la stature du cromlech apparaît au loin. Celui-ci est très beau, doté d'un mégalithe central d'environ un mètre quatrevingt. Là encore, c'est assez intrigant de se dire qu'il y a plusieurs millénaires des hommes se réunissaient ici, au milieu de pas grand chose...


    Vaguement anthropomorphique, l'allure de la pierre centrale évoquerait, selon les croyances locales, une bergère pétrifiée avec son chien et ses moutons. Les fées (les hadas, en patois) et leurs enfants (les hadeths) y viendraient la nuit, dit-on, danser autour...

    Ce cromlech est, en effet, au coeur de croyances locales encore vivaces. Il paraît que jusque dans les années 1950, les filles en quête d'un amoureux ou les femmes en mal d'enfant, allaient l'embrasser en chantant une chanson que rapporte Isaure Gratacos, fine connaisseuse des contes et légendes populaires des Pyrénnées : 
    "Peira Hita, bailha me 'ra pica hita"
    Pierre dressée, donne-moi une pine dressée.
    ou cette variante plus policée : 
    "Peira hita, peira bendita, balha me un peiro aireter"
    Pierre dressée, pierre bénie, donne-moi un bel héritier.
    Cela devait avoir quelque chose d'assez folklorique - et de transgressif au regard de la religion dominante - que de venir ici faire une ronde magique autour de ces pierres muettes pour leur demander un coup de bite fécond. Était-ce déjà ce que leur demandaient nos ancêtres il y a 2000 ans ? Peut-être faut-il le demander aux fées. 

    8 avril 2017

    Sur la piste des Cromlechs de la montagne d'Espiau

    6 commentairess
    Aujourd'hui je vous emmène sur la piste des cromlechs de la montagne d'Espiau, dans les Pyrénées.

    Les cromlechs sont des alignements mégalithiques protohistoriques, autrement dit des alignements de pierres d'assez gros volume, généralement disposés en cercle.

    Datés d'entre 2000 et 3000 avant notre ère, leur fonction exacte demeure inconnue. D'après ce que j'ai pu lire, on leur attribue une fonction funéraire doublée d'une fonction d'observation du ciel. Le plus connu d'entre tous les cromlechs, et certainement le plus spectaculaire, est celui de Stonehenge. Ceux que je suis allé voir n'en ont ni l'élégance ni la majesté. Qu'importe... ayant appris leur existence - à portée de chaussure de randonneur - tout récemment, il m'était difficile de ne pas aller sur place à la première occasion.


    Le départ se fait à Saint Aventin, petit village de pierres situé au dessus de Luchon, dans les Pyrénées. Un lieu hors du temps, au milieu des montagnes et des estives où gambadent isards, vaches et moutons.


    La balade commence par le chemin qui longe l'église. Une très belle petite église romane du XIe siècle qui présente la particularité de posséder deux clochers. Comme c'est souvent le cas dans les Pyrénées, j'en avais déjà parlé pour l'église Saint Juste de Valcabrère, les constructions romaines et préromaines implantées dans toute la région ont souvent servi de matériaux de pour d'autres bâtiment. Aussi peut-on observer ici et là des fragments de bas-reliefs d'une toute autre époque incrustés dans les murs.

    Le tympan situé au dessus du porche, représentant le Christ entouré des quatre évangélistes, ainsi que les chapiteaux illustrant différents épisodes bibliques ou encore une splendide vierge à l'enfant, méritent que l'on s'y attarde un petit peu. Je suis toujours admiratif par ces témoignages de dévotion populaire la richesse incroyable des détails sur ces petites églises qui sont de véritables joyaux, surtout en plein cœur de nulle part, ici où l'accès devait être, jusqu'à encore récemment, toute une aventure...


    Le chemin commence par le sentier balisé n°60. On s'éloigne peu à peu de Saint Aventin tandis que se déploie un paysage encore engourdi par l'hiver. Les cimes sont encore bien enneigées et les pentes herbeuses n'ont pas encore recouvré leur verdeur.


    Le sentier bifurque ensuite vers le n°77 balisé en jaune. La promenade dominicale vire à l'ascension : une petite heure de montée non-stop pour un dénivelé de 400 mètres. Le paysage change peu à peu, la végétation basse laissant place aux prairies.


