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    15 avril 2019

    La photo du mois : En avril ne te découvre pas d'un fil

    17 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 avril et c'est l'heure de notre quatrième rendez-vous avec La photo du mois.

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois, "En avril ne te découvre pas d'un fil" a été choisi par Lilousoleil  qui nous donne les indications suivantes :
    "En avril ne te découvre pas d'un fil. Mais si vous découvriez le vôtre ! fil rouge, fil de la vie, vie de l'eau..."
    J'avais beaucoup d'idées pour la photo de ce mois-ci mais faute de temps, je n'ai pu en réaliser aucune. Et c'est très frustrant. Du coup j'ai dû recourir à mes archives pour trouver celle qui correspondrait au thème de ce mois. Et j'ai trouvé !
    Contrairement aux apparences, ma photo n'a pas été prise en avril mais en plein mois de juillet aux alentours du lac d'Espingo. Le temps était très brumeux et un fin voile diaphane recouvrait toute la végétation.

    Blottie sous une grosse fleur comme nous l'étions alors dans nos parkas, cette petite araignée semble attendre le retour du soleil pour continuer à tisser, fil après fil, sa toile délicate.


    15 septembre 2016

    La Photo du Mois : La Dentelle

    13 commentairess
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 septembre et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du bidule : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Giselle43 nous propose le thème : La Dentelle et nous donne les indications suivantes :
    Que ce soit aux fuseaux, à l'aiguille au fer à souder ; dans le ciel ou dans la mer, j'aimerais que l'on trouve de belles dentelles.... je ne demande pas de les faire.

    Ma photo a été prise pendant mes vacances à la montagne. Un genre de fenouil sauvage, sur le point de fleurir. De la dentelle végétale.


    La photo du mois continue sur le blog des autres participants :

    Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Josiane, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilou Soleillant, magda627, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Testinaute, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Woocares, Xoliv\', écri'turbulente.

    15 mai 2016

    La Photo du mois : L'infini

    13 commentairess
    Nous sommes le 15 Mai, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour cette cinquième édition de l'année, Christophe nous propose le thème "L'infini", thème on-ne-peut plus vaste s'il en est.

    L'infini... C'est une notion qui me fascine, qui pour moi renvoie à la notion d'univers aux dimensions tellement insaisissables qu'elles dépassent l'entendement, et à toutes les questions qui lui sont corollaires : quelle forme a notre univers ? Dans quoi est-il contenu ? Car tout cela ne flotte pas dans le néant, il faut bien une marmite pour contenir toute cette soupe céleste... Questions probablement bien naïves mais qui ne cessent de m'intriguer, notamment lorsque je me promène le nez dans les étoiles.

    L'infini me renvoie aussi aux nombres, aux mathématiques. J'avais à cet égard et il y a quelques années lu avec un plaisir infini ce billet passionnant de Virgile qui expliquait que :

    Pour compliquer les choses, il existe en réalité plusieurs tailles d'infini. Ce n'est guère surprenant : on sent bien, par construction, qu'il doit exister infiniment plus de nombres réels que de nombres entiers, puisqu'entre deux entiers consécutifs quelconques, tels que 1 et 2 par exemple, on peut faire entrer une infinité de nombres réels. Et pour une fois, l'intuition ne nous trompe pas ; on sait effectivement avec certitude qu'il existe plusieurs tailles d'infini. On les appelle, par ordre de taille croissante : aleph zéro, aleph un, aleph deux, etc.

    L'infini, c'est aussi le temps. Car le temps est infini, même si celui dont nous disposons est chronométré. Tic tac, vienne la nuit sonne l'heure. Les jours s'en vont je demeure. Ultima necat... peut-on lire sur le fronton de certaines horloges solaires. Memento mori... Notre propre finitude rend d'autant le concept d'infini absolument vertigineux. C'est d'ailleurs une de mes profondes angoisses : la peur de la mort, de mourir soudainement, brutalement, d'un claquement de doigts, de laisser les choses dans leur état, et de laisser certaines personnes dans l'ignorance de ce que, jusqu'au dernier instant, je pensais à elles...

