• A propos
  • M'écrire
  • Facebook
  • Instagram
  • Lutte Nuptiale
  • Premières fois
  • Identités Singulières
  • Twitter
  • Affichage des articles dont le libellé est maté. Afficher tous les articles
    Affichage des articles dont le libellé est maté. Afficher tous les articles

    15 mai 2013

    La Photo du Mois : " Eau "

    50 commentairess
    Nous sommes le 15 Mai, il est midi tapante, c'est le moment de notre rendez-vous habituel avec "La photo du mois !

    Chaque 15 du mois, un groupe de blogueurs publie à midi heure de Paris, une photo en fonction d'un thème donné à l'avance.

    Pour cette cinquième édition de l'année, le thème choisi par Magda627 est : « Eau ».

    Thème facile pour un Toulousain car, dans la Ville Rose, de l'eau, il y en a partout. Entre la Garonne, le Canal du Midi, le Canal de Brienne, le Canal latéral à la Garonne, et les diverses fontaines qui ornent les rues, ce n'est pas le choix qui manque.

    Pourtant, c'est de l'autre côté de l'océan et dans l'autre hémisphère que je suis allé chercher ma photo du mois.


    Cette grosse bouilloire en fer blanc, lourde, un peu cabossée, au look délicieusement rétro, c'est celle de l'insupportable auberge de jeunesse dans laquelle j'avais passé mon premier mois en Argentine.

    Mais c'est aussi la première bouilloire qui m'a servi à préparer le maté.

    L'eau du maté...

    Un rituel simple. Bien plus qu'une boisson, un art de vivre.
    Et cela me manque un petit peu depuis mon retour. D'ailleurs l'autre soir, je me suis arrêté et suis entré dans une boutique bio qui vendait des tisanes, pour voir si, par hasard, ils avaient de la yerba maté.

    Avant que je ne pose la question à la vieille vendeuse affairée à servir un autre client, mon attention fut tout de suite happée par une grosse boite en fer de couleur, avec une étiquette en papier collée dessus et cette inscription au feutre noir qui m'a ramené de l'autre côté de l'océan : Maté. 

    J'en ai acheté un petit paquet, pour raviver chez moi ce rituel que je me suis un peu approprié et remettre en service mon maté et ma bombilla qui, pour l'instant, somnolent dans un placard de la cuisine.

    Et même si je n'ai pas de belle bouilloire telle que celle que l'on voit sur cette photo, ce n'est pas grave, tant que s'élèvera chez moi cette odeur si particulière lorsque l'eau frémissante versée lentement se mêlant à l'herbe, révèle des arômes nacrés de souvenirs....

    ***
    Allez donc voir les contributions des 130 autres participants à la Photo du Mois. Ca se passe par ici : A bowl of oranges, Agrippine, A'icha, Akaieric, Akromax, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anne, Arwen, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carnet d'escapades, Carnets d'images, Caro from London , Caro JulesetMoa, Carole In Australia, Caroline, Caterine, Cath la Cigale, Cathy, Cekoline, Céline in Paris, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christeav, Christelle, Christophe, Claire's Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, E, El Padawan, Emma, Eurydice, Fanfan Raccoon, Ferdy Pain D'épice , Filamots, flechebleu, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J'adore j'adhère, Josiane, Julie, Karoll art, Karrijini, Kob, Krn, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Messine, La Nantaise, La Papotte, La Parigina, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laure, Laurent Nicolas, Lavandine, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, LisaDeParis, Louiki, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Mamysoren, Marmotte, Mclw, Meyilo, Mimireliton, Morgane Byloos Photography, N, Nicky, Nie, Ori, Petite Cuillère Charentaises, Photo Tuto, Pilisi, Raphaël, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sephiraph, Sinuaisons, Solveig, Stephane08, Testinaute, Thalie, The Mouse, The Parisienne, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, Xavier Mohr, Xoliv', Zaza.

    4 novembre 2012

    Un petit tour en Uruguay

    8 commentairess
    Quelques jours de congés improvisés ont été l'occasion de me rendre en Uruguay, juste de l'autre côté du Rio de la Plata, dans la très jolie ville de Colonia del Sacramento. Fondée en 1680 par les Portugais, ce qui en fait la ville la plus ancienne d'Uruguay, Colonia del Sacramento possède un quartier historique classé Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO depuis 1995. Joignant l'utile à l'agréable cette excursion hors d'Argentine était également un excellent moyen de renouveler mon visa pour trois mois supplémentaires...

    Avant l'embarquement les formalités douanières se passent dans la décontraction la plus totale. Je crois même que le portique de détection de métaux n'est pas branché alors que la seule boucle de ma ceinture aurait dû le faire clignoter vigoureusement. Idem pour les officiers affectés au scanner à bagages : on pourrait cacher un éléphant dans une valise qu'ils ne s'en rendraient même pas compte. Et mine de rien, ça fait du bien de ne plus être confronté à la paranoïa habituelle qui sévit dans ce genre d'endroit.

    La traversée se fait en bateau et dure à peine plus d'une heure, dans l'immense delta du Rio de la Plata, le plus large fleuve du monde qui, à cet endroit, mesure 80 Km ! Bientôt les rives de l'Uruguay se dessinent, le bateau accoste, ça y est, on est arrivés. Bienvenus en Uruguay !