    Malgré le soleil, le vent est frais et je ne regrette pas de m'être encombré d'un coupe-vent molletonné.

    Les moutons sont déjà là. Béééé par-ci, béééé par-là... ils n'ont pas l'air d'être dérangés pas le vent froid, eux.


    Un peu plus loin c'est un groupe d'isards que j'aperçois. Ils me regardent, je les regarde, nous nous observons mutuellement. Ils n'ont pas l'air de bien comprendre ce qu'est cette grosse bête en face d'eux. 

    Le vent venant de face, ils n'ont pas perçu mon odeur. Je continue à m'approcher. Je n'en ai jamais vu d'aussi près. Puis les voilà qui détalent à toutes pattes en direction d'un petit bois. Je les reverrai plus tard mais de beaucoup plus loin, sur le chemin du retour.


    C'est fascinant de penser qu'en ces mêmes lieux, plutôt hostiles, l'homme était déjà présent il y a 4000 ans et qu'il y croisait déjà des isards, les mêmes que ceux que je viens de photographier.

    Je n'ai en revanche croisé aucun ours. Le seul présent sur place tenait l'appareil photo...

    Quelques efforts plus tard me voici arrivé aux cromlechs, situés tout en hauteur, offrant un superbe panorama sur les cimes et vallées environnantes. 


    Comme je l'indiquais au début de ce billet, ces cromlechs n'ont rien de particulièrement ostentatoire. De grosses pierres réunies en cercles de un à deux mètres de diamètre et dont on perçoit que la répartition n'est pas le fruit du hasard mais celui du travail de l'homme, 5000 ans en arrière.

    C'est fou comme il suffit parfois de peu de choses pour voyager loin... Un voyage dans le temps en l'occurrence. Et je trouve extrêmement touchant ces petit signes du passé, trois fois rien, quelques cailloux rassemblés au milieu des immensités montagneuses qui, pourtant, nous parlent de nous, de ce que nous avons été et qui, quelque part, nous interrogent sur ce que nous sommes devenus. C'est étourdissant lorsque l'on y pense...


    Ici rien n'a significativement changé depuis ces temps lointains, si ce n'est les rares petits villages ramassés qui ont poussé  autour de leur église et dont j'entends au loin, de temps à autre, sonner la cloche fêlée égrenant les heures.

    Et nous, que laisserons nous de notre époque que l'on viendra admirer dans 5000 ans ?


    Du fond de la vallée monte une série de tintements sourds. C'est la voix éraillée de la cloche du village d'en contre-bas et que j'entrevois au loin qui annonce cinq heures.

    Il est temps pour moi d'abandonner les cromlechs à leur éternité et de rebrousser chemin.


    15 février 2017

    La photo du mois : Sauvage

    23 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Février et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Josiane, aka La châtaigne sauvage, nous a proposé le thème "Sauvage" en nous donnant les indications suivantes :
    Sauvage, conforme à l'état nature qui n'a pas subi l'action de l'homme.
    Ma photo a été prise en septembre dernier, lors d'une randonnée en montagne, dans les Pyrénées qui, comme chacun le sait, sont peuplées d'innombrables bêtes sauvages au rang desquelles on compte bien entendu les fameux ours des Pyrénées (même si leur passeport est Slovène mais chuuut : ils n'ont pas du tout l'accent...) et les non-moins fameuses salamandres dont voici un sémillant spécimen.
    Ce jour-là était particulièrement humide, ce qui a vraisemblablement donné envie à toutes les salamandres du coin de pointer le bout de leur nez : j'ai dû en voir au moins une dizaine.

    Quoique sauvage, celle-ci n'a pas l'air particulièrement féroce. Elle n'a pas non-plus subi l'action de l'homme dans la mesure où personne ne lui avait encore marché dessus....

    Sauvage, donc.

    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, La World Coolture, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pichipichi Japon, Pilisi, Princessepepette, Renepaulhenry, Sous mon arbreThe Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente.

    6 septembre 2016

    Et s'il n'en fallait garder qu'une ?