    Plus prosaïquement ce sont aussi les grandes dimensions qui me renvoient à la notion d'infini. Parce que tout ce qui est plus grand que nous nous renvoie à des échelles de temps et d'espace qui nous sont difficilement accessibles ou mesurables. Comme se promener au pied de très grands arbres dont la cime se perd haut dans le ciel et qui nous oblige à pencher la tête en arrière et de porter le regard loin, loin, loin vers l'infini...

    Ce sera ma photo du mois, prise le weekend dernier.

    La photo du mois continue presqu' à l'infini sur les autres blogs participants :
    AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Testinaute, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    15 avril 2016

    La photo du mois : La nature en macro

    19 commentairess
    Nous sommes le 15 Avril, c'est donc le jour de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois.

    Je vous rappelle le principe : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Pour cette quatrième édition de l'année, il revenait à Laurelinea de choisir le thème du mois et qui nous proposait : La nature en macro. 

    Elle nous donnait les indications suivantes :
    Allô allô !! Alors pour fêter le printemps qui arrive, le thème pour avril sera : LA NATURE EN MACRO.
    Il me semble qu'aucun thème ne s'y rapproche, et je ne crois pas qu'il y ait besoin de plus d'explications (enfin n'hésitez pas au cas où).
    Maître-mot : sim-pli-ci-té.
    Enjoy !
    J'ai donc saisi ma photo du mois lors d'une promenade le lundi de Pâques dans la campagne audoise, à Rennes-Le-Château, un petit havre de paix qui, au-delà du mythe autour de l'Abbé Saunière et de toute chasse au trésor, mérite de détour.

    Et c'est précisément au détour d'un champ en friches que j'ai pris sur le fait cette jolie coccinelle en train de se faire dorer la pilule. Et même que, juste après, elle dansé une cucaracha endiablée mais ça ne passe pas très bien à l'image...

    La photo du mois continue sur les blogs des autres participants : AF News, Akaieric,Alban, Alexinparis,Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Cara, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Marie, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Testinaute, Thalie, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

    2 septembre 2015

    C'était bien, les vacances...

    8 commentairess

    Je ne vais pas y aller par quatre chemins : mes vacances d'été ont été littéralement salutaires tant je vois mon état d'épuisement stratosphérique et mon degré de ras le bol prodigieux du mois d'août. 

    Deux petites semaines de vacances seulement, mais qui ont eu un effet ressourçant au-delà de mes espérances. C'est bien simple, j'ai passé ma première semaine à dormir à coup de 10 heures par nuit tout en me levant dans un état léthargique limite inquiétant.
    La seconde semaine fut de loin la meilleure. Ho, rien de très extravagant : un pote à sauver des eaux d'une rupture sentimentale, une maison à la montagne, du grand air, de la bouffe, un océan de bonne humeur et un peu de rosé bien frais pour pousser le tout. Simple, efficace...

    Je ne vais pas me livrer à un récit détaillé de cette semaine fantastique tellement les souvenirs impérissables fourmillent et laisseront de jolies images. 


    En vrac sachez que nous avons :
    • Gravi une jolie montagne d'où la vue sur la vallée était absolument spectaculaire, 

    • Ramassé du bois flotté sur les bords d'un village englouti en Aragon, 

    • Ri comme des mômes d'avoir été traités "d'ours" par une charmante dame à qui nous achetions du miel à l'issue d'une fort agréable dégustation, 

    • Regardé plein de séries géniales en nous bourrant de viennoiseries, 

    • Fait du vélo à l'ombre des arbres parmi les fleurs d'été et les vieilles pierres des villages, 

    • Passé un après-midi délicieux à nous faire du bien dans des thermes naturels où je vais revenir tout bientôt tellement j'ai adoré ça, 

    • Écouté de la belle musique et notamment deux très beaux concerts, 

    • Discuté histoire de l'art en écoutant de la musique électro et réciproquement, 

    • Mangé la meilleure côte de bœuf de notre vie achetée à un boucher local qui aime son métier, 

    • Pris quelques kilos au passage mais ça je m'en fous... 

