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    14 septembre 2017

    Mother ! de Darren Aronofsky

    3 commentairess
    Mother !
    Réalisé par Darren Aronofsky.

    Avec : Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris...

    Genre : Film qui fait mal à la tête.

    Durée : Trop. Beaucoup, beaucoup trop.

    Synopsis : Un écrivain en mal d'inspiration et sa compagne habitent une belle grande maison située au milieu de nulle part.

    Pendant que lui n'écrit rien, elle redécore leur nid douillet en s'inspirant du dernier catalogue Maison du Monde.

    Un soir, ou peut-être une nuit, un mystérieux inconnu qui se présente comme étant médecin, frappe à la porte et se fait inviter à rester dormir.

    Le spectateur l'ignore encore mais à cet instant précis il est largement temps pour lui de rapidement changer de salle pour aller voir un autre film.

    Extraits (attention, divulgâchage...) :
    - Toc toc toc ?
    - Mais qui êtes vous ?
    - C'est qui ?
    - Je ne sais pas.
    - Toc toc toc ?
    - Il est mooooOooooort !
    - Toc toc toc ?
    - Mais qui êtes vous ?
    - Nous allons avoir... un n'infint !
    ♪♫ Where's the party, I want to free my soul
    Where's the party, I want to lose control ♪♫
    - C'est qui ?
    - Je ne sais pas.
    - Il faut sauver le soldat Ryan !
    [BROM BROM BROM BOUM CRASH]
    L'avis de la rédaction : De mémoire de Tambour Major, jamais il ne nous avait été donné d'assister à un tel naufrage cinématographique.

    Présenté fallacieusement comme un thriller dont il effleure à peine les codes du genre, la seule angoisse du spectateur sera celle de faire un AVC en pleine séance tant ce Mother ! est mauvais.

    Éprouvant à tous points de vue, Mother ! déroule un sénario labyrinthique où les situations les plus grotesques se disputent la palme du ridicule le plus total. Embourbés dans l'invraisemblance magmatique de cette mélasse indigeste, les personnages nagent au milieu d'un bouffonnerie navrante dont le spectateur, en apnée, s'évertue à distinguer le lard du cochon.

    C'est donc en vain que l'on attendra la faille d'une intrigue qui cherche laborieusement son chemin sans jamais le trouver, au fur et à mesure que les spectateurs, bien en peine de tirer de quelconques conclusions des pseudo-indices disséminés tout au long du film, trouveront, eux, celui de la sortie de secours.

    Très éventuellement, et si vous êtes joueurs, une consommation massive de substances psychotropes permettra aux esprits les plus imaginatifs d'entrapercevoir dans Mother ! une ébauche de critique sociale de l'individualisme au sein du couple ou encore une satire laborieuse de la notoriété médiatique.

    Prenez garde, en arriver à ce point de masturbation intellectuelle signifie une seule chose : vous êtes au bord de la rupture d'anévrisme. 

    En conclusion : Si vous êtes un aventurier des salles obscures, Mother ! vous fera vivre un malaise de deux heures, une expérience SM aux confins de la mort cérébrale.

    Pour les autres, fuyez. Vraiment...

    22 juin 2016

    La radio de l'été des blogueurs 2016

    3 commentairess
    Hop hop hop, c'était hier la fête de la musique et avec la date du 21 juin arrive le rendez-vous annuel de la radio de l'été des blogueurs, administrée sous la très haute autorité de Son Excellence Lolobobo.

    Les règles du jeu sont les suivantes :

    1/ Tu choisis une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur.

    2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indiques :
    • La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l'été,
    • Si tu veux (c'est mieux) tu raconte pourquoi c'est ta chanson de l'été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
    • Tu désignes 1 ou 2 blogueurs (ou plus ou moins, c'est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaîne de blogueurs,
    • Tu rappelles cette règle,
    • Et tu fais un lien sur ce billet.
    3/ Tu préviens tout le monde par le moyen de ton choix (panda volant, raton-laveur, signification par Huissier de Justice...).

    C'est clair ?

    Pour ma part, j'ai un tout petit peu hésité entre deux possibilités découvertes tout récemment et qui sont chacune semblablement aimables à mes oreilles.