    Le drapeau de l'Uruguay.

    La première chose qui frappe lorsque l'on arrive à Colonia del Sacramento, c'est le calme total qui règne ici. Exit le stress de Buenos Aires, exit le bruit des moteurs, le tintamarre des klaxons et les gens qui courent partout. Ici tout n'est que soleil, calme, couleurs et chants d'oiseaux. D'ailleurs à propos d'oiseaux, si l'on rencontre ici aussi des pigeons - sacrément robustes - et des moineaux, on rencontre surtout un autre genre de bestioles hautement plus exotique pour un petit européen : des perruches ! Il y en a partout. En ce moment c'est la période de nidification, et je peux vous dire que ça bavarde pas mal d'arbre en arbre ! On les entend plus qu'on ne les voit car leur plumage vert et jaune est un excellent camouflage, une fois perchées, parmi le feuillage.

    Les très bavardes perruches de Colonia del Sacramento.

    A quelques minutes de marche du port se trouve le quartier historique fortifié, auquel on accède par la vieille porte. En effet, Colonia del Sacramento fut un point stratégique du contrôle militaire et commercial de toute la zone que se disputèrent longuement les Portugais, les Espagnols et les Brésiliens. De ce passé ne reste qu'une partie du mur d'enceinte et quelques canons réduit au mutisme.  

    La porte d'entrée du quartier historique.

    Les rues pavées de vieilles pierres serpentent parmi les maisons anciennes. La lumière est très belle, les couleurs s'expriment. L'endroit est vraiment plein de charme, bordé par le fleuve. 

     Plaza del gobernador, où se trouvait jadis le palais du Gouverneur.

    En réalité on en fait assez vite le tour si l'on presse le pas. Mais je ne sais pourquoi j'aime passer et repasser dans ces ruelles, lentement, très lentement, comme pour mieux retenir le temps. 

    Rue des Soupirs et ses maisons datant de la fondation de la ville..

    Reconstruit au XIXe siècle, le grand phare blanc domine la ville. Moyennant quelques pesos on peut monter tout en haut. La vue y est spectaculaire et la sensation de calme décuplée. On y resterait des heures s'il fallait ne pas redescendre pour laisser la place aux suivants.

    Le phare.

    Dotée de vastes rues souvent pavées, bordées de hauts arbres, la partie plus récente de la ville ne manque pas non plus de charme. Un chemin très bien aménagé longe la route de la côte ouest sur laquelle se trouvent différentes petites plages. Une fois passées les heures les plus chaudes de la journées, jeunes et anciens se retrouvent sur un coin d'herbe pour partager le maté, boisson ici encore plus populaire qu'en Argentine.

    L'heure du maté.

    La fin de la journée offre un spectacle grandiose : celui d'un splendide couché de soleil. Les gens se massent le long du Rio, appareil photo à la main, on ne parle plus qu'à demie voix devant ce tableau incroyable. Peu à peu le ciel rougeoie, le fleuve se pare d'or, tandis qu'au loin se dessine, en ombres chinoises, la silhouette imposante des bâtiments de Puerto Madero, le quartier portuaire de Buneos Aires situé 80 Km plus loin sur l'autre rive.

    Au loin, Puerto Madero.

    C'était la première fois que je me rendais en Uruguay et je crois bien que ce ne sera pas la dernière tellement je suis tombé sous le charme de ce pays et de ses habitants. Car au-delà du côté carte postale de ce petit morceau de pays - qui n'est certainement pas représentatif - j'ai été ravi par la gentillesse des gens et leur facilité à entamer la conversation. Jamais auparavant je n'avais bavardé aussi spontanément avec autant de personnes et en aussi peu de temps, que ce soit avec cette dame en faisant la queue devant le distributeur automatique à la banque, ou avec ces deux vieux messieurs venus s'asseoir à côté de moi alors que je lisais tranquillement sur un banc et qui se sont mis à me raconter tout un tas d'histoire sur l'Uruguay, ou encore avec ce commerçant à qui j'achetais une simple bouteille d'eau. Vraiment, ce pays vient de s'ajouter à la liste - longue - de ceux que j'ai envie de connaître davantage. Ça tombe bien : Montevideo n'est pas loin non plus de Buenos Aires...

    14 octobre 2012

    Ma première bombilla ! (où il sera question du Maté)

    28 commentairess
    Aujourd'hui, j'ai fait quelque chose qui il y a deux mois m'aurait paru totalement incongru : acheter une bombilla (prononcer "bombicha"). Une bombilla, c'est une sorte de grosse paille en métal munie d'un embout perforé qui sert à boire la boisson nationale dont la saveur, délicatement amère, oscille entre la décoction d'ensilage et le thé raté. Je veux bien entendu parler du maté.