    C'est ça la vraie vie, c'est ça les vacances, du plaisir, de la joie, du bonheur, des choses simples, vraies, authentiques et au diable les scrupules. 

    "On a rangé les vacances dans des valises en carton, et c'est triste quand on pense à la saison du soleil et des chansons" chantait Bardot...

    Le retour à la réalité du boulot la semaine dernière a été particulièrement rude. D'autant que mon esprit batifolait encore sur les flancs verdoyants des Pyrénées, et qu'il m'a été difficile de me séparer de mon acolyte, complice de longue date, avec qui je passais pourtant mes premières vacances et certainement pas les dernières.  



    Maintenant, les batteries étant chargées à bloc, place aux rudoiements de septembre, place à la vraie vie. A moins que ce ne soit le contraire...

    15 avril 2013

    La Photo du Mois : "Du blanc et du noir..."

    27 commentairess
    Nous sommes le 15 avril, il est midi tapante, c'est le moment de notre rendez-vous habituel avec "La photo du mois !

    Chaque 15 du mois, un groupe de blogueurs publie à midi heure de Paris, une photo en fonction d'un thème donné à l'avance.

    Pour cette quatrième édition de l'année, c'est E. qui, du fin fond du Qatar (hé oui, la photo du mois, ça vient du monde entier !) nous propose le thème suivant : « Du blanc et du noir mais pas en Noir&Blanc ».
    L'idée est de faire une photo avec du blanc et du noir dessus mais qui ne soit pas en noir et blanc. Vous suivez ?

    J'ai beaucoup hésité pour ma photo d'avril. J'avais plusieurs options, dont une très belle prise l'été dernier à Lausanne avec Olivier, sur la route des vacances

    Et puis, en faisant le tri de mes photos d'Argentine (à coup d'énormes bouffées de nostalgie que je soupçonnais pas pouvoir être si forte) je suis retombé sur cette photo, prise dans une très jolie lagune à quelques kilomètres de Esquel, au nord ouest de la Patagonie : un gros piaf, tout rigolo.


    La photo a été prise d'assez loin ce qui explique sa qualité très moyenne.

    Je ne sais absolument pas comment s'appelle ce drôle de piaf avec son œil cerclé blanc qui lui donne une mine réellement impayable. Sur le coup je l'ai appelé "noenoeil", mais je doute que ce soit son véritable nom.

    Quelqu'un a une idée ?

    Allez donc voir la contribution des 137 autres participants : A bowl of oranges, A&G, Agrippine, A'icha, Akaieric, Akromax, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anita, Anne, Anne Laure T, Arwen, Ava, Berliniquais, Bestofava, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carine, Carnet d'escapades, Carnets d'images, Caro from London , Caro JulesetMoa, Carole In Australia, Caroline, Caterine, Cath la Cigale, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christeav, Christelle, Christophe, Cindy Chou, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cook9addict, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, E, El Padawan, Eloclemence, Elodie, Emma, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, flechebleu, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Joséphine ose, Josiane, Julie, Juriste-in-the-city , Karrijini, Krn, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Messine, La Nantaise, La Papotte, La Parigina, La voyageuse comtoise, LaGodiche, Lau* des montagnes, Laulinea, Laure, Laurent Nicolas, Lauriane, Lavandine, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, LisaDeParis, Louiki, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Mamysoren, Marmotte, Mclw, Meyilo, Mimireliton, N, Narayan, Nicky, Nie, Ori, Pilisi, Raphaël, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sephiraph, Sinuaisons, Skipi, Solveig, Sophie Rififi, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Mouse, The Parisienne, Thib, Tuxana, Un jour, une vie et mon blog , Valérie, Violette, Viviane, Wolverine, Xavier Mohr, Xoliv'.