    8 commentairess
    S'il fallait ne garder qu'une photo de ces vacances, parmi la dizaine qui mériterait d'être imprimée sur la centaine de clichés pris, ce serait certainement celle-ci qui marie tous les éléments qui me sont nécessaires à de bonnes vacances et qui témoigne également d'une très belle randonnée dans le cirque de Gavarnie où je n'avais encore jamais été : du soleil à foison, et beaucoup de plaisirs.

    Trente-six heures à peine après avoir repris le chemin de l'école, elles me semblent déjà loin ces vacances. Courtes mais intenses j'ai du mal à croire qu'elles n'ont duré que deux fois une semaine. Et la dernière fut, de loin, la plus riche des deux, tout particulièrement en raison d'un temps exceptionnel qui m'a permis de mettre chaque jour le nez dehors.

    Les jours de mauvais temps sont pourtant tout aussi propices à l'aventure et à prendre de jolies photos. En témoigne cette balade dans la Vallée du Lys, alors que le ciel grisâtre s'abattait progressivement en un brouillard dégoulinant parmi les arbres et que le soleil perçant à travers conférait à l'ensemble une ambiance magique de décors de film fantastique japonnais.

    C'est cela qui me plait tant dans la montagne. Il suffit parfois de faire quelques pas et de s'aventurer dans un sous-bois ou sur les pentes d'une estive pour être aussitôt dépaysé, coupé de la civilisation, en prise directe avec la nature sauvage. Ouvrir les yeux et s'émerveiller de mille choses anodines : une salamandre qui se fait la malle entre deux pierres, un papillon qui virevolte parmi les fleurs, deux chevaux qui se frottent le museau crinières au vent, une vache qui se gratte le flan à un arbre en y prenant manifestement un plaisir fou, le dégradé violacé fantomatique des montagnes voilées au loin dans la brume, le son perdu d'une cloche esseulée sonnant les heures quelque part dans la vallée.

    Je suis un contemplatif. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître c'est dans l'action que cette contemplation s'exerce le mieux. L'action dans le silence et dans le mouvement d'un décors qui se renouvelle sans cesse, donnant perpétuellement prise au regard et à l'imagination. La montagne, mille fois plus que la plage qui m'ennuie profondément, alors pourtant que le bruit des vagues me fascine.

    Parfois je me dis, à l'occasion de mes rêveries estivales, que l'on va chercher fort loin un dépaysement qui pourtant est à côté de nous, qu'il suffit d'enfiler ses chaussures de randonnées et de partir à l'assaut du premier chemin pour, en quelques instants, perdre ses repères et déconnecter réellement de son quotidien. Un quotidien de bruits, d'images et de surinformation qui se dissout dans le dépouillement d'un essentiel fait de chants d'oiseaux, de chevaux qui se grattent de le museau crinières au vent et d'une part de tarte aux myrtilles mangée à la petite cuillère devant le cirque de Gavarnie.

    "Vous avez visité peut- être les Alpes, les Andes, les Cordillères, vous avez depuis quelques semaines les Pyrénées sous les yeux ; quoi que vous ayez pu voir, ce que vous apercevrez maintenant ne ressemble à rien de ce que vous avez rencontré ailleurs.
    (...)
    Qu’est-ce donc que cet objet inexplicable qui ne peut pas être une montagne et qui a la hauteur des montagnes, qui ne peut pas être une muraille et a la forme des murailles ? C’est une montagne et une muraille tout à la fois ; c’est l’édifice le plus mystérieux du plus mystérieux des architectes ; c’est le Colosseum de la nature ; c’est Gavarnie.
    "
    [Victor Hugo - Dieu - 1855]

    23 août 2016

    Les colonies de vacances et l'odeur des estives après la pluie

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    Alors que j'avais pris le clavier pour rédiger un billet sur mes seules, uniques et détestables colonies de vacances en 1989, voilà-t-y pas qu'après avoir couché seulement trois lignes, c'est le vide plat... Rien qui ne sorte de valable, pas une idée, ni même l'once d'une envie quelconque d'écrire quoi que ce soit.