    La première m'a été soufflée par ma petite souris préférée, alias Nekkonezumi (que je désigne au passage). Ce n'est pas à proprement parler une chanson. Non. Mais les fans d'Alien comprendront ma brusque hyperventilation me conduisant au bord de l'apoplexie lorsque je découvrais qu'une bande de zozos avaient purement et simplement publié une vidéo contenant rien de moins que douze heures de bruitages du Nostromo !!

    Juste pour le fun (et si vous avez douze heures devant vous) la voici, la voilà.


    En fouillant un tout petit peu sur youtube, vous pourrez même trouver douze heures d'ambiance du laboratoire médical du Nostromo. Mais là ça vire au glauque et je reconnais que c'est assez peu approprié pour une chanson de l'été.

    La seconde possibilité, qui sera mon choix, est une découverte du chéri qui la chantonne à longueur de journée. Vous admirerez la qualité du texte et l'inspiration musicale de ce pur chef d'oeuvre de 1977 signé Anne Léonard : Ma p'tite culotte. Attention c'est diablement entêtant !



    Et pour satisfaire à la règle du jeu, je désigne Nekkonezumi et Estef.

    Quant à ma petite culotte, inutile de la chercher, puisque je n'en mets pas.

    19 octobre 2011

    Les Saint Jacques de l'enfer

    16 commentairess
    Comme chacun sait, et si tu ne le sais pas encore ce sera chose faite, je suis un pur génie culinaire, capable de transformer un fond de frigo en festin cinq étoiles aussitôt côté au Michelin. Alors quand le produit de base est déjà de qualité, si le mot "miracle" a un sens, je mérite sans discussion possible la béatification ! Hier soir, je m'étais préparé un petit gueuleton pour moi tout seul à base de coquilles Saint-Jaques (il n'y a pas de menus plaisirs) ma foi tout à fait excellent. Tout en savourant mon festin du soir, je m'étais prévu une petite soirée détente avec au programme The Devil's Chair, film d'horreur dont j'avais lu sur quelques blogs qu'il faisait partie des meilleurs de sa catégorie, ce qui avait motivé que je m'en procure un exemplaire (mes amis les animaux de la forêt magique sont très gentils).

    Car, vois-tu, j'aime les films d'horreur, les films gore. De la tripe, des cris, du macabre, de la bestiole infernale qui suce de la cervelle à pleine mâchoire, du poltergeist trucideur d'orpheline, des insectes géants friands de chair humaine, je ne m'en lasse pas. Le pire c'est que je suis assez bon public et que, même si le film est une sous-merde de 8° catégorie, j'irai jusqu'au bout, pour savoir ! Hier soir en fut une nouvelle preuve. Soyons clairs, ce film est ... mauvais. Oui, un film d'horreur réussi, ça ne court pas les rues. Dès les premières minutes ça commence mal, comme un téléfilm de M6 ou NRJ12, en plus vulgaire.

    Le film s'annonçant difficilement supportable, je décidais de le regarder d'un œil et demi, tandis que je lorgnais un peu sur FaceBook de l'autre moitié restante, et entreprenais de raconter ma recette à la cantonade, histoire de rendre ma soirée plus intéressante.

    Sur les sollicitations de Loup, qui a pris une part active à ma soirée, voici la retranscription à peu près fidèle de ma recette de coquilles :

