Je ne vais pas y aller par quatre chemins : mes vacances d'été ont été littéralement salutaires tant je vois mon état d'épuisement stratosphérique et mon degré de ras le bol prodigieux du mois d'août.
Deux petites semaines de vacances seulement, mais qui ont eu un effet ressourçant au-delà de mes espérances. C'est bien simple, j'ai passé ma première semaine à dormir à coup de 10 heures par nuit tout en me levant dans un état léthargique limite inquiétant.
La seconde semaine fut de loin la meilleure. Ho, rien de très extravagant : un pote à sauver des eaux d'une rupture sentimentale, une maison à la montagne, du grand air, de la bouffe, un océan de bonne humeur et un peu de rosé bien frais pour pousser le tout. Simple, efficace...
Je ne vais pas me livrer à un récit détaillé de cette semaine fantastique tellement les souvenirs impérissables fourmillent et laisseront de jolies images.
En vrac sachez que nous avons :
- Gravi une jolie montagne d'où la vue sur la vallée était absolument spectaculaire,
- Ramassé du bois flotté sur les bords d'un village englouti en Aragon,
- Ri comme des mômes d'avoir été traités "d'ours" par une charmante dame à qui nous achetions du miel à l'issue d'une fort agréable dégustation,
- Regardé plein de séries géniales en nous bourrant de viennoiseries,
- Fait du vélo à l'ombre des arbres parmi les fleurs d'été et les vieilles pierres des villages,
- Passé un après-midi délicieux à nous faire du bien dans des thermes naturels où je vais revenir tout bientôt tellement j'ai adoré ça,
- Écouté de la belle musique et notamment deux très beaux concerts,
- Discuté histoire de l'art en écoutant de la musique électro et réciproquement,
- Mangé la meilleure côte de bœuf de notre vie achetée à un boucher local qui aime son métier,
- Pris quelques kilos au passage mais ça je m'en fous...
C'est ça la vraie vie, c'est ça les vacances, du plaisir, de la joie, du bonheur, des choses simples, vraies, authentiques et au diable les scrupules.
"On a rangé les vacances dans des valises en carton, et c'est triste quand on pense à la saison du soleil et des chansons" chantait Bardot...
Le retour à la réalité du boulot la semaine dernière a été particulièrement rude. D'autant que mon esprit batifolait encore sur les flancs verdoyants des Pyrénées, et qu'il m'a été difficile de me séparer de mon acolyte, complice de longue date, avec qui je passais pourtant mes premières vacances et certainement pas les dernières.






