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    1 juin 2011

    Prends moi

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    Voici quelques temps, sur un coup de folie, j'avais demandé à un pote s'il était partant pour m'aider dans une nouvelle expérience. Il avait immédiatement accepté. Nous nous connaissons depuis à peine plus d'un an, c'est d'ailleurs lui qui m'avait contacté le premier à l'époque. Ce jour là nous étions convenus de nous voir le matin. Parce que je suis rarement productif avant midi et que ça l'arrangeait aussi, ayant à faire l'après midi. Tout cela étant un peu nouveau pour moi je me sentais un peu nerveux.
    Dix heures, un texto m'informe qu'il est arrivé, je lui ouvre, il entre. Ca y est, nous y sommes.

    Nous nous installons dans le salon, là où trône l'immense canapé en cuir dans lequel on peut idéalement se vautrer dans à peu près toutes les positions. Je l'aime beaucoup ce canapé, je m'y sens bien. S'y installer pour tenter l'expérience me semblait une évidence, ce qui ne parut pas déplaire à mon invité. Un brin dévêtu me voici allongé sur un large plaid, la tête dans les coussins ; mon invité déballe son attirail et se met au travail. Il a l'habitude et je sais que je peux lui faire confiance, qu'il saura me donner ce que j'attends de lui et me dirige en conséquence : plus haut, plus bas, un peu plus à droite... Non, là  c'est moi qui ne suis pas à l'aise du tout. Les positions s'enchaînent afin de trouver celle qui me va le mieux. On tâtonne... normal : c'est ma première fois.

    Me sentant crispé il tente de me détendre et de me faire rire en racontant une histoire drôle :
    " Tu sais qui a tué Jésus ?  
    - Non...
    - C'est un chat !
    - ....????
    - Ben oui : Jésus est descendu parmi nous ! "
    Je ris, et les effets en sont instantanés : je me décontracte un peu de sorte qu'il obtient enfin ce qu'il voulait. Ca y est, au bout de quelques ajustements nous trouvons la bonne position, celle qui me plait. Nous y voilà.
    Tiens, et si l'on essayait sur un tabouret ? Oui, essayons... 

    Quelques instants plus tard je me rhabille tandis qu'il range méticuleusement ses affaires. Nous discutons un peu devant l'écran de l'ordinateur. C'est bien. Je suis content du résultat. Un léger recadrage, une mise au format et ce sera bon. Ne restera plus qu'à faire un choix entre les deux photos qui ressortent du lot et d'envoyer ma contribution au calendrier des pédéblogueurs.

    Cette année je suis Juin. Et ça se passe par ici.

    Et merci à TarValanion pour son aide photographique.

    3 juin 2010

    L'objet de mon désir

    11 commentairess
    J'aime la photographie. Je fais beaucoup de photos, trop même, n'hésitant pas à me mettre dans les postures les plus improbables afin d'obtenir le cadrage souhaité. Le ridicule ne tue pas, et une belle image n'a pas de prix. Cet attrait pour la photographie remonte je crois aux cours d'arts plastiques d'un professeur totalement hors norme que j'ai eu la chance d'avoir trois ans durant. En dehors des clous rigoureux du Ministère, ce brave homme nous avait inculqué en toute fin d'année de 6ème, alors que le collège sentait déjà bon les vacances d'été, les rudiments du développement photographique. Nous nous étions retrouvés une petite dizaine de volontaires dans un atelier de cours transformé en labo photo, lampes inactiniques pendues au plafond et fenêtres minutieusement calfeutrées, à jouer de l'agrandisseur, en passant par les bains révélateur et fixateur. Ce sont  en tout cas des souvenirs formidables. Aujourd'hui je crois que ce serait impensable :  vous pensez qu'on laisserait un prof s'enfermer dans le noir avec des gamins de 10 ans ?  
    Par la suite j'acquerrais un appareil photo tout simple, un Kodac, bleu, avec flash. Il me suivait presque partout, au désespoir de mes parents qui voyaient parfois les pellicules de 36 poses s'accumuler dangereusement !

    J'ai acheté mon premier reflex quelques années plus tard l'été de mon bac. C'était un Minolta, équipé d'un 28-80 simple mais efficace qui m'accompagna de longues années durant avec une fidélité irréprochable et grâce auquel je fis véritablement mes premières armes, à jongler avec tous les paramètres : exposition, ouverture, cadrage, profondeur de champ, composition.... Chaque été je faisait mon petit lot de péloches en prenant soin de limiter mes ardeurs car le développement coûtait tout de même un certain prix ! 
    Puis vint l'ère du numérique, la disparition progressive des pellicules classiques, jusqu'à leur quasi éradication. Je me reconvertissais donc et optais par commodité pour un ultra compact de la gamme Canon Ixus, simple, efficace. C'est lui qui produit la plus part des photos que je publie sur ce blog, notamment la dernière série sur Toulouse. Bien évidemment cet appareil a des limites auxquelles je me heurte sans cesse d'avantage : imprécision de l'exposition, la mise au point manuelle est inexistante, impossibilité de toucher à l'ouverture, l'image qui manque parfois de piqué... Bref, s'il est idéal pour faire des photos à tout va, ma créativité se trouve bridée lorsqu'il s'agit de faire de belles images. Aussi depuis un certain temps je lorgne du côté des réflex numériques avec d'autant plus d'insistance que deux de mes amis viennent de franchir le cap. 