    6 février 2013

    Retour à Iguazu

    14 commentairess
    Les spectaculaires chutes d'Iguazú sont certainement l'un des endroits les plus beaux du monde. Je me souviens encore de l'émotion incroyable et de cette impression fantastique de puissance bestiale qui m'avaient alors envahi jusqu'à l'étourdissement lorsque je les avais découvertes, littéralement fasciné, en janvier 2010 lors d'un voyage au Brésil. Une chose était sûre : un jour je reviendrai en ces lieux, comme en une sorte de pélérinage. Comment aurais-je pu imaginer que j'y retournerais seulement trois ans plus tard ?

    Profitant d'un week-end prolongé, je suis retourné dans la Province de Misiones, au nord-est de l'Argentine, en pleine forêt sub-tropicale, pour admirer encore ce prodige de la nature partagé entre les deux rives du Rio Uguazú, de part et d'ature de l'Argentine et du Brésil. Et trois ans après, l'émotion est intacte.


    Sous un soleil de plomb et dans un vacarme infernal que tempère le chant des cigales, des milions de litres d'eau déferlent sur des centaines de mètres. L'émerveillement est de chaque instant. C'est prodigieux.


    Les animaux ne sont pas en reste, même si l'affluence des touristes les repousse dans la forêt préservée dans son état sauvage. On peut pourtant admirer à loisir papillons multicolores... 


    des oiseaux, comme cet échassier chassant dans les marécages...


    ...ou cet hurluberlu qui s'amusait à nous faire "coucou" de son gros oeil jaune à travers les branches d'un grand arbre.


    Mais le plus spectaculaire reste le décors des chutes d'eau, démonstration des prodigieuses forces de la nature, et qui nous font sentir tout petit. Oui, j'aime véritablement ce lieu, et peut-être particulièrement le côté brésilien qui est certes moins démonstratif mais tellement plus contemplatif. C'est drôle, il y a trois ans j'avais préféré le côté Argentin, pour les raisons exactement inverses. Comme quoi, on trouve à Iguazú tout ce que notre humeur du moment nous dicte.



    Iguazú, l'un de mes paradis personnels. J'y reviendrai encore, c'est certain... Dans trois ans peut-être ?

    26 décembre 2012

    D'Est en Ouest

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    (Suite de mon récit patagone)

    Après avoir fait le tour de la magnifique péninsule Valdés, nous prenons la route vers l'Ouest pour un nouveau périple en direction de Esquel, aux pieds de la cordillère des Andes.

    Plutôt que de prendre la route classique qui longe le fleuve Chubut qui donne son nom à la province où nous nous trouvons, nous emprunterons une piste située quelques kilomètres plus au Sud. Lorsque je parle de piste, je veux dire une véritable piste façon Paris Dakkar, sans goudron, ni signalisation (relisez l'article 2 du Code Abrégé de la Route), seulement de la terre battue, des pierres et beaucoup de poussière, au milieu de nulle part.

    Rapidement nous abandonnons la civilisation et pénétrons dans les terres arrides. A chaque kilomètre, le désert se fait plus présent. Et quand je dis qu'il n'y a rien, c'est vraiment parce qu'il n'y a rien, pendant des centaines de kilomètres.


    En fait, il n'y a presque rien... Car au beau milieu de ce nulle-part surchauffé par le soleil, nous avons fait une jolie rencontre : un tatou, qui nous a traversé presque sous le nez. Hop ni une ni deux on s'arrête pour aller faire coucou à la drôle de bête.

    Je crois qu'aucun d'entre nous n'en avait jamais vu. Il a fallu faire assez vite pour le photographier car, sachez-le, le tatou est assez peu coopératif photographiquement parlant !

    En fin d'après-midi, après 8 heures de route, nous approchons de la pré-cordillère. Le paysage change, laissant apparaître un peu plus de relief, et (à peine) un peu plus de végétation, ou du moins une végétation qui semble plus haute.

    Certains passages sont véritablement extraordinaires, notamment lorsque l'on longe ce genre d'affleurement. Vous remarquerez toujours la piste, qui a empoussiéré le 4x4 et ses passagers tout le long du chemin. Je crois que, de toute la journée, nous avons dû croiser 5 ou 6 véhicules... (sans compter le tatou et quelques vigognes guanacos).

