Cela fait un an que j'ai changé de boîte, fuyant un univers de folie humaine dont j'ai appris ces jours-ci les derniers soubresauts. A quel prix...! J'ai eu mille fois raison de prendre la poudre d'escampette. J'y ai réellement laissé des plumes et certaines blessures que je croyais guéries ne le sont pas tout à fait. Non, vraiment pas.
J'ignorais que je quittais une maison de fous pour en gagner une autre. Tout avait pourtant bien commencé : une bonne ambiance, un contexte apaisé (en apparence seulement), un boss a priori bienveillant (apparences toujours). Puis, progressivement, les premiers doutes, les premières déconvenues.
En octobre 2016, soit quatre mois seulement après avoir commencé à ce nouveau poste, j'écrivais ceci :
"Outre que je me sens un peu infantilisé, à toujours devoir rendre compte, à être régulièrement pris de haut par ma boss qui a pour elle son ancienneté et son expérience, ce dont je suis parfaitement conscient et que j'estime à sa juste et haute valeur, mais à qui la rigueur technique n'est pas la première des qualités... Nous avons deux façons de travailler assez différentes.
J'ai probablement été mal habitué par le passé, à travailler en délégation totale, surveillé de loin, donnant pleine et entière satisfaction, avec une marge de manœuvre immense et une juste considération pour mon travail.
C'est une sensation bizarre que de ne pas se sentir à sa place. De faire un boulot pourtant socialement valorisant mais qui ne procure que peu de satisfactions personnelles. C'en est parfois même décourageant. "
Quelques semaines plus tard je m'effondrais après une déferlante de reproches assis sur la seule soif de domination de celle dont je mesurais alors, jour après jour et chaque jour d'avantage, la mauvaise foi et le manque cruel d'humanité...
Au bout d'un an, la coupe est pleine.
Outre que ce que j'écrivais en octobre 2016 n'a pas pris une ride, elle me traite à présent comme un demeuré, me prend presque systématiquement de haut, ne m'accorde aucun crédit, alors que je fais une partie considérable du boulot et lui sauve régulièrement la mise en allant minauder ici et là pour récupérer des bourdes dont elle ne perçoit même pas les conséquences. Ho, je ne suis pas parfait, il s'en faut de beaucoup. Mais son comportement est insupportable, décourageant. Je n'ai plus aucune envie de bosser pour cette conne.
Outre que ce que j'écrivais en octobre 2016 n'a pas pris une ride, elle me traite à présent comme un demeuré, me prend presque systématiquement de haut, ne m'accorde aucun crédit, alors que je fais une partie considérable du boulot et lui sauve régulièrement la mise en allant minauder ici et là pour récupérer des bourdes dont elle ne perçoit même pas les conséquences. Ho, je ne suis pas parfait, il s'en faut de beaucoup. Mais son comportement est insupportable, décourageant. Je n'ai plus aucune envie de bosser pour cette conne.
Car ce qui est rassurant, c'est d'avoir discuté avec des personnes qui l'ont côtoyée de très près et qui dressent unanimement ce constat : Ma boss est une connasse... Une vraie, du Label Rouge 100% élevé au grain. Le genre de personne qui ne pense qu'à elle et dont le seul plaisir et d'avoir raison envers et contre tout, de mépriser ce qui ne l'intéresse pas, et de gueuler après coup alors que la sonnette d'alarme avait été tirée en temps et en heure, puis de souffler le froid et le chaud selon qu'elle est de bonne ou de mauvaise humeur, auquel cas tout est prétexte à gueuler.
Il est temps que cela s'arrête avant que je ne m'y use à nouveau la santé. Avoir ressorti la boite d'antidépresseurs pour dissiper mon angoisse ces dernières semaines a été un signal d'alarme violent...
Alors depuis quelques jours je suis à l'affût. Mon curriculum vitae est à jour. J'ai à nouveau une lettre de motivation toute prête. Aujourd'hui j'en ai envoyé quatre.
J'ai grand besoin de changement... Et vite.