     Coquilles Saint Jacques Alla Tambour Major
    • Prenez de très belle coquilles St jaques (pour 1 gourmand ou 2 personnes normales, environ 400g de St Jacques crues (sans coquille), et surtout bien grosses et charnues que vous faites cuire à la poêle, avec juste un filet d'huile d'olive. La poêle doit être très grande et très chaude.
    • Vous faites légèrement colorer des 2 cotés, ça va assez vite.
    • Quand la couleur légèrement dorée est là, vous ajouter une cuillerée à café de miel assez fort (toutes fleurs, de montagne...) et remuez les st Jacques. Laisser colorer un poil plus.
    • Il est super important que la poêle soit très chaude pour que l'extérieur cuise vite et que le coeur reste moelleux.
    • Juste avant de débarrasser les st jacques, vous poivrez copieusement, et salez légèrement.
    • Dans la poêle encore chaude et débarrassée des St jacques, déglacer avec du vinaigre de vin (environ 1 doigt ). Gardez le feu allumé assez vif pour évaporer l'alcool.
    C'est à cet instant que le Loup, sûrement par l'odeur alléché, me tint à peu prés ce langage :
    • Loup : La poêle doit être grande comment par rapport aux St-Jacques ?
    • Tambour Major ‎@ loup : au moins le double, sinon ça fait de la flotte car la surface ne permet pas l'évaporation.
    • Donc, je disais, vous déglacez la poêle au vinaigre normal (j'ai utilisé du vinaigre de vin maison donc très puissant en goût et alcool). Grattez la poêle pour bien décoller les sucs du fond. Salez.
    • Quand ça a bien réduit (la sauce doit rester liquide mais ne plus puer l’ammoniac), ajoutez une grosse pincée de paprika.
    • Mélangez, laissez infuser 30 secondes sur le feu, et versez sur les St Jacques.
    • Je me demande si on pourrait pas épaissir un poil avec un trait de crème fraîche entière, mais on perdrait certainement en vivacité.
    • A servir avec un riz blanc tout simple.
    • Si j'en avais encore eu en cave, j'aurais probablement débouché un Pinot gris bien frais pour accompagner le tout (Ha... les vins d'Alsace !).
    Loup : Est-ce bien utile de rajouter encore de l'alcool dans ton état de stress ?
    Tambour Major : Pour l'Art Culinaire, je suis prêt à beaucoup de sacrifices ;)

    * * *

    Pendant ce temps, le film continuait son déroulement hémoglobinesque. Juste pour assouvir votre curiosité, mes commentaires live sur ce monument :

    • The Evil's Chair : film a priori ultra gore, mais plutôt très mauvais, vu comment ça commence.
    • Heureusement mes St Jacques sont ultra bonnes :)
    • C'est du sous Hell Raiser, avec des dialogues pathétiques et une esthétique très Schtroumpf (bleutée quoi).
    • Et un bout de Aliens parcequ'il y a une grosse bébête qu'on sait pas trop ce qu'elle fout là ni ce qu'elle veut vraiment.
    • J'ai vu des pornos mieux tournés que ça... c'est dire !
    • On peut y voir aussi une fausse mauvaise référence à Saw également, en étant large d'esprit.
    • Ou plutôt à Hostel pour le coté couloirs / sang
    • Houlà, la déclaration d'amour la plus nase du 7° art....
    • Loup : En y réfléchissant, tu es sûr que c'est pas un film comique que tu as acheté / loué / trouvé ?
    • Que c'est mauvaaaaaais....
    • Tambour Major @ ‎Loup : Ben... c'est à se le demander. Celà dit à partir de 1h15 les couleurs deviennent vraiment jolies.
    • Ah, voilà la séquence steack tartare...
    • Mais mais mais....!! Pourquoi après avoir été défoncée à la hache elle a pas la tête en compote ? Pffffffff zéro crédibilité !
    • Cela étant, la photographie de la fin est très belle.
    • Loup  : sur allociné, il y a un commentaire qui conclut par "à voir et à revoir" :-)
    • Tambour Major @ ‎Loup Blanc : Sûrement un ado boutonneux qui aime les hectolitres de sang... le même qui aura détesté Paranormal Activity (que j'avais beaucoup aimé).
    • Bilan : très dommage. L'idée de départ était intéressante (une chaise de torture possédée par le diable), une narration vulgaire, un jeu d'acteurs poussifs, scénario inexistant, décors à chier. Des litres de sang totalement inutiles, de la violence même pas montrée (coût en effets spéciaux réduits), quelques images de synthèse programmées avec un Atari St 500 (au moins), lumière bleue du début à presque la fin. Rebondissement final nase et prévisible.
    • Loup @‎Tambour Major : jeu d'acteurs poussifs ??? Ah non, les St Jacques qui criaient dans la poêles étaient tout à fait crédibles !
    • Voilà voilà... Merci Loup Blanc de m'avoir tenu compagnie :)
    • Loup  : Tout le plaisir était pour moi : j'ai beaucoup aimé ce film ! :-) 
     
    Dédicace à Loup et à Pa Dam

    29 novembre 2009

    2012

    3 commentairess

    Nom : 2012

    Genre : Film catastrophe

    Catégorie : Paraphrase néo-platonicienne d'une approche Sartrienne de l'être.