    Je l'avais pourtant un peu réfléchi ce billet. J'avais des images, des bruits, mille détails qui nourrissent ce souvenir. Je me souviens vaguement de la couleur ivoire sale des bâtiments années 60 disposés tout en longueur à flanc d'une côte qu'il fallait gravir à pied et qui nous essoufflait lorsque nous regagnions la base le soir venu. De l'infirmerie où toute la colo séjourna tour à tour pour cause de varicelle ayant contaminé les plus jeunes jusqu'aux plus grands. Des réfectoires et de ses lits juxtaposés sous lesquels nous cachions nos provisions de bonbons. Des camarades globalement pas super sympas voire carrément arrogants pour certains...

    Et surtout il y avait le supplice des douches collectives le soir. Je m'arrangeais toujours pour passer le dernier afin de ne pas m'exposer à la vue de tous, paniqué et en proie à un puissant sentiment de malaise que provoquait alors la laideur de ma nudité déjà boulotte face à la sveltesse insouciante de mes coreligionnaires. Je parvenais tant bien que mal à limiter les dégâts jusqu'à ce soir dramatique où le moniteur en eut marre de me voir passer le dernier et me forçat à passer dans les tous premiers. Contraint, je me soumettais alors à l'autorité noyée d'incompréhension aveugle de ce jeune adulte et vécus l'un de mes premiers réels malaises, mêlé de honte. Un drame... Je lui en ai voulu terriblement. Il s'appelait David.

    Je me souviens aussi d'une échange avec mon frère, lui aussi de la partie, qui me demandait lors d'une récréation entre midi et deux : "tu t'amuses toi ?". Ce à quoi je répondis "non et toi ?". Et lui de me répondre par hochement horizontal de la tête assorti d'une grimace triste signifiant "moi non plus". On se faisait chier comme des rats morts. Un véritable fiasco...

    Il y avait bien des activités pour nous distraire et nous occuper. L'une d'elles était un atelier de théâtre dont le but était la production d'un petit spectacle donné en fin de colo dans les villages voisins. 1989, bicentenaire de la Révolution Française. Ça c'était vraiment, vraiment, chouette mais pas assez pour racheter le reste.

    Bien évidemment, lorsque l'année suivante la question de nous réinscrire en colo pour l'été fut posée, mon frère et moi opposâmes un refus catégorique et définitif. Il n'y eu jamais d'autre fois.

    De même, jamais je n'étais retourné sur ces lieux depuis 1989, alors pourtant que ma route vers ma villégiature habituelle dans le Luchonnais passe à quelques kilomètres de là seulement. Aussi, c'est un peu par hasard que la semaine dernière, me promenant du côté de Saint Bertrand de Comminges et profitant des routes de campagne pour découvrir l'arrière pays, je tombais nez à nez avec un panneau indiquant, à quelques enjambées de là, l'entrée du village de la colonie maudite.

    La vitre baissée et roulant au pas, je revis alors au loin les bâtiments invariablement couleur ivoire, disposés tout en longueur à flanc de côte et reconnus, au sortir du village, la route de montagne parée de saponaires de mes souvenirs. C'est alors que je reconnus cette odeur végétale et tourbée à la fois, si particulière et caractéristique des estives après la pluie. Et je compris que la mélancolie produite par cette odeur me venait de son association inconsciente avec cet endroit.

    C'était en 1989, je venais d'avoir 11 ans, et je rentrais en classe de sixième en septembre suivant.

    11 août 2016

    Bientôt les vacances

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    Voici bientôt venu le temps des vacances. Encore vingt quatre petites heures à tenir et j'y serai. Non pas que j'aie un besoin absolu de prendre des vacances, mais le fait de voir les bureaux vides (nous sommes seulement deux survivants sur dix !) et le soleil resplendissant au dehors, incite davantage à la nonchalance qu'au travail effréné.

    Etant le dernier arrivé, je bénéficie d'un calendrier un peu alambiqué puisque mes deux semaines seront coupées en deux par une semaine de boulot.

    Niveau logistique ce n'est pas terrible et m'empêche de pouvoir voyager correctement, ce que j'aurais voulu faire dans l'idéal, si en outre mes finances avaient un poil plus abondantes... Et puis n'ayant eu mes dates de congés que très tardivement (il y a seulement trois semaines) le timing pour m'organiser n'était pas non plus des plus favorables. 

