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  • 21 avril 2021

    Des jours comme aujourd'hui

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    Il y a des jours comme aujourd'hui qui me font me sentir totalement bête, nul, incapable de réfléchir. Un esprit vide et stérile usurpant la place d'autrui. Une baudruche. 

    Une illusion.

    Il y a des jours comme aujourd'hui où le stress me ronge les os et les sangs, jusqu'au malêtre. 

    Jusqu'à la nausée. 

    Ces jours comme aujourd'hui me montrent avec une certaine violence qu'il me faut vraiment travailler mon rapport au conflit, à l'estime de soi, et au lâcher prise.

    Sérieusement.

    Ces jours comme aujourd'hui, je me demande si je suis réellement fait pour ce que je fais dans la vie, et s'il ne faudrait pas changer, avant de crever d'un infarctus.

    Ou d'autre chose.

    Un jour comme aujourd'hui, j'ai regardé pour la première fois les noms des psychologues à portée de main. 

    Car des jours comme aujourd'hui, il y en a déjà eu beaucoup. Et je me demande si je serai longtemps capable de les supporter.

    Encore et encore.

    Et j'ai bien peur que la réponse soit non.
    Des jours comme aujourd'hui.

    15 avril 2021

    La photo du mois : Tonique

    8 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Avril, jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois

    Pour rappel, chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris (hé oui, parce qu'il y a des participants d'un peu partout dans le monde).

    Ce mois-ci nous devions pencher sur Tonique, choisi par J'habite à Waterford.
     
    Le sujet m'a d'abord fait penser au titre d'un album des Bidochons, et qui s'appelle précisément Toniques.
     
    Dans cet album - le 16e de la série - Raymonde et Robert découvrent les joies du sport, des silhouettes de rêves et des corps galbés dans les magazines, des produits de beauté "testés cliniquement" en tout genre qui vous chassent la cellulite des cuisses en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
     
    C'est en suivant cette idée que je suis naturellement arrivé à ma photo. Car moi aussi, malgré le confinement et la fermeture des salles, j'essaie de rester tonique
     
    En effet, il y a un peu plus d'un mois, je me suis acheté un rameur sur lequel je transpire quasi quotidiennement. Un achat que je ne regrette nullement et qui rend parfaitement son office : transpirer copieusement quelque soit le temps et limiter les ravages de la sédentarité contrainte. Moi qui faisait 3h de sport par semaine en salle, je revis !
     
    Ce sera donc ma photo du mois.
     
     

    13 avril 2021

    Famélique

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    Un petit strip que m'a envoyé une copine la semaine dernière et qui m'a bien fait rire, sur les attitudes irrationnelles et autres comportements stochastiques de nos z'amis les chats.



     Parce que c'est e.x.a.c.t.e.m.e.n.t ça...

    9 avril 2021

    Les dents de la mère

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    Vous excuserez le titre pourri, il m'est venu en regardant à nouveau Les Dents de la Mer cet après-midi... J'ai même hésité, craignant qu'il ne soit un peu trop freudien pour son contenu. Bref, ce n'est pas du dentier de ma mère dont je voulais parler dans ce billet, même s'il y est tout de même question d'une sorte de morsure de l'âme.

    Aussi loin que je me souvienne, l'idée et l'image de la mort ont toujours plané sur ma famille. La maladie, la mort des autres et la sienne propre, faisaient partie du paysage quotidien chez mes grands-parents, et d'une certaine normalité dans laquelle j'ai grandi. 

    Ainsi j'ai su très jeune que ma mère avait perdu son père alors qu'elle avait à peine vingt ans, ce dont témoigne un portait ovale toujours accroché dans le salon chez mes parents. Une photo en noir et blanc, qui le représente en tenue militaire, à peu près à l'époque de son mariage. De même, le fait que ma grand-mère maternelle ait perdu un enfant, renversé par une voiture devant sa porte, n'a jamais été un mystère. Pas davantage que l'une des filles de mon autre grand-mère soit décédée d'une méningite, alors qu'elle avait à peine onze ans. C'était un sujet annuel de lamentation, à l'occasion de son anniversaire posthume, et dont une vieille photo grise, placée dans la montée d'escalier, conserve le doux sourire à jamais figé. 