    Pitch : Un scientifique abonné à "Neutrinos Magazine" apprend que la Terre va bientôt exploser. Il tente alors de prévenir le gouvernement Américain. Face à l'incurie des grands de ce monde et à l'urgence de la situation il décide de traverser le monde en avion bimoteur et d'aller cueillir des renoncules jaunes pour échapper à la mort. Pendant ce temps, Rio ne répond plus...

    Extraits :
    - John viiiiiiiiite
    - On va tous mouriiiiiir !
    - Haaaaaa va tous mourirrrrr
    - C'est la fin du mooOOOoonde !!
    (boum) (badaboum) (crash !)
    - Vous allez tous mouriiiir mwouahahahaha ...
    - Tu sais piloter cet avion ?
    (vraaaaouuuuuuum)
    - Ho mon dieu, que d'eau !
    - Quelqu'un a vu ma clé de 12 ?
    - C'est vrai qu'on va tous mourir ?

    L'avis de la rédaction : 2012 est assurément le blockbuster phare de cette fin d'année. Servi par un scénario de premier choix dont on sent une longue maturation, qui n'est pas sans rappeler la profondeur de certains développements de "L'origine du totalitarisme" de Hannah Arendt, 2012 revisite les poncifs du genre en offrant une critique acerbe du post-modernisme recontextualisé dans  sa dimension hédoniste auto-centrée. L'audace touche même au comble de l'ironie lorsque point, au détour d'une contrepongée sidérante dans les entrailles d'un Los Angeles en ruines,  la suggestion d'une analyse méta-éthique de l'aporétique monade humaine face à la puissance des forces de la nature... Une vision de l'incompréhension de l'homme mis face à face avec sa  propre finitude.

    Pour conclure, nous ne pouvons que citer Anna Arendt dont les paroles prophétiques viennent rétrospectivement à l'esprit dès les premières seconde générique de fin : "Aucune philosophie, aucune analyse, aucun aphorisme, aussi profonds qu'ils soient ne peuvent se comparer en intensité, en plénitude de sens, avec une histoire bien racontée".


    Oué bon, ça va, ça va... je suis allé voir 2012... ET ALORS ???

    smileys Panneaux

    Voir aussi Lo Grelh

    13 novembre 2009

    Le bon goût des choses vraies

    3 commentairess
    Parfois on se demande ce que les responsables marketing ont en tête lorsqu’ils décident de commercialiser un nouveau produit. Certaines nouveautés amusantes laissent tout de même perplexes, même après y avoir goûté.

    Tentative de reconstitution :

    Nous sommes un mercredi après midi, dans un petit bureau cossu au milieu d’une grande tour de verre. Une demi-douzaine de personnes, les cheveux hirsutes et mâchant frénétiquement la version beta du prochain chewing-gum rillettes/pamplemousse qu’ils vont lancer sur le marché allemand dans trois mois. Quelques gobelets de plastique, une cafetière fumante, un grand tableau blanc barbouillé de graffitis divers.

    - ... et à la fin le gros ours prend le petit lapin et il l'encule !

    - Mwouahahahaahaha, trop drôle !! (éclat de rire général)

    - Bon, les gars, un peu de sérieux là... je vous rappelle que le client nous a chargé de dépoussiérer l’image de produit chocolat blanc. Paul, une idée ?

    - Et si on renouvelait la gamme en proposant un nouveau parfum ?

    - Ouééééé trop bien !! Mais, heu... quoi ?

    - Si on parfumait du chocolat au lait avec du cacao ?

    - Non, trop audacieux Christian… le consommateur n’est pas encore prêt… faut pas bouleverser ses habitudes aussi brutalement.

    - Et avec des anchois ?

    - Oui ! Kristina a raison : le sucré-salé c'est tendance. Anchois ou ventrèche fumée ? La ventrèche c’est plus terroir…

    - Hé bien, d’après nos études l’anchois n’a plus la cote sur le public cible. On note une baisse des marges indiciaires de 19% pondérés. Quant à la ventrèche on a déjà proposé un yaourt mûres sauvages / ventrèche qui nous a été refusé… c’est un peu out of mode comme produit.