    Et puis soudain de dresse devant nous une chose incroyable, mi-cathédrale, mi-temple hindou, sculptée par la main invisible du temps.

    On s'arrête, fascinés par ce que nous voyons, par ce qui semble être ici d'immenses piliers parfaitement alignés soutenant un vaste édifice dont l'entrée reste secrètement gardée, prouesse de la Nature oscillant entre brutalité minérale et extraordinaire foisonnement de détails.

    Je repense au Palais Idéal du facteur Cheval dans la Drôme que j'avais visité il y a quelques temps. Oui, je crois que Cheval aurait beaucoup aimé cette cathédrale spontanée.


    Peu à peu la pré-cordillère s'installe et rythme l'horizon. Ça grimpe, on prend de la hauteur, les cours d'eau font leur apparition et les vastes étendues de terre reverdissent progressivement. Mais toujours aucune trace de civilisation.



    Nous arriverons à Esquel vers 10 heures du soir, dans la nuit noire, crevés par un voyage lent et mouvementé, secoués que nous sommes par les remous de la piste. Mais auparavant, clou du spectacle avant la tombée de rideau au terme de cette longue journée : admirer, par dessus les montagnes, une éclipse partielle de soleil, visible seulement de cette partie-ci du monde.


    Fabuleux !

    10 avril 2010

    Regain

    13 commentairess
    Depuis quelques temps, un tapis de pâquerettes a envahi la pelouse.


    Sous le  noyer, les tulipes s'éveillent après un long sommeil.



    Une douce odeur feutrées flotte dans le jardin : c'est le vieux poirier qui est en fleurs. Il donnera cet été de toutes petites poires juteuses et parfumées à souhait.


    Tiens, le cerisier sauvage s'y est mis aussi. De jolies tartes en perspectives. A moins que les pies ne les dévorent avant !


    Les abeilles s'en donnent à coeur joie !



    Et les blés ondoient dans un balancement gracile tandis que les irondelles jouent dans le ciel.


    Ca y est, cette fois c'est sûr : le printemps est bien là. Enfin !

    Maintenant en plein ciel, le soleil d'avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait. Du flanc nourricier jallissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la pousse des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s'allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d'un besoin de chaleur et de lumière. Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s'épandait en un grand baiser.
    E. Zola, Germinal.

    17 février 2010

    Epopée Brésilienne - Episode 6 : Iguaçu

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    Après avoir brillamment survécu à la douche de la mort et terminé notre excursion au milieu des champs, nous nous envoyons à nouveau en l'air pour quelques heures, le temps de faire escale à Sao Polo pour gagner la ville de Iguaçu, frontalière de l'Argentine et du Paraguay, à la découverte de l'une des merveilles de la nature : les chutes d'Iguaçu, où nous resterons 2 jours.

    Couchés à 1 heure du matin, c'est à peine quatre heures plus tard que le réveil nous tire du sommeil. On avale vite fait un café et une tartine, et zou nous filons à l'aéroport. Décollage à 6h30, escale à Sao Polo pour arriver à destination en tout début d'après midi.
    Vous aussi vous vous demandez pourquoi on n'a pas pris un vol direct hein ? Nan passke Sao Polo c'est pas tout à fait la même direction que Iguaçu... Hé bien ma chère Simone, pour gagner du temps ! Oui. On vole plus longtemps, certes, mais on arrive plus tôt. Question d'horaires, et de timing serré.

    Il est environ 14h, nous nous posons à l'aéroport de Foz De Iguaçu et grimpons aussitôt dans le bus, accueillis par notre nouvelle guide, tonique, péchue et cultivée à souhait, et prenons sans tarder la direction du parc naturel de Iguaçu. On est là pour visiter, et pas une seconde n'est épargnée : au pas de charge !!