    Des morts, il y en avait partout, et tout le temps. C'était parfois un peu suffoquant. Mais c'était ainsi. En effet je suis issu d'une famille d'émigrés Italiens, éparpillée à travers toute l'Europe et le monde entier. Ma grand-mère avait même une cousine bonne-sœur en Tanzanie, avec laquelle elle correspondait régulièrement. Le facteur et le téléphone apportaient donc régulièrement leur lot de nouvelles sur la santé des uns et des autres et, avec elles, leur lot d'inévitables décès dont nous étions évidemment tenus informés. 

    Il y avait aussi ce rituel lors des repas de famille, à l'issue desquels une tante allait invariablement chercher une grosse boîte en métal logée dans un bas de buffet, remplie de photographies. Des parents plutôt éloignés, tous italiens, que pour la plus part je n'ai jamais connus, et dont mes grands-parents évoquaient tour à tour le souvenir, reconstituant un vaste arbre généalogique dont eux-seuls conservaient la mémoire.

    Celui de mes aïeux qui parlait le plus de la mort était ma grand-mère maternelle. Je crois qu'une phrase sur deux qu'elle prononçait, commençait par : "Quand je serai morte". Parfois même, elle disait qu'elle en avait marre, qu'elle avait assez vécu et qu'il lui tardait que le Bon Dieu la rappelle. Je n'ai jamais su si c'était du lard ou du cochon et ma mère, à chaque, fois haussait les épaules en signe formel de désapprobation. Mourir, vieillir, alors qu'à 80 ans passés et en dépit de ses problèmes de santé, elle faisait encore son ménage, sa lessive, cuisinait et promenait son chien toute seule... Des morts, elle avait dû en voir pendant la deuxième Guerre Mondiale, elle qui habitait en zone occupée et qui s'était mariée pendant une permission de celui qui allait devenir son époux.

    L'autre jour, alors que je vitupérais gentiment contre je ne sais plus exactement quoi, mon frère me demandait à propos de nos parents : "Tu ne les vois pas vieillir ?". Bien sûr. Bien sûr que si. C'est peut-être cela qui m'angoisse. Voir le temps passer inexorablement sur eux. Même si je me voile un peu la face et que je fais mine de ne pas voir qu'ils se sont assagis, je sais bien qu'ils n'ont plus vingt ans ni même cinquante, et que faire ensemble les quelques voyages que j'avais envie de de leur faire partager sera peut-être un peu plus compliqué que je ne le pensais. 

    Parfois je songe aux parents qu'ils étaient quand ils avaient mon âge. Je vais avoir quarante trois ans dans deux mois. J'ai trente ans d'écart avec mon père et vingt-sept avec ma mère. A mon âge, mon père avait deux enfants, dont un fils aîné qui était déjà au collège et qu'il aidait à apprendre ses leçons d'anglais. Ma mère se rendait aux réunions parents-profs et s'entendait dire par une prof de français acariâtre : "J'espère que vous n'avez pas attendu tout ce temps pour vous entendre dire que tout va bien ?". Autant de situations que je ne connaîtrais pas. A l'époque où ils avaient mon âge, je percevais mes grands-parents comme âgés, je les voyais vieux, à travers mes yeux d'ado. Et à travers ce souvenir, je perçois parfois, malgré moi, mes propres parents. Comparaison n'est pas raison, dit-on.

    Pourtant, mes parents ne sont pas "vieux". Mon père aura 73 ans dans quelques semaines, ma mère 70 dans quelques mois. Ils sont en bonne santé et ont encore de belles années devant eux. Mais déjà ma mère commence à placer des "quant on ne sera plus là" dans nos discussions et se plaint d'être "vieille", sur le ton de la rigolade pour justifier une petite baisse de régime. Je ne supporte pas de les voir s'auto-assigner un rôle de pré-grabataire qu'ils ne sont pas. A chaque fois je lui rétorque qu'elle n'est pas vieille, de la même manière qu'elle haussait les épaules quand la sienne disait qu'elle en avait marre de la vie. Même s'ils sont pleins de volonté, j'ai peur qu'ils ne baissent les bras et ne fassent plus de projets. Je refuse que s'instille dans leur tête cette idée qu'ils sont vieux, que le grand compte à rebours a bel et bien commencé. Et c'est cette préfiguration qui me terrifie.

