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  • 30 mars 2019

    Je ne vous imaginais que très brun !

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    Il y a quinze jours, la publication d'une photo sur Twitter donnait lieu à un petit échange avec un lecteur :
    "C'est la photo ou il y a du poil blond ? Je ne vous imaginais que très brun !
    - Je ne me suis jamais caché d'être blond (aux yeux bleus).
    - Han ! Mon univers s'écroule. Et je pensais ça depuis que je lisais votre blog
    ."
    Pour situer le contexte, en sortant de chez le barbier d'où je venais de me faire élaguer les poils du menton, il me prit cette petite folie discrète de faire un égoportrait. Comme je ne me montre que très très peu sur les réseaux sociaux, et en tout cas jamais à visage totalement découvert, je le tronquai astucieusement afin de ne faire apparaître qu'une partie seulement de mon visage. Puis je le postai sur Twitter afin de montrer le triomphe luisant d'une barbe bien entretenue. 

    La remarque de ce lecteur m'a tout d'abord fait sourire. Même si je ne me montre pas - je n'ai en effet jamais affiché la totalité de mon visage ni ma réelle identité, protégeant en cela mon anonymat qui est le garant de ma liberté - il m'est toutefois déjà arrivé de lâcher ici et là quelques bribes d'informations tels que ma blondeur, le bleu de mes yeux, et ma stature plutôt imposante. 

    Ces quelques éléments épars sont-ils pour autant suffisant à créer un portrait de moi ? Malgré la dizaine d'années qui me sépare de mon tout premier billet et le petit millier de publications répandues ici, quelle image est-il possible de construire de celui qui tient le clavier ? 

    À la grande époque des blogs c'était d'ailleurs l'un des aspects particulièrement intéressant de l'exercice. Lire, apprécier, commenter, discuter, houspiller sans véritablement savoir qui se cache entre les mots. Parfois venait le jour où l'on décidait de se rencontrer à deux ou à plusieurs, afin d'échanger autour d'une bière, d'un café ou d'un repas, et de refaire le monde en discutant comme si l'on se connaissait de toujours, ce qui en réalité était un peu le cas. Car, que l'on joue un rôle ou non, on blogue toujours tel que l'on est. 

    C'était et cela demeure toujours tout à la fois amusant et terriblement fascinant de découvrir enfin le visage, la voix et tous les petits gestes et attitudes de celui ou celle que l'on apprécie de lire. Si j'ai rencontré beaucoup des blogueurs que je suis habituellement, j'en compte un certain nombre dont je n'ai aucune idée de ce à quoi ils ressemblent, ni même l'ébauche d'un prénom à leur attribuer.

    Pour ma part, il y a deux choses que j'aime examiner chez l'autre. D’abord, le timbre de la voix. Ayant l'oreille musicale, j'y suis assez sensible. Chacun a sa petite voix intérieure lorsque nous lisons. Lorsqu'un personnage parle, nous lui attribuons un timbre, un rythme, un accent... Souvent cette construction est bien éloignée de la réalité et l'une de mes premières questions est de vérifier si la voix colle à la personne. Je sais, c'est idiot, mais je le fais à chaque fois.

    Une autre chose que je regarde toujours, ce sont les mains. La forme des doigts, s'ils sont fins, épais ou longs, la forme des ongles, leur courbure, s'ils sont longs, courts ou rongés, la forme des cuticules, le velouté de la peau, si les veines sont saillantes... Au-delà des gestes, je trouve que les mains expriment beaucoup de choses sur la manière d'être des gens.

    L'avènement de l'instantanéité avec Facebook puis Twitter, peu à peu rattrapés par ce fabuleux vecteur d'images qu'est Instagram - et le phénomène des putaclics aidant - on lit et on écrit beaucoup moins de blogs et l'on a aussi perdu ce goût de la découverte. Souvent, on sait tout de ce à quoi ressemble celui qui se tient de l'autre côté de l'écran. 

    D'ailleurs, c'est tout aussi souvent la seule marchandise qu'ils ont à vendre : ceux qui en disent le plus en ont d'ordinaire le moins à raconter...

    26 mars 2019

    É.p.u.i.s.é.

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    A bien y réfléchir, je crois que cela fait plusieurs semaines que, lorsque l'on me pose la question "Comment vas-tu ?" ma réponse est invariablement : "Épuisé". 

    É.p.u.i.s.é.

    Derrière cette litote galante se cache non pas petit coup de mou passager consécutif à une rude journée ni à une semaine compliquée, ce serait trop facile, mais bel et bien une bonne grosse fatigue de fond. Un véritable épuisement tant intellectuel que physique qui ne cesse de durer depuis plus de six mois.