    En arrivant en Argentine je savais deux choses de ce pays : que l'on y mange une viande excellente et que l'on y boit du maté. Il ne m'a fallu que quelques heures sur le sol argentin pour me rendre compte que l'une et l'autre sont authentiquement exactes. J'ignorais en revanche à quel point le maté pouvait faire partie intégrante de l'art de vivre ici. Boire le maté n'est pas une simple tradition poussiéreuse pour mamies permanentées mais, au contraire, un geste quotidien tout à fait normal, quel que soit l'âge, quel que soit l'endroit. Jeunes, vieux, ouvriers de travaux publics ou hauts fonctionnaires, tout le monde boit du maté, tout le temps, et non pas seulement à five o'clock. Je dirais même que boire le maté c'est un moment de convivialité à partager sans chichi entre gens de bonne compagnie. Une invitation à boire le maté, ça ne se refuse pas.

    Pour faire du maté, quatre ingrédients sont indispensables.

    Tout d'abord, un maté. Contrairement à ce que l'on pourrait croire le maté n'est pas l´herbe qui va servir à faire l'infusion, mais le récipient dans lequel on prépare la boisson. Il peut être, comme sur ma photo, en bois.  On en trouve également en calebasse séchée, en métal, en verre, en argent... Il y en a pour tous les goûts. 

    Le maté et la bombilla.

    Ensuite, il vous faudra une bombilla pour boire. La aussi il en existe de toutes sortes et à tous les prix (la mienne m'a coûté 15 Pesos, soit environ 2,5 Euros). Cet ustensile peut s'acheter à peu près n'importe où, y compris dans la plus part des drug-stores dont la ville de Buenos Aires est constellée.

    Bien entendu, du maté ne peut se préparer sans Yerba Maté (pour tout savoir sur cette plante, c'est par ici). La yerba maté s'achète aussi facilement qu'un paquet de pâtes. Cela se présente sous forme d´herbe broyée, un peu comme de la sciure, conditionnée en paquets de 500 grammes, voire (beaucoup) plus. Certaines marques proposent du maté parfumé avec des zestes d'orange ou de citron mais de ce que j'ai pu constater ce n'est pas le plus communément consommé.
    Il existe également du maté en sachets tout prêts à faire infuser, comme de la tisane. Attention, c'est perçu ici comme la dernière des hérésies ! 

    La yerba maté, ça ressemble à ça....

    Enfin, de l'eau chaude, à peine frémissante. Jamais bouillante. Ceci explique pourquoi tous les foyers argentins sont équipés d'une bouilloire.

    La préparation est assez simple même s'il existe un véritable rituel du maté (et ses ayatollah) au moins aussi développé que celui du thé (je m'en tiendrai donc à l'essentiel). On commence par remplir le maté de yerba maté jusqu'au 3/4, puis on incline le maté doucement pour qu'un espace se forme afin de pouvoir glisser la bombilla. On verse ensuite un tout petit peu d'eau tiède pour faire gonfler l'herbe puis, une fois le gonflement désiré atteint, on introduit la bombilla en douceur, jusqu'au fond, en la poussant un peu sous l'herbe. Lorsque l'eau est chaude, on en verse un peu dans l'espace vide laissé à cet effet. Et voilà... il ne vous reste plus qu'à savourer votre maté, seul ou avec vos amis, chez vous ou dans la rue.
    Bien entendu on peut verser un peu de sucre sur l'herbe, notamment pour faire passer le goût amer de la décoction, ou bien utiliser un édulcorant de votre choix (on vous proposera toujours les deux). 

    Deux marques très connues ici de yerba maté.

    En pratique chacun boit à son tour, en commençant par celui qui a préparé le maté. On boit tout, jusqu'à ce que cela fasse du bruit, un "schlooouiiirrrks" caractéristique, on remplit à nouveau le maté d'eau chaude sans changer l'herbe, et on passe au suivant. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

    Ha, tant que j'y suis, il est de mon devoir de vous mettre en garde car il y a une chose à ne jamais faire - ô grand jamais - lorsque l'on boit du maté (je l'ai appris à mes dépens) : remuer la bombilla dans le maté, ou ne serait-ce que la toucher du bout des doigts. Malheureux, n'y pensez même pas !  Outre que vous passeriez pour un malotru, vous seriez aussitôt frappés par la foudre et maudit sur dix huit générations...

    Sachez que les européens ont la réputation de ne pas aimer le maté, ce qui peut parfaitement se comprendre (voyez ma description gustative au début de ce billet). Cela étant, c'est vraiment loin d'être imbuvable et je crois même que les Argentins retirent une certaine fierté de ce dégoût présumé, plus que réellement avéré. Et puis la première gorgée de maté, c'est un peu refaire, à l'âge adulte, l'expérience de sa première gorgée de bière, une occasion de découvrir quelque chose de nouveau et de s'approprier un petit bout d'une culture beaucoup plus riche qu'il n'y parait de premier abord.

    Pour ma part, je m'habitue peu à peu, sans trouver ça ni vraiment bon ni vraiment mauvais. Cela fait partie des choses que l'on fait ici, et que j'apprends à aimer faire, tout simplement. Et mon achat est peut être aussi le témoignage de ce que je me sens plutôt bien dans ce pays...


    ***
    Si vous voulez en savoir davantage sur la préparation du maté, allez lire cet excellent article d'un autre expatrié en terres argentines.