    15 mars 2021

    La photo du mois : Les jeux d'enfants

    6 commentaires

    Diantre, nous sommes déjà le 15 mars, jour du rendez-vous mensuel avec La photo du mois !

    Ce mois-ci Josette nous proposait de plancher sur le sujet : Les jeux d'enfants. Nous avions pour ce-faire les indications suivantes : 

    « Seul ou avec d’autres, l’enfant qui joue s’amuse mais aussi, il apprend ! C’est du sérieux ! » Vous avez pu l’observer ... sans doute, en cueillir les instants en les photographiant...

    Alors, non, je n'ai pas d'enfants et ne photographie pas les enfants des autres lorsqu'ils jouent. De nos jours c'est un coup à vous conduire tout droit en garde à vue. Et c'est une expérience que je n'ai pas tellement envie de vivre. Je me suis donc contenté d'interpréter, assez sagement le sujet.

    J'ai voulu ma photo sombre et un peu inquiétante, comme dans un film d'épouvante. Si seulement j'avais eu un ballon rouge à attacher dans ce décors...


    La photo du mois continue chez les autres participants : Akaieric, Amartia, Betty, Blogoth67, Christophe, Danièle.B, El Padawan, Escribouillages, Frédéric, Gilsoub, Gine, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Le souffleur de mots, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, Xoliv'.

    7 mars 2021

    Dimanche 7 mars

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    La semaine que je redoutais est maintenant derrière moi. Bien qu'éprouvante elle ne fut pas aussi terrible que ça, en définitive, en dépit de quelques séquences désagréables dont je me faisais une montagne et qui m'ont demandé beaucoup d'énergie. Ne pas avoir pris assez de congés à Noël et ne pas m'être reposé suffisamment me joue désormais des tours : mon travail me poursuit dans mes rêves, le stress s'accumule sans que je réussisse à l'éliminer, et j'ai du mal à prendre du recul sur mes dossiers. Le besoin de vacances est là, c'est indéniable. J'ai donc posé une semaine, à Pâques, dans un mois. Impossible de faire avant. 

    La perspective d'un peu de repos donne une bouffée d'espoir, c'est déjà ça. Car il est bien difficile de se projeter, de prévoir ne serait-ce qu'à quelques mois, tant tout peut changer du jour au lendemain. J'admire l'inconscience de ceux qui continuent de voyager malgré le contexte actuel. Ou je les plains. Je ne sais pas trop.

    Du coup je me demande ce que je vais bien pouvoir faire de cette semaine. J'aimerais bien quitter Toulouse quelques jours pour changer d'air et me ressourcer. Peut-être à la montagne, peut-être tout simplement chez mes parents. A moins que je ne parte quelques jours au Pays Basque ou que ne retourne en Auvergne où j'étais l'été dernier ? C'est encore loin mais il me faut y songer. J'aimerais beaucoup aller en Bretagne, que je ne connais pas du tout. Explorer les villages de pêcheurs, parcourir la campagne, voir les dolmens, découvrir les paysages magnifiques que j'admire sur les blogs des copains et sur leur Instagram. Depuis Toulouse c'est un peu court pour une semaine, au regard de la distance. Cela reste un joli projet pour cet été, si la crise sanitaire le permet.

    En attendant que tout aille mieux, je me suis commandé un rameur que j'ai reçu hier. Une petite machine pour faire un peu de sport, alors que toutes les salles sont fermées et qu'aucune date n'est pour l'instant annoncée. Et que selon toute vraisemblance, aucune date ne sera annoncée avant longtemps. Ce n'est pas l'engin de compétition que je voulais : l'usine en question est fermée depuis des mois et le produit est en rupture de stock mondiale, ce qui signifie qu'il n'y aura aucun réapprovisionnement avant très longtemps. Néanmoins le premier essai effectué ce matin est concluant. J'aimerais bien inscrire vingt minutes de rameur par jour dans ma routine du matin. Pendant l'effort, on ne pense à rien. On se focalise sur son effort, sur la respiration, sur le geste. On oublie tout le reste, qui n'a pas sa place. Pas de téléphone à tripoter, pas de réseaux sociaux qui interfèrent. Rien que l'effort et la volonté d'aller au bout. Et contrairement aux réseaux sociaux, pendant l'effort, personne ne ment, il n'y qu'une vérité : ça passe ou ça casse. C'est sans chichis. C'est ce que plait dans l'activité physique.C'est une sensation très agréable, simple, authentique.

