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    13 mars 2015

    Le temps des violettes

    4 commentairess
    Des violettes par centaines.
    Le printemps qui pointe le bout de son nez...



    La violette de Toulouse
        Pour Jean Rosmer

    Divine fleur que j’ai choisie
    pour être l’éternel parfum
    d’amour embaumé de ma vie,
    petite fleur de mon jardin,

    Non, tu n’es pas la tubéreuse
    qui fait muer en pâmoison
    de sa substance vénéneuse
    ceux qu’elle prive de raison,

    ni cet iris mélancolique
    se mourant tout plein de langueur
    dans une pose très attique ;
    morte la fleur, brisé le cœur !

    Tu n’as pas l’orgueil de la rose
    dont le rubis couleur de sang
    évoque l’aspect grandiose
    d’un amour trop incandescent.

    Ni le lotus aux chastes poses,
    ni le muguet, un peu pâlot,
    ni l’églantine, enfant des roses,
    ni l’œillet blanc, frêle jabot,

    ne sont doués du charme tendre
    que tu revêts, au demi-deuil,
    grave et modeste, à me surprendre
    par ton parfum de bon accueil.

    L’exquisité de ton délice
    me grise d’un calme bonheur,
    et je puis bien ce ce calice
    vider la coupe en ton honneur.

    Petite fleur tendre et jalouse,
    toi qui possèdes mon secret,
    ma violette de Toulouse,
    reste bien close en ton coffret.

    Alcanter de Brahm, Les Voix anciennes (Novembre 1901)

    26 février 2011

    C'est quoi qu'on gagne ?

    10 commentairess
    A un peu moins de deux jours de la fin du concours lancé le 9 février dernier à l'occasion des deux ans de ce blog, il était temps que je vous parle du somptueux cadeau promis au vainqueur.Car la question m'a souvent été posée par ceux qui ont déjà envoyé leurs réponses : mais, c'est quoi qu'on gagne ? Question totalement légitime il faut le reconnaître.

    Pour être tout à fait honnête je n'avais pas d'idée précise de ce que serait le prétendu somptueux cadeau annoncé. Mais il fallait trouver quelque chose d'un peu racoleur pour attirer le chaland que voulez-vous. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre (qui a fait bzzzz ?).

    A l'instar de Lady Di et de son autoradio, plusieurs idées m'ont traversé la tête : un bouquin ? Oui, mais sur quoi ? une bonne bouteille ? Mwoué, mais c'est un peu délicat... Une photo dédicacée ? hu hu hu mais qui en voudrait ? Prêter ma plume et laisser publier quelque chose ici ? Erf... ça fait un peu Tambour Major se la pête tellement qu'il se prend pour une star... déplacé et donc hors de question.

    Après mûre réflexion et en passant devant une célèbre épicerie fine du centre ville, la solution s'est imposée d'elle même. C'est finalement une petite corbeille garnie aux accents toulousains qui récompensera le vainqueur.

    Par accents toulousains, je vous épargne le cassoulet, le confit de canard et la saucisse qui sont aussi peu spécifique à la Ville Rose que des plumes à une poule... sans compter que vous envoyer un kilo de saucisse par la poste est une entreprise un peu risquée que le facteur risque d'apprécier assez modérément. J'ai donc opté pour une déclinaison autour la fleur qui a fait la renommée de Toulouse :  la violette.



    Car ne l'oublions pas, Toulouse est aussi la Cité de la Violette. A l'aube de la première Guerre Mondiale la production locale s'exporte à travers toute l'Europe : des trains partent pour  la Russie, l'Autriche, la Hongrie, l'Allemagne. Des convois sont aménagés pour transporter les fleurs à Londres en moins de 24 heures. En 1950, ce sont environ 400 caissettes de 12 bouquets ( soit environ 5 000 bouquets ) qui partent tous les soirs vers Paris où elles seront redistribuées par des mandataires vers le Canada, l'Afrique, la Suisse, l'Italie,  l'URSS et même les U.S.A.
    Subissant néanmoins un inexorable déclin en raison de l'expansion de la ville et de l'urbanisation des zones de production (aujourd'hui l'autoroute traverse ce qui fut le principal berceau historique de production) la coopérative fondée en 1908 fut contrainte de fermer ses portes en 1983. Pour autant la production n'a pas cessé et aujourd'hui encore, en dépit de nombreux soubresauts, la petite fleur s'exporte dans le monde entier. (source).

    Au menu donc, et de gauche à droite, nous trouvons tout d'abord un sachet de dragées enrobées d'un sucre à la violette. Idéal pour se faire un petit plaisir ou pour accompagner le café du midi.
    Viennent ensuite des fleurs de violettes cristallisées qui égaieront agréablement vos desserts ou pour agrémenter l'heure du thé. Il existe une variété infinie d'utilisations.
    Au centre se niche une fiole de sirop de violette qui transformera un vin blanc perlé en agréable kir par exemple. Mais c'est tout aussi délicieux sur de la glace à la vanille ou quelques gouttes pour métamorphoser une simple crème chantilly...
    Le petit pot recouvert de mousseline là, c'est du confit de violette. Certes on peut en faire de vulgaires tartines, mais sur un morceau de foie gras ou sur du fromage de brebis, moi je ne vous dit que ça !
    Et pour finir, comme nous parlions de thé tout à l'heure, cela tombe très bien car la jolie boite de droite ne contient rien d'autre que du thé noir parfumé à la violette. Oui, je pense à tout. Je suis génial...

    Voilà qui j'espère fera plaisir au gagnant et motivera les indécis à participer. Vous avez jusqu'au 28  février minuit pour  m'envoyer vos réponses ; elles sont assez simples à trouver. Les résultats seront solennellement proclamés en ces lieux le 2 Mars. Alors à vos claviers ! Ca se passse ici.


    Bon week-end à tous !