    - Il faut trouver autre chose !!

    - Oui, je suis d’accord avec Brice-Marie…il faut trouver autre chose.

    - Et si on lançait un chocolat blanc avec des morceaux de Malabar dedans ?

    - Hannnnnn…. Du chocolat blanc au Malabar....Comme elle est trop géniale ton idée Martine ! J’over adhère.

    - Ha oué, ça envoie du slip ça !

    - Excellent Martine ! Je contacte tout de suite le labo pour la phase tests.

    - Oué, Paul a raison. On y va ! Ca va être un carnage !

    - Ha ha, sacré Martine, c'est vraiment la meilleure !

    - Tiens, tu connais celle du poulet à 3 pattes ... ?

    Imaginez un peu : le subtil parfum (?) de la vanille de synthèse au glucose du chocolat blanc d’un coté, le délicat goût de la fraise tagada à la saccharose enrichie de l’autre… Hé bien mélangez les deux…Laissez le secteur recherche-développement agir et quelques semaines plus tard dans vos rayons, vous découvrez...  

    CA :


    Que vous en ayez rêvé ou pas, ils l'ont fait : la série limitée chocolat blanc Poulain, aux éclats de Malabar. Sucré à souhait (525 Kcal / 100g), au goût si subtilement chimique qu’on se demande comment c'est possible...

    Et en plus c’est même pas bon ...

    Merci à Nadia pour cette découverte aux frontières du réel.

    2 mai 2009

    Dragonball Evolution

    0 commentaires


    Si les bandes-annonces ont un mérite - outre celui de permettre aux pop-corn-o-phages de mâchouiller leur avoine à grand renfort de "scratch scratch scratch" chaque fois que la main plonge dans le seau de papier - c'est bien celui de pouvoir se faire en un instant un avis quasi définitif sur les films que l'on n'ira pas voir prochainement. Drangonball Evolution en faisait partie et jamais je n'aurais imaginé voir une telle daube de mon plein gré. Il faut croire que nous sommes plusieurs à avoir eu la même fausse bonne idée.
    Hier soir donc, après avoir d'abord regardé Entre les murs , nous décidâmes que la suite du menu serait composée de Dragonball Evolution. Bien grand mal nous en a pris...

    Alors, que dire pour ne pas trop être méchant ? Film pour ado américain dégénéré ? Parodie de série B sous-budgétisée ? Non, c'est encore trop flatteur tant tout cela est ridicule de bout en bout. Acteurs qui allient le grotesque à l'insignifiance, atmosphère du manga absolument pas respectée, certains effets spéciaux n'ont aucun intérêt narratif, scènes de combat pâlichonnes... et surtout que vient faire Chow Yun-Fat dans cette production piochée dans les poubelles du studio ? Les temps doivent être rudement difficiles pour cet acteur qui nous avait habitué à bien mieux.
    Autre point noir : les personnages que l'on peine à reconnaître tant par l'apparence que par le caractère. Mon dieu mais c'est quoi ce laideron qui joue Goku ? Il a le regard morne du poulpe ménauposé et le charisme d'une huître désséchée... ! Bon sang mais ils l'ont engagé où le responsable du maquillage de Piccolo ? C'est affligeant de médiocrité ; on dirait presque un personnage sorti d'un épisode de Power Rangers ou ma mère qui se fait un masque à l'argile verte (pardon maman ^^) ... Non, en fait, c'est tout le film qu'on dirait composé de petits bouts d'épisodes de Power Rangers piochés au fond du vide ordures !! Seul le personnage de Bulma, respecté dans les très grandes lignes, tire à peu près son épingle du jeu d'une très courte tête : on y retrouve le coté séducteur, garce, un brin folle-dingue et pleine d'humour, mais passablement étiolée.

    Plusieurs fois nous nous sommes écriés : " Rhô lalalala que c'est nul... " mais, conscience professionnelle oblige, il nous fallait savoir jusqu'où ils étaient capables d'aller.

    Parfois il faut accepter d'être ignorant.

    L'avis guère plus flatteur de Matoo