    Authentique comme cette petite mamie, Eudoxie, qui raconte combien elle est heureuse depuis que son mari est mort. Nous sommes en 1965, je suis né treize ans après. Elle aurait pu être l'une de mes grand-mère, dont c'est aujourd'hui la fête...

    28 février 2021

    Ainsi s'achève Février

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    Vendredi soir j'avais quitté mon bureau l'ordinateur en bandoulière et la tête pleine d'ambitions. Terminer cet article qu'il me faut rendre, avancer ce dossier, lire ce bouquin qui traine sur ma table de nuit depuis 6 mois, et finir de lire cet autre dossier. Deux jours. C'était plus qu'il n'en fallait pour engloutir cette masse de travail avant de recommencer la semaine sur les chapeaux de roues. 

    Deux jours que j'avais décidé de passer à la campagne, chez mes parents partis en vadrouille. M'isoler au milieu des champs, profiter de la maison, du chat, du chien, et d'un calme absolu pour travailler. 

    Au final, je n'ai rien, mais a.b.s.o.l.u.m.e.n.t rien foutu. L'ordinateur est resté dans sa sacoche, avec dossiers et bouquins. Le dossier urgent n'a pas avancé d'une virgule. Seul l'agenda a vu la lumière du jour, pour noter un rendez-vous. Et... c'est tout.

    Et je dois dire que ne rien faire est le meilleure chose que je pouvais faire. Me lever au petit jour et marcher dans l'herbe gelée par la froidure de la nuit. Courser le chien qui joue à cache-cache dans les herbes hautes, grattouiller le chat, me balader dans les champs et m'émerveiller devant les arbres en fleurs. Aller manger des grillades chez mon frère et ouvrir une bonne bouteille. Regarder rosir les nuages au soir tombant et voir peu à peu s'allumer les étoiles. Faire un feu dans la cheminée, regarder la télévision devant des flammes qui dansent dans un joyeux crépitement, et se blottir dans cette tiédeur moelleuse aux parfums boisés. 

    Savourer l'instant présent, pleinement. Et rien d'autre.

    Je réalise combien il est nécessaire, surtout lorsque tout presse, de faire un pas de côté sur le tumultes des jours et la frénésie des semaines qui nous pressent d'être toujours plus productifs, toujours plus efficaces. Toujours plus présents tout le temps et partout à la fois. Cette petite séance de "rien" m'a vraiment fait le plus grand bien. 

    C'est donc dans cette douceur lente et le spectacle d'un ciel rougeoyant que s'est achevé ce mois de février. L'air est frais et seul le chant du vent caressant le blés naissant perturbe la tranquillité vespérale de ce dimanche. Soudain le chien se dresse et se met en arrêt. Trois chevreuils détalent à toute vitesse à une centaine de mètres devant moi. Au loin la lune dessine dans le ciel son cercle blond. Il est temps de rentrer. 

    25 février 2021

    Il faut que tu respires - A propos de l'apnée du sommeil

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    Avant, mes matins étaient groumpf... Mais ça c'était avant.
     
    Voilà un peu plus de deux mois que je suis appareillé pour de l'apnée du sommeil qui me pourrissait les nuits. Pour ceux qui ignoreraient tout de cette pathologie, l'apnée du sommeil est un trouble du sommeil  qui se manifeste par des arrêts involontaires de la respiration, des apnées, pendant le sommeil.
     
    Ces pauses respiratoires se produisent plusieurs fois par nuit, à une fréquence variable. On considère qu’elles sont problématiques lorsqu’il y en a plus de cinq par heure. Dans les cas graves, elles surviennent jusqu’à plus de trente fois par heure. Elles peuvent durer plus de trente secondes. Autrement dit, toutes les deux minutes, la respiration s'arrête pendant plus de dix secondes et l'on ne respire plus. Toutes les heures. Toute la nuit. Toutes les nuits...