    L'objet sur lequel je bave en ce moment ? Le dernier Canon EOS 550D... tout simplement.


    D'un excellent rapport qualité prix, caractéristiques techniques très convaincantes, le dernier bébé de la firme japonaise emporte tous les suffrages de la presse spécialisée.  Je le veux, je le veux, je le veeeeeeeeeeeeeeux !!!!

    Reste une inconnue : le choix de l'objectif. Vais-je me contenter dans un premier temps du 18-55 que je complèterai par la suite d'un bon télé, ou irai-je directement vers le 18-135 (qui semble de facture plus moyenne) agrémenté un peu plus tard d'un 24 mm de grande ouverture (1.2 ou 1.4) ? Le choix est d'autant plus cornélien qu'en terme de budget ce nouveau joujou me mettrait dangereusement dans le rouge. Mais bon, après tout, il faut savoir vivre au dessus de ses moyens. Non ?
    Allez, je me donne d'ici la fin du mois pour craquer...

    23 mai 2010

    Rouge et Noir sur la Ville Rose

    10 commentairess
    Toulouse n'a jamais aussi fière allure qu'exaltée par le rutilant Phoebus. Les ruelles des vieux faubourgs écrasées de soleil serpentent au pied des immeubles, les ombres se font franches, la brique pourpre flamboie sous la voûte azurée. Joie ! Approchant du Capitole le murmure de la cité se fait clameur,  puis rugissement. On se presse, on se bouscule, on se masse. C'est jour de fête aujourd'hui : la ville rose en liesse acclame ses héros rouge et noir.




    10 janvier 2010

    De briques et de gel

    5 commentairess
    Endormie sous son manteau de cristal
    La Ville Rose s'apaise dans le froid de l'hiver.
    La vigne enlace la brique comme on enserre une couverture
    Et les tuiles engourdies espèrent le soleil.




    Quant à moi je vous abandonne le temps de quelques vacances... bien au chaud !

    6 juillet 2009

    Joshua Hoffine

    2 commentairess
    En surfant sur le ouebe, j'ai eu le plaisir de découvrir l'effrayant travail photographique de Joshua Hoffine. Chaque clichet, dont ont peut découvrir les dessous techniques sur le blog de l'artiste, est une micro-sainette digne des pires cauchemars de notre enfance - ceux qui nous faisaient nous réveiller en sursaut au beau milieu de la nuit trempés de sueurs, criant à s'en étrangler.
    C'est mardi soir et la journée s'est mal passée pour Manon. A l'école Danny lui a volé son goûter et la maitresse l'a punie parcequ'elle n'avait pas ses feutres pour faire du dessin. Après Sylvie lui a tiré les cheveux pour une vieille histoire de poupée et elle s'est mise à pleurer. Quand Manon est rentré à la maison, elle a fait ses devoirs sur la table de la cuisine puis Maman a servi le repas : des petits pois. Manon déteste les petits pois. Parce que c'est tout vert, que ça a un goût bizzare, et que ça laisse plein de jus dans l'assiette. C'est pas bon. Mais Papa l'a forcée à finir son assiette. Manon, elle, ne voulait pas et Papa l'a grondée. Maman lui a ensuite donné son bain et l'a mise au lit en laissant la petite lampe allumée, sinon Manon peur. Manon a peur du noir et de sa chambre ... elle est toute sombre et parfois le plancher fait des bruits comme si quelqu'un d'invisible marchait à coté d'elle. Parfois elle a même l'impression que quelque chose respire sous son lit. Alors elle serre fort son nounours contre ses bras pour qu'il la protège. D'ailleurs, Papa dit que les fantômes n'existent pas... Mais ce soir les craquements sur le parquet ne sont pas comme d'habitude et elle serre son nounours plus fort que jamais. "Les fantômes n'existent pas, les fantômes n'existent pas" chuchotte-t-elle à l'oreille de sa peluche les yeux fermés. Tandis qu'elle r'ouvre les paupières et que d'étranges ombres se dessinent sur le sol, un petit détail fait penser à Manon que Papa n'avait pas tout à fait raison...
    Les photos de Joshua Hoffine sont réellement terrifiantes parceque, selon ses propres mots, inspiré par ses propres souvenirs d'enfance, il cherche à mettre en scène des peurs universelles dont nous avons tous rêvé un jour ou l'autre et dont les générations futures rêveront encore : le monstre qui sort du lit ou celui qui sort du placard, la sorcière dévoreuse d'enfants (souvenez-vous Hamsel et Gretel !) et un personnage central - une tête blonde innocente - à laquelle nous nous identifions ou dans laquelle nous projetons nos propres angoisses... Outre les personnages, l'ambiance des clichets est elle même anxiogène de par le traitement des couleurs et le déploiment d'ombres franches et immenses, décuplant l'effet théatral de la mise en scène.
    A frémir de plaisir !

    20 mars 2009

    Abandoned Houses

    3 commentairess
    Le photographe Kevin Bauman publie sur son site les photos de 100 maisons abandonées, photographiées à Detroit dans le Michigan, où il habite.
    C'est une drôle de sensation que procure la contemplation de ces maisons vides, laissées à elles mêmes, qui ont jadis abrité des familles et qui aujourd'hui meurent en silence, gardant à jamais leurs mystères. L'étrange beauté de leur délabrement est fascinante.