    Bref, cela n'est pas bien grave car de toute manière je vais profiter de ces "deux fois une semaine" pour me ressourcer au vert, au calme, au grand air des Pyrénées, m'en aller sillonner les montagnes à pied et à vélo, bouquiner à l'ombre fraîche d'une vieille maison de pierres, me faire suer la couenne aux thermes et me remettre de tous ces efforts à grands coups de viandes et de fromages locaux. 

    Quelques jours de vacances donc pour mieux affronter septembre et octobre, novembre et décembre, et janvier aussi car je n'aurai pas d'autre congés avant un bon bout de temps et que je compte profiter d'un bloc des trois semaines qu'il me restera à prendre pour remettre un pied en Amérique du Sud.

    N'y pensons pas. Pas encore. Profitons plutôt de l'instant et savourons le présent : c'est bientôt les vacances !

    2 septembre 2015

    C'était bien, les vacances...

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    Je ne vais pas y aller par quatre chemins : mes vacances d'été ont été littéralement salutaires tant je vois mon état d'épuisement stratosphérique et mon degré de ras le bol prodigieux du mois d'août. 

    Deux petites semaines de vacances seulement, mais qui ont eu un effet ressourçant au-delà de mes espérances. C'est bien simple, j'ai passé ma première semaine à dormir à coup de 10 heures par nuit tout en me levant dans un état léthargique limite inquiétant.
    La seconde semaine fut de loin la meilleure. Ho, rien de très extravagant : un pote à sauver des eaux d'une rupture sentimentale, une maison à la montagne, du grand air, de la bouffe, un océan de bonne humeur et un peu de rosé bien frais pour pousser le tout. Simple, efficace...

    Je ne vais pas me livrer à un récit détaillé de cette semaine fantastique tellement les souvenirs impérissables fourmillent et laisseront de jolies images. 


    En vrac sachez que nous avons :
    • Gravi une jolie montagne d'où la vue sur la vallée était absolument spectaculaire, 

    • Ramassé du bois flotté sur les bords d'un village englouti en Aragon, 

    • Ri comme des mômes d'avoir été traités "d'ours" par une charmante dame à qui nous achetions du miel à l'issue d'une fort agréable dégustation, 

    • Regardé plein de séries géniales en nous bourrant de viennoiseries, 

    • Fait du vélo à l'ombre des arbres parmi les fleurs d'été et les vieilles pierres des villages, 

    • Passé un après-midi délicieux à nous faire du bien dans des thermes naturels où je vais revenir tout bientôt tellement j'ai adoré ça, 

    • Écouté de la belle musique et notamment deux très beaux concerts, 

    • Discuté histoire de l'art en écoutant de la musique électro et réciproquement, 

    • Mangé la meilleure côte de bœuf de notre vie achetée à un boucher local qui aime son métier, 

    • Pris quelques kilos au passage mais ça je m'en fous... 

    C'est ça la vraie vie, c'est ça les vacances, du plaisir, de la joie, du bonheur, des choses simples, vraies, authentiques et au diable les scrupules. 

    "On a rangé les vacances dans des valises en carton, et c'est triste quand on pense à la saison du soleil et des chansons" chantait Bardot...

    Le retour à la réalité du boulot la semaine dernière a été particulièrement rude. D'autant que mon esprit batifolait encore sur les flancs verdoyants des Pyrénées, et qu'il m'a été difficile de me séparer de mon acolyte, complice de longue date, avec qui je passais pourtant mes premières vacances et certainement pas les dernières.  



    Maintenant, les batteries étant chargées à bloc, place aux rudoiements de septembre, place à la vraie vie. A moins que ce ne soit le contraire...

    25 juillet 2011

    Ha que la montagne est belle !

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    Malgré le temps maussade et une météo incertaine, nous avions prévus avec Méchant Chimiste et quelques amis à lui, d'aller faire une randonnée en montagne dans les Pyrénées ce dimanche, histoire de nous dégourdir les jambes et de prendre un grand bol d'air frais. Direction Artigue, un petit village perdu au milieu de pas grand chose en surplomb de la vallée de Luchon.