    Généralement, ces apnées sont dues à un relâchement de la langue et des muscles de la gorge. Comme ils ne sont plus assez toniques, ils bloquent le passage de l’air lors de la respiration. Ainsi l’air ne circule pas à cause de l’obstruction des voies respiratoires supérieures.

    Au niveau des conséquences, l'apnée du sommeil est évidemment désastreuse sur la qualité du sommeil puisque l'on se réveille régulièrement pour respirer, avec une délicieuse sensation d'étouffement et généralement trempé de sueur. Le sommeil se trouve donc complètement chamboulé. Et le matin au réveil (le vrai !) c'est la catastrophe. Pendant des mois je me suis réveillé complétement à plat et complètement KO, alors que j'avais fait une nuit de huit heures, souvent avec un mal de crâne de tous les diables. Comme l'apnée du sommeil est souvent jumelée à un fort ronflement, ce qui était précisément mon cas, j'avais aussi quasiment tous les matins une sensation d'irritation du fond de la gorge, précisément à cause de ronflements que l'on m'a déjà décrits en termes homériques. Sans compter une somnolence terrible pendant la journée et contre laquelle de devait lutter à grand renfort de caféine. 

    A cela s'ajoutent les effets pervers : comme le corps est épuisé, le cerveau lance des appels de sucre (de l'énergie !) pour combattre la fatigue. On mange donc davantage, avec une inévitable prise de poids. Sans compter que le dérèglement du sommeil engendre un dérèglement total des cycles hormonaux qui ont lieu la nuit. 

    Bref, un désastre.

    En fin d'année dernière, je décidais donc d'aller consulter un pneumologue afin de prendre les choses en main. Après avoir réalisé un examen du sommeil, le diagnostic était posé, sans surprise aucune. Me concernant ce n'est pas une apnée sévère, mais assez importante pour pouvoir être traitée médicalement par un appareil, un genre de pompe qui envoie de l'air par le nez et qui force le passage là où il est bloqué par la langue et la gorge. L'équipement est maintenu par un jeu de sangles élastiques, afin que l'ensemble soit étanche. Niveau visuel, c'est à mi-chemin entre le masque de Dark Vador et un Facehugger d'Alien... Au niveau de la glamouritude, on repassera.  

    Au bout de deux mois, au niveau des effets, c'est formidable. Je dors. Et je dors bien. En ce moment je me fais des nuits de huit heures d'une seule traite, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des années ! Le matin je suis reposé, même s'il m'arrive de faire des rêves assez chelous. Mais surtout je n'ai plus ce foutu mal de tête de l'apocalypse en me levant. Je n'ai plus non plus mal à la gorge. Je suis opérationnel dès mes œufs brouillés avalés et je ne passe plus la matinée complètement amorphe. Et ça, c'est un vrai changement. J'avais oublié que l'on pouvait être bien dès sept heures du matin et parfaitement d'attaque dès huit. Je revis ! Niveau poids, on verra comment cela évolue également. Épaulé par une nutritionniste, j'ai bon espoir de perdre ce qu'il y a en trop d'ici la fin de l'année.

    Purée, j'ai vraiment l'impression de devenir un vieux blogueur pour parler de ça aujourd'hui! 😅

    15 février 2021

    La photo du mois : Minimalisme

    12 commentaires

    Bonjour à tous, nous sommes le 15 février, jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Pour rappel, chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris (hé oui, parce qu'il y a des participants d'un peu partout dans le monde).

    Ce mois-ci nous devions pencher sur Minimalisme, choisi par Eurydice.

    Avant de me lancer dans la recherche de la photo du mois, je me suis livré à quelques recherches pour savoir de quoi il en retournait exactement du minimalisme. Car, à sujet minimaliste, indications minimalistes, puisque nous n'en avions aucune...

    Selon Wikipédia

    "Le minimalisme (ou art minimal) est un courant de l'art contemporain, apparu au début des années 1960 aux États-Unis, en réaction au lyrisme pictural de l'expressionnisme abstrait et en opposition à la tendance figurative et ironique du pop art. Le minimalisme est l'héritier du modernisme, et plus particulièrement du Bauhaus. Il fait sienne la maxime d'un des grands représentants du Bauhaus, Ludwig Mies van der Rohe : « less is more », l'amélioration d'une œuvre se faisant selon les minimalistes par soustraction."

