Dans quatre mois tout pile j'aurai changé de dizaine pour atteinte la quarantaine. Diantre, que le temps passe. Et dire que je me souviens encore très bien de la soirée de mes trente, comme si c'était hier. J'en avais d'ailleurs fait un billet que je viens de relire avec une certaine forme de vertige.
Ecrire régulièrement depuis tout ce temps donne une profondeur inédite à l'expérience du blog. Se relire, se remémorer, remettre les choses dans leur contexte... Jamais je ne me serais douté de la richesse - et des coups de blues, que peut apporter un journal personnel.
Changement de dizaine donc, qu'il me faut organiser avec une grande fête, le temps d'un week-end. J'ai déjà une petite idée de ce qu'il sera : simple et convivial. Avec des amis, évidemment. Par bonheur, le mois de juin est propice à de belles journées, ce qui ne devrait pas rendre les choses trop compliquées. Voilà en tout cas un projet auquel il faut que je commence à m'atteler.
J'en ai déjà parlé ici mais cela fait un moment que je n'ai pas fait de grand voyage et je crois que cette année sera l'occasion de marquer le coup. Là encore j'ai plusieurs idées qu'il me faut concrétiser. Pourquoi ne pas aller en Asie, en direction de l'Indonésie, ou du Cambodge pour aller découvrir de mes propres yeux Ankgor Vat ? Ou bien peut-être reprendre la direction de l'Amérique du Sud pour faire le tour de l'Uruguay que j'avais eu l'occasion d'effleurer lorsque j'habitais Buenos Aires ?
En écrivant ces mots, je me rends compte de quelle chance incroyable j'ai bénéficié en y vivant six mois. Là encore, la relecture de ces billets me procure un léger vertige, comme si ce n'était pas ma vie. Et pourtant...
Prendre les choses en mains, me projeter, j'y vois le signe que tout va plutôt bien en ce moment, que mon esprit est libre pour se préoccuper d'autres choses que le travail dans lequel je réussis enfin à trouver une forme de satisfaction. Il était temps.
Vivre intensément, comme je l'écrivais en septembre dernier. Vivre pleinement, et mettre chaque opportunité à profit pour faire de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et revoir celles qui nous sont chères. Oser vivre ses folies également, et les assumer même si elles nous coûtent (ceci est un message subliminal à un lecteur) parce qu'au final elles nous grandissent en nous apprenant sur nous-même, au-delà de toute espérance.
Pour conclure ce billet ma foi complètement décousu mais qui a le mérite d'exister, je suis tombé la semaine dernière sur une citation de tonton Nietzsche qui m'a beaucoup interpellé, énormément plu et qui résume à elle seule une grande part de ma pensée en ce domaine :
"L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à un homme, c'est ce qu'un homme fait avec ce qui lui arrive"
Je vous laisse y réfléchir.