    En discutant hier matin avec une connaissance qui, elle aussi, travaille très dur et pour à peu près les mêmes raisons que moi, j'ai fait un petit calcul du nombre de jours de repos - weekend compris - que je me suis réellement accordé depuis mon retour de vacances fin août dernier. J'enchaîne les semaines de soixante à soixante-dix heures, je bosse presque tous les weekends, je n'ai pas pris de congés à Noël ni en février faute de temps... Au final, je ne crois même pas arriver à l'équivalent de trois semaines de repos en sept mois. Il va vraiment falloir que je revoie mes engagements professionnels à la baisse l'année prochaine.

    Épuisé, donc. Je lutte chaque jour contre une fatigue grandissante et je crois que si je ne suis pas encore cloué au lit avec une fièvre de cheval, c'est uniquement à cause du stress que je m'inflige pour réussir à surmonter la montagne de boulot qui s'amoncèle devant moi. J'en ai eu la preuve voici un petit mois alors que je profitais d'un samedi et d'un dimanche consécutifs sans avoir besoin de travailler pour me reposer : dès le samedi après-midi, ma gorge s'est mis à me faire mal, mon nez à gratter, des courbatures sont apparues et, avec elles, tout un tas de divers symptômes grippaux. Je reprenais le chemin du bureau lundi matin la goutte au nez. Comme par enchantement, dès le lundi après-midi tout était rentré dans l'ordre...

    Depuis un mois, je me gave de probiotiques pour tenir le coup, je bouffe un peu n'importe quoi et  ma consommation d'alcool a très sensiblement augmenté ces dernières semaines. Je sais qu'il faut y voir des signaux alarmants et que mon corps me hurle de m'arrêter au plus vite. Tout ça n'est pas très brillant. Mais, paradoxalement, je redoute le moment où je vais vraiment m'arrêter pour prendre du repos car je m'attends à un sévère retour de bâton.

    Voilà voilà voilà... 
     
    Heureusement, certaines obligations professionnelles touchent à leur terme, ce qui va me libérer pas mal de temps dans la semaine pour pouvoir faire autre chose, et notamment me reposer le weekend, en ne rien faisant, ou en prenant soin de plantations sur mes balcons, entre deux pitreries des chats-minous qui, eux, se portent comme des charmes. Et avec le retour des beaux jours se profile le retour des randonnées en montagne qui m'ont tant manquées ces derniers mois.

    En revanche, mes véritables vacances ne sont pas pour tout de suite. A la fin du mois d'août prochain ou peut-être début septembre, il faut d'ailleurs que je m'en préoccupe. Mais d'ici-là je compte bien m'aménager des pauses bienfaitrices, un weekend à Paris avec mes parents et une semaine à Garorock comme l'année passée, histoire de retrouver des visages amis. Peut-être retourner à Lisbonne que j'avais tant aimée ?

    Allez, encore quelques jours à tenir.

    15 mars 2019

    La photo du mois : La poésie cachée dans notre quotidien

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    Bonjour à tous, nous sommes le 15 mars et c'est l'heure de notre troisième rendez-vous avec La photo du mois.

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées en même temps sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Le thème de ce mois, "La poésie cachée dans notre quotidien" a été choisi par Jakline qui nous donne les indications suivantes :
    Une lumière, un paysage, un regard, ….chacun de nous a SON idée de poésie, son ressenti. Une photo va peut-être nous révéler aux autres !
    Ceux qui me lisent savent à quel point je suis sensible à la poésie des petites choses du quotidien. Ma photo de ce mois fait évidemment écho à l'un d'eux. Un spectacle dont je ne me lassse pas et auquel j'avais, il y a longtemps déjà, consacré un billet : celui des premières lueurs du jour depuis la fenêtre de mon salon.

    (...)
    Mais voici que le ciel constellé d'étoiles blanchit peu à peu tandis que sous lui s'éveille l'astre du jour dans sa pâleur diaphane, transperçant d'abord avec mollesse l'écharpe de brume enveloppant l'horizon. Le voici, il est là le soleil rougeoyant, ce coloriste prodigieux qui, dans un éclat insoutenable, éclabousse soudain l'univers de pourpre, de violine et de magenta. Sous les coups de ses pinceaux les ténèbres se replient. Dans une lutte sans merci l'obscurité se débat en un tumulte extraordinaire dissimulé par la sublimité étourdissante la scène. Les ombres foudroyées s'évanouissent, se dissolvent, englouties par un irrésistible déluge de lumière. Progressivement le paysage se dévoile, la vie reprend son cours.
    (...)
    La poésie du quotidien continue sur les autres blogs participants :