    A cette occasion je (re)découvre que Richard Serra, dont j'avais tant aimé les œuvres gigantesques au musée du Guggenheim de Bilbao, fait partie de ce courant. Halala, qu'est-ce que c'était chouette. Je crois d'ailleurs que j'avais passé un tiers de mon temps uniquement dans cette salle, et un autre tiers à admirer le bâtiment qui, en lui-même, est une œuvre d'art. Il me faudra vraiment y retourner, lorsque la situation sanitaire le permettra. C'est à dire, un jour ! (Et je prends une méchante claque en lisant la date de mon billet d'alors... il y a dix ans...).

    Bref, armé de ces informations et après avoir séché mes larmes, je me suis donc mis au travail, à la recherche d'un sujet un poil intéressant sans être trop exubérant, et d'un décors très sombre pour l'y mettre en valeur. Pas facile a première vue. Mais à bien examiner la situation, j'avais absolument tout sous le nez. Et voilà le résultat. 

    Est-ce que cette photo est assez "less is more" pour satisfaire au thème du mois ?

    Photo prise dans mon bureau, d'une belle amaryllis d'un joli rouge profond qui se déploie jour après jour.

    Hé oui, des plantes, toujours des plantes afin de m'apporter un peu de douceur et d'apaisement dans un monde qui cherche à courir toujours plus vite, sans pour autant savoir où il va. Alors que les plantes poussent toujours au même rythme, quoi que l'on y fasse et quel que pressé que l'on soit...

    La photo minimaliste du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Amartia, Betty, Blogoth67, Christophe, Danièle.B, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Frédéric, Gilsoub, Gine, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Le souffleur de mots, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Xoliv'.

    13 février 2021

    Rêves

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    Depuis quelques temps, je fais à nouveau des rêves étranges, angoissants et angoissés. Ils sont très clairement le reflet du stress croissant que j'encaisse au boulot, couplé à une violence dont on sous-estime la réalité.

    Comme à leur habitude, mes rêves sont précis, détaillés, en couleurs. Deux m'ont particulièrement marqués au point que je m'en souviens très bien, même plusieurs jours après.

    Le premier concerne ma grand-mère maternelle, décédée il y a plus de dix ans. Le rêve est bref, quelques secondes. La scène se déroule dans les escaliers, chez mes parents. Ma mère accompagne ma grand-mère et l'aide à monter ou descendre les escaliers. Ma grand-mère est très fatiguée, comme elle l'était sur ses dernières années. Je me trouve quelques marches plus haut qu'elle et suis donc en surplomb. 

    Dans un premier temps je ne vois que le sommet de sa tête et ses cheveux gris. Puis ma mère dit : "Elle a été opérée". Je comprends donc qu'elles rentrent de l'hôpital où ma grand-mère a été opérée, sans savoir de quelle opération il s'agit exactement. 

    Puis ma grand-mère tourne la tête vers moi. Son visage est triste et éteint. J'y lis de la douleur et de la détresse. Aussitôt je remarque une cicatrice sur le pourtour de son visage, comme si on le lui avait greffé. Chose étrange, le corps de ma grand-mère se limite à sa tête, posée sur un pied rond, peut-être chromé, comme ceux des télévisions des années 70. Soudain, alors que ma grand-mère essaye de monter une marche, son visage glisse et tombe sur les marches de marbre, découvrant une masse de chair rouge vif. Ma grand-mère tombe. Elle n'est plus qu'un gros pavet de viande hachée, hurlant sa souffrance en silence. 

    Réveil.

    Le second se déroule dans un lieu qui m'est inconnu mais qui pourrait ressembler à un château aux murs de pierre blonde. La scène se déroule à l'entrée d'une vaste pièce. Un grand placard est situé sur la gauche. Je ne suis pas seul dans la demeure : il y a des invités dont je ne connais ni l'identité ni l'allure, et des gens de maison qui me sont tout aussi inconnus. Mais manifestement j'ai mes habitudes dans les lieux. Mon attention se porte sur ce fameux placard, peint en bleu. Une personne qui travaille aux cuisine me montre que la porte droite s'ouvre avec un code. Cette porte, en métal, est en réalité celle d'un passage secret. Je suis émerveillé par cette découverte car il semble que je sois passé devant depuis toujours sans jamais m'être rendu compte de la supercherie. 