    Quand on parle de chutes monumentales, on pense tout de suite à celles du Niagara. Mais très peu à Iguaçu. Et pourtant...
    Les chutes d'Iguaçu sont situées en plein coeur d'un immense parc national s'étendant sur des dizaines de milliers d'hectares partagés entre le Brésil et l'Argentine classé patrimoine mondial de l'UNESCO dans les années 1980. En réalité il ne s'agit pas d'une simple chute d'eau mais de dizaines et dizaines de cascades qui se mêlent les unes aux autres pour former un ensemble proprement ahurissant. Si l'essentiel d'entre elles sont situées en territoire Brésilien, le coté Argentin offre un spectacle non-moins féérique.

    Après avoir pénétré la réserve naturelle sur les premiers kilomètres en car, nous progressons désormais à pied le long d'un sentier aménagé, au milieu des arbres immenses sur les troncs desquels poussent des orchidées sauvages, tandis que de grands papillons multicolores se posent sur nous, attirés par le sel de notre transpiration. Le soleil cogne très fort tandis qu'au loin gronde le tonnerre des eaux déchainées.

    Nous faisons également connaissance avec les coatis, petits animaux sauvages de la même famille que le raton laveur, mais à poil raz. Le coati est à Iguaçu ce que les pigeons sont à Paris, en moins laid : ça bouffe tout et surtout n'importe quoi, il y en a partout, mais c'est tout mignon et voleur !  En revanche gare aux quenottes qui ont l'air bien pointues... Les panneaux sont formels qui nous déconseillent de leur donner à manger ou de les caresser et les gardes forestiers qui passent de temps en temps les chassent en claquant des mains. Elles sont marrantes ces bestioles. On a envie de leur faire un rô câlin tellement elles sont mimi...


    Peu à peu, à travers la brousse, les premières cascade font leur apparition. Puis la vue se dégage... Un spectacle de carte postale !  Devant nous se déploient des chutes gigantesque dans un fracas apocalyptique. Les chutes ne se dévoilent pas du premier coup mais se découvrent et se redécouvrent sous un jour nouveau au fur et à mesure que nous marchons. Si le paradis existe, il doit ressembler à cela...


    Le site très bien fait permet par une série de passerelles de venir quasiment au pied des chutes où la force de l'eau produit un courant d'air puissant mêlé d'embruns. Nous sommes trempés de la tête aux pieds mais la chaleur aura tôt fait de nous sécher avant d'embarquer en hélicoptère pour découvrir le spectacle vu du ciel. Oué, on ne se refuse rien !

    Le lendemain, c'est du coté Argentin que nous passons. Là encore la féérie opère de façon décuplée. L'itinéraire est très long car comme je l'indiquais au début de ce billet, les chutes sont principalement situées en territoire brésilien ce qui fait de la rive opposée, située en territoire Argentin, le point d'observation  parfait.

    Le coté argentin est sans conteste le plus beau. Sur des kilomètres le spectacle se renouvelle, les vues sont féériques, le temps n'existe plus, la force débridée de la nature dans tout ce qu'elle a de plus brutal. J'ai oublié de le préciser mais au moment où nous étions sur place, le débit estimé s'élevait à 4 millions de mètres cubes d'eau par seconde... Herculéen ! Là encore des passerelles du circuit supérieur permettent d'accéder à la "Garganta del diablo" c'est à dire la partie supérieure des chutes qui offrent une perspective vertigineuse sur le contrebas. 


    L'après midi, séquence frissons : l'approche des chutes en bateau ! Armés de notre gilet de sauvetage, un puissant hors-bord s'élance aux pieds des tumultueux géants, au beau milieu des remous, écrasés par le bruit et inondés d'embruns. Vraiment impressionnant ! Je vous le recommande vivement car ce sont des émotions d'une rare intensité et un spectacle assez unique.

    La journée touche déjà à sa fin. Mais quelle journée !
    De retour à l'hôtel, nous nous changeons pour sortir dîner et reprendre des forces. Le voyage continue : demain Rio nous attend !


    Episodes précédents : Départ, Autour de Salvador, Salvador, Goiania, la ville où l'on ne va pas, Welcome to Hotel Acreuna