    Artigue

    Le plafond nuageux est assez bas, le soleil tout relatif, on ne voit pas les sommets qui pourtant nous environnent mais qu'à cela ne tienne, nous nous élançons quand même en direction du Pic de Bacanère situé à 2200 mètres d'altitude.

    C'est beau hein ?

     Le paysage est assez joli, composé de grandes prairies fleuries parsemées d'arbres, et le ciel chargé voiles qui s'étirent, flottent, se disloquent et se reforment à l'infini. C'est très romantique tout ça, et surtout très beau ! Le grand air vivifiant, les grands espaces, cela fait un bien fou. Mais mine de rien le chemin grimpe pas mal et l'on s'élève peu à peu.

    Les montagnes ont la tête dans la brume

    Plus haut nous croisons des moutons, les fameux moutons du Luchonnais, plutôt réputés dans la région pour la qualité de leur viande.En contre bas on aperçoit la vallée tandis que le brouillard monte.

    Béééééééé !

    Nous arrivons à la moitié de notre ascension et faisons une petite halte à la Cabane de Saunères. On grignote qui une banane, qui un petit gâteau sucré histoire de reprendre des forces. Et puis soudain ce sont, un, puis deux, puis trois, puis beaucoup... puis très beaucoup de moutons qui nous passent sous le nez en file indienne !

    1 mouton, 2 moutons, 3 moutons, 4 moutons... 5 mout..ons..,. 6 mout... Zzzzzzzzzz

    Ils filent tous à la queu-leu-leu bien sagement (comme des moutons quoi) vers on ne sais trop où, sûrement vers de verts pâturages, mais vu l'humidité qui règne ici je doute qu'il y ait une seule prairie desséchée dans le coin ! Bref, après le train des moutons, nous reprenons notre route, un brin inquiets tout de même car le temps se gâte... 

    A bientôt dans mon assiette :-)

    Effectivement nos craintes sont fondées car quelques minutes plus tard nous préférons rebrousser chemin plutôt que de nous aventurer dans de la purée de pois : nous n'avons pas la témérité de Jean-François !

    Oops... et si on faisait demi-tour ?

    Nous n'irons donc pas au Pic de Bacanère cette fois... Tant pis, ce n'est que partie remise. Le temps change très vite en montagne et notre chemin qui quelques minutes plus tôt était dégagé se trouve lui aussi progressivement pris dans la brume.


    Là aussi ça se gâte...

    Quelques dizaines de mètres plus bas le brouillard s'est volatilisé ! Il ferait même presque beau. Mais ce n'est qu'une illusion : les sommets sont bel et bien prisonniers des nuages. Pas de regrets à avoir, de toute façon nous n'aurions rien vu du panorama qu'offre le pic.

    C'est youlii !

    Le bord du sentier est jonché de jolies fleurs sauvages. Comme nous avons largement le temps, je m'amuse avec le mode macro de mon appareil photo...

    Petite fleur des champs... quel est ton nom ?

    C'est très rigolo la macro et je m'amuse comme un gamin ! Heureusement ma carte mémoire fait 4 Go, je peux donc shooter sans compter. En revanche je ne sais pas du tout de quelles fleurs il s'agit. Si quelqu'un a une idée du nom de ces deux là ?

    Ca c'est magnifique, mais je sais pas ce que c'est !

    Tiens, un papillon fais la sieste sur une brindille. Hop, je m'approche... va-t-il s'envoler ? Non... plus près... encore plus près... clic ! C'est dans la boite !

    Pas farouche la bestiole...

    Et là c'est un escargot dans sa coquille nacrée qui fait la sieste sur une grosse feuille charnue. Chut, approchons-nous à pas feutrés pour ne pas le réveiller...

    J'aime beaucoup le contraste des couleurs, des formes et textures de cette photo.

    De photo en photo, nous voici de retour au parking où nous attendent sagement nos voitures. Après avoir troqué nos chaussures de marche contre une bonne paire de tennis plus légères nous décidons de descendre à Luchon prendre un chocolat chaud avant de nous rendre à Saint Bertrand de Comminges faire un peu de tourisme.
    Luchon vu de Artigue.

    Mais ça, je vous le raconterai la prochaine fois.