    Une fois ouverte, je manipule cette porte, l'ouvre et la ferme et me rend compte qu'il faut un petit tour de main pour réussir à la refermer exactement en raison d'un système de fixation un peu complexe. Puis, je franchis le pas et entre dans le fameux passage secret. 

    Une petite antichambre, elle aussi en pierre blanche, baignée par une douce lumière apaisante qui se diffuse sur la surface calcaire des murs. De là, j'entends ce qu'il se passe dans les pièces de vie, de l'autre côté. Des murmures, des bruits de conversation et de passage, sans être vu. Derrière-moi, une  porte à double battants, en bois blanc, dissimule un escalier en colimaçon, lui aussi en pierre claire, et qui descend. Je l'emprunte aussitôt et parviens à un palier inférieur, bloqué par une porte dont je comprends aussitôt la localisation dans la demeure. L'escalier poursuit encore sa course plus bas, vraisemblablement vers un sous-sol. Mais cette partie-là n'est pas éclairée et se trouve donc plongée dans l'obscurité. Un frisson me parcourt à la pensée de ce qu'il pourrait s'y cacher, et je remonte les marche quatre à quatre.

    Je me retrouve donc à nouveau dans l'antichambre, derrière la porte secrète. Dans mon dos, la porte à double battants. Je suis tout excité de ma découverte et épie encore une fois la vie qui se déroule juste de l'autre côté, sans que personne ne se doute de ma présence. Mais je sens que, derrière moi, quelque chose est en train de gravir les escaliers, depuis le sous-sol et son impénétrable obscurité. Je ne perçois aucun bruit, sinon la sensation de cette présence inquiétante qui s'approche. Ça y est, c'est derrière la porte de bois. Je vois à travers ses yeux. Dans un instant ça sera sur moi... 

    Réveil.

    Moi, angoissé ?

    15 janvier 2021

    La photo du mois : Corps

    6 commentaires

    Bonjour à tous, nous sommes le 15 janvier, jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois. Ce sera aussi pour le coup mon premier billet de cette année.

    Pour rappel, chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris (hé oui, parce qu'il y a des participants d'un peu partout dans le monde). 

    Et ce mois-ci, nous avions à traiter le thème "Corps" choisi par Philisine Cave qui nous donnait les indications suivantes : 

    Pour rendre hommage à la très belle chanson de la chanteuse Yseult et aussi pour la multiplicité des définitions de ce mot ce qui offre du coup plein d'interprétations possibles.

    Bon, alors... soyons francs, ce thème ne m'a PAS inspiré du tout. Ce qui explique en partie mon retard sur cette publication. 

    Mais puisqu'il en faut une (et une seule !) ce sera celle-ci :

    Hé oui, un bon gros chat tout rond. Mais ne vous y fiez pas, le corps que je veux vous montrer n'est pas celui de cet animal ma foi fort sympathique. Quoique... Parce qu'en effet, c'est un peu à ce chat, béat de bonheur et rempli à satiété, que l'on ressemble lorsque l'on ressort de l'échoppe où j'ai pris ma photo.

    Certains Toulousains auront peut-être reconnu les bols caractéristiques de l'une de mes cantines : un petit restaurant chinois à deux pas de la place du Capitole, qui cuisine des bons petits plats comme là-bas. L'on peut y savourer entre autres une excellente soupe de raviolis, des tripes de bœuf froides qui font mon bonheur, ou une salade de nouilles froide absolument divine. Il faut aussi goûter cette exquise sauce noire au poivre de Sichuan aux saveurs déroutantes qui font voyager les papilles, et que je réclame systématiquement. 

    Un petit coin de bonheur où l'on cuisine à grands coups de sourire et où l'on se fait autant de bien à l'esprit qu'au corps. En ces temps difficiles, vous comprendrez pourquoi il m'est si précieux.

    La photo du mois continue chez